Qui est ce bon monsieur Sabeg ?

jeudi 1er janvier 2009
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par Merachlor


"Je gouvernerai avec un gouvernement resserré de 15 membres". NS dans "promesses de campagne à l’attention des crétins de France et des cons de Navarre".

Roulements de tambour ...
Nous accueillons aujourd’hui un 40ème (déjà ? c’est fou ce que le temps passe vite) membre au sein de ce merveilleux gouvernement de bras-cassés. Le sieur Sabeg est appelé. Et il est nommé commissaire à la diversité et à l’égalité des chances.

Voila, voila,
Les milliards, c’est fini, y’a pu un rond,
Alors mini-lui nous pond un ministre par jour.
Il occupe l’espace...

Je sais, lecteur averti, que tout comme moi, tu t’es dit (un pouillème de seconde) : "Tiens, El Niño veut que tout le monde ait sa chance, c’est peut-être bien. Mais qui est ce bon monsieur Sabeg ?"

On peut légitimement se demander qui est et d’où nous vient le nouveau commissaire. Après tout, des millions de français peuvent avoir leur quotidien bouleversé grâce au gros monsieur.

D’abord on pourrait penser que le gaillard a un long parcours aux côtés de jeunes des cités difficiles. Peut-être est-il même issu d’associations qui œuvrent depuis longtemps pour l’égalité des chances ? Pas comme la Halde, avec l’ancien patron de Renault à sa tête. Bref, une pointure du social.

Hey, tu te crois où, lecteur ? Chez Mickey ?

Non, monsieur le commissaire (entraînez-vous, ça sert de plus en plus, cette expression) tire sa légitimité du fait qu’il soit d’origine algérienne. C’est tout ? Oui, c’est tout. Et il aime pas qu’on lui parle d’intégration : "De toute façon, je ne suis pas candidat. Surtout pas à un secrétariat d’Etat alibi à l’intégration." Yazid Sabeg, 2004

Bon, on l’a vu, d’un point de vue expérience sociale, c’est limite. Alors on va s’ interesser au CV du bonhomme.

L’ami Yazid a commencé à bosser pour l’ État à la DATAR. Il bascule dans le privé et devient pdg d’Enerfinance. Mais il veut du cash, Sabeg. Alors il devient le conseiller personnel d’un homme d’affaire qui répond au doux nom de... Vincent Bolloré.

Hé, hé, hé. tu vas voir comme le monde du petit est... petit.

En 1991, il prend d’assaut une société, Compagnie et Signaux, et en devient proprio et pdg. Bien entendu, sa société, tout comme celles de Bolloré ne travaille pas avec l’État. Ah, attends, ah si, peut-être un peu. _ En fait juste la signalisation embarquée sur le TGV, la régulation du trafic ferroviaire sous la Manche, le système de combat du porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle... Oui, finalement, il travaille un max avec l’État... Bon, ça n’empêche l’ami Yazid d’être un rude chef d’entreprise.
Les gaillards de la filiale CS Telecom se souviennent encore comment, deux semaines avant de les envoyer en liquidation, le groupe CS (pour Compagnie et Signaux) a siphonné 10 mFF de leur trésorerie pour vider les comptes.

Ben oui, tu crois que l’égalité des chances, c’est qu’une question de couleur, toi ? Non, à CS Telecom, tout le monde à égalité, tout le monde dans le baigneur, tout le monde à l’ASSEDIC. C’est sur, quand on n’est pas habitué, ça fait mal au fondement, l’égalité made in Sabeg.

Il diversifie dans le militaire (toujours aucun rapport avec l’État). Il embauche comme vice-président le général Mouton en 1993 et fait entrer Olivier Barre (fils de) et Antoine Veil (mari de, et papa de Pierre-François, avocat) à son conseil d’administration.

En 2000, Bebeg est mis en examen pour avoir vendu des systèmes d’armement à l’Angola en 1994. Une perquisition a lieu dans ses bureaux. L’ instruction débouchera sur le procés actuel, dit de l’angolagate. Sont prévenus dans cette affaire l’ami Mouton, vice-président de Yazid (et qui quittera CS fin 2000 pour Bremco, société de... Falcone) et Pierre Falcone, marchand d’armes qui a la chance d’avoir un avocat qui connaît bien l’affaire, Maître Pierre-François Veil... !... Nooooonn ! Si, si, le même dont papa est au conseil de Bebeg. Dingue, çà. Tout petit, le monde, on te dit.

Et Yazid, tu me dis, ami lecteur ? et oui, l’est pas dans l’box, Bebeg ?
Ben faut que tu saches. Yazid aime bien la politique. Oui, toi aussi. Mais lui, plus. Il a des amis. Proches, les amis. Philippe Douste-blazy est le parrain (à droite, c’est un terme très prisé) d’un de ses enfants. Borloo est également son pote. Et en 2002, il soutient le Chi.

Et dès 2004, mais il faut être une saleté d’ultra-gaucho poseur d’afghans pétards printaniers pour y voir une relation de cause à effet, et bien l’ami Bebeg aura son non-lieu... en France, oui, oui. Restera dans le box son vice-président Mouton (je me retiens) qui a fait que vendre des zarmes dans le dos de son zentil patron Yazid... Mouarf, Mouton... Désolé.

Bon maintenant au moins, on sait comment Bebeg conçoit la justice : Tous égaux, mais certains plus que d’autres. Pas de doute, il va faire des étincelles au gouvernement.

PS : CS est également le créateur d’Alba. Hummm Jessica ? Non, Alba, le produit d’interception GSM, qui, selon la plaquette, opère en mode passif sans laisser le moindre indice susceptible d’alerter le suspect sous surveillance. Alors, l’était pas prédestiné à entrer dans ce brun gouvernement, l’Yazid ? Allez, bonne égalité à tous.

marachlor.blogspot.com


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