Jusqu’alors plutôt discrets sur leurs relations avec les tarés des mouvements anti-IVG, les évèques français se lâchent : ils sont 24 à avoir rejoint le Comité de soutien à la "Marche pour la Vie" qui s’est déroulée le 17 janvier à l’initiative de toute la nébuleuse de groupuscules intégristes que compte notre beau pays.
Parmi ces prélats, relève la revue Golias, on compte des pointures comme le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon. Le site Internet du diocèse lyonnais fournissait même les indications pour se rendre à la manif parsisienne. Merci !
In Siné Hebdo N°72
En France, la grippe porcine serait sur la pente descendante, tout comme dans de nombreux pays. Pour le réseau SOS Médecins, l’activité diminue dans la plupart des régions et, à l’hôpital, la diminution du nombre de passages aux urgences pour grippe se poursuit.
En Allemagne, l’État fédéral de Brême a fait savoir qu’il voulait annuler le contrat qu’il avait conclu avec les compagnies pharmaceutiques, au sujet du vaccin contre la grippe porcine, à cause du manque d’intérêt de la population pour ce vaccin. Selon les estimations des autorités, 4 % seulement de la population de Brême a été vaccinée, ce qui laisse à l’Etat plusieurs millions de doses de vaccins inutilisés dont la facture s’élève à 30 millions d’euros.
Sylvie Simon
Tout augmente.
En 2005, participation de 2 euro sur le remboursement des consultations et autres examens.
En 2006, mise en route du forfait dit "18 euros" pour tous les actes techniques dont la valeur dépasse les 91 euros.
En 2008, instauration des franchises médicales : et hop ! 0,50 euro par boîte de médicaments (enfin, ceux qui n’ont pas été déremboursés) et aussi 0,50 euro par acte infirmier, et encore 2 euros par transport sanitaire.
Dans le budget 2010, une augmentation de 2 euros pour le forfait hospitalier, qui passe à 18 euros !
Enfin, tant que sont remboursés les antidépresseurs... ça va encore !
In Le Canard Enchaîné
Hervé Novelli, Secrétaire d’État au Commerce, a dévoilé sans boum boum ni pouêt pouêt le chiffre d’affaires moyen des auto-entrepreneurs : 4 200 euros par trimestre pour ces nouveaux chevaliers de la France qui bouge son cul.
Une fois déduits les charges, impôts et autres dépenses professionnelles, il doit leur rester, en gros, un RMI par mois. Mais la fierté d’être chef d’entreprise, ça n’a pas de prix...
Travailler plus pour en chier plus ?!
In Siné Hebdo
En visite dans une usine, Poutine s’est vu demander par un ouvrier "Vladimir, tu pourrais peut-être me laisser un souvenir de ta visite. Ta montre par exemple..."
Le Premier ministre russe n’a pu qu’accepter et a filé sa tocante suisse d’une valeur de 8 000 euros au camarade prolétaire. Une anecdote à méditer avant le prochain déplacement de sarko dans une usine...
In Siné Hebdo

Par Michel Onfray
La droite est unanime : la constitution du Nouveau Parti Anticapitaliste est une aubaine ; la faveur grandissante d’Olivier Besancenot dans l’opinion publique est une bonne nouvelle ; les très bons sondages dont on crédite le NPA font jubiler Nicolas Sarkozy ; et, signe qui ne trompe pas, les commentateurs politiques, chroniqueurs et autres pythies télévisées, toutes vendues au libéralisme et aux pouvoirs se partageant l’alternance, dissimulent mal le plaisir qu’elles ont à voir le NPA camper sur des positions non unitaires qui feront incontestablement le jeu de la droite en place.
De sorte que les termes de l’alternative sont simples : ou bien le NPA fédère la gauche antilibérale sur de bonnes idées, mais, se refusant à la prise des pouvoirs possibles de la commune à la nation via la région, il persiste dans le ministère de la parole revendicative où les choses sont faciles : « y a qu’a », « y faudrait », « faut qu’on », « y a pu qu’à »… et dans ce cas de figure, Sarkozy est assuré de pouvoir nuire pendant dix ans ; ou bien le NPA arrête ses génuflexions devant Platon, il redescend sur terre et se soucie moins de pureté révolutionnaire que de vie quotidienne de millions de victimes du capitalisme libéral. Dès lors, il va au charbon pour gérer des villages, des cités, des villes moyennes et grandes, des départements et des régions avec d’autres forces de gauche car le NPA ne sera jamais majoritaire seul. S’il joue la logique du tout ou rien, il n’aura rien car jamais il n’aura tout.
Si le NPA ne s’allie pas avec la gauche non socialiste, il est certain de rester dans une éternelle opposition où il conservera une relative pureté – car peut-on encore se dire ou se croire pur si on laisse le champ libre à une horde de barbares de droite qu’on ne combat pas quand la défaite n’est pas écrite ? Il existe un délit de complicité, et la gauche antilibérale rassemblée n’allant pas au combat commun serait clairement responsable de la défaite en ne mettant pas ses troupes à disposition du combat antilibéral de gauche.
Pas question de gouverner avec le PS, certes. Mais pourquoi dès lors refuser de gouverner avec la gauche antilibérale que, de ce fait, on envoie dans les bras du Parti Socialiste faute de mieux ?
Je suis attentif à l’idéal, à la morale, à la pureté aussi. Mais cela ne doit pas conduire à cesser d’être soucieux de la misère concrète et réelle du peuple souffrant qui en a assez des querelles de sectes et qui veut une autre vie dans laquelle il ne gâcherait pas la sienne à survivre. Je vois d’un bon œil la fédération dans le NPA de forces sinon dispersées.
Mais c’est une étape. Si ce nouveau parti n’a pas de stratégie d’union de la gauche antilibérale dans la perspective d’une prise de pouvoir à tous les échelons de la société, il sera le meilleur allié de la droite. Qui, à gauche, peut vraiment vouloir cela ?
Michel Onfray
In Siné Hebdo N°26
Pour info, une petite réponse lue ici :
Le doigt et la lune, Réponse à Michel Onfray Dimanche, 22 Mars 2009 22:03
Réaction à l’article de Michel Onfray dans Siné hebdo du 4 mars 2009
Fin 2008, la création de Siné Hebdo a été vue comme l’expression du retour de la gauche, la vraie, dans la presse satirique française. La dictature éditoriale de Philippe Val, qui n’en finissait plus de virer à droite, avait convaincu beaucoup des lecteurs de Charlie Hebdo de se reporter sur le nouveau Siné, qui incarnait un îlot de gauche non politiquement correcte au milieu du consensus et des lieux communs.
« Siné » est devenu rapidement un point de repère pour la gauche progressiste et ses intellectuels, qui y publient régulièrement des tribunes. Parmi eux, Michel Onfray, qui se veut un penseur de la radicalité et philosophe militant. Sa compréhension du militantisme l’a amené à devenir surtout un intellectuel très médiatique, mais qui avait le mérite de l’engagement oral à gauche.
Le titre de la double page du Siné Hebdo n°26 daté du 4 mars, finement intitulée "l’anticapitalisme révolutionnaire de droite" et signée de notre ami philosophe, peut donc de prime abord surprendre.
L’auteur semble d’emblée très remonté : "La droite est unanime : la constitution du Nouveau Parti Anticapitaliste est une aubaine." Cette première phrase qui emprunte à la fois au discours du PS sur le vote utile et celui du PCF sur « la gauche qui ne veut pas se salir les mains », pourrait presque faire croire à une finesse rhétorique tant elle reprend les poncifs du discours de cette "gauche" en laquelle Onfray lui-même ne croit pas.
Mais la suite de l’article fait glisser momentanément Siné Hebdo dans une direction inquiétante. Le philosophe fait de sa tribune un réquisitoire aussi peu digne de lui que d’un hebdomadaire de gauche critique.
Dans son introduction, il justifie sa première accroche en développant une vision très personnelle du traitement médiatique du NPA, dans laquelle les medias dominants jubileraient de pouvoir attaquer le parti sur ses positions qualifiées de "non-unitaires".
Suit un développement sur le choix auquel le NPA serait confronté, résumé ainsi :
D’un côté, privilégier les idées (la "pureté révolutionnaire") et rester à jamais un parti de "ya qu’à" (car privé de mandats) .
De l’autre mettre de côté nos idées et tout faire pour obtenir des mandats électoraux avec d’autres forces de gauche.
L’article se conclut par un avertissement au NPA : Sans stratégie d’union de la gauche « anti-libérale » dans la perspective d’une prise de pouvoir globale, le parti « sera le meilleur allié de la droite ».
Dans ce schéma en noir et blanc, Onfray opte pour le blanc, en arguant que « le NPA ne sera jamais majoritaire seul ».
Son raisonnement repose sur deux éléments :
Tout d’abord, une méconnaissance du programme du NPA et du fond de notre politique d’alliance, pourtant clairement explicitée dans notre résolution adoptée au congrès de fondation et étayée dans nos communiqués de presse.
Pour critiquer, il faut d’abord aller voir, même pour crier à la propagande. La prétendue "pureté révolutionnaire" repose uniquement sur notre axe stratégique (connu de longue date) de non-alignement sur la social-démocratie, non parce qu’elle a les pieds fourchus mais parce qu’une alliance électorale (directe ou par organisation interposée) avec le PS mène nécessairement à une satellisation organisationnelle et à la participation à une politique d’accompagnement social du capitalisme (à l’image du PCF encore aujourd’hui dans les exécutifs régionaux ou municipaux où il a maintenu des élus en faisant des accords de gestion avec le PS).
Ce constat n’est pas le fait d’un délire de révolutionnaire pur et dur mais le simple corollaire du système électoral bipartite, dont les mécanismes (mis en lumière par un milieu scientifique universitaire pourtant peu enclin à la théorie du complot) donnent aux partis institutionnels ayant intérêt à la perpétuation de leur position dominante le pouvoir de dicter les modalités d’alliances.
Le raisonnement de M. Onfray repose ensuite sur une base idéologique, un aveuglement sur les perspectives d’évolution du rapport électoral. M. Onfray raisonne comme si le rapport des forces à gauche était invariable, comme si l’électorat du P.S était un électorat fidèle et convaincu et comme si le P.S était voué à rester éternellement le pôle autour duquel l’unité électorale doit tendre. Si le philosophe admet qu’il n’est « pas question de gouverner avec le P.S », il n’en semble pas moins considérer comme irréaliste et « non-unitaire » le fait de poser la rupture avec la social-démocratie comme un préalable à la refondation de la gauche qu’il appelle de ses vœux. Il faudrait avant tout privilégier l’unité de façade, et arrêter les « génuflexions devant Platon ».
Il le dit d’ailleurs explicitement "...Le NPA ne sera jamais majoritaire seul. S’il joue la logique du tout ou rien, il n’aura rien car jamais il n’aura tout.".
On peut commencer par rappeler que le but du NPA est moins d’être un parti hégémonique que le pôle de convergence des aspirations (intrinsèquement révolutionnaires) de la gauche, tant au niveau interne (illustré par la diversité des forces composantes du NPA) qu’au niveau externe (sa politique d’alliance). L’unité des gauches est déjà bien avancée au sein du NPA.
Pour l’unité des partis, le NPA ne demande pas "tout", mais seulement (et logiquement) un accord dans la durée en indépendance vis-à-vis du P.S (sur le plan électoral). Le refus du PCF et du PG de constituer ce nouveau pôle de gauche (et leur volonté de lui substituer un front électoral temporaire) est donc surtout le témoin de leur frilosité vis à vis du PS et de leur manque de conviction dans leurs propres idées (pour ne pas parler de tromperie électoraliste).
On peut citer, pour illustrer cette position, Eric Coquerel, secretaire national PG aux relations extérieures : « indiquer que nous refuserions, quelque soient les conditions, un accord avec le PS, comme nous le demandait le NPA, c’est évidemment annoncer à l’avance que nous renonçons à construire une majorité. »1
La seule chose qui empêche l’unité à gauche pour un vrai changement, c’est donc d’abord l’idéologie du vote utile, qui fait des victimes jusque parmi les philosophes en manque d’inspiration. En outre, si M. Onfray s’inquiète de notre absence de stratégie, qu’il se rassure. Il ne fait que passer à côté.
Azzedine
Notes :
1 : http://www.lepartidegauche.fr/index.php ?option=com_content&view=article&id=528:a-propos-des-decisions-du-npa-et-de-larrivee-de-qgauche-unitaireq-dans-le-front-de-gauche&catid=76:actualite&Itemid=170
Au passage, les Alternatifs et le MRC sont sans doute des "révolutionnaires de droite", alliés objectifs de Sarkozy également, puisqu’ils ont eux aussi refusé d’aller aux européennes avec le PCF et le PG ?
Je ne sais pas si Azzedine trouve des poncifs chez Michel Onfray, en tout cas en ce qui le concerne, sa dialectique n’est pas à l’abri des stéréotypes et des clichés non plus !...
Son explication de texte alphabètisante pour les demeurés qu’il nous pense être ne nous évite pas un salmigondis charabiesque dûment enseigné chez les noyeurs de poissons patentés et les marchands de farces et attrapes associés.
Allant même, jusqu’à nous affirmer avec une assurance aussi effrontée qu’audacieuse "que l’unité des gauches est déjà bien avancée au sein du NPA" ! Vraiment, ce garçon prend ses velléités inconsistantes pour des réalités intangibles !
Et notre Toto à bout de souffle épique nous revient en empruntant des phrases toutes faites à ce complice de groupuscule, je veux dire ce compagnon de cellule, ce bras droit, bref, en un mot : cette prothèse, nous rappelant ainsi combien précédemment déjà il ne nous avait pas convaincus, mais par contre agréablement distraits !
Toutefois, il faudrait qu’Azzedine cesse de s’emberlificoter dans cette phraséologie passéiste repeinte aux couleurs d’un grand soir rénové. Michel Onfray, ne lui déplaise, sera encore philosophe et étudié dans les facultés, que lui, Azzédine chevrotera déjà de l’intellect en ayant perdu les siennes… de facultés. Décidément, cet Azzédine est à la pensée révolutionnaire ce que Zinédine fut au coup de tête poitrinaire.
À quand une autre histoire de Toto ?
Décidément, cet Azzédine est à la pensée révolutionnaire ce que Zinédine fut au coup de tête poitrinaire.
Doit-on lire ici une pointe de racisme ? Ou de condescendance du même acabit ?
Soulignons en tout cas qu’on peut être un philosophe tout en ayant une analyse politique des plus foireuses. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.
En attendant Onfray considère sans doute aujourd’hui que les Alternatifs ou le MRC sont aussi des "anticapitalistes révolutionnaires de droite" puisqu’ils ont eux aussi refusé la fameuse "main tendue" par l’alliance PCF/PG.
Comment ça il pourrait y avoir des désaccords politiques ? screugneugneu, tous des sectaires-alliés-objectifs-de-Sarkozy puisqu’ils ne s’allient pas avec les seuls détenteurs de la vérité vraie (celle de tonton Staline ?).
Allez bonne continuation dans ton petit monde où le pluralisme est interdit. Nous on continue à lutter.
Tiens, finalement on dirait que c’est vous qui concourez et gagnez d’entrée de jeu le "point G" de Godwin !
En me suspectant à priori de racisme pour deux petites rimes moqueuses relevant de la licence poétique ! Décidément vous n’êtes plus seulement dogmatique vous devenez également odieux !
Puis en m’accusant de ne pas être pluraliste parce que je suis plutôt de l’avis d’Onfray que du Vôtre ! Décidément vous aussi vous prenez vos velléités inconsistantes pour des réalités intangibles ! Plus doctrinaire que ça, on ne peut pas !
C’est ça, continuez donc de lutter contre l’étroitesse de vos idées ça vous promènera et vous occupera pendant le siècle qui débute à peine !
Un peu de sang-froid mon ami. Même une pointe de racisme ne fait pas d’une personne un nazi, il faut garder la mesure des choses.
Quant à moquer les gens sur leur nom plutôt que de répondre sur le fond, ce n’est pas très honnête. Même en admettant que ce ne soit pas la "consonance étrangère" qui inspire votre moquerie.
Contrairement à vous, j’accepte que des gens ne pensent pas comme moi et qu’il y ait des réformistes qui pensent qu’il faut travailler avec le PS, plutôt qu’avec le NPA. Je ne les accuse pas de briser l’unité, ils font cela en fonction d’une ligne politique qui est la leur, et même si cette ligne me paraît mener droit dans le mur, je préfère discuter du fond que de dire "tous ceux qui ne pensent pas comme moi sont des alliés objectifs de Sarkozy".
Cette méthode stalinienne du débat existait déjà en 68 avec les "gauchistes Marcellin" ou les "hitléro-trotskistes" (tant qu’à faire). Ce courant a toujours accusé son Opposition de gauche de tous les maux et surtout de faire le jeu de la droite, il continue aujourd’hui, ça n’a rien de nouveau ni d’étonnant.
Le pluralisme, c’est justement d’accepter que certains ne pensent pas comme vous, et ce faisant, ne sont pas forcément à ranger du côté de "l’ennemi sarkoziste" pour autant.
Circonvolutions et circonlocutions aidant (Ôtez-moi d’un doute : c’est pas raciste au moins ces rimes-là ?!), finalement vous ne savez plus trop où vous en êtes tellement vous avez affirmé une même chose et ensuite son contraire pour tenter de sauver les apparences… Une mère n’y retrouverait pas ses petits ni un marin son bateau ! Mais ce n’est pas bien grave, ça vous passera avant que ça me reprenne ! Le lecteur, lui, aura suivi et remarqué qui est qui et qui a dit quoi. Cela seul importe…
Terrible, n’est-ce pas de finir pris à son propre piège dialectique… Normal, c’est la loi du genre… L’expérience vous l’enseignera si les petits cochons du NPA ne vous dévorent pas d’ici-là !...
"Gauchiste Marcellin" et "hitlero-trotskistes", rien que pour ces inénarrables contractions d’accouchement-là, vous devriez obtenir un diplôme d’amuseur public !... Par ces temps de sinistrose et de pénurie, ça doit valoir son pesant de cacahuètes et de pistaches au comptoir du parti à l’heure de l’apéro !
Où avez vous lu son contraire ?
Les expression que je cite sont des expressions couramment utilisées à l’époque. Une recherche google (ou bien) vous permettrait de voir qu’elles ne sont pas inventées. Et pas particulièrement amusantes. Sauf pour vous visiblement...
Comme eux, vous maniez bien l’ironie et la moquerie (pratique pour discréditer ses opposants politiques), mais sur le fond, qu’en dîtes vous ?
Décidément il faut tout vous mâcher, vous tenir par la main, vous mettre les points sur les i et les barres sur les t ! Relisez-vous donc depuis votre toute première intervention ici… Vous y reconnaîtrez votre auberge espagnole et son menu aux plats contradictoires et interchangeables… Bon appétit ! Et, de grâce, n’ajoutez pas à l’indigestion, la mauvaise foi, s’il vous plaît
Merci pour les liens. Je ne suis pas aussi demeuré que vous le pensez ! Bien que lorsque je me considère je me déplore, quand je me compare à vous je me rassure ! Ce qui me sidère, c’est la manière absolument hors sujet avec laquelle vous risquez ces termes obsolètes…
Sur le fond ?! C’est abyssal ! Qu’en dire d’autre si ce n’est pour s’en amuser… Vous n’aviez tout de même pas, en plus, la prétention d’être pris au sérieux ?!
Bon, je vous laisse vaquer à vos essais de nez rouge. J’ai d’autres espoirs du rire à encourager.
OK vous souffrez donc d’un complexe de supériorité qui vous interdit de parler du fond avec moi. Pas de souci.
Bonne continuation.
Ainsi comme vous êtes, c’est-à-dire vitrifié dans vos certitudes et votre hauteur de vue, vous imaginez les autres !...
Quant au fond, le mieux, c’est encore une fois Michel Onfray préconisant le proudhonisme. Je vous le recommande à lire ici-même demain. Mais bien sûr, je présume que cela ne trouvera pas davantage grâce à vos yeux... Qu’importe ! La réflexion en vaut la peine et en intéresssera d’autres.
Bizarrement, l’article de Onfray semble en contradiction totale avec le texte sur les européennes sur le site du NPA tout comme leur récent communiqué sur la question.
Je ne comprends pas non plus où il a lu que le NPA refusait de gouverner avec la gauche antilibérale, alors que j’ai toujours lu que c’était avec le PS qu’il refusait de gouverner.
Sinon je suis également étonné par le vieux relent stalinien dans l’accusation de "faire le jeu de la droite" (même logique que "hitléro-trotskistes"), alors que Denis Pingaud démonte totalement cette thèse dans L’effet Besancenot de manière bien plus argumentée, dès le premier chapitre.
Alors soit Michel Onfray a des éléments que je n’ai pas (c’est tout à fait possible), soit ce billet est quand-même un peu léger de la part de quelqu’un comme Michel Onfray.
La meilleure manière de verrouiller le bipartisme PS-UMP est d’accuser la moindre tentative d’en sortir de faire le jeu du camp opposé.
J’ai bien lu les conditions posées par le NPA, qui sont de trois ordres : une unité « sur un contenu réel » anticapitaliste, une unité en lien avec le terrain et les luttes sociales et écologiques, une unité durable « qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain » (lire la résolution).
Le PCF ne fait pas mystère des raisons de son refus : la volonté de retourner dans le giron du PS immédiatement après les européennes, pour conserver ses élus régionaux en 2010. Mais quid du PG qui est censé avoir "rompu" avec le PS et qui était a priori d’accord avec les conditions du NPA ? Le choix des directions PG/PCF fait en tout cas des remous jusque chez les militants de base du PG...
Globalement, je pense que si on avait interrogé les militants de base des différentes organisations, ils auraient tous été d’accord avec les conditions d’alliance du NPA. Mais comme ce sont les directions qui décident...
Personnellement, je pense que ni l’un ni l’autre ne voulait d’alliance, car la divergence est trop grande entre eux, sur le fond mais surtout sur la stratégie. Le point clivant indépassable est le rapport au PS. C’est la même chose depuis des années.
Chacun sachant cela, le jeu médiatique consiste à faire chacun sa proposition d’unité sur ses bases, et à essayer de passer médiatiquement pour le plus unitaire, en rendant l’autre responsable du refus. C’est uniquement une question d’image renvoyée vers l’extérieur.
A ce jeu, le NPA a au moins la décence d’expliquer la divergence de fond, alors que les directions PCF/PG essaient de réduire à un pseudo-débat manichéen unitaires/sectaires, ce qui leur évite d’aborder le fond politique (qui dérange, car leurs bases ne sont pas forcément d’accord avec leurs directions).
Je suis en tout cas amusé de voir toute cette dramatisation autour d’élections sans aucun enjeu réel, le parlement européen étant un parlement fictif, sans pouvoir (le pouvoir est à Bruxelles, pas à Strasbourg).
Toto, le PG veut sincèrement le rassemblement des forces anti-libérales, et n’évite absolument pas d’aborder le fond politique, et tu le sais (avec LO qui se situe sur ce terrain-là sans donner de faux espoirs et sans chercher les faux-fuyants il n’y a pas de lézards). Il faudrait arrêter avec ce genre de mauvaise foi, le NPA et les idées que nous défendons valent mieux que ça, arrête de les discréditer en préférant les mensonges à l’argumentation honnête.
Sur le fond, les divergences ne sont pas si grandes, et les forces anti-libérales ont déjà été capables de construire ensemble un programme.
Pour le rapport au PS, la meilleure façon de dépasser ce clivage avec le PC c’est justement de s’allier aux européennes, de passer devant le PS et de faire ainsi passer la ligne anti-libérale en position de force.
Moi je ne suis pas du tout amusée de nous voir perdre notre temps à ce type de discussion alors que je préfèrerais largement aller expliquer à tes côtés la façon dont les politiques européennes ultra-libérales démantèlent de façon systématique notre système social, et recréer la dynamique de 2005.
Quant au Parlement européen, s’il est exact qu’il n’a pas le pouvoir qu’il devrait avoir, il est largement excessif de raconter qu’il n’en a pas du tout.
Toto, le PG veut sincèrement le rassemblement des forces anti-libérales
C’est ce qu’il fait non ? De son côté le NPA rassemble les forces anticapitalistes. Chacun rassemble sur ses positions, jusque là tout est normal.
Sur le fond, les divergences ne sont pas si grandes, et les forces anti-libérales ont déjà été capables de construire ensemble un programme.
Elles sont suffisamment grandes pour que les directions PCF/PG refusent la proposition du NPA. Et le clivage insurmontable est le rapport au PS, ne tournons pas autour du pot. Le PCF a besoin de ses élus (donc du PS) pour subsister, les reversements de ses élus représentent plus de 50% de son budget. Il ne pouvait donc accepter la proposition du NPA.
Pour le rapport au PS, la meilleure façon de dépasser ce clivage avec le PC c’est justement de s’allier aux européennes, de passer devant le PS et de faire ainsi passer la ligne
Une stratégie ne se construit pas sur du triomphalisme et sur des hypothèses totalement irréalistes et délirantes. Elle ne se construit pas sur des "coups électoraux" éphémères et inutiles. Elle se construit autour d’une ligne politique claire sur la durée.
Bien-sûr que le NPA veut des alliances, mais pas avec n’importe qui sur n’importe quelle base. Il est d’ailleurs en discussion avancée avec les Alternatifs et les Motivé-e-s.
Mais personne n’est né de la dernière pluie, les militants de base du PCF ou du PG sont sincères, mais il n’a jamais été imaginable que leurs partis rompent avec le PS. Passer outre ce désaccord stratégique de fond, c’est passer à côté du débat. Mélenchon et Buffet connaissaient aussi bien que tout le monde les termes du débat.
Personnellement, je pense que c’est justement Mitterrand et la gauche plurielle de Jospin qui sont responsables de la droite triomphante d’aujourd’hui, tout comme du discrédit de la gauche institutionnelle. Ce sont eux qui ont été les meilleurs alliés de la droite dure en menant une politique encore plus à droite qu’eux sur bien des points, qui n’ont fait que la légitimer. Ce n’est pas pour rien qu’il sont au fond du seau aujourd’hui !
Or on ne peut pas envisager de construire quelque chose sans tirer les bilans de cette expérience là.
Cette dernière affirmation est on ne peut plus téméraire, hasardeuse voire très scabreuse !... Elle a de plus la prétention insensée de sonder les âmes et connaître les intentions de votes des militants de toutes les gauches !
Libération de ce jour :
Le NPA préfère avancer en solo
Le divorce est consommé à la gauche de la gauche. Hier, le Conseil politique national, sorte de parlement, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot, a adopté à huis clos le texte qui "prend acte du désaccord" avec le front de gauche constitué autour du Parti communiste français et du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Et ce au terme d’un vote "écrasant". La motion favorable au "front de gauche" pour les européennes de juin n’a, de source interne, recueilli que "7 voix sur 190". Si le parti de Besancenot maintient son "offre d’alliance unitaire durable" aux partis de gauche radicale, ce doit être "en toute indépendance du PS". Ce qui selon lui, exclut le PCF qui s’alliera alors aux socialistes pour "sauver ses élus". En coulisses, les discussions pour les européennes se poursuivent notamment avec les Alternatifs.
Fustigeant "l’attitude folle" du NPA, le chef de file du courant minoritaire de l’ex LCR, Christian Picquet, a annoncé qu’il rejoignait, lui, le "front de gauche" qui tenait hier meeting au Zénith de Paris pour lancer sa campagne européenne. Devant les quelque 5 000 personnes présentes, le cofondateur du "front" Jean-Luc Mélenchon y a lui aussi été de sa pique à Besancenot : "Nous ne nous mobilisons pas pour un coup électoral à la gloire d’un parti ou d’un leader, si médiatique qu’il soit". Puis de préciser l’ambition du mouvement : "Devenir un front populaire majoritaire". Invitant à la "révolution par les urnes", le sénateur de l’Essonne, tête de liste du "front" dans le Sud-Ouest, a souhaité faire du scrutin de juin un "double référendum" contre l’Europe du Traité de Lisbonne et la politique de Nicolas Sarkozy.
Conclusion : Vingt sur vingt à Michel Onfray. Zéro + zéro = la tête à Toto ! N’en déplaise à l’amusé du débat qui prétend ne pas comprendre ce que j’écris, ce qu’écrit Michel Onfray. Pas plus d’ailleurs qu’il ne semble comprendre ce qu’il écrit lui-même et ce qu’affirme haut et clair son préposé préféré à la non union, à l’éparpillement et à la désagrégation des forces de la gauche. Vive la machine si bien huilée à tout perdre de la gauche, y compris sa crédibilité !
Quand on analyse la politique via la presse bourgeoise (qui naturellement adore le NPA), pas étonnant d’avoir une vision biaisée.
Les sept voix étaient effectivement pour une adhésion au front de gauche sans conditions (c’est-à-dire sur la ligne du PCF-PG), ce qui est d’ailleurs contradictoire avec le mandat que le congrès leur a donné. Ça ne les rend pas plus ou moins unitaires que les autres (mais plus de droite assurément).
Le NPA continue à discuter avec les organisations politiques qui sont d’accord avec ses conditions d’alliance : les Alternatifs et les Motivé-e-s.
Ce n’est quand-même pas une découverte qu’il y a deux stratégies antagonistes dans la "gauche de gauche", l’une avec le PS, l’autre sans lui.
Chaque vision se défend et se respecte, ça n’empêche pas de pouvoir mener des luttes en commun.
Tout de suite les grands mots blessants de la dialectique révolutionnaire éculée du siècle passé !
Allons, c’est pas une "analyse politique faite par la presse bourgeôôôise", c’est une simple reprise de dépêche d’agence qui était retranscrite par Libé !...
La partialité, l’arbitraire et la mauvaise foi vont donc se nicher jusque-là chez les sniffeurs de ligne de parti ?!
Et bien ça dérange peut-être certains de savoir qu’il y a encore des révolutionnaires aujourd’hui, mais il va falloir vous faire à l’idée que tout le monde n’accepte pas la marche du capitalisme. Et ne vous en déplaise, des révolutions il y en aura peut-être encore au siècle prochain.
Maintenant, utiliser l’AFP comme source de ce que pense et fait le NPA...... comment dire.... on n’est pas au café du commerce, non plus. Si ce genre de source avait la moindre sympathie - voire simplement neutralité - vis-à-vis des révolutionnaires, ça se saurait.
Il y a pourtant des textes écrits, discutés, amendés par les militants du NPA, ou bien les compte-rendus des rencontres entre NPA et PCF ou PG par exemple, pour connaître les positions respectives un peu plus précisément et sérieusement.
Un peu de sérieux SVP !
Non, les comptes-rendus des rencontres ne sont pas écrit par le NPA mais par les deux parties. Et sans l’enregistrement des discussions réelles c’est ce qu’il y a de plus précis sur le sujet.
Pour ce qui est des positions politiques du NPA, ce qu’il y a de plus précis ce sont effectivement les textes officiels du NPA.
Tout comme les textes officiels du PG sont ce qu’il y a de plus précis pour connaître les positions du PG. De même pour le PCF.
Je ne vais pas lire les médias bourgeois (désolé si le terme te dérange) pour connaître les positions de ces partis, car je sais que ce ne serait que mensonger ou au mieux totalement déformé. Je vais sur leurs sites et je lis leurs textes officiels.