Le Herald Tribune et France 24, associés à l’institut Harris Interactive, ont lancé une grande enquête dans six pays (États-Unis, France, Italie, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne) pour connaître la personnalité la plus populaire.
C’est le Dalaï lama qui arrive en tête des dix-neuf noms proposés (Amadinejad, Al Assad, Barroso, Berlusconi, Blair, Brown, Bush, Castro, Chavez, Hu Jintao, Ban Ki-Moon, Lula, Medvedev, Merkel, le pape Benoit XVI, Poutine, Sarkozy et Zapatero)
Christiane Cayre n’est pas bouddhiste, mais simplement sympathisante de cette philosophie spiritualiste qui prône et met en pratique la simplicité volontaire, la non violence, le respect des autres (entendez par-là de tous les être vivants) et de la planète.
Ainsi, naturellement, dans l’atmosphère irradiante d’humanité et de sincérité, la sympathie grandit et prend de la hauteur, de l’ampleur, de l’assurance, de l’assise... Les sensations se concrétisent, la sensibilité s’affine, la sérénité affleure... La communication devient communion et harmonie... Ce qui, à notre époque polluée, dans nos sociétés post-industrialisées de consommation effrénée et d’individualisme forcené, est trop souvent bafoué et irrémédiablement faussé au même titre que les autres relations et les autres sentiments.
Alors, lorsque l’affinité des êtres et la correspondance des idées atteignent leur zénith dans celui de Nantes et que soudain 8 000 communicants communient ensemble, ça dégage forcément un rayonnement, ça imprègne les lieux, ça imprime les esprits et ça prépare des souvenirs aux tons chauds carminés et safranés aussi himalayens que tibétains !…
Ambiance ci-dessous...
(Michel Berthelot)
Cinq jours en apnée dans "les stances de la voie médiane, le commentaire, le collier de joyaux, la guirlande de vues...", le tout en tibétain et enseigné par le Dalaï Lama lui-même, au milieu de 8 000 personnes réunies au Zénith de Nantes, à des centaines de kilomètres de mon confortable petit "trou" de hobbit et de mes chères habitudes !... Bref, il a fallu une solide amitié et une intense curiosité pour me jeter dans l’aventure comme on est poussé dans le vide. Ou la vacuité, si on préfère...
À l’entrée déjà, la légère angoisse du 1er jour devant les files interminables, les contrôles, la fouille. Mais tout se passe très sereinement dans une espèce de fluidité ininterrompue. Courtoisie – Bienveillance - Bonhomie, même. Et puis l’arrivée dans la salle immense : un flot de couleurs suaves et chaleureuses. Un bain de lumière douce. Des fleurs, des tentures de soie. Deux seuls drapeaux tibétains au fond, petits, discrets. Tout autour, les bannières de Bouddha (je me suis renseignée) aux couleurs des 5 éléments, ocre, blanc, vert, jaune, bleu. Beaucoup de tissus chatoyants.
Des moines et des lamas bordeaux-orange, tranquilles, nombreux, détendus et concentrés à la fois, assis en lotus sur la scène à côté d’une espèce de trône surélevé où "il" montera sans doute, pour que tous le voient bien. Musique indienne, Toto Bissainthe, cornemuses celtiques, voix tibétaines. Sur les deux écrans géants, des photos magnifiques de "là-bas" défilent, paysages et visages... La salle s’est remplie. Tout le monde s’est levé en douceur et le silence a gagné rang après rang, sans à-coups…
Alors il est entré en trottinant dans sa robe de moine, avec ses sandales de moine. Il a salué les Bouddhas de soie, il a salué les lamas, la salle, on aurait dit qu’il s’inclinait devant chacun de nous, les 8 000.
C’est bien lui, le 14ème Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, un océan de sagesse... et de simplicité ! Non seulement il est là, en vrai, mais le gros plan sur les écrans géants le rendent si proche, presque intime – les pieds nus, installé en lotus sur son trône, il revendique joyeusement l’animalité. Tellement loin du guindé, du compassé, avec ce naturel éblouissant de la petite enfance ou des grands singes frères ; il se gratte la tête parfois, en repoussant sa visière d’une chiquenaude (une drôle de visière orange en tissu, pour protéger ses yeux des projecteurs). Ou alors il baille bien franchement pendant la traduction. Il a des lingettes dans son grand sac en toile bordeaux et il se rafraîchit longuement les mains, doigt par doigt tout en parlant. Du coup, quoique immobiles, on arrive à se "défiger" aussi un peu à son exemple. Parfois aussi, il suit le texte avec son doigt, ligne à ligne sur le livre tibétain pour mieux nous prendre à témoin de son évidente véracité...
Il y a quelque part dans le monde un temple des mille Bouddhas. Nous on est les 8 000 bébés, sous le charme d’un Père-Mère qui nous raconte une histoire avec toute son énergie, sa tendresse. Parfois on dirait qu’il s’énerve, il chuinte, il siffle, véhément, catégorique, d’autres fois sa voix grave module, monte avec une douceur infinie, il chante presque ! L’histoire doit être pleine de choses horribles et merveilleuses. Et nous, les 8 000 bébés, on dodeline, on est délicieusement bercés. On rit parfois parce qu’il rit lui-même et que les tibétains, moines ou pas, s’esclaffent. On ne comprend strictement rien, mais quelle importance ?
Il endort notre tête pour nous éveiller le cœur, peut-être ?
Une autre voix – en français – infiniment douce, égale. On comprend à nouveau, notre cerveau tente de reprendre la barre. Un peu engourdi, notre cerveau ! Comme notre pauvre corps occidental inhabituellement immobile, plus tétanisé que relaxé...
C’est Mathieu Ricard qui traduit.
Les deux voix : une rayonne, l’autre diffuse.
Énergie vibrante et infinie patience. Le yin et le yang ?
D’autres fois, ce sont de vieux souvenirs d’école qui reviennent en mémoire : "Ouvrez vos livres à la page 12". Alors nous, les 8 000, on redevient les élèves de primaire que nous fûmes et on ouvre sagement notre livre blanc où il y a de magnifiques phrases en tibétain, en anglais, en français. Mais ça ne nous avance pas à grand chose parce que si on lit, on n’écoute plus, on ne voit plus, on ne rit plus avec le maître qui parfois s’amuse tant sans qu’on sache le moindrement pourquoi...
5 jours passés ainsi. Des mots qui tourbillonnent : vacuité, impermanence, bodhisattvas, samsara, nirvana, continuum, therefore (parfois le Dalaï lama parle en anglais !), agrégats, conscience, compassion, compassion, compassion... Et le soir, pas de cérémonial : un bref "good night", un geste de la main comme pour dire, "ça va, pas de chichis", et toujours un salut souriant et rapide que chacun de nous reçoit personnellement. Même "nos amis de la sécurité", ces grands hommes en noir, debout face à la salle, qui font un peu peur et qui se sont assis sur des chaises à sa demande pour ne pas être "trop fatigués et par conséquent inefficaces" (rires !).
Moi qui traînais les pieds pour partir dans cette aventure, j’ai le cœur gros de quitter mes 8 000 complices de toutes les couleurs et de tous les âges. Et de voir trottiner une dernière fois vers des horizons difficiles, l’homme lumineux en robe de moine bordeaux-orange.
Dans le train qui me ramène vers ma petite maison, j’ai l’impression d’avoir tourné dans un merveilleux film : "Moteur"... "Action"... "Coupez". J’ai souvent ouvert le livre, mais les phrases, même en français, je ne les comprends plus, on dirait un carrosse redevenu citrouille !... Pourtant je sens profondément qu’il y a déjà un autre texte, un autre rôle, un autre film commencé. C’est peut-être ça, l’impermanence ? Le livre muet est gravé dans une mémoire qui ne m’appartient pas ! Les ordinateurs me sont étrangers en manipulation, mais le langage informatique convient là miraculeusement : mon disque dur est très lourdement chargé, il faut que je défragmente...
Quant aux enseignements, je me garderai bien d’en dire un seul mot. Ils sont en principe accessibles sur dalailama-nantes2008.fr directement de la bouche du Dalaï Lama en tibétain et de celle de Mathieu Ricard en français.
Christiane Cayre le 23 août 2008
Bonjour, je suis très émue en lisant votre texte : j’y étais aussi et c’est vrai, en vous lisant, c’est comme si on y était encore ! Je vais mettre un lien dans la page "Tibet" sur mon blog, car je n’avais rien écrit sur ces enseignements. Vous l’avez si bien fait ! C’est par correction que je vous donne l’adresse de mon blog : si vous n’êtes pas d’accord, je le supprimerai. Amicalement http://tibazar.over-blog.com
Mifa
Bonjour Soliane,
Si vous savez qui est Krishnamurti et connaissez ses écrits et si d’autre part vous savez ce que pratique et représente le Dalaï lama, je ne vois pas ou est le problème et la contradiction !
D’autant que personne ne demande à quiconque d’adhérer à quelque croyance que ce soit ! Vous confondez des impressions et sensations relatant un évènement d’actualité avec du prosélytisme !
jY étais. La description que vous faites est fidèle et je garde un précieux souvenir de ce moment. En sa présence, tout devenait simple, calme et bienveillant...je n’oublierai pas ses rires et son infinie simplicité... est ce celà la sagesse ?
Sans aucun doute, cet homme ne ressemble pas au commun des mortels et l’amour irradié par lui pendant ces quelques jours m’accompagne encore. Tous les participants ont reçu ce bienfait. En ce qui me concerne, j’essairai de croiser sa route autant de fois que celà me sera possible ...
Il s’appelle aussi Kundun : la présence. Il nous montre ce que peut être aussi l’être humain. C’est un chemin à méditer malgrè le brouhaha qui nous entoure. La démonstration qu’autre chose existe et çà fait du bien !!!
Bonjour,
Nous avons partagé ces précieux moments que vous avez su rendre vivants dans vos descriptions.
J’avais l’impression de les revivre en vous lisant .
Principalement pour cette raison, je tenais à vous remercier
Prenez soin de vous et soyez heureuse
Bonjour Christiane,
Nous avons donc vibrer ensemble durant ces 6 jours... J’y étais avec des amis.. Impressionnant ce grand silence dans la salle, pourtant bien remplie !
Bonne continuation petite fleur du Dharma, et à bientôt ;-)
Longue vie au Dalaï-Lama
(p.s. Pour un Tibet véritablement autonome au sein d’une ’grande chine’ ... les J.O. terminés gardons le regard braqué sur la politique Chinoise, la répression continue...)
je n’ai pas pu y être, et me contenterais des retransmissions de ses enseignements
mais c’est sur qu’une retransmission vidéo ne remplacera jamais le contact direct que vous avez pu vivre.
quel bonheur cela devait être...
Un bémol toutefois que nous sommes nombreux parmi les pratiquants ou sympatisants du Bouddhisme à partager,
c’est le cout pour ces 5 jours... 190 euros , c’est pas donné même 120 pour les petits budgets, plus les frais d’herbergement et de nourriture...
C’est même contraire aux enseignements du bouddha qui a accueilli des intouchables indiens dans sa communauté et qui voulait être disponible pour tout le monde.
on m’objectera qu’il fallait couvrir le cout de la location du zenith, (entreprise capitaliste, bien loin des enseignements de compassion du dharma) et que cette retransmission vidéo est là justement pour les mettre à portée de tout le monde
n’empeche... le Dalai-Lama et les organisateurs de ces journées ont ils été dépassés ou rattrappé par ce capitalisme que nous condamnons et qu’ils condamnent tout autant ?
Bonjour à vous,
et oui c’est ainsi, tout un a un coût.. en énergie, en temps..etc.. ’Ce cout’ dont vous parlez, comparé à une place de spectacles ou de concert (qui ne dure que 2 à 3 heures dans le meilleur des cas) ou comparé à des formations en sophrologie..etc.. ne me semble pas si élevé du tout au final.. mais bon, il s’agit de mon opinion..
Il s’agit tout de même de 5 jours et demi au total !!
..il était aussi possible de demander à l’association en cas de difficulté financière..
Dans tout les cas ce tarif est lié à l’organisation de l’évènement par l’association ’océan de sagesse’ ... et non au Dalaï-Lama qui n’a rien à voir là dedans..
De plus tous les excédents financiers (une fois payé toutes les factures) sont versés à des associations..
Ah la gratuité.. pour la gratuité, il vous faudra peut-être aller en Inde, mais là encore le prix du billet d’avion sera bien plus important que 120 ou 190 euros.
..peut-être aussi l’occasion de se rendre compte que parfois, société de consommation, nous dépensons tellement d’argent à des choses au final inutiles..
Achetons moins, nous pollurons moins, et achetons mieux, notamment moins de viandes (100 grammes par jour maximum disent les médecins)
Quand je pense à tous ceux qui meurent encore de faim dans le monde...à l’époque ou nous produisons sufisamment pour nourrir tout le monde.. Les 2/3 des produits de la mer péchés le sont pour faire de la farine animale et nourrir les animaux quelle gachi !! tout ca pour de pauvres animaux élevés et tassés dans des cages, vivant dans la souffrance.. Choisissons mieux notre nourriture aussi, devenons "consom’acteur" Notre pouvoir d’achat (dont on nous bassine les oreilles) a véritablement un pouvoir de changer les choses si nous nous en servons. Mangeons moins de viandes par exemple mais mieux en choisissant des élevages non industrielles..
bref je m’éloigne un peu du sujet de départ, mais tout n’est-il pas lié, e, interdépendance ;-)
En visionnant sur le site dalailama-nantes2008.fr vous aurais effectivement la chance de pouvoir suivre ces 6 jours..
Bien à vous, Portez vous bien
Bonjour,
Pour tout vous dire : ni l’un ni l’autre. Et il est fort désagréable de devoir répondre à ce type d’allégations. Les comptes sont évidemment gérés au plus juste et l’évènement non destiné à produire un quelconque bénéfice. Lequel serait éventuellement réinvesti dans la prochaine manifestation de ce type ou versé à des associations. De plus il n’y avait aucun marchand du temple ! Et pas de produits dérivés !
Si l’organisation, forcément énorme en regard des 8 000 personnes présentes, à recevoir, filtrer, guider, accompagner, renseigner, installer, fouiller, sécuriser chaque jour et gérer durant 5 journées, était si bien planifiée, si fluide le fonctionnement, si bienveillante la sécurité, si compétente la traduction audio simultanée, si bien aménagée et adaptée la lourde structure louée, si conviviaux et présents les membres de l’organisation, cela hélas a un coût !... Et ce coût est dérisoire quand on sait le prix actuel du moindre stage de poterie ou de macramé pour vulgum pecus désoeuvré… Savoir que cela a mobilisé quotidiennement et durant pratiquement une semaine près de 500 personnes dont une partie de bénévoles, devrait suffire à prévenir ce genre de détestable insinuation infondée.
Effectivement pour ceux qui venaient de loin, n’avaient pas d’amis ou de parents sur place ou aux environs pour les héberger et les restaurer, l’investissement était forcément supérieur. C’est ainsi, c’est inévitable et évidemment regrettable pour ceux qui n’ont pu avoir les moyens de ce déplacement. (Ils avaient toutefois la possibilité de solliciter une éventuelle facilité ou remise auprès de l’association organisatrice "Océan de sagesse").
Mais tout aussi regrettable et discutable est la fausse note discordante consistant à tenter d’altérer d’un demi ton de bémol la rigoureuse honnêteté, l’altruisme et le détachement matériel du Dalaï lama absolument pas concerné par cela, et l’association "Océan de Sagesse", organisatrice si scrupuleuse de ce rassemblement.
Il serait préférable de ne pas confondre par d’aussi hypothétiques, récusables et injustifiées imputations, rave partie et rassemblement d’enseignement bouddhiste !
Il n’est peut-être pas inutile non plus de préciser que nombreux ont été les participants à faibles ressources, pique-niquant frugalement autour du Zénith de Nantes et logeant, qui chez l’habitant, qui à la belle étoile, durant ces quelques journées. Leur investissement personnel n’en était pas moins grand, bien au contraire. Certains ayant économisé euro après euro en vue de cet évènement et réservé leur place depuis près d’un an… Quand on a de faibles moyens ce genre de chose ne s’improvise pas, pas plus qu’elle ne se gère à la petite semaine ou bien sur un coup de tête !
Enfin, ce qui est surtout contraire aux enseignements du Bouddha, c’est de suspecter son prochain bouddhiste de malversation À PRIORI !
bonsoir Michel Berthelot
je ne critique ni sa Sainteté , ni l’association dont je connais le devouement de ses bénévoles.
et je ne suspecte aucunement mon prochain (bouddhiste ou non) d’une quelconque malversation.
le bemol que je regrette c’est justement cette location à une entreprise capitaliste, qui a du en tirer de substantiels benefices surement parce qu’on ne pouvait pas faire autrement pour recevoir ces 8000 personnes.
Du temps du Bouddha il y avait des rois et des mecenes fortunés qui offraient à sa "sangha" les terrains ou les forets, pour que celui ci puisse y donner ses enseignements
mais les temps ont changé, nous sommes au temps du capitalisme sans foi ni loi, ou l’essentiel est de faire du profit... même sur la foi la plus pure et cela me fait mal... très mal.
Sinon veuillez Michel excuser si elles vous genent ces reflexions d’un pratiquant bouddhiste mais avant tout d’un militant engagé ....
en toute amitié
OM MANI PEDME HUM
Le Dalaï lama est un chef RELIGIEUX, le meilleur allié et la "tête de pont" des USA (donc de Bush) en Chine.
Les USA ont besoin d’un allié politique, en Chine et cet allié politique C’EST le Dalaï Lama.
On sait que la religion, ça vous maintient un peuple DOCILE...C’est une TRES VIEILLE RECETTE POLITIQUE ! Le Dalaï Lama a reçu une médaille de la part de son "grand ami" BUSH
http://www.tibet-info.net/www/G-W-Bush-assistera-a-une-ceremonie.html
BUSH dont chacun sait combien il est lui même boudhiste ...et ami de la paix...et non-violent... D’ailleurs il l’a prouvé et le prouve encore en Irak...et dans plein d’autres pays où les interêts des multinationales sises aux USA le nécessitent. Le Dalaï Lama lui a "renvoyé l’ascenceur" en déclarant que BUSH était "son ami".
Moi , un "ami de BUSH" je m’en méfierais ...Pas vous ? Faut pas être trop naïf, quand même, ho !
Bonjour Martine,
Les termes "meilleur allié" et "tête de pont des USA" sont évidemment partiaux et de parti pris très marqué politiquement pour qualifier le Dalaï lama ! Ceci sachant qu’objectivement l’asservissement des peuples n’est, hélas, pas l’apanage des régimes religieux… il suffit pour le démontrer de se souvenir, entre autres, du régime soviétique ou maoïste !... La recette de la tyrannie de droite religieuse ou du despotisme areligieux de gauche est effectivement très éculée et les deux options aussi peu enviables l’une que l’autre !
Le Dalaï lama n’est pas plus ami avec Bush qu’il ne l’est avec le premier ministre australien, la chancelière allemande, le chancelier autrichien, le premier ministre canadien ou le président français, etc… La liste n’étant pas exhaustive des femmes et des hommes d’État avec lesquels il entretient de toutes aussi amicales relations sans calcul ou d’égale mesure !
Ne faîtes pas semblant de confondre politesse et idéologie ni protocole avec école de pensée !... Quant aux histoires de médailles c’est tout aussi tendancieux et arbitraire comme argument, sachant que tous les hommes publics échangent à longueur de temps ce type de breloques et de colifichets sans aucune autre raison que cérémoniale.
Il n’est jamais bon de rabaisser ni profitable non plus de restreindre les relations humaines à des propos exclusivement politicards et orientés. Un peu d’impartialité et de scrupule rehaussent assurément le jugement. Moi je me méfie tout autant de nos faux amis de droite que de nos vrais amis de gauche !... pas vous ?
Faut pas être trop démago, quand même, ho !
Il me semble me souvenir que le Dalaï Lama, en parlant de Bush, disait apprécier l’homme et n’était pas forcément en accord avec ce qu’il faisait, à même titre qu’en France, préférer la construction de bulldozer pour édifier des maisons plutôt que des usines à armement qui ne manquent pas sur notre territoire
Il s’accorde avant tout avec l’homme et tout le respect que chacun doit à chacun en bonne et belle civilité puis engage le dialogue quant à son avis sur les actions et ce qu’elles engendrent de bon ou de néfaste, participant à renvoyer chacun à sa responsabilité propre en ce qu’il fait et dit et les conséquences bonnes ou graves dont il faudra porter le fruit de ce qui aura été semé
Etre porteur de paix ne passe pas par le rejet de l’autre, qui est une source de conflit, mais une remise en question de ce qui pensé et fait en gardant en perspective d’épargner de la souffrance pour le plus grand nombre et éviter les souffrances inutiles engendrées par des actes inconsidérés
Pour se faire, il est indispensable de se rencontrer et échanger,ce que le Dalaï Lama tente vainement de faire avec la Chine depuis des mois, pour ne pas dire des années
Pendant ce temps là, le peuple Tibétains continue de tomber
Et lire et relire le texte de Madame Christiane Cayre, et continuer de souhaiter et espérer un air de paix et liberté
Bonne journée pour tous,
Catherine.
je sais que cette explication existe. C’est d’ailleurs celle qui m’est servie par les chinois que je croise dans mon cadre professionnel et on comprend très bien pourquoi ..
Par contre, avant de juger un peu rapidement cet homme, je vous invite à vous renseigner un peu. J’entends par là, faites l’effort de le croiser (conférences, enseignements, ce qui vous plaira ...) et essayer de vous faire une opinion par vous même au lieu de véhiculer des idées toutes faites. Cet homme là n’a que des amis, vous, moi et Bush aussi ... pourquoi pas ? le mot ennemi ne fait pas partie de son vocabulaire ... même les chinois sont ses amis. Sa manière de concevoir ses relations avec les autres êtres humains sort du contexte purement politique. Faites l’effort d’essayer de la connaître, j’entends par là, renseignez vous sur ce qu’est le bouddhisme ... essayer de le comprendre. Alors là, seulement vous pourrez essayer de le juger et sortir des versions étriquées. Essayez .. vous y gagnerez quelque chose j’en suis sûre.
Je ne suis ni bouddhiste, ni tibétaine et je n’apprécie pas particulièrement GW Bush et sa politique. J’ai fait l’effort d’apprendre pour comprendre. Cet homme a pour but, entre autre, la liberté de son peuple et pour celà il est bien entendu confronté au monde politique et aux média et il est adroit et il s’en sert et il a raison de le faire. Que feriez vous à sa place ?
Par contre, c’est une prodonde erreur que de limiter sa pensée à de la simple manipulation politique. Si vous faites l’effort d’essayer de l’approcher, vous le comprendrez immédiatement. C’est tout le bien que je vous souhaite. Cet homme fonctionne en dehors des idées toutes faites.
Bonsoir,
Que de bons souvenirs me reviennent en mémoire, en lisant votre texte, j’y étais et tout y était semblable, le décors, cette harmonie, cette impression d’être tous là en tant qu’ hommes et femmes, simplement et faisant parti d’un tout, bienveillant.
Je ne sais pas pour vous mais il y a eu un avant et un après. Une telle expérience d’humanité sincère ne peut que laisser des traces indélébiles dans le coeur.
A bientôt peut être. (Lausanne aout 2009) Valèrie
Merci Christiane, j’étais une de ces 8000 pendant cinq jours et vous avez très bien résumé ce formidable moment. Vous avez mis de justes mots sur ce que j’ai ressentie ! A bientôt
Aurore
Belle description en démonstration de possible union en Amour et Compassion sans violence ni poison
Merci de tout coeur Madame Christiane Cayre pour votre si belle participation
Bonne journée vers vous et pour tous
Catherine.
Pensée toute particulière au peuple Tibétain et sa culture merveilleuse qui se meurent jour après jour
Et finissent de nous offrir leurs derniers joyaux sauvés des eaux