Salvador : les élections de 2009 pourraient mettre fin au régime ARENA

Mauricio Funes, candidat favori
lundi 13 octobre 2008
popularité : 1%

Les 4,2 millions d’électeurs salvadoriens iront aux urnes en 2009 : le 18 Janvier, ils voteront pour le renouvellement du parlement et des conseils municipaux et le 15 Mars, ils éliront un nouveau président. Ces élections pourraient voir la fin du pouvoir du parti ARENA (Alliance Républicaine Nationaliste), fondé comme branche politique des milices paramilitaires d’extrême-droite en 1981 par le sinistre Roberto D’Aubuisson Arrieta (enlevé à l’affection siens à l’âge de 47 ans, échappant ainsi à la justice des hommes), alias Blowtorch Bob (à cause de sa prédilection pour la méthode de torture consistant à brûler ses victimes avec une torche), élève-modèle de l’École des Amériques et organisateur présumé de l’assassinat de Mgr Oscar Romero. Les 4 derniers présidents salvadoriens ont tous été des hommes de l’ARENA. L’actuel président risque bien d’être le dernier de cette série. Face à Rodrigo  ?vila, le candidat areniste, le FMLN présente le journaliste Mauricio Funes, 49 ans, donné favori dans les sondages. Il a eu un parcours journalistique impeccable, jalonné de licenciements et de censures. Il connaît donc le prix de la liberté d’information et d’expression. Signalons pour les lecteurs français que Mauricio Funes a un lien tragique avec la France : son fils aîné Alejandro a été assassiné par un jeune Marocain le 10 Octobre 2007 devant le Musée du Louvre à Paris, où il étudiait la photographie. – FG, Tlaxcala

Par FMLN, Granma & Tlaxcala

FMLN : "L’ESPOIR ET LE CHANGEMENT PRÉVAUDRONT SUR LE CONTINUISME !"

Pour les prochaines élections, le paysage politique est maintenant plus clair puisque les deux principales forces politiques au Salvador ont élu leur candidat respectif pour les présidentielles. Le FMLN [Front Farabundo Marti de Libération Nationale] a choisi le journaliste Mauricio Funes, défenseur reconnu des droits des citoyens, et qui grâce à ses enquêtes et sa longue expérience, ne cesse de dénoncer les abus et la corruption dans le gouvernement.

Depuis plusieurs années, Mauricio Funes a analysé la réalité nationale, en enquêtant sur les principaux problèmes qui frappent les gens et en créant un débat d’idées sur les solutions qui doivent être adoptées pour affronter et dépasser ces problèmes. Son honnêté, son aptitude et sa crédibilité ont convaincu le FMLN, après une large consultation au niveau national et par désir d’ouverture, de lui proposer la candidature à la Présidence de la République, cette décision ayant été avalisée et soutenue par les citoyens, à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

La candidature de Mauricio Funes réveille un énorme espoir chez les citoyens. En tant que candidat à la Présidence, Mauricio Funes, est en train de parcourir le pays avec son partenaire Salvador Sánchez Cerén, afin de s’entretenir avec les gens des villes, des villages, des régions urbaines et rurales ainsi qu’avec les secteurs représentatifs de la vie nationale, dans l’intention de porter son message d’espoir et de changement, et en même temps de rassembler avis et propositions, pour le programme de gouvernement 2009-2014. Le candidat a déjà visité plus de 100 communes, s’enrichissant des rencontres avec des agriculteurs, des patrons du commerce et de l’industrie, des personnels de coopératives, des femmes, des leaders religieux de différentes églises, des jeunes, etc.

Mauricio Funes s’est également rendu dans plusieurs villes des USA pour dialoguer avec nos frères et sœurs migrants, et les aider dans la défense de leurs droits. À cette occasion, il a tenu à discuter avec des représentants du Gouvernement et du Congrès de ce pays, et lancer les bases pour une future relation, fondée sur le respect mutuel, l’amitié et la coopération entre les deux pays.

Tandis que le FMLN et Mauricio Funes travaillent et avancent pour assurer un véritable changement au Salvador, le parti au gouvernement manœuvre désespérément pour se maintenir au pouvoir, malgré l’échec de ses politiques et le refus que le peuple est en train de lui signifier. À cet effet, dans les mass médias, ils ont monté un spectacle pour simuler tout un processus de sélection de leur candidat présidentiel ; spectacle dénoncé par les participants eux-mêmes. La vérité, est que Saca [1] et ses associés les plus proches, avaient déjà décidé que, Rodrigo Ávila, serait le candidat areniste.
La question que le peuple doit se poser est : Qui est Rodrigo Ávila ? Car en plus d’être issu d’une des familles qui ont financé, et qui vénèrent toujours le fondateur des escadrons de la mort, Roberto D’Abuisson, cet Ávila est un personnage qui fait partie des responsables principaux du préjudice porté à la sécurité citoyenne dans le pays.

S’il existe une parole qui résume la trajectoire suivie par Ávila, c’est bien : ÉCHEC ! Depuis plusieurs années, Ávila, a démontré son incapacité à freiner la délinquance. Au poste de la PNC [2] et de Vice-ministre de la Sécurité Publique, il a mis en place des stratégies qui, au lieu de réduire la vague d’assassinats et d’autres délits, ont finalement transformé Le Salvador en un des pays les plus dangereux du monde. Durant l’année 2007, qui fut identique aux précédentes, il y eut dans ce pays, pas moins de 3500 assassinats, nous plaçant à la déshonorante 2ème place des pays du monde par le nombre d’homicides relatif à la densité de la population.

La population elle-même dénonce Ávila comme faisant partie du groupe de dirigeants arenistes qui profitent de l’insécurité de la majorité des citoyens. L’INSÉCURITÉ EST POUR EUX, UN COMMERCE PARALLÈLE. Avec la vente d’armes et les services de sécurité privée, ces politiques se sont enrichis à satiété. Maintenant, avec Ávila à leur tête, ils viennent essayer de tromper à nouveau la population en disant qu’ils vont résoudre le problème de la sécurité. Il est donc possible de leur demander : puisqu’ils ont les solutions, Pourquoi ne les ont-ils pas appliquées ? Puisque cela fait presque 20 ans qu’ils gouvernent, pourquoi viennent-ils nous dire que ce n’est qu’à partir de maintenant qu’ils vont résoudre les problèmes ?

Le candidat areniste représente le CONTINUISME. Les mêmes, toujours plus pour ces mêmes ! Associés aux autres hiérarques de ce parti, Ávila est responsable des gravissimes problèmes qui asphyxient chaque jour la famille salvadorienne : pauvreté, hausse irrépressible du coût de la vie, chômage, délinquance, manque d’eau potable, mauvais services de santé et d’éducation, non-respect de la loi et corruption de la part des gouvernants, plus encore d’autres problèmes.

Venir se présenter aujourd’hui comme quelque chose de nouveau, comme une nouvelle droite, qui a changé, qui maintenant s’intéresse aux pauvres, c’est vouloir escroquer une nouvelle fois les citoyens. L’ARENA et son candidat ne sont qu’un faux billet avec lequel ils essaient de tromper les gens.

L’ARENA a déjà eu l’opportunité de remettre le pays sur le bon cap et elle ne l’a pas fait. Chaque fois, ils ont échoué, et maintenant ils ne veulent pas partir dugGouvernement. Mais l’heure du CHANGEMENT est arrivée ! La candidature de Mauricio Funes reçoit chaque jour, un soutien populaire plus large. Tous les sondages le signalent.

Le FMLN en-tête dans les intentions de votes

SAN SALVADOR, 23 septembre 2008 -Un sondage réalisé mardi dernier par l’université privée Francisco Gavidia assure que le FMLN, le parti de l’ex-guérilla salvadorienne, est crédité d’un avantage de 23 points sur la droite qui est au gouvernement, dans les intentions de votes, pour les élections présidentielles de mars prochain.

Selon le sondage, le canidat Mauricio Funes pourrait s’imposer avec 47,42% des suffrages.

Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le candidat du Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN), le journaliste Mauricio Funes, obtiendrait 47,42% des suffrages, alors que le candidat de la droite (ultra-conservatrice) de l’Alliance Républicaine Nationaliste (ARENA), Rodrigo ávila, aurait 23,77%.

Cependant, le chiffre d’indécis s’élève autour de 24%

Si un deuxième tour devait avoir lieu, Le FMLN gagnerait le suffrage avec 52,33%, alors que l’Arena obtiendrait 26,97%, avec toujours 20,70% d’indécis.

Quant à la bataille des législatives, le FMLN est en tête avec 43,86%, suivi par l’Arena avec 24,39% et un pourcentage d’indécis de 25,49%.

Sources : granma et letacle
Traduit par Esteban Grévisé par Fausto Giudice

tlaxcala


[1Elías Antonio Saca González, Président du Salvador depuis juin 2004.

[2Policia Nacional Civil (Police Nationale Civile).Source : FMLN


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Brèves

Israël refoule un navire d’aide faisant route vers Gaza

jeudi 15 janvier 2009

La marine israélienne a refoulé un navire battant pavillon grec et transportant de l’aide destinée aux Palestiniens de la bande de Gaza, rapportent des militants.
Le navire, à bord duquel se trouvaient 21 personnes, a été intercepté à une centaine de milles nautiques au nord-est de Gaza, a déclaré Houwaida Arraf, l’une des organisatrices de la mission du Mouvement Gaza libre, basé aux États-Unis.
"Ils (les navires israéliens) sont venus tout près et ont menacé d’ouvrir le feu sur nous si nous poursuivions notre route", a dit Arraf à Reuters à bord du bateau d’aide, qui retourne actuellement à Chypre.
"Ils nous ont cernés avec leurs quatre navires de guerre, et il était très difficile de naviguer. Ils ont dit qu’ils auraient recours à tous les moyens pour nous tenir à l’écart de Gaza", a dit la militante.
Mercredi, Israël avait déjà ordonné à un navire iranien transportant une aide humanitaire aux Palestiniens de faire demi-tour.

Le président de l’Assemblée générale de l’Onu menacé de mort

mardi 16 décembre 2008

( Mardi, 16 décembre 2008 )

Le président de l’Assemblée générale des Nations unies, le Nicaraguayen Miguel D’Escoto, volontiers critique envers Israël et les Etats-Unis, a fait l’objet de menaces de mort sur internet, a déclaré lundi 15 décembre son porte-parole.

"Il y a des menaces très graves contre sa vie et il les prend au sérieux", a dit à la presse Enrique Yeves. "L’équipe de sécurité de l’Onu les prend également au sérieux."
D’Escoto, prêtre catholique et ancien ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, a émis de nombreuses critiques envers Israël et les Etats-Unis depuis qu’il a pris la tête de l’Assemblée générale de l’Onu, en septembre.

Il a récemment comparé l’attitude d’Israël envers les Palestiniens à la politique de ségrégation en Afrique du Sud du temps de l’apartheid.
Selon Yeves, les services de D’Escoto ont repéré les menaces sur internet il y a quelques jours et en ont informé la sécurité de l’Onu ainsi que les autorités américaines.
D’Escoto a pris des "mesures de sécurité extraordinaires", a expliqué son porte-parole, sans plus de précisions.
D’Escoto était le chef de la diplomatie nicaraguayenne dans les années 1980, lorsque le gouvernement sandiniste combattait l’insurrection des "Contras" soutenue par Washington.
En 2004, il avait qualifié dans une interview l’ex-président américain Ronald Reagan de "boucher de (son) peuple" et avait estimé que George Bush était son héritier spirituel.

aloufok.net

relations UE/Israël

mercredi 3 décembre 2008

la demande de report du vote sur le "rehaussement" des relations UE/Israël , sur lequel vous m’avez, à juste titre, interpellée, vient d’être adoptée.

Cette demande avait été déposée par le groupe des Verts et celui de la GUE, arguant que l’absence totale de progrès sur le plan du processus de paix devait amener le Parlement européen à refuser de se prononcer en l’état afin d’exercer une pression sur Israël. Cette position a été soutenue par une majorité de parlementaires européens et il n’y aura donc pas de vote demain.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés des prochains développements de ce dossier et vous remercie encore de votre mobilisation.

Bien cordialement,
Hélène Flautre Eurodéputée

Communiqué de l’Afps

vendredi 30 novembre 2007

L’AFPS condamne la répression policière en Cisjordanie contre les milliers de Palestiniens qui manifestaient pacifiquement leur hostilité au sommet d’Annapolis le 27 novembre 2007

répression qui a fait un mort à Hébron en plus de dizaines de blessés dans plusieurs villes de Cisjordanie, et qui s’est traduite par de nombreuses arrestations.

L’Afps s’inquiète aussi de la restriction préoccupante de la liberté d’expression de la société civile qui s’exprimait dans le calme mais dont des membres connus ont pourtant été arrêtés et de la répression des médias palestiniens dont certains acteurs ont été violement battus et emprisonnés par la police palestinienne .

Venant après la répression de la manifestation de l’OLP à Gaza à l’occasion du troisième anniversaire de la mort de Yasser Arafat, cette répression ne peut que creuser la brèche entre le Hamas et le Fatah et risque aussi de créer une rupture entre l’Autorité palestinienne et la société civile palestinienne, rendant impossible tout retour à l’union nationale indispensable pour affronter ensemble les enjeux posés par l’après sommet d’Annapolis.

L’Afps réaffirme que cette confrontation inter-palestinienne, qui ne fait que favoriser les projets de la politique d’occupation israélienne, tire son origine de la situation dramatique imposée à la société palestinienne par le blocus exercé par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, en particulier sur la bande de Gaza. Elle s’alimente de l’absence de perspectives politiques créée par le refus des mêmes puissances d’imposer à Israël la solution répondant aux principes du droit international pour aboutir enfin à l’Etat palestinien indépendant viable et souverain dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale ainsi qu’à une solution fondée sur les résolutions des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

Paris, 29 novembre 2007