Même les oiseaux le savent

jeudi 25 septembre 2008
par  8119
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Quand j’ai revu ma mère on s’est rendu compte qu’on a pensé tous deux à ce qu’elle m’avait raconté quand j’étais petit. En Algérie, avant un tremblement de terre, elle avait constaté que les animaux prenaient la fuite bien avant la catastrophe, y compris si c’étaient l’arrivée de bombes.

Si les animaux ont des antennes pour cela il n’y a rien d’étonnant, et même, si pour nous humains, ces antennes ont prit la forme de la raison, ce ne doit pas être étonnant non plus que tous se mettent à penser à la même chose, profonde et confuse, mais suffisamment saillante pour qu’on puisse s’exclamer : « il va se passer quelque chose ».

C’est clair, tout le monde le sent.

J’explore le cosmos depuis que j’ai appris à le faire par la pensée, j’expérimente des courants, j’entends ce que pensent ceux dont, avant, je me demandais «  mais comment font-ils pour penser ça ? ». J’entends très distinctement les arguments qui les motivent, leur contentement à la vue des morts en masse, les affabulations qui apaisent leur coeur à la vue du sang, la haine qui sert de béquille à leur équilibre mental.

Mais il y a autre chose que j’entends, c’est le doux son de la victoire. J’entends qu’il faut persévérer, que même si on n’a le sentiment de n’avoir obtenu aucun effet après de longs et continuels efforts dans le sens des Droits de l’Homme et de ce qui est vraiment divin, que ces efforts vont payer.

J’entends la force de cette volonté qui gronde, et qui a toujours été reléguée et enfouie sous des raisons auto-dégradables et sans cesse renouvelées. Ça dit en gros qu’il faut persévérer, ne jamais lâcher prise sur le moindre principe, y compris et surtout les plus faibles.

Qu’il faut se souvenir du goût amer des fois où on a dû céder un peu de ce à quoi on tenait, et de la déception que renvoyait la vue de la contrepartie de ce troc.
Il y a des morceaux de soi qu’on ne devrait jamais céder, parce que si on le fait, même ce sur quoi on comptait se raccrocher perdait de sa saveur.

Il est dit qu’il ne faut pas perdre espoir, surtout si la victoire n’est plus qu’à quelques mètres et qu’on ne le sait pas. Que le travail constant que peu acceptent de faire au nom de l’honneur et de la justice, n’est rien d’autre que l’action créatrice qui modèle le devenir du cosmos : la Création elle-même.

Il est dit avec ce son, tout comme les oiseaux le vent et l’eau peuvent en dire beaucoup à celui qui ose entendre, que les graines sont longues à germer mais que les fleurs éclosent en l’espace d’une nuit.

8119


Commentaires

Même les oiseaux le savent
jeudi 25 septembre 2008 à 15h37

C’est très jolie ce que tu dit j’espère que ça ce realiseras

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