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samedi 31 juillet 2010
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Brèves
Le Pr. Oberlin est entré dans la bande de Gaza !
vendredi 10 juillet

Quand le Pr. Christophe Oberlin estime être dans son droit, difficile, même pour les Israéliens, de se mettre en travers de sa route. Après 4 jours de refus consécutifs de la part du gouvernement israélien, le chirurgien de renommée internationale est entré ce matin dans la bande de Gaza et s’est aussitôt mis au travail à l’hôpital Khan Younès avec 3 autres médecins de son équipe.

Il a fini par rentrer jeudi à 11 H 30 dans la Bande de gaza, après avoir squatté pendant 4 jours devant le poste frontière d’Erez et avoir appelé la terre entière pour réussir à tenir ses engagements.
Dès cet après-midi, il était au travail, aux côtés du Dr. Mohamed Rantissi, pour une longue série de consultations, qui ont pris du retard, et qui seront suivies d’interventions chirurgicales liées à des blessures infligées par l’armée israélienne à la population palestinienne pendant l’opération élégamment nommée "plomb durci".
Il dispensera ensuite aux médecins palestiniens un enseignement dans sa spécialité, comme il le fait à chacune de ses missions.

Il a fallu notamment l’intervention de Me Gilles Devers, qui a engagé des procédures, déposant plainte auprès du ministre français des affaires étrangères, pour que le gouvernement israélien soit obligé de céder. Tandis que le journal La Croix et la radio France Info faisaient état de la situation de cette équipe chirurgico-médicale bloquée par l’armée israélienne au poste frontière d’Erez, l’ambasseur d’Israël appelait Frédéric Barrère à France Inter, pour demander qu’il renonce à traiter cette information !

 
les vigiles veillent sur l’Amérique
jeudi 30 avril

D’après le Washington Post, le recours à des entreprises privées de gardiennage pour maintenir l’ordre est en pleine recrudescence aux États-Unis.

Les flics privés de la société Blackwater et consorts, dont la réputation n’est plus à faire, notamment en Irak, sont désormais deux fois plus nombreux que les policiers assermentés dans les villes américaines.

 
Le boycott d’israël adopté par le Congrès des Syndicats écossais !
jeudi 23 avril

Le Congrès des syndicats écossais, actuellement réunis à Perth, vient d’adopter la motion concernant le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à l’encontre d’Israël.

C’est à une écrasante majorité de votes à mains levées que le Congrès des Syndicats Ecossais (Scottish Trade Union Congress STUC), vient de voter ce mercredi cette motion BDS.
Elle a été proposée aux votes par une délégation du syndicat qui s’était rendue en Palestine récemment.

Une décision importante, qui suit celle du congrès des syndicats irlandais qui avaient adopté cette motion dès 2007, et qui devance, espère-t-on, celle du Congrès des Syndicats Britanniques (TUC) qui doit se réunir prochainement.
Une progression inexorable de la prise de conscience de la société civile sur la menace que fait peser Israël sur le peuple palestinien et sur le droit en général.

CAPJPO-EuroPalestine

 
Israël refoule un navire d’aide faisant route vers Gaza
jeudi 15 janvier
La marine israélienne a refoulé un navire battant pavillon grec et transportant de l’aide destinée aux Palestiniens de la bande de Gaza, rapportent des militants.
Le navire, à bord duquel se trouvaient 21 personnes, a été intercepté à une centaine de milles nautiques au nord-est de Gaza, a déclaré Houwaida Arraf, l’une des organisatrices de la mission du Mouvement Gaza libre, basé aux États-Unis.
"Ils (les navires israéliens) sont venus tout près et ont menacé d’ouvrir le feu sur nous si nous poursuivions notre route", a dit Arraf à Reuters à bord du bateau d’aide, qui retourne actuellement à Chypre.
"Ils nous ont cernés avec leurs quatre navires de guerre, et il était très difficile de naviguer. Ils ont dit qu’ils auraient recours à tous les moyens pour nous tenir à l’écart de Gaza", a dit la militante.
Mercredi, Israël avait déjà ordonné à un navire iranien transportant une aide humanitaire aux Palestiniens de faire demi-tour.
 
Le président de l’Assemblée générale de l’Onu menacé de mort
mardi 16 décembre

( Mardi, 16 décembre 2008 )

Le président de l’Assemblée générale des Nations unies, le Nicaraguayen Miguel D’Escoto, volontiers critique envers Israël et les Etats-Unis, a fait l’objet de menaces de mort sur internet, a déclaré lundi 15 décembre son porte-parole.

"Il y a des menaces très graves contre sa vie et il les prend au sérieux", a dit à la presse Enrique Yeves. "L’équipe de sécurité de l’Onu les prend également au sérieux."
D’Escoto, prêtre catholique et ancien ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, a émis de nombreuses critiques envers Israël et les Etats-Unis depuis qu’il a pris la tête de l’Assemblée générale de l’Onu, en septembre.

Il a récemment comparé l’attitude d’Israël envers les Palestiniens à la politique de ségrégation en Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Selon Yeves, les services de D’Escoto ont repéré les menaces sur internet il y a quelques jours et en ont informé la sécurité de l’Onu ainsi que les autorités américaines.
D’Escoto a pris des "mesures de sécurité extraordinaires", a expliqué son porte-parole, sans plus de précisions.
D’Escoto était le chef de la diplomatie nicaraguayenne dans les années 1980, lorsque le gouvernement sandiniste combattait l’insurrection des "Contras" soutenue par Washington.
En 2004, il avait qualifié dans une interview l’ex-président américain Ronald Reagan de "boucher de (son) peuple" et avait estimé que George Bush était son héritier spirituel.

aloufok.net

 
Quelques réflexions sur la « piraterie » moderne
jeudi 1er janvier 2009

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Les journaux télévisés nous content des histoires de pirates au large de la Somalie. Bientôt, une grande armada doit partir pour y attaquer leur nid. Toutefois, le communiqué ci-dessous du ­ministre des Affaires étrangères d’Erythrée apporte une toute autre explication à ce déploiement de forces.

C’est un fait que depuis 1991, la population de Somalie est plongée dans la misère la plus amère à cause de la passivité consciente de la communauté internationale. Celui qui peut s’enfuit de la Somalie. Trois millions d’êtres humains meurent de faim. Des flottes étrangères s’accaparent des réserves en poissons devant la côte. Presque personne ne parle du fait qu’au large des côtes somaliennes, des déchets toxiques des entreprises occidentales ont été et sont toujours engloutis. En 2004, le Tsunami déversa également des tonneaux de résidus radioactifs sur les plages somaliennes. Beaucoup de personnes meurent de maladies inconnues et cancéreuses. On suppose ­qu’elles proviennent des déchets toxiques engloutis au large des côtes ou aussi de l’utilisation d’armes non déclarées pour la guerre sans fin régnant dans le pays.

Presque personne ne parle du fait que le désordre au sein de l’État est maintenu consciemment afin que l’on puisse se procurer de l’extérieur sans préjudice les matières premières du pays. _ Apparemment personne ne porte un intérêt réel à ce que le pays et ses habitants puissent recouvrer la paix. Pour cette raison, on se demande comment une poignée de ces dénommés « pirates » arrivent à mener par le bout du nez une armée (Opération pour la liberté durable, OEF), hautement équipée pour la lutte contre le terrorisme, au large des côtes somaliennes, comme le présentent beaucoup de médias. La question de savoir pourquoi tout d’un coup une armada internationale est déployée sous pavillon de l’ONU pour aller à la « chasse au pirate » est tout aussi intéressante.

1 - Une des voies les plus importantes du trafic maritime mondial passe devant la Somalie. Le problème de la « piraterie » se résoudrait tout de suite si les USA et les autres puissances occidentales admettaient un pouvoir politique en Somalie, qui contrôlerait efficacement sa propre côte. La dernière tentative visant à former une institution étatique qui a été entreprise avec succès par l’« Union des tribunaux islamiques » a été anéantie violemment il y a deux ans par les USA avec l’aide de l’armée éthiopienne. Sous ce qu’on appelle les ­Islamistes, le « problème de la piraterie » n’existait pas.

2 - La « piraterie » est un crime et est réprimée par les lois correspondantes. Il existe aussi des traités de droit international là-dessus. La poursuite de criminels est en premier lieu la tâche de la police et non de l’armée.

3 - Les « pirates » ont des soutiens qui leur délivrent d’importantes informations. Ce n’est pas un hasard que précisément un cargo, qui transportait 33 chars russes T72, a été capturé par les « pirates » (Welt Online du 28 septembre). Qui pouvait y avoir intérêt ?

4 - La « piraterie » était rarement une entreprise de criminels isolés, mais elle vivait grâce à la protection d’individus puissants. Ainsi, la piraterie que pratiquait l’Anglais Francis Drake au XVIe siècle contre les navires de commerce espagnols, se désigna par l’euphémisme « flibuste ». Il accomplissait cela avec l’approbation formelle de la reine d’Angleterre. En outre, il a été encore anobli pour cela.

5 - Les rançons pour le butin n’arriveront seulement qu’en partie en Somalie. Bien qu’actuellement des images montrant des «  pirates » noirs ornés de chaînes d’or hantent les médias, il est peu probable que les sommes s’élevant à des millions atterrissent à Haraardere, le « nid des pirates » installé sur la côte somalienne. Il est beaucoup plus probable que les instigateurs vivent dans un cadre protégé (peut-être à Londres, à New York, à Hambourg ou à Tokyo) et qu’ils organisent de là leurs razzias.

6 - Les « pirates » sont tolérés. Avec l’utilisation de la technologie de guerre moderne disponible, les « pirates » ne pourraient pas se tenir cachés longtemps (détection satellite, surveillance de la télécommunication, sonars, enregistrements infrarouges etc.)

7 - Dans le cadre de l’Opération liberté durable (OEF), le corridor maritime passant devant la Somalie est surveillé systématiquement depuis décembre 2001 par une force opérationnelle (Task Force 150), afin qu’on n’offre pas, selon la version officielle, aux terroristes d’Al-Qaida un refuge. Soit cette mesure était ou est sans effet, sinon on pourrait l’utiliser sans problème contre les « pirates », soit la mesure n’a jamais visé la lutte contre le terrorisme mais d’autres objectifs.

8 - La « piraterie » devant la côte somalienne sert à légitimer l’emploi renforcé de bateaux de guerre. Ainsi, on trouve maintenant dans la région outre les navires de guerre de l’OEF également des navires de guerre russes et indiens. Le 23 octobre, le parlement européen a légitimé l’utilisation d’une flotte de guerre de l’UE contre les pirates écumant la côte de la Somalie. L’opération « Atlanta » a lieu dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Ici, l’UE s’appuie sur la résolution 1816 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui permet à tous les États volontaires de faire la chasse aux pirates également au sein de la zone des 12 lieues. Cette résolution présente une nouveauté au niveau du droit international comme le constate le professeur en droit international Norman Peach (Junge Welt du 23 octobre). Tout indique qu’on veut imposer le contrôle stratégique au nord-est de ­l’Afrique y compris les voies maritimes. Le rôle que joue le Conseil de sécurité de l’ONU quand il légitime les opérations militaires, reste confus.

9 - L’ambiance de fête qui s’est répandue dans quelques organes de presse après le sabordage d’un prétendu « navire ravitailleur pirate » par une frégate indienne le 19 novembre, doit faire réfléchir. Un tel procédé conduit à l’abrogation des voies constitutionnelles. Le droit du plus fort compte. Ainsi, des bateaux peuvent être sabordés et on les qualifie ultérieurement de «  bateaux pirates ». Le 25 novembre, on a appris finalement que le prétendu « navire ravitailleur pirate » était en fait un chalutier de pêche thaïlandais « Ekawat Nava 5 ». Un membre de l’équipage avait survécu. Les proches ont peur pour les 18 autres collègues, il n’y en a toujours pas de trace.

Source : Communiqué de presse du ­ministre des Affaires étrangères d’Erythrée du 20 novembre 2008
(Traduction Horizons et débats)

voltairenet.org

 

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Messages de forum :
Quelques réflexions sur la « piraterie » moderne
vendredi 2 janvier 2009
par  Gilles LECOQ

Bonjour,

En effet, ce qui se passe en face des côtes somaliennes démontrent ce dont est capable un type de "Société" pour répondre à un problème qu’ils occultent volontairement. Derrière ces actes de piratages se cachent peut-être une menace d’autant plus grave que la seule réponse que les pays occidentaux puissent y apporter est une solution de représailles. Mais si le peuple somalien trouvait de quoi vivre décemment sur son propre sol, pourquoi irait-il alors commettre ces actes de piraterie ? Si les flottes de navires de pêche étrangères arrêtaient de piller ses ressources,notamment celle du thon, ces mêmes pirates auraient-ils besoin de ça pour survivre ??

Mais le pire dans tout cela, c’est que cette politique de l’autruche qui est de réprimer sans apporter de solutions humaines sera que cet embrasement "régional" ne peut que se répandre sur tout le Continent Africain, tant que l’on continuera impunément à le piller,avec l’approbation tacite et criminel de certains gouvernants. G.Lecoq.




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