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La liberté selon Israël
jeudi 16 octobre

Mahmud Hams, photographe palestinien de l’AFP, auteur d’un extraordinaire cliché montrant un missile tiré sur un groupe de maisons dans la bande de Gaza, n’a pu inaugurer l’exposition consacrée à son travail.

Malgré le visa délivré par l’ambassade de France en Israël et les certificats attestant que son voyage était pris en charge par l’AFP et la ville de Bayeux, il n’a pas été autorisé par les autorités israéliennes à quitter la bande de Gaza où il réside.

R.B. for NouvelObs

 
Comparutions immédiates = justice d’abattage
mardi 3 juin 2008

popularité : 1%

Le 25 mai, Kamel commande dans un restaurant une bouffe pour 11,50 euros. Quand le patron s’aperçoit que Kamel n’a pas d’argent pour payer la note, il appelle la police qui s’empresse de venir interpeller le dangereux crève la faim originaire du tiers monde.

Récit de comparution immédiate

Les comparutions immédiates sont un front de la guerre sociale menée contre les classes populaires. Peu ou pas de préparation de la défense du prévenu, temps d’audience réduit au maximum, traitement à la chaîne des affaires.

Kamel a 40 ans, il est sans papier, sans emploi et sans revenu. Pendant l’audience du 29 mai au tribunal de grande instance de Partis, il parle vite et fort et affirme ne pas vouloir d’avocat pour sa défense, il l’assurera tout seul. Il ne comprend pas vraiment pourquoi il a été déféré en comparution immédiate (23e chambre) et pense ne pas avoir besoin d’un avocat pour expliquer qu’il est innocent.

Le 25 mai, il commande dans un restaurant une bouffe pour 11,50 euros. Quand le patron s’aperçoit que Kamel n’a pas d’argent pour payer la note, il appelle la police qui s’empresse de venir interpeller le dangereux crève la faim originaire du tiers monde.

Pendant la garde à vue, les policiers veulent prélever les empreintes digitales et/ou photographier Kamel pour alimenter les fichiers de la police. Ils veulent aussi effectuer un prélèvement ADN. Kamel a refusé pour les deux, il ne comprend pas pourquoi il est traité comme un criminel. Que peut-on lui reprocher à part un trop plein de misère dont il est la principale victime ?

Parlant un français très accentué, Kamel parle fort et vite « j’habite au foyer…non je n’ai pas de carte d’identité, comme tout le monde au foyer ! ». La voix trop forte du jeune homme, son franc parler et son assurance (d’être innocent) agacent le tribunal qui le prend pour un turbulent et l’expulse de la salle d’audience. Le procès se terminera (rapidement) sans lui.
La procureure fait ses réquisitions et demande un an de prison ferme pour tout ce qui est reproché à Kamel, c’est-à-dire rien, une note d’un resto qu’il peut pas payer et le hasard de ne pas être né du bon côté de la frontière.

L’audience aura duré 9 minutes en tout. Le Tribunal a condamné Kamel à 3 mois de prison ferme, une interdiction de séjour sur le territoire pendant 3 ans et a rajouté un mois de prison ferme pour le refus de prélèvement ADN. Kamel part pour 4 mois en prison, puis à sa sortie il sera amené en centre de rétention avant d’être reconduit à la frontière.

le jeudi 29 mai 2008 à 17h56

resistons.lautre.net

 

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Messages de forum :
Comparutions immédiates = justice d’abattage
mardi 3 juin 2008
par  Dona quichotta

Et pour le juge, interdiction à vie d’exercer, 10 ans de prison ferme pour ne pas avoir eu la clairvoyance d’avoir eu devant lui un être humain et non un danger ! C’est dégueu, il avait faim...j’aimerais que le juge, les policiers et le patron du restau se retrouvent sans rien ; ni papiers, ni argent, ni abri, pendant disons en étant gentil, un an ! Et après ce stage, ils iront en prison, puis en prison administrative, puis se feront expulser ; ensuite auront le droit de revenir en France ; alors peut-être, ayant vécu ceci, seront-ils plus humains ?

Comprendront-ils aussi le désespoir, la rage de n’être pas traité comme un humain, la faim, etc ?

N’importe quoi...

Un stage de travaux d’intérêt général et un boulot à la clé aurait été plus humain, puis remboursement du repas sur premier salaire !

J’ai dit.

(j’entends une voix qui me dit ; hé ho Dona Quichotta, arrête de rêver)




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