Famine en Éthiopie, vite, fermez les frontières

dimanche 24 août 2008
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Des armes israéliennes furent livrées à Addis-Abeba pour combattre le mouvement d’indépendance de l’Érythrée, de même un prêt de 114 millions de dollars fut consenti à Haïlé Sélassié à des fins qui ne furent pas divulguées.
L’intérêt porté par le gouvernement de Tel Aviv aux pays africains ne date donc pas d’hier.

Aujourd’hui, une crise alimentaire effroyable est en train d’assaillir l’Éthiopie, classée parmi les dix pays les moins développés de la planète par les statisticiens de l’ONU. Les prix des denrées alimentaires ont été multipliés par deux en douze mois, résultat d’une combinaison entre inflation du prix des matières premières et de la sécheresse et d’une spéculation sur la hausse des denrées alimentaires

Dans la revue ‘Afrique Asie’ du 1 au 16 avril 1972 étaient données quelques précisions sur la pénétration israélienne en Éthiopie.
« Israël est d’ores et déjà au cinquième rang pour les investissements dans l’industrie éthiopienne. Il contrôle la pêche et les conserves alimentaires. La Société pour l’expansion de l’Investissement Industriel et Commercial est israélienne à 100%. La société israélienne ELDA est propriétaire de 2500 hectares de plantation de coton.
Solel Bonch, une des plus grandes compagnies de construction immobilière est sous contrôle israélien.Des capitaux israéliens ont été investis dans les plantations d’agrumes selon l’extension de l’Israéli Jaffa Orange Corporation…
Le gouvernement éthiopien a confié la totalité de son littoral au gouvernement israélien pour y étudier et exploiter les richesses minérales…
 »

Déjà à la fin des années soixante, des centaines d’experts travaillaient dans le système d’information éthiopien et des conseillers militaires israéliens tenaient les principaux secteurs du dispositif militaire éthiopien. Les Israéliens contrôlaient le plus grand port sur la Mer Rouge, Massoua et les routes qui y conduisent, selon l’Express de la première semaine de janvier 1971.
Des armes israéliennes furent livrées à Addis-Abeba pour combattre le mouvement d’indépendance de l’Érythrée, de même un prêt de 114 millions de dollars fut consenti à Haïlé Sélassié à des fins qui ne furent pas divulguées.
L’intérêt porté par le gouvernement de Tel Aviv aux pays africains ne date donc pas d’hier.
Pour ce qui concerne l’Éthiopie, les sionistes ont agité médiatiquement le souvenir de la reine de Saba dont le sang (ou les gènes ?) aurait été juif avant d’importer quelques Falachas incorporés aux postes les plus exposés de l’armée d’occupation avec grand battage publicitaire. Le plus souvent, ils sont destinés aux travaux les plus pénibles et les moins valorisés de nettoyage et du bâtiment, remplaçant la main d’œuvre bon marché et méprisée elle aussi en son temps des sépharades d’Afrique du Nord.

L’armée éthiopienne est utilisée depuis 2006 sur l’un des fronts les plus récents ouverts par les néoconsionistes en Somalie afin de soutenir un gouvernement fédéral de transition inféodé et n’ayant jamais pu assurer de contrôle sur la totalité du territoire.
Des accords ont été noués en juin 2008 sous les auspices de l’ONU entre les différentes parties somaliennes pour cesser les hostilités qui dévastent le pays et produisent un nombre considérable de réfugiés.
5000 soldats éthiopiens quittent en ce moment Mogadiscio et rejoignent à pied la ville de Bildoa pendant que du matériel militaire lourd est embarqué sur des bateaux au port de Mogadiscio à destination du port de Berbera tout au nord du pays. Ce retrait même partiel de la zone est l’annonce d’une possible mise en application du plan de paix de juin.
Cela vaut une mise partielle au chômage technique de l’armée d’occupation éthiopienne.

Une crise alimentaire effroyable est en train d’assaillir l’Éthiopie, classée parmi les dix pays les moins développés de la planète par les statisticiens de l’ONU. Les prix des denrées alimentaires ont été multipliés par deux en douze mois, résultat d’une combinaison entre inflation du prix des matières premières et de la sécheresse et d’une spéculation sur la hausse des denrées alimentaires. Seuls 10 millions sur 80 millions d’Éthiopiens ne seront pas obligés de recourir à l’aide alimentaire de la FAO pour survivre. La ration alimentaire distribuée par le programme contre la faim dans le monde onusien a d’ailleurs été révisée à la baisse en raison de l’inflation.
Le gouvernement manque à présent de devises pour assurer de nouvelles importations de céréales.
Les émeutes contre la faim ont jusques là été contenues par une politique de terreur et une distribution de farine aux familles les plus démunies dans les zones urbaines hostiles. Ce sont bien cependant les campagnes qui sont le plus exposées à la malnutrition et la dénutrition.

C’est ce moment que choisit le gouvernement de Tel Aviv pour annoncer l’arrêt de l’accueil des Falashas d’Éthiopie au nom du droit au retour décrété par l’État juif pour les juifs.
Les sionistes au pouvoir déclarent craindre l’arrivée de non juifs fuyant leur pays d’origine pour des raisons économiques. Une telle suspicion ne les avait pas étreints lorsque l’émigration russe a concerné plus d’un million de chrétiens orthodoxes sans rapport avec une quelconque judaïté dans les années quatre vingt. Ils étaient blancs, souvent éduqués et les bienvenus pour des raisons de lutte démographique contre les Palestiniens.

Cette histoire de juifs noirs contrarie les principes racistes sionistes d’une race pure et élue ( de Dieu ?).
Leur histoire, leur origine et leur nombre sont incertains et certains rabbins ne manquent pas d’estimer que leur pratique du judaïsme est bien singulière.
Alors la faim qui ne procède jamais dans l’histoire de l’humanité de raisons exclusivement naturelles mais davantage d’événements politiques, comme ici des investissements incohérents par l’État dans des travaux d’infrastructure et un mode de propriété des terres agricoles régi par l’État inefficace, même si elle concerne des Éthiopiens juifs, on s’en lave les mains ?
Déjà en 2006, selon les chiffres optimistes publiés par la FAO, 46% de la population éthiopienne était sous-alimentée. Actuellement, les ONG essaient d’alerter l’opinion sur la banalisation de la sous-nutrition des adultes, signe de gravité de la vulnérabilité de la population.
Tout à côté de l’Éthiopie, la situation alimentaire des Somaliens qui en plus subissent l’agression de l’armée éthiopienne est encore pire.
Les chefs d’État du G8 peuvent être fiers des guerres qu’ils disséminent et entretiennent dans les pays pauvres.
Leur inaction pour contrecarrer le réchauffement climatique rentre sans doute dans le cadre de la réalisation des objectifs pour le millénaire qui devait réduire la faim dans le monde.

convergencedescauses


Commentaires

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Famine en Éthiopie, vite, fermez les frontières
lundi 25 août 2008 à 23h35 - par  mounoumounou

si je comprend bien la famine et la guerre dans le monde c’est encore la faute à ces supposés sionistes....
un coup ils sont racistes parce qu’ils veulent des falashas (à moins que ce soit qu’ils sont colonialistes), un coup ils sont racistes parce qu’ils en veulent pas
non ? où j’ai pas bien compris...
comme quoi c’est finalement assez simple la vie...
merci aux modérateurs de modérer si intelligemment...

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