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samedi 31 juillet 2010
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Brèves
OGM : Oh ! Gros Menteurs
vendredi 26 mars

L’État français, par le biais du FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) va investir 150 millions d’euros dans la société Vilmorin, une filiale de Limagrain spécialisée dans les semences génétiquement modifiées.

Mais le FSI précise : "Il ne faudrait pas en conclure que l’État investit dans les OGM." Loinde nous cette idée !

In Siné Hebdo N° 81 du 24 mars 2010

 
Démarche douteuse
mardi 16 février

Malgré une publicité outrancière, le vaccin contre le papillomavirus (Gardasil ou Cervarix) n’est pas aussi populaire au Royaume-Uni que les laboratoires pouvaient l’espérer. Il est vrai que la publication de nombreux accidents advenus « par hasard » après l’injection mais dont aucun lien n’a pu « être trouvé » a inquiété, à bon escient, de nombreuses mères. Aussi, les marchands de vaccins ont-ils inventé un nouveau subterfuge qui ressemble davantage à des pratiques mafieuses qu’à la médecine.

En effet, le 16 février 2010, le Mail on line nous apprenait que les filles âgées de 16 à 18 ans empocheraient un bon de 45 livres si elles acceptaient de recevoir les trois injections du vaccin, le consentement des parents n’étant pas nécessaire. Non seulement le vaccin est remboursé, avec l’argent des contribuables, mais il génère des pots-de-vin !

Sylvie Simon

dailymail.co.uk

 
OGM : des faucheurs volontaires empêchent un cargo de soja de décharger à
samedi 21 novembre

LORIENT — Une centaine de faucheurs volontaires empêchent depuis ce samedi matin 21 novembre au port de Lorient le déchargement d’un cargo panaméen chargé de soja OGM pour dénoncer le manque de traçabilité et exiger l’étiquetage des animaux nourris aux OGM, selon l’un d’entre eux.

"Nous avons fait arrêter le déchargement d’un cargo et sommes montés à bord pour déverser un colorant alimentaire naturel, du brou de noix, sur le soja et assurer ainsi sa traçabilité", a dit à l’AFP Jérémy Renaud, faucheur volontaire, qui a précisé qu’il s’agissait d’une action nationale.

"Nous allons maintenir le blocage du port jusqu’à l’obtention d’un rendez-vous avec la direction générale de l’alimentation", a-t-il encore ajouté. La police de Lorient n’était pas immédiatement disponible pour donner des précisions. Selon les faucheurs volontaires, 4,5 millions de tonnes de soja OGM arrivent chaque année dans les ports français (Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Sète).

 
Annulation essais OGM de 2006
dimanche 30 novembre

La Confédération paysanne vient enfin de se voir notifier à la suite des recours déposés par le syndicat et d¹autres intervenants l¹annulation par des arrêts successifs du Conseil d’État dans les dernières semaines de toutes les autorisations d’essais OGM accordées en 2006.

Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et Syngenta ont semé en 2006, 2007 et pour certains en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus de base légale.

Plus d’infos : confederationpaysanne.fr

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire

 
« 0% de matière grasse »… ou 100% de mensonge ?
mercredi 14 mai 2008

popularité : 1%
La Commission européenne se penche sur les affirmations de l’agro-alimentaire telles que « prévient le cholestérol » ou « 0% de matière grasse », qui seront vérifiées - enfin - par les experts. Les champions du marketing devront se serrer la ceinture. Mais pas d’affolement : ils ont jusqu’en 2022 pour se préparer…

par Martin Kirsch

Imaginons une sucette bourrée de cochonneries sucrées en tout genre. Un jour, le directeur marketing du fabricant de cette bombe à retardement se dit : «  Et si on écrivait “0% de matière grasse” sur le packaging… » Après tout, c’est vrai, il y a 100% de sucre mais bien 0% de matière grasse. Voilà comment s’acheter une bonne conscience nutritionnelle à peu de frais.

Sauf que la Commission européenne a sifflé la fin de la partie. Désormais, ces allégations vont être très encadrées. Et pas seulement les messages et les slogans publicitaires. Le nom des sites internet et même des marques devra être conforme au règlement. Avec dans le collimateur, certaines stars de nos rayons frais favoris. Sveltesse, SlimFast et Taillefine des mastodontes Nestlé, Unilever et Danone. Trois marques qui pourtant nous accompagnaient chaque année lorsqu’il ne restait plus que trois semaines pour « être belle en maillot ».

La Commission, dans son immense mansuétude (certaines mauvaises langues parlent de lobbying) leur a laissé quelques années pour se retourner. Quatorze ans pour être précis. D’ici 2022, elles devront donc cesser de faire des promesses impossibles à tenir au consommateur. Avoir la taille fine, mincir vite ou être svelte ne veut pas dire grand-chose en droit communautaire. Et comme l’allégation est invérifiable, elle devra disparaitre.

Fini, le yaourt trop sucré « bon pour la santé » ?

L’Europe travaille depuis quelques années à épurer rayons et pages de pubs de toutes ces scories du marketing de la grande consommation. Sauf que ça prend du temps. «  La Commission ne travaille pas à essayer d’améliorer quelques règlementations mal faites, souligne l’avocate d’un cabinet bruxellois spécialisé dans le droit communautaire. Ce sont des règlements ex-nihilo qui demandent un long travail ». Car il y a deux types de promesses à encadrer : les allégations nutritionnelles (riche en fibre, 0% de matière grasse…) et les allégations santé (prévient le cholestérol, aide à renforcer vos défenses). Pour les premières, pas de problème. L’annexe du règlement entré en vigueur le 18 janvier 2007 est très précise et dresse une liste d’allégations avec cahier des charges pour chacune d’entre-elles.

Pour les promesses « santé », c’est plus compliqué. Il faut définir des profils nutritionnels, soit une liste de critères stricts qui permettront d’autoriser ou d’interdire à certains produits l’utilisation d’allégations santé. Par exemple : si le taux de sucre est trop élevé dans un yaourt, pas le droit de dire qu’il est bon pour la santé. Pour définir ces profils, la Commission a demandé en 2007 à ses États membres de lui faire remonter les différentes allégations santé observées sur leur marché. Elle s’attendait à quelques dizaines de dossiers, elle en a reçu 3 000 jusqu’en octobre dernier.

Chaque dossier doit être vérifié

« On en recevait plusieurs centaines par jour, se souvient un expert de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) chargée de collecter les dossiers pour la Commission. Nous ne sommes pas équipés pour en traiter autant ». Surtout que le coût de traitement d’un dossier (analyse des produits en laboratoire, vérification de l’allégation…) est de 100 000 à 150 000 euros. Une paille.

En attendant la décision de l’Europe sur chacun des dossiers, les industriels pourront continuer d’utiliser leurs allégations. Mais interdiction d’en créer de nouvelles sans passer par une lourde procédure de validation auprès d’instances européennes déjà débordées. Un maelström juridique qui devrait déboucher en 2010 sur un règlement définitif en matière d’allégation santé. En attendant, vous reprendrez bien un yaourt ?

bakchich

 

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