Le pouvoir a-t-il un sens ? (17)

mardi 26 août 2008
par  Jean Dornac
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A quoi sert-il de voter dans un semblant de démocratie ?

Cette dix-septième partie de l’analyse sur les pouvoirs, pourrait bien choquer un certain nombre d’entre vous. Pourtant, la question que je pose est incontournable si l’on accepte mes divers postulats exprimés précédemment.

Le pouvoir et « nous », nous le peuple.

Que dit l’article 3 de notre Constitution à ce propos :
« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. »

Cependant, comme nous l’avons vu dans le texte précédent, nous n’exerçons pas la souveraineté nationale. Ce n’est qu’un leurre. En fait, et c’est écrit dans l’article de la Constitution, nous déléguons notre droit de souveraineté par les représentants élus et par la voie du référendum. Mais, le plus souvent, comme nous l’avons vu tout au long de l’analyse, ceux à qui nous confions « notre » droit au pouvoir, en abusent et finissent, sous une forme ou une autre, par nous tromper et abuser de nous.

L’exemple le plus cru de ces dernières années, je dirais même l’exemple le plus vulgaire du pouvoir qui se moque du peuple, est celui de l’inefficacité complète du référendum. Comment oublier, si l’on prend la démocratie au sérieux, la manière dont le pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy, a volé, ni plus ni moins, sa souveraineté au peuple dans l’affaire du référendum sur la Constitution européenne ? Il a biffé, avec la complicité d’une majorité de parlementaires, le « NON » à cette constitution voulu par une majorité du peuple. A partir de là, il ne faut pas être exceptionnellement lucide pour affirmer que la partie concernant le référendum dans l’article 3 de la Constitution française, n’est composée que de mots, vides de sens, vides de toute réalité pratique. De fait, les fameux « représentants  » que nous nous acharnons à élire, en croyant bien faire, décident pour nous sans nous consulter, sans tenir le moindre compte de notre avis ou de notre volonté.

La démocratie est tombée très, très bas. Car, si l’on regarde bien, aujourd’hui, le peuple a plus de chance d’influencer le pouvoir au travers des sondages qu’au travers d’un quelconque vote. Et il ne s’agit pas de pessimisme ou de mauvaise foi, non, il s’agit juste d’une constatation et d’un peu de lucidité.

Dans le même ordre d’idées…

Notre souveraineté et les instances européennes :
Comment encore parler de « souveraineté du peuple  » lorsque les membres de la commission européenne, toute-puissante dans ses décisions, ne compte aucun membre élu ne serait-ce que par l’un des pays membres ? Je suis pour une Europe réelle, une Europe des peuples, mais pas pour une Europe soumise aux diktats de quelques décideurs que personne au sein des peuples n’a élu. Cette commission dicte des « directives » et nous n’avons rien à dire, rien à décider ! Vive la « démocratie  » à l’européenne et à la sauce de la commission ! Comment encore parler sérieusement de démocratie ?

Notre souveraineté et les instances internationales :
Il en va exactement de même pour les organismes internationaux comme l’OMC, l’OMS, le FMI, etc. Nul citoyen d’un peuple n’a son mot à dire quant à la désignation d’un membre de l’une de ces organisations. Pourtant, elles se permettent de prendre des décisions qui nous concernent tous ! Vous avez dit « démocratie » ?…

Dans les cas qui vont suivre, nous nous éloignons du cercle du pouvoir politique et des « droits » si généreusement, mais si inutilement, octroyés par la Constitution. Cependant, les quatre cas que je cite, nous concernent dans la vie de tous les jours, voire concernent notre vie personnelle, mise en danger par des gens qui sont toujours proches du pouvoir, et qui, souvent, trop souvent, de plus, influencent les pouvoirs dans leurs décisions, là où nous, le peuple, ne sommes que méprisés et rejetés comme « ignorants ».

Par rapport aux instances militaires :
Tentez donc, si vous êtes un civil, un membre du peuple, de vous mêler des affaires militaires ! On vous fera vite comprendre que vous n’y connaissez rien et que, de toute façon, tout est couvert par « le secret défense  ». Pratique, le « secret défense » ! Il permet de faire tout et son contraire sans le moindre contrôle du peuple… Ah, je croyais que nous détenions la « souveraineté »…

Par rapport aux instances scientifiques :
Qu’avons-nous à dire par rapport aux décisions prises par les cercles du pouvoir scientifique ? Rien ! Rigoureusement rien ! Qu’il s’agisse de nucléaire, d’OGM, de nanotechnologies, pour ne parler que des techniques plus ou moins récentes, le pouvoir politique complice du pouvoir financier et scientifique, nous les impose. Et ceci, quels que soient les éventuels dangers liés à ces techniques. Dangers évident pour le nucléaire, dangers plus que probables pour les OGM de même que par rapport aux nanotechnologies. L’avis du peuple est méprisé et si, comme c’est le cas des faucheurs volontaires, il résiste, le pouvoir envoie ses forces répressives, arrête ceux qui résistent, les poursuit en Justice avant d’en enfermer certains dans les prisons. Cerise sur le gâteau : Désormais, un résistant aux pouvoirs est contrôlé génétiquement au même titre qu’un pervers sexuel… Où donc se cache la « démocratie » ?

Par rapport aux instances financières :
Il en va, bien entendu, de manière identique lorsqu’il s’agit du pouvoir financier. Aux yeux de celui-ci, la notion de peuple n’a guère d’existence et encore moins d’intérêt. Car pour le monde financier, il ne peut y avoir qu’ « intérêts », que gains, que rentabilité ! Alors, un peuple, ça rapporte combien ? A la rigueur, certains membres du peuple peuvent être intéressants par les sommes détenues, sommes forcément convoitées par un monde de la finance avide d’enrichissement permanent.

Voter ou ne pas voter, là est la question !…

Il est bien évident qu’une question aussi importante ne peut être réglée dans un si petit texte. Cependant, je voudrais poser des jalons, sortir des sentiers mille fois battus. Depuis tout petit, j’entends partout dire et répéter que « voter » est un devoir ! Pour appuyer une telle affirmation, on nous dit, sans cesse, que nombre de nos ancêtres sont morts pour cette « essence » de la liberté. Oui, beaucoup sont morts pour que nous puissions voter, pour que nous puissions choisir le pouvoir qui doit nous gouverner. Mais, franchement, je ne suis pas persuadé que ces mêmes ancêtres nous diraient, aujourd’hui, que nous devons encore voter. Ils ont obtenu ce « droit » en renversant la dictature des rois et des successions automatiques. Or, si l’on y réfléchit bien, et au vu des réflexions précédentes de la série sur le pouvoir, y a-t-il, aujourd’hui, une grande différence entre le pouvoir des rois et celui d’une « présidence » de plus en plus absolue ? En effet, que penser d’une présidence qui ne tient nul compte de l’avis et des votes du peuple, d’une présidence se permettant de ridiculiser le « droit de vote », notre droit de vote, en biffant notre choix comme nous l’avons vu avec le résultat du référendum de 2005 ? Que faut-il penser d’une présidence qui affiche à grands renforts médiatiques son amour des richesses, sa folie du luxe ? Sommes-nous si éloignés d’une monarchie ?

Dans ces conditions, en quoi est-il utile encore de considérer que le « vote est un devoir » ? Ne s’agit-il pas d’un leurre aussi grossier qu’énorme ? En fin de compte, quelle est la différence entre une monarchie absolue et une monarchie élective ? La différence est infime…

Un acte inutile et qui a perdu tout sens

On me rétorquera qu’il suffit de voter pour un autre parti, un autre individu pour que tout change. Hélas, pour beaucoup de raisons, ceci n’est qu’une illusion, une de plus. Pourquoi ?

Qu’on le veuille ou non, qu’on accepte de le voir ou non, le pouvoir appartient aux riches ! Auparavant, c’étaient surtout les pouvoirs physiques et violents qui s’accaparaient le pouvoir d’un pays. Désormais, ce sont les pouvoirs financiers, plus retords encore, mais en apparence moins violents, qui prennent la réalité du pouvoir en plaçant à la tête des pays, notamment du nôtre, leurs « valets médiatiques  ». Il est triste de constater lucidement que les pouvoirs financiers utilisent les méthodes du marketing pour « lancer » leurs candidats, puis imposent à leur « président » d’utiliser les mêmes méthodes de marchands pour nous gouverner. Ce qui est surtout triste, c’est que ça marche !
Tout cela n’est pas sérieux et, pire, est extrêmement dangereux pour la paix dans le monde et pour la paix civile de notre pays. Car, lorsqu’on est un « produit-marketing », on se vend ou s’allie facilement au plus offrant, au plus puissant… Faut-il chercher ailleurs le subit et pas surprenant rapprochement et alignement de la politique française sur la politique américaine ? Non, ce n’est qu’une conséquence logique. Mais qui, en France, même parmi les partisans de l’actuel président, souhaitait un tel rapprochement, un tel alignement sur la politique d’un pays devenu synonyme d’agresseur continuel des pays possédant quelque richesse naturelle ?

On insistera pourtant, en me répétant qu’il suffit de voter pour un autre parti, un autre individu… Je répondrai que ce n’est pas si simple que ça, et pour plusieurs raisons majeures.

Le pouvoir se partage entre gens de même culture et éducation. On peut ne pas vouloir le voir, ne pas vouloir le savoir, mais si l’on y regarde de près, cela reste une vérité bien établie depuis longtemps. Argent, culture et éducation communes, c’est vraiment ce qui lie la plupart des candidats à la présidence depuis pas mal de temps déjà. Il suffit d’ailleurs de voir comment le budget des présidents augmente de façon faramineuse, pendant que le pouvoir d’achat de tant de citoyens, lui, baisse à allure toujours accélérée.

Lorsque l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, lançait sa supplique aux Français en implorant presque la phrase suivante : « Votez pour qui vous voulez, mais votez pour l’un des partis de pouvoir  » (version approximative), je pense qu’il avait en tête plutôt ceci : « Votez pour qui vous voulez, mais votez pour l’un des nôtres, l’un ou l’une de ceux qui sortent soit de l’ENA, soit qui est riche ou en tout cas élevé dans une culture correcte, c’est-à-dire la nôtre.  » Sous-entendu, surtour pas issu du peuple… C’est vrai, j’interprète, mais je ne crois pas être très éloigné de la pensée de M. Raffarin qui se permet même, ces derniers jours, d’affirmer que pour la direction du parti socialiste (en quoi ça le regarde ?), il préfère Ségolène Royal à tout autre candidat ! Probablement pense-t-il, à ce propos, au maire de Paris Bertrand Delanoë. Il faut dire que Ségolène Royale est énarque alors que Bertrand Delanoë ne l’est pas… (à ma connaissance, du moins) ceci explique probablement cela…

Donc, l’on voit, dans cet exemple tout récent, à quel point les gens de même culture font ce qu’il faut pour promouvoir l’un ou l’une des leurs, quitte à se mêler de ce qui ne les regarde pas … Tout cela n’est pas innocent, car qui dit même culture dit, à quelques détails près, même politique, même pensée unique, même pensée à imposer au peuple ignare. Au sortir de l’école, le choix d’un énarque voulant devenir politicien, se fait en fonction des « bonnes places » disponibles dans un parti, bien plus que par ses convictions à supposer qu’il en ait… Comment espérer, dès lors, que notre vote puisse changer quoi que ce soit ? D’élections en élections, on retrouve les mêmes partis politiques, avec les mêmes personnages à leur tête et, pendant des décennies, les mêmes candidats aux présidentielles, à la députation ou n’importe quel autre poste politique.

Les milieux financiers qui tirent les ficelles de toute la vie politique d’un pays comme le nôtre, ceci bien sûr pour leur plus grand bénéfice, veillent à ce qu’aucun autre candidat « sérieux » qui n’est pas issu du sérail des possédants, ou du même clan culturel, ne puisse être élu. Un candidat vraiment indépendant, quelle que soit la qualité de sa personnalité, la hauteur de ses idées aura un poids énorme à supporter s’il veut être candidat aux élections présidentielles françaises.

Un premier poids, le fait de n’être pas connu, ou seulement connu d’un cercle restreint d’amis ou de supporters. Ce fut le cas de Pierre Rabhi qui en dépit de ses vastes qualités humaines n’a rien pu faire lors de sa candidature aux présidentielles de 2002 où, au final, il n’a pas même pu se présenter au premier tour, restant simple postulant à la candidature.

Deuxième poids, être diffamé par certains médias : Ainsi, José Bové fut systématiquement présenté comme un candidat d’extrême gauche, violent et destructeur des biens d’autruis (OGM). Rien de tel pour angoisser les électeurs âgés…

Troisième poids non négligeable : L’obligation d’être parrainé par 500 élus locaux. Pierre Rabhi n’en obtint que 300… Quant à José Bové, il n’a obtenu ses 500 signatures qu’à l’ultime moment. Et, bien sûr, sous le feu des diffamations qui ne datent pas d’aujourd’hui, son score fut misérable le soir du premier tour.

Quatrième poids, le poids médiatique : Le jeu malhonnête des médias dont il faut vraiment se demander pour qui ils « roulent ». Nous connaissons la réponse, inutile d’insister là-dessus, c’est trop lamentable. Ce qu’il faut retenir, je le crois, c’est que de ce côté-là, sensé être indépendant, c’est « tout pour les uns » (en favorable), et rien ou presque pour les autres (toujours d’un point de vue favorable).

Cinquième poids, le plus lourd assurément : Cette barrière-là, il est évident que la majorité d’entre nous ne peut pas la passer. Tout devient affaire d’argent, aussi bien pour l’inscription que pour la campagne, les affiches, les colleurs d’affiches, les salles pour les meetings, les médias, etc… José Bové, par exemple, a dû faire un appel aux citoyens, après la campagne, pour payer ce qu’il devait encore… La sélection par l’argent est la garantie même que la démocratie élective n’est plus qu’un leurre ! Qu’on s’approprie le pouvoir par la naissance ou par l’argent, quelle est donc la différence du point de vue de la démocratie ? A mes yeux, il n’y a pas de différence, à tel point, d’ailleurs, que ces dames et messieurs, une fois élus, exigent des égards, des courbettes, des politesses déplacées confinant à la flagornerie, une flatterie aussi ridicule que celle qui sévissait à la cour au temps des rois.

Alors oui, si vous tenez à voter malgré tous ces faits, sachez que vous élirez le membre d’une nouvelle lignée de «  nobles », de cette «  noblesse élective  » qui plaît tant à tous ceux qui se croient importants. Mais croyez-vous, après cela, avoir fait un quelconque devoir ? Mais non, voyons, vous n’avez qu’aidé une personne à entrer ou rester dans le cercle restreint des possédants du pouvoir, des oppresseurs de demain. Vous aurez aidé une personne à s’enrichir plus que de raison au détriment de tous ceux, dans le pays qui, déjà, ont de la peine à subsister. Vous aurez aidé, sachez-le, à élire une personne qui, presque à coup férir, votera demain des lois qui vous appauvriront, des lois qui vous enfermeront, même à ciel ouvert, des lois qui, peu à peu, restreignent , une à une, vos libertés, celles-là mêmes nos ancêtres ont cru vous donner par le droit de vote. Que cela est dérisoire et triste à la fois, ne trouvez-vous pas ?

Voter blanc ou s’abstenir ?

On va encore me rétorquer que le vote blanc ou nul existe ! Qu’il permet de « faire son devoir » et de montrer clairement que vous n’êtes pas d’accord avec ce personnel politique qui n’a rien à faire des intérêts essentiels du peuple, mais tout à faire avec ses propres intérêts, comme nous le voyons quasi vulgairement avec le pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. Je voudrais bien suivre ce précepte de ceux qui tiennent à voter. Je l’ai d’ailleurs fait un temps, mais en pure perte ! Tout simplement parce que ni le vote blanc, ni le vote nul, ne sont pris en compte dans les résultats d’une élection. C’est comme si ces électeurs-là n’existaient pas… On s’en fiche de leur position, la seule chose qui compte, ce sont les voix qui peuvent être comptabilisées pour accéder à l’ambition démesurée des candidats, de la plupart des candidats des partis de pouvoir. Voter blanc ou voter nul, c’est se déplacer pour rien, c’est juste se donner bonne conscience, mais, toujours, bien que ces types de votes ne soient pas pris en compte pour le résultat, ils sont comptabilisés pour le nombre de votants, ce nombre qui, aux yeux des politiciens est le chiffre clé de la persistance d’un système qui les fait vivre et vivre confortablement ! Voter blanc ou nul revient donc, même si c’est inconscient chez ceux qui voudraient ainsi montrer leur désapprobation, à légitimer et faire perdurer tout le système, si malade soit-il. Echec total, donc…

Voter ou ne pas voter, quel enjeu ?

De fait, et on le voit le soir d’une élection dans les shows télévisés dont raffolent autant les politiciens que les journalistes, seule l’abstention provoque quelques rides d’angoisse sur les visages bien lisses des politiciens entraînés par les gens du marketing à ne rien montrer de leurs états d’âme. Une abstention importante les met tellement mal à l’aise qu’ils transpirent de peur. Observez-les bien ! Vous verrez ce qui peut changer le système et ce qui ne sert à rien… C’est très instructif !

L’enjeu de l’abstention ou de la participation à une élection, c’est de décider si nous voulons faire durer encore longtemps un système qui se moque de nous de façon aussi permanente. C’est choisir de lui porter un coup fatal en nous détournant de ce « droit  » très fantaisiste que d’aucuns nous présentent comme un devoir. Dans d’autres pays, les politiciens poussent la crainte de se voir dessaisis du pouvoir très loin, en obligeant les citoyens, sous peine d’amende, à participer à la consultation. Bonjour, le respect de la liberté !

Faire le choix de l’abstention, c’est montrer au monde du pouvoir que nous ne sommes plus dupes des tromperies ; c’est lui montrer que nous n’avons plus la moindre confiance en lui ; c’est lui montrer que, d’une façon ou d’une autre, nous allons vers autre chose.

Pour aller vers quoi ?

Créer d’autres conditions de vie n’est pas chose simple, ni chose rapide. Mais si l’on comprend que l’ensemble du système actuel a échoué, si l’on se rend compte que le monde politique a abdiqué son pouvoir en faveur du monde de la finance, si l’on se rend compte, enfin, que l’humanité va droit dans le mur avec ce système, alors nous savons que nous devons imaginer un autre futur.

Je n’ai pas, personnellement, de solutions à vous proposer. Cependant, il apparaît que l’une des pistes importantes existant déjà, c’est ce qu’on appelle les « alternatives ». Par exemple, les Amap, sorte de coopérative ou un agriculteur s’engage à produire des légumes de qualité et où, parallèlement, des consommateurs s’engagent à lui acheter ses produits. Tout cela hors des circuits habituels. C’est le principe de cette alternative-là qu’il nous faut développer dans tous les domaines. Il y a d’autres exemples qu’on peut trouver sur Internet, comme les écovillages, par exemple...

Le principe d’une « alternative », c’est créer d’autres conditions du « vivre ensemble », des conditions respectueuses des individus comme des groupes. C’est de vivre sans avoir besoin du pouvoir ou du monde financier. Cela demande une vie plus raisonnable, l’abandon de l’esprit de consommation, devenir, le plus possible, décideur de notre propre vie. En fait, c’est devenir véritablement adulte !

Si une bonne part de la population faisait ce choix et parvenait à un vrai et bon résultat, nul doute que les puissants n’admettraient pas ce changement qui diminuerait drastiquement leur pouvoir sur nous. Nul doute, non plus, qu’au bout d’un certain temps, nous assisterions à une grande répression, surtout parmi les têtes pensantes et les dirigeants des diverses alternatives. Et au bout, il ne serait pas impossible que ces puissants usent de la violence montrant, ainsi, ce qu’ils sont réellement.

D’où, j’en suis absolument convaincu, la nécessité d’apprendre au plus vite ce qu’est la non-violence et ses pratiques de luttes, de résistances déterminées mais toujours dans le respect des humains, dans le respect de nos adversaires.

C’est un lourd défi, mais c’est faisable, si nous le voulons vraiment.


Si vous souhaitez lire l’ensemble de cette réflexion sur les pouvoirs, je vous invite à vous rendre à ce lien : www.pour-la-non-violence.com/article-21539778.html

Source : www.pour-la-non-violence.com


Commentaires

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Le pouvoir a-t-il un sens ? (17)
mercredi 27 août 2008 à 10h56 - par  capataz

Ola,
Je partage largement votre point de vue sur la "démocratie".
C’était une belle idée mais dans la pratique ,que d’horreurs,que d’injustices,que d’abbérations...

Je crois que nous sommes très pret d’une" fin de monde". Et je m’en réjoui !
Voila 5 ans que nous luttons mon épouse et moi contre cette "maladie" programmée qui s’appelle "morgellon" . Renseignez vous cela en vaut la peine et dites vous que ce n’est pas de la science fiction.C’est hélas une réalité de notre temps ?la nano peut tuer,détruire le corps et l’esprit. Son potentiel de destruction dépasse ce qu’on peut imaginer.
Salutations cordiales

Logo de  (c’est signé)
D’autres alternatives...
mardi 26 août 2008 à 11h14 - par   (c’est signé)

Il existe bien évidemment d’autres alternatives citoyennes à la démocratie française actuelle, par exemple le "Comité de Salut Public" mis en place après la révolution de 1789. Pouvoir citoyen né avec la Terreur et poussé à son paroxisme avec la "Grande Terreur" qui suivit l’exécution de Robespierre.
Pour revenir à des temps plus modernes, il existe aussi des "gouvernements populaires", par exemple de pays qui sont (ou qui ont été) liés à l’idéologie communiste.
Mais j’espère que vous en connaissez d’autres "moins violents et totalitaires" dans l’Histoire de notre planète ?...
Pour ma part je considère qu’avant tout activisme politique, il faut commencer en amont par l’éducation des citoyens à l’esprit critique, afin qu’ils se méfient un peu plus des "idéologues" et de leurs discours, parfois irrationnels et souvent bien plus démagogiques et tendancieux que "démocratiques"...
Se targuer (pour prendre un exemple parmi bien d’autres) de l’assentiment de plus de 60% des français "plutôt contre les OGM", alors que 99% de ces 60% ne savent pas véritablement ce qu’est un OGM, est-ce raisonnable ?...
Tiens, autre exemple pour ne s’en tenir qu’à notre bon pays : à l’abolition de la peine de mort, prônée par la gauche française (que je salue au passage au moins pour cet acte courageux et humaniste), une grande majorité de français était POUR cette condamnation dite "de justice"... mais à l’évidence barbare et bien inutile.
Se baser sur l’avis "des citoyens" pour prendre des décisions sur des sujets dont ils connaissent mal les tenants et les aboutissants, est-il raisonnable ? (c’est une question).

Et pour prendre un exemple européen (parmi bien d’autres) : dans les années 30 une énorme majorité de citoyens allemands était exaltée jusqu’au paroxysme par les discours d’un petit bonhomme "défenseur du peuple et des opprimés", qui se fera appelé plus tard Fuhrer. Sans commentaire.

Manipuler une foule en la mésinformant n’est pas difficile. L’éduquer objectivement et sans arrière-pensée militante l’est beaucoup moins. Car la curiosité est hélas présentée dès le plus jeune âge comme "un vilain défaut"... et par ailleurs les citoyens curieux peuvent devenir critiques vis à vis de leurs guides et de leurs discours...

Jean Dornac, dans son long article, souhaite un peu plus de citoyenneté dans la démocratie française ?... OK ! Mais alors arrêtons de raconter des salades (même bio).
Un exemple à chaud ? La France est en train de perdre ses scientifiques les plus pointus en biotechnologie (on comprend qu’ils soient désespérés) à cause, entre autres, d’un citoyen moustachu qui (pour ne prendre là aussi qu’un exemple) dénonce un risque alimentaire exterminateur sans AUCUNE preuve et malgré 15 ans de consommation animale et humaine dans le monde (1)) mais qui, parallèlement, fume allègrement sa pipe alors que les risques liés au tabagisme sont, eux, avérés et même "sur-avérés" depuis des lunes ! C’est un détail me direz-vous ?... Il est des détails qui en disent long.

Jacques Poustis,
petit artiste MAIS rationaliste... et admiratif devant le génie de l’intelligence humaine portée par la méthodologie scientifique.

(1) et qu’on arrête de mettre en avant l’amiante,dont les risques sanitaires étaient dénoncés depuis le début des années 1900 par des médecins et des chercheurs... mais parallèlement étaient atténués, voire étouffés, par le pouvoir administratif.
Arrêtons aussi d’utiliser la "vache folle" comme argument et apprenons plutôt aux citoyens que cela faisait plus d’1 siècle que les éleveurs de tous pays utilisaient en alimentation complémentaire des farines animales qui ne présentent aucun danger tant qu’elles sont chauffées au préalable pour les "stériliser". Que les citoyens sachent que ce sont quelques utilisateurs inconscients et non "les scientifiques !" qui, dans les années 90, sont passés outre cette précaution élémentaire. Et par la même occasion, faisons remarquer aux citoyens que la découverte du prion (responsable de la maladie dite "de la vache folle") et le moyen de s’en prémunir n’est dû ni à la droite, ni à la gauche politique, ni même aux écologistes ou aux altermondialistes, ni aux artistes un peu anar comme moi... mais à des "scientifiques" (ces citoyens qui laissent, logiquement, à l’entrée du labo leurs croyances, qu’elles soient religieuses, politiques ou philosophiques). Car la communauté scientifique est AUSSI là pour prévenir et réparer les actes insensés de certains citoyens inconscients.

Oui, à mon humble avis, il serait bon de savoir dire cela aux citoyens quand on affirme les aimer et les respecter.

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samedi 30 août 2008 à 09h34 - par  Article signé au bas

Désolé pour cette intrusion à la limite du surréalisme, mais je vais répondre à mon propre mail, envoyé hier soir en réponse à André974...

La réactivité qui prévaut dans les discussions de forums entraîne parfois des erreurs de frappe (ou de mémoire) inadmissibles.
Heure tardive ? Fatigue accumulée dans une journée harassante ? Allez savoir...

Le résultat est là : je me suis un peu enmêlé les touches du clavier sur la proportion comparée de morts sur 50 ans, due d’une part aux centrales nucléaires et d’autre part à l’exploition minière du charbon dans le monde. Au lieu de taper "un millier", j’ai tapé "un million". Grosse différence !
"Errare humanum est"... mais cela nécessite dès que possible de plates excuses et une correction !

Ce matin, donc, l’esprit clair, j’ai recherché les sources(1) qui m’avaient laissé ce souvenir de : "sur cinquante ans, un millier de fois plus de morts dues aux énergies fossiles que de morts dues au nucléaire".

En fait ce calcul se basait sur la comparaison de deux zones géographiques à peu près équivalentes en surface, touchées par une catastrophe majeure due à deux sources énergétiques différentes : l’Europe et la Chine. La première ayant eut à subir une catastrophe nucléaire de grande ampleur (le nuage de Tchernobyl ayant balayé une grande partie de l’Europe), la deuxième subissant chaque année une pollution atmosphérique d’importance, principalement due à l’exploitation du charbon et à son utilisation énergétique.
On ne comptera même pas les milliers de mineurs chinois qui, chaque année, payent de leur vie l’exploitation du charbon, la seule pollution atmosphèrique dues pour l’essentiel au charbon (source première d’énergie) induisant en Chine 400 000 morts par an !

Je me permets de citer Jean de Kervasdoué (1) : "Si l’on étend ce calcul au demi-siècle auquel on se réfère pour mesurer les conséquences de Thernobyl, le charbon induirait 16 millions de décés, soit 1000 fois plus que Tchernobyl en prenant comme référence l’estimation la plus pessimiste, l’estimation de l’Ukraine (16 000) et celle de l’ONU pour 2065 (4000 en 2006 et 16 000 en 2065)".

Bon voilà ! Me reste plus qu’à me couvrir de goudron et de plumes... En espérant que "faute corrigée est à moitié pardonnée"...

Jacques Poustis, anar phorique

(1) "Les prêcheurs de l’apocalypse" de Jean de Kervasdoué, ed. Hachette Littérature,2007. Jean de Kervasdoué est titulaire de la chaire d’économie et de gestion des services de santé au CNAM. Toutes ses "sources", bien trop nombreuses pour être citées ici, sont officielles et référencées dans son livre que je ne peux que conseiller à tous ceux qui veulent une information objective, débarrassée des scories des idéologismes.

Logo de André974
samedi 30 août 2008 à 01h59 - par  André974

Monsieur Poustis

On pourrait continuer au "café du commerce " ,mais je ne fréquente pas ce genre d’établissement, comme quoi le fait d’ être issue de la même région ,la même année ,vivre dans le même département ,dans la même commune 59 ans plus tard,tout en fréquentant un même forum internet divise plutôt que ne rassemble ,nous ne voyons ni les mêmes choses et ne ressentons rien de semblable,je vous souhaite donc une belle réussite dans votre domaine de prédilection, qui m’avait jusque là échappé l’amusement et le comique,je ne vous aurais pas convaincu sur la politique ce n’est pas grave ce n’est pas mon métier,en revanche sur le votre ici,vous ne faites pas rire et ne m’amusez pas,mais il en faut pour tous les gouts

vendredi 29 août 2008 à 22h35

Mr André974

Ne vous attendez pas sur ce forum (ou même ailleurs) à ce que je réponde à vos attaques ad hominem non argumentées, par des contre-attaques ad hominem non argumentées contre vous. Cette désagréable habitude qui pourrit rapidement les débats des forums du Net ! :-((

Pour les étiquettes je veux bien vous répondre puisque vous me posez la question aimablement : il est bien évident que je ne cherche pas la valeur énergétique d’un produit sur les étiquettes où elles ne se trouvent pas ! Quelle idée :-). Je voulais seulement dire que je ne partageais nullement l’angoisse de certains que je vois parfois décrypter, à s’en décoller la rétine, les boîtes de conserves ou les paquets de gâteaux à la recherche d’éventuelles traces d’OGM...

Pour ce qui est de la venue d’un ministre à la Réunion, croyez bien Mr André974 que je m’en tape à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Mais il est vrai que par ailleurs, je regarde à 2 fois les prix avant de faire un achat. Heureux ceux qui peuvent aujourd’hui acheter sans regarder à la dépense !

Pour ce qui est des arguments que je vous demandais pour justifier votre affirmation que les scientifiques sont aux ordres des industriels, vous m’envoyez sur un site qui annonce que Allègre a répondu favorablement à une mission que lui a demandé Sarko (?). Je vois pas le rapport. Mis à part le fait que Allègre me semble (mais peut-être que je me trompe) avoir un égo surdimensionné capable de lui faire accepter des missions improbables mais suffisamment valorisantes pour lui, j’ai toujours trouvé que c’était un scientifique de haut niveau dans sa partie (les sciences de la Terre par exemple). C’est aussi un homme peu maniable et peu diplomate chaque fois que ses interlocuteurs s’éloignent des fondamentaux de la méthodologie scientifique pour déambuler dans l’irrationel spiritualiste des intégrismes idéologiques. Sur ce strict plan-là j’avoue, sans aucune honte (bien au contraire) me sentir assez proche de lui.

Pour terminer sur l’incompréhension que vous inspire ma réaction à l’article de Jean Dornac, je veux bien revenir plus précisément (sans entrer dans des détails qui alourdirait ce forum) sur ce qui m’oppose à sa thèse

1. Dénoncer, comme il le fait, les risques dévastateurs liés à l’utilisation du nucléaire (qui en 50 ans d’existence a fait dans le monde un million de fois moins de morts que, dans le même temps, les mines à charbon (qui en plus polluent l’atmosphère)), cela me paraît être de l’inconscience citoyenne. Bien évidemment que le nucléaire présente des risques, et qu’il doit être minutieusement controlé et suivi, mais imaginer qu’il puisse exister une activité humaine à risque zéro, c’est aussi (à mon humble avis) de l’inconscience citoyenne.

2. Affirmer par ailleurs que les OGM présentent un risque sanitaire effroyable pour l’humanité alors qu’en presque 15 ans d’alimentation humaine et animale intensive d’OGM dans le monde entier il n’a pas été signalé même un seul mal de tête lié à la consommation d’OGM, ça me paraît être encore de l’inconscience citoyenne.

Je suis par contre tout à fait d’accord avec Jean Dornac pour faire des tas de reproches argumentés à la démocratie élective ! Mais voilà, comme Churchill le disait, je trouve que c’est la moins pire des politiques, l’Histoire n’ayant encore jamais montré la supériorité d’autres systèmes de gouvernance. Et les quelques exemples de "pouvoirs citoyens" (système que prône Jean Dornac) ont toujours tourné en eau de boudin mêlée de sang et de chair humaine.
Sachez aussi Mr André974 que je suis un électeur lamentable, ce qui ne devrait pas déplaire à Jean Dornac : en plus de 40 ans de droit de vote, je n’ai voté que 4 fois (et encore poussé par mes enfants devenus en âge de voter) ! Je m’en suis expliqué régulièrement dans mes chansons et dans mes écrits. Pour exemple, si besoin était, ce court extrait d’un poème écrit il y a plus de 30 ans et dont je ne renie aujourd’hui aucun mot :

"Dérisoire...

Dérisoires tous ces partis,
sauces faites d’hypocrisie
dont les gros usent
our bouffer les petits.

Et dérisoires ces espoirs
qui vont en queue à l’abattoir
en suivant les flèches marquées...
"Isoloirs"...".

Mais voilà, je ne connais rien de moins pire.
Et il faut bien vivre ensemble !

Jacques Poustis, anar phylactique

Logo de André974
vendredi 29 août 2008 à 16h29 - par  André974

Merci de votre aimable réponse ;sur les OGM je laisse à d’autres, ici, bien plus qualifiés que moi le soin de vous répondre
Sur le bœuf vous n’ êtes pas difficile puisque vous prenez le premier prix (et oui nous allons dans les mêmes boutiques),donc du bœuf d’importation du Botswana(dont l’importation est interdite en métropole) ,peu vous importe alors les normes sanitaires européennes,peu vous importe alors les éleveurs de votre département et les efforts qu’ils font

http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=22882

Vous n’avez donc alors pas d’état d’âme ,alors que vous en avez pour les céréaliers victime de l’horrible Bové

Par simple curiosité pourriez vous me dire où sur les étiquettes de bœuf métropole,péi ou importation vous voyez indiqué la valeur énergétique ?
Votre précision sur le fait que vous achetez ce qui se mange de moins cher chez le commerçant démontre que vous êtes bien calé sur les consignes de Monsieur Jégo comme par hasard ce jour dans notre département et « dispenseur » de conseil d’achat

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=189035&page=article

(A lire avant le 6 septembre ensuite c’est payant)
Le sieur Jégo ne devrait peut être pas trop insister car les esprit s’échauffent

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=189024&page=article
vu l’ineptie de ses propos ;je ne doute pas ,cependant,qu’ils trouveront grâce à vos yeux (il aura au moins convaincu une personne)

http://www.clicanoo.tv/video.php?id=2475&p1=1&p2=2

« Qu’est ce qui me permet d’affirmer que les scientifiques sont aux ordres des industriels de l’agro-alimentaire » plein de chose entre autre ça :

http://www.20minutes.fr/article/247936/France-Allegre-charge-par-Sarkozy-des-Assises-europeennes-de-l-innovation.php

C’est pas vieux ,c’est du jour à moins que pour vous Allégre ne soit pas un scientifique (pour moi c’est un opportuniste ) et que vous contestiez que le traité de Lisbonne est fait notamment pour les industriels de l’agro alimentaire ,mais pas pour les peuples

http://www.fairer-agrarhandel.de/mediapool/16/163463/data/agrobusiness_franz.pdf

Pour terminer quel rapport entre le droit et l’utilité du vote article thème de l’article objet de votre intervention et votre phobie semble t il « la théorie du complot » ?
Vous trouverez sur ce même site des milliers de lignes expliquant et démontrant que tout ne va pas pour le mieux de part le monde ,mais le croirez vous ?
A nou r’trouv

vendredi 29 août 2008 à 12h55

En réponse à André974 qui me dit :

1. "Vous semblez dire que la France perd ses scientifiques à cause de José Bové ,qu’est ce qui vous permet d’affirmer cela ?"

Vous aviez noté j’espère que je disais : " ... [...] à cause, ENTRE AUTRES, de José Bové...", car José Bové n’est pas le seul représentant de l’agressivité hystérique (c’est ainsi que je la juge) de l’activisme anti-OGM. Mais qui pourrait nier qu’il en est le leader ?
Pour répondre précisément à votre scepticisme sur les départs de chercheurs français à l’étranger, après avoir questionné un moteur de recherche du Net, voici quelques références qui confirment mon propos (j’ai choisi des citations de personnalités scientifiques ou politiques de tous bords et qui s’étalent sur plusieurs années. Pour preuve que ce n’est pas un épiphénomène ponctuel).

Michel Debrand est directeur général de Biogemma, Le Monde DU 08.09.04
www.genethique.org/revues/revues/2004/septembre/08_09_04.htm
Entre les demandes d’autorisation pour semer qui n’arrivent qu’en juillet alors que les semis doivent être réalisés en mai, l’affichage sur les sites Internet du ministère de l’agriculture des lieux d’implantation, qui facilite le travail des destructeurs, et le principe de précaution brandi à tort et à travers, les chercheurs français n’ont plus qu’une alternative : s’autocensurer ou décider d’aller travailler ailleurs.

Gilles Mercier, http://pygautierpaillot.noosblog.fr/mon_weblog/2008/05/gilles-mercier.html Ces avancées majeures n’ont pas été obtenues en France. Il n’y a plus de recherche privée dans notre
pays sur les PGM. Les acteurs privés nationaux suite aux arrachages permanents sont partis en Inde
et aux USA.

Guy RIBA, Directeur Général Délégué de l’INRA,
http://www.amif.asso.fr/article.php3?id_article=246

Ainsi, plusieurs chercheurs ont quitté la France, découragés d’avoir vu des années de labeur et de potentiel foulées au pied : « Sur les expérimentations, vous êtes en droit de demander un maximum de protections, de vous assurer qu’elles sont appliquées et de demander à être informés des résultats. Mais vouloir interdire les essais, c’est prendre le risque de laisser l’expertise entre les mains d’intérêts étrangers à notre pays. »

Louis-Marie Houdebine
(chercheur en biologie moléculaire à l’INRA, spécialiste des OGM)
Forum www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_307.html
C’est une certitude. Certaines entreprises quittent la France et l’Europe et les étudiants s’engagent de moins en moins dans certains secteurs comme la recherche sur le végétal. C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied tout en invoquant des grands principes de défense du faible et de l’opprimé. Ceci est particulièrement grave pour la France qui est un grand producteur de produits agroalimentaires.

Bernard Trémeau, http://www.les4verites.com/Recherches-interdites-sur-les-OGM-195.html
Nous avions déjà transformé nos chercheurs en fonctionnaires gagnant mal leur vie et ne trouvant plus grand-chose. Nos jeunes chercheurs franchissent l’Atlantique, préférant les contrats à durée déterminée offerts par les Américains. Les prix Nobel et les brevets sont de moins en moins français.

Jean-Yves LE DÉAUT, parti socialiste ; motion de renvoi à l’assemblée nationale
http://www.jyledeaut.fr/content/view/354/48/

Or, la recherche dans le domaine de la biologie végétale est au point mort en France. Beaucoup de chercheurs ont quitté notre pays. Les fauchages volontaires ont démobilisé le monde de la recherche. Par exemple, la destruction d’un champ de maïs en août 2004 à Marsat dans le Puy-de-Dôme portait sur la résistance d’une plante à la sécheresse. Les chercheurs français avaient pris de l’avance. Le brevet a aujourd’hui été déposé au niveau international, non par la France, mais par une firme américaine.

2. André974 me demande aussi :
" Au sujet des maladies du bétail,vous en mangez vous du bœuf péi [...] sans arrière pensée "

Je mange ce qu’il y a de moins cher chez le commerçant. Que ce soit "péi" (trad. : "de la Réunion", en créole), que ce soit OGM ou sans OGM... (en fait sur les étiquettes je ne regarde que la valeur énergétique (régime oblige).

3. Et vous terminez par :
"Quant à faire confiance aux scientifiques,laissez moi rire ils sont aux ordres des industriel,pas des alter mondialistes"

Mis à part le fait que cela n’a pas vraiment l’air de vous faire rire, je retournerai votre première question en vous demandant ce qui vous permet d’affirmer que les scientifiques sont aux ordres des industriels...
J’aimerais bien qu’une fois pour toute cette "théorie du complot" - arme fatale de l’activisme écologiste "spiritualiste" - soit un jour argumentée explicitement.

Cordialement,

Jacques Poustis, artiste et rationaliste tendrement anar, mais
effaré par la conception surréaliste pour José Bové et ses amis, de la "citoyenneté", quand en 2006 à Lugos, il s’introduit dans une propriété privée pour dévaster totalement la production d’une année de travail d’un agriculteur cultivant un maïs transgénique autorisé à cette époque... et qu’ensuite il porte plainte contre l’agriculteur pour avoir tiré un coup de feu en l’air et fauché avec son tracteur quelques véhicules des délinquants...
Des faucheurs chauffeurs hors la loi portant plainte contre un faucheur de voitures, échauffé par ces chauffeurs faucheurs hors la loi.
Si ce n’est pas là de la JGM (justice génétiquement modifiée), alors là, il est temps que je me mette au vert !...

Heu... au "vert raisonné", bien sûr !

mercredi 27 août 2008 à 12h34

oui, arrêtons de penser que Bové fait fuir les scientifiques hors de france. Par ailleurs, le pouvoir des citoyens n’implique aucunement la croyance en l’élection d’un chef suprême. Nous sommes capables de nous gouverner par nous - mêmes. Pas de chef, petits et grands.

Logo de André974
mardi 26 août 2008 à 13h36 - par  André974

Monsieur l’artiste

Vous semblez dire que la France perd ses scientifiques à cause de José Bové ,qu’est ce qui vous permet d’affirmer cela ?

Au sujet des maladies du bétail,vous en mangez vous du bœuf péi (puisque nous habitons la même commune)sans arrière pensée ?
Quant à faire confiance aux scientifiques,laissez moi rire ils sont aux ordres des industriel,pas des alter mondialistes

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