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samedi 31 juillet 2010
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Brèves
La Revue d’études palestiniennes cesse de paraître...
mardi 1er juillet

Le dernier numéro vient de sortir en librairie :

REVUE D’ÉTUDES PALESTINIENNES

N° 108, ÉTÉ 2008

• Editorial

«  Pour des raisons qui relèvent d’une part des difficultés financières que connaît l’Institut des études palestiniennes, d’autre part de la baisse régulière, depuis quelques années, des ventes en librairie, et qui n’a pu être compensé malgré nos efforts par une augmentation du nombre des abonnés, nous nous trouvons dans l’obligation d’interrompre la parution de la Revue d’études palestiniennes.  »

Muhammad Kanaané, Les étoiles ne se couchent jamais, poème
Ilan Halevi, Du souvenir, du mensonge et de l’oubli
Juan Goytisolo, Que devons-nous commémorer ?
Walid Khalidi, La chute de Haïfa revisitée
Spiro Munayyer, La chute de Lydda, Introduction et notes par Walid Khalidi
Moustafa Abbasi, La fin de la Tibériade arabe
Sandrine Mansour-Mérien, Une Catastrophe programmée
Kadhim Jihad Hassan, La Nakba dans la littérature arabe
Beshara Doumani, Pour une autre représentation des Palestiniens

LETTRES ARABES
Riad Beidas, Prier pour la paix dans le monde !

CHRONIQUES
Ilan Halevi, Reflux
Rudolf El-Kareh, Pessimisme de la raison, optimisme de la volonté

NOTES DE LECTURE

CHRONOLOGIE

Rachid Akel
1er janvier-31 mars 2008

 
numéro 11 de la revue ZEO
vendredi 25 avril

"Sortie du numéro 11 de la revue ZEO, un numéro où l’on traite d’immigration, de souvenir, de mémoire, de liberté, ... malheureusement d’actualité car tous menacés par une politique désastreuse qui nous engage vers toujours plus d’individualisme.
A télécharger sur notre site :
pagesperso.orange.fr
Réagissez, écrivez, partagez, diffusez, notre revue se construit avec vous."

 
Soirée spéciale Tibet sur Arte
mardi 1er avril

1er avril 2008 à 21 heures

Arte, dossiers "Spécial Tibet"

Le Dessous des cartes s’ouvre au travail d’une voyageuse, Virginie Vaillant, qui a pu, les yeux grands ouverts, marcher dans les rues de Lhassa, la capitale du Tibet. Son carnet de voyage est notamment composé d’images et de plans de la ville dont l’urbanisme est lentement, volontairement, systématiquement transformé par l’occupant chinois.

Film documentaire retraçant l’histoire récente du Tibet et le drame que vit le peuple tibétain sous occupation chinoise depuis un demi-siècle.

 
Sortie de ZEO 9
lundi 25 février

Sortie de ZEO 9
disponible en téléchargement gratuit sur notre site

z-e-o


Une revue à lire et à partager.
A diffuser autant que vous voulez, librement, gratuitement.
Et envoyez nous vos textes, pour faire vivre notre publication.

Cordialement
Loïc Andrien
Educateur spécialisé,
Rédacteur en chef de la revue ZEO

Z-E-O, Zone Entièrement Ouverte

 
Le Monde diplomatique en Palestine
jeudi 11 octobre

L’édition palestinienne du Monde diplomatique vient de voir le jour. Elle sera publiée une fois par mois, sous forme de supplément, par le quotidien Al-Ayyam de Ramallah (Cisjordanie). Ce partenariat a été rendu possible par la souscription réalisée par Les Amis du Monde diplomatique, qui a permis de récolter 15 000 euros. Nous vous remercions pour votre soutien.

Cette nouvelle publication s’ajoute aux 8 autres éditions en langue arabe (Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Koweït, Maroc et Qatar), avec un tirage cumulé de plus de 1 300 000 exemplaires. Au total, Le Monde diplomatique compte 71 éditions internationales, dont 38 imprimées et 33 en ligne.

monde-diplomatique.fr

 
Du passé au présent
lundi 28 juillet 2008

popularité : 1%
Duval MC est un artiste incontournable des scènes militantes du Sud-Est. Son art est celui de sons et de mots aiguisés par un talent d’orfèvre dans un rap électro novateur. Il est très rare d’entendre une telle précision, érudition et virulence du verbe, très rare que cela puisse faire danser, balancer. Et ce n’est pas pour rien qu’il clôturait, par un beau concert, le meeting du NPA, le 7 juin, aux Docks des Sud à Marseille. Le soir même, Rouge posait quelques questions à l’artiste.

Quelle est cette « amnésie lâche collective » dont tu parles dans « Mémoire mauvaise », le premier morceau de ton album [1]  ?

Duval MC – Ce sont les horreurs commises dans le cadre de la colonisation. On occulte ça, non parce qu’il faut tourner la page, mais parce que ça continue aujourd’hui. Mémoire mauvaise joue avec les mots autour du passé et du présent. Ce qui est mauvais dans notre mémoire, c’est notre lecture du présent. Comme disent les paroles : « Jamais nous ne pourrons le réaliser, ni même envisager de cicatriser tant que les mensonges du présent seront enfouis dans notre… mémoire mauvaise. » On ne peut pas prendre conscience de ce qui se passe en ce moment, en Afrique, entre les puissances industrielles et les populations, la façon dont on organise le pillage en règle des ressources et de la force de travail, si on n’a pas conscience de ce qu’était l’esclavage, la colonisation et ses massacres. Au Cameroun, par exemple, ce que les Français appelaient des rebelles, les Bassas et les Bamilékés, étaient des civils. Les Français en ont exterminé plusieurs centaines de milliers, femmes et enfants compris. Le prétexte était que les mamans enfantaient des bébés qui deviendraient des rebelles et s’opposeraient un jour aux intérêts de la France. Ce raisonnement mène droit à la culture du génocide. C’est une culture qui n’est pas propre à l’Allemagne nazie. Dans un certain sens, les nazis ont repris les méthodes coloniales d’Afrique, les colons se copiant les uns les autres dans l’horreur. Par exemple, en Namibie, pas très longtemps avant l’Holocauste, les colons allemands ont massacré un peuple qui s’appelait les Hereros. Plusieurs dizaines de milliers ont été tuées dans des camps de concentration. Ils avaient donc déjà inauguré l’expérience avant de faire cela au peuple juif.

Dans ce que tu dis, il y a des affirmations décoiffantes pour qui n’est pas familiarisé avec l’histoire de la colonisation. Quelles sont tes sources ?

D. MC – Elles viennent de gens qui ont passé leur vie à étudier ça. Il y a l’écrivain camerounais Mongo Beti, François-Xavier Verschave, Rosa-Amelia Plumel Uribe, qui a écrit un livre que j’aime beaucoup, La Férocité blanche : des non-Blancs aux non-aryens, ces génocides occultés de 1942 à nos jours, ainsi que beaucoup d’auteurs spécialistes de l’Afrique, de l’Afrique de la région des Grands Lacs en particulier. Je me sers de leur travail. Je pense qu’ils avaient très envie qu’il soit repris, d’une manière ou d’une autre, par des enseignants, des artistes, des cinéastes, des gens qui seraient petit à petit capables de vulgariser des choses compliquées. Mes sources sont recoupées. À force de voir traiter ces informations dans différents ouvrages et documentaires, je suis en mesure de dire comment cela s’est passé, à quelle époque et avec quels acteurs.

Qu’est-ce que qui empêche une vérité d’émerger ?

D. MC – Rien ne l’empêche. Quand on entre dans les faits, les témoignages, les analyses, surtout pour une histoire si proche, il n’y a pas de négation, pas d’historiens ayant établi le contraire, même s’il peut y avoir des différences sur la synthèse ou sur la lecture globale d’une période. La vérité attend d’être défendue et mise sur le devant de la scène par des gens qui veulent dire aux autres que c’est important. Je crois que l’idée que je me fais du militantisme, c’est de s’indigner pour les autres. Parce que les gens, dans leur vie quotidienne, ne sont pas amenés à s’indigner. On peut leur dire les choses crûment, mais ils n’auront pas les références pour s’indigner. Ils pourraient aussi se dire que ce n’est pas vrai. On est donc là pour faire partager notre indignation, par compassion pour les victimes, rappeler à la mémoire collective qu’il y a eu cela. Cela me paraît être vraiment la moindre des choses.

Il peut y avoir un souci d’analyse, sans aucune compassion…

D. MC – Mais la compassion, c’est l’état normal des choses. Pour que quelqu’un puisse se dire « ce n’est pas grave s’ils se font massacrer, car ils sont Noirs, ils sont différents », il faut qu’il y ait eu auparavant un long travail d’endoctrinement. Aujourd’hui, l’écho de cet endoctrinement raciste des consciences est encore présent. À une époque, on parlait à des minots, dans les écoles françaises, de pays colonisés, civilisés par une race supérieure. On peut ainsi comprendre pourquoi des gens sont racistes. On a cultivé en eux une représentation du monde. On ne peut pas parler de ces problèmes sans faire l’histoire du racisme. L’histoire du génocide rwandais serait intéressante à étudier, pour des élèves mais aussi pour des adultes. Il faudrait voir comment, dans un pays où les mots race et ethnie n’existent pas – il n’y a aucun équivalent de ces mots en kinyarwanda, la langue commune aux Hutus et aux Tutsis –, les colons allemands puis belges, très imprégnés de la culture raciste, à une époque où la grande mode était de mesurer les crânes, la longueur des bras, et de définir des races. Des gens sont arrivés en voulant véhiculer ces notions dans la société rwandaise. En se servant des différences qu’ils y ont vues, ils ont inventé des races, alors que les termes tutsis et hutus qualifiaient une appartenance sociale. Ils ont inventé une histoire à ces Tutsis et Hutus, parce que les colons n’étant pas assez nombreux, ils ont dû confier l’autorité à certaines personnes. Pour justifier cette autorité, ils ont dit aux Hutus qu’ils étaient supérieurs aux autres, et donc plus à même de diriger.

Peut-on fabriquer un génocide à partir de catégories occidentales ?

D. MC – À la base, le but n’était pas de faire un génocide, mais de diviser pour mieux régner. Mais l’histoire a montré qu’on ne retourne pas comme cela ce qui a fait l’objet d’une propagande raciste industrielle.

orta.dynalias

 

[1] Matières premières, en vente sur le site Duval MC, pagesperso.


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Messages de forum :
Et oui...
jeudi 7 août 2008
par  jargon26

ça me fait penser à l’actualité de ce mois d’aout...

Propos récents d’Alain Juppé :

« Nous assistons depuis plusieurs années à une tentative insidieuse de réécriture de l’histoire. Elle vise à transformer la France d’acteur engagé en complice du génocide. C’est une falsification inacceptable »

Nous avons là un spécimen d’aveu exceptionnel, la France était bien "Acteur engagé"...peut-être nous rétorquerai-t-il qu’elle était engagé...pour la paix...en fournissants des armes, en assurant la formation des FAR et des Interhamwe à l’art de tuer...en soutenant le régime et son idéologie raciste depuis 1973...en exfiltrant Ferdinand Nahimana, le cerveau de la propagande génocidaire, en pleine opération Turquoise ?




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