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Brèves
Les fondus de l’Arctique
dimanche 18 juillet

La compagnie BP ne se décourage pas. Malgré la marée noire du golfe du Mexique, le géant pétrolier a un projet excitant pour l’Alaska, "un forage souterrain courant sur une douzaine de kilomètres".

Le Monde précise que "les conditions hostiles de l’Arctique rendraient très difficile l’organisation de secours en cas d’accident". Pourtant l’administration américaine a donné sa bénédiction. C’est vrai qu’en cas de fuite il suffira de raccorder les tuyaux à ceux du golfe du Mexique. Et la planète sera sauvée.

 
De quoi ZIM est-il le nom ?
lundi 21 juin

Une bonne nouvelle

Les bateaux Zim, avec cargaison d’Israël, ne seront pas déchargés a Oackland, SF, USA
Zim, c’est quoi ?
Zim c’est la société de transport national d’Israel.
Bravo au Comité de Solidarité de travailleurs du transport.
Une belle journée qui commence bien...dans la non-violence.

Manon

 
Manuel Valls le grand démocrate !
samedi 22 mai

Le député (PS) de l’Essonne Manuel Valls a estimé récemment sur Radio J qu’il était "incontestablement" nécessaire que les budgets nationaux soient contrôlés par Bruxelles.

Mais le bouillant Valls n’a pas l’air de trouver qu’il serait normal que les contrôleurs d’un budget européen soient "incontestablement" élus.

 
OGM : Oh ! Gros Menteurs
vendredi 26 mars

L’État français, par le biais du FSI (Fonds Stratégique d’Investissement) va investir 150 millions d’euros dans la société Vilmorin, une filiale de Limagrain spécialisée dans les semences génétiquement modifiées.

Mais le FSI précise : "Il ne faudrait pas en conclure que l’État investit dans les OGM." Loinde nous cette idée !

In Siné Hebdo N° 81 du 24 mars 2010

 
Y a qu’à prendre l’escalier
vendredi 19 mars

Selon l’Observatoire des Inégalités, "55 % des élèves des classes préparatoires sont enfants de cadres supérieurs ou de professions libérales, tandis que 16 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés".

L’ascenseur social, c’est un peu comme celui des HLM : il est toujours en panne !

In Siné Hebdo N° 80

 
Auteur : Jacques Migaud
Articles de cet auteur
jeudi 2 août 2007
Le monde est fou
Israël serait-il le cinquante et unième
Des états qui composent l’empire américain ?
L’oncle Sam lui octroie environ un cinquième
De son aide étrangère aux états souverains.
Trois milliards de dollars* et pour chaque habitant,
Cinq cent dollars en plus, merci tonton Samy.
En plus pour la mitraille, ils sont de bons amis
Pour mater les voisins ces suppôts de satan.
Ecoutez les penser,
Ils veulent que tuer.
Ne les laissez pas faire ces putains d’onusiens,
Ils veulent nous faire passer pour des bons à rien.
Repoussez la motion des sordides français
Qui ne veulent pas qu’on tue ces traîtres (...)

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mercredi 13 décembre 2006
Féerie de l’hiver
Quand la froidure s’installe sous la lune d’argent
Le spectacle au matin promet d’être féerique.
Un artiste verrier doté de mains magiques,
Aurait-il mis en œuvre ses merveilleux talents.
Le spectacle est grandiose, et les arbres se penchent
En signe de respect pour l’artiste génial
Qui a ciselé, sculpté, habillé de cristal
Leurs branches dégarnies et mordues par le vent.
La nuit s’en est allée en jetant ses étoiles
Qui brillent à foison dans toutes les frondaisons,
Qui craquent sous les pieds comme de minces tessons.
Même le ciel étincelle telle l’œuvre sur la toile.
Quand la nature nous montre (...)

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vendredi 8 décembre 2006
Parcours initiatique
La cour de mon enfance triangle initiatique
Ancra dans ma mémoire ses valeurs symboliques
D’un coté c’est le rail, longues lignes de fer
Destination mystiques paradis ou enfer
A l’opposé l’asphalte, le chemin de la sueur
La route qui mène chaque jour du repos au labeur
Et pour clore le tout l’espace liberté
Un immense terrain vague qui reste à défricher
Le rail et puis l’asphalte restèrent l’inconnu
J’étais trop insouciant pour découvrir leurs buts
Il sera temps plus tard. La première chose à voir
L’espace de liberté s’imposa comme devoir.
Défricher, déchiffrer, gagner sa liberté
Avancer, (...)

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dimanche 26 novembre 2006
Niveau zéro, politiquement incorrect.
Pourquoi sont-ils élus tous ces politicards
En principe pour le bien de la population
En fait on leur demande de gérer not’pognon
Comme père de famille qui n’serait pas roublard.
La première chose qu’ils font, ils pillent l’escarcelle
Salaire, 20000 euros c’est déjà pas banal
5000 Euros de net, minimum syndical, _Et le reste pour les frais et payer l’personnel.
Tu vois ça commence mal, j’ai déjà plus confiance
Puis ils partagent la manne, non, qu’à même pas entre eux
Ils répartissent comme ça, comme dit l’mac des finances
Y parait les ministres parfois se battent entre eux
En fait ils distribuent le (...)

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jeudi 9 novembre 2006
Banlieues
Dans la banlieue y’a des loubards
Qui jouent aux loups derrière le bar
Sont pas méchants ces p’tits gars là
Pourvu qu’les keufs les embêtent pas
Mais si tu touches à un d’leurs potes
Ils te mettent la gueule en compote
Z’aiment pas les tires aux gyrophares
Qui traînent le soir auprès des squares
Sont pas tous blancs bleus les cocos
Y’en a qui rêvent d’être gigolos
Ils fument bien aussi des pétards
Pour affirmer leur étendard.
Certains ont tâté d’la zonzon
Parait qu’ils faisaient trop les cons
En fait c’est le manque de pognon
Qui les emmène voir les matons.
Donne leur un taf pas mal payé
Et tu (...)

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mercredi 8 novembre 2006
Idéal
On entend des conseils à longueur de journée
Du genre, si j’étais vous, je ferais comme cela
Les donneurs de leçons, veulent donner le la
Mais je n’écoute pas, j’suis insubordonné.
Je sais vous allez dire, il faut raison garder
Mais qui donc a raison, les donneurs de leçons
Ou les gentils garçons, voila la vraie question.
Moi je laisse à chacun le droit de s’exprimer.
Pourquoi donc interdire au nom de la raison
Le droit de s’exprimer en toute liberté.
Si les mots respectent bien de l’autre l’intégrité
Les avis qui diffèrent méritent confrontation.
C’est de nos divergences que viendra la richesse (...)

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dimanche 22 octobre 2006
Le parano d’la maison blanche
Président tortionnaire, il nous les fera toutes,
J’ai lu bien peu de choses pour condamner l’infâme.
Le monde serait-il déjà dans la déroute
Pour ne pas réagir, pas infliger de blâme.
J’ai même entendu un certain Luc Ferry
Qui prenait sa défense sur la chaîne LCI,
Disant que l’occupant du vieux bureau ovale
Signait en transparence cette loi fédérale.(*)
Il guigne sûrement une place de caniche
Ce nouveau philosophe qui raisonne en potiche.
Ils sont devenus fous d’être aussi complaisants,
Ou alors ils sont cons, mais vraiment pas plaisants.
Nos spécialistes à nous, ceux des corvées de bois
Vont (...)

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vendredi 20 octobre 2006
Colère
Soixante milliards d’humains, dont une grande partie
Qui sont des crève-la-faim, les autres ne font rien
Je suis hélas de ceux qui donnent du pain aux chiens
Qui gaspillent même l’eau qui manque aux démunis.
Une terre qui laisse mourir presque tous ses enfants
Mérite-t-elle le respect que l’on doit d’habitude
Montrer à une mère ayant noble attitude
Ou doit-on la maudire pour son comportement
J’achète ma conscience par un don, une obole
La terre tremble en Turquie, je donne là aussi
Famine en Éthiopie, sécheresse au mali
Pas un endroit au monde n’a le triste monopole
Eh alors, les nantis, (...)

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jeudi 19 octobre 2006
Voter, mais pour qui ???
Qui de Sego Domi ou encore Lolo
Gagnera le gros lot de ce charmant trio,
La première est royale, surtout pour le rien dire,
Elle ne connait pas tout dit-elle pour séduire.
Le second au perchoir d’un ton professoral
Nous dit qu’il n’est pas flou pour finir son oral.
Le seul vrai socialo, serait donc le Lolo
Qui propose de faire une aumône aux prolos.
Ah ! Qu’ils savent bien dire, moi je, moi je, moi je
Mais à qui parlent-ils avec tout ces moi je
Sego aux aristos et Lolo aux prolos
Domi parle aux nantis, pas tous socialos.
Ils disent qu’ils vont aider un peu les miséreux
Ça ne mange pas (...)

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mardi 10 octobre 2006
Justice
Tout au fond du couloir, tu es là tu attends
Pourtant tu clames fort que tu es innocent.
Ton espoir subsiste, bien qu’ils t’aient condamné,
Ces juges américains qui continuent de tuer.
Vous êtes si nombreux aux couloirs de la mort
A attendre une grâce ou bien un coup du sort.
Mais sont-ils inhumains ces juges américains
Pour condamner à mort tous ces êtres humains.
Bien sûr, les fautes sont lourdes, souvent impardonnables,
Ils ont tué, violé, des femmes, des enfants
Des pauvres créatures, toujours des innocents,
Il convient de punir, mais en peines mesurables.
Je ne croirai jamais qu’une mort (...)

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dimanche 1er octobre 2006
Ne tente pas le diable...
Faut-il dire de Allah, c’est un mauvais chrétien
Pour être vilipendé ou bien jeté aux chiens.
Le terme est impur en parlant du prophète
A cause d’un adjectif ou bien d’un épithète.
La puissance des mots serait-elle mortelle
Pour mettre une fatwa sur un pauvre écrivain
Il donne son avis dans la presse officielle
Pour être reconnu ou bien gagner son pain.
Mais moi qui ne suis rien puis-je parler de tout
En terme bien choisis en mots passe partout
Puis-je dire à Allah Vishnou ou Jéhovah
Je n’aime pas la bible le coran la torah.
Eh oui, j’aime la paix et j’ignore les dieux
Que font-ils là-haut (...)

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vendredi 15 septembre 2006
Banlieusards, Campagnards
Je vous plains banlieusards, solitaires dans vos tours
Solitaire campagnard, moi je parle aux oiseaux
La nature qui m’entoure, le plus beau des cadeaux
Mais toi dans ta bâtisse, ta nature c’est une cour.
Même tes arbres sont tristes, ils oublient de grandir
Chez nous quand l’arbre meurt, ce n’est que de vieillesse
Les tiens périssent déjà, d’une grande tristesse
Aussi ne luttent-ils pas, ils se laissent dépérir.
Même quand ma vie est triste elle n’est que comédie
En regardant la tienne je n’vois que tragédie
Quand tu croises les gens, ils ne sourient jamais
Chez moi ils parlent et crient comme (...)

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lundi 11 septembre 2006
11 Septembre en trois dates...
Pour certains c’est un jour aux relents diaboliques
Pour d’autres c’est une date qui reste symbolique
N’oublions pas non plus la mort d’Allende
Cible des américains Pinochet et sa bande.
11 septembre 1906
Il y’a tout juste cent ans, en mille neuf cent six
Un homme se leva pour bannir l’injustice
Le satyâgraha [1] venait de voir le jour
La désobéissance civile à toujours cours
11 septembre 1973
Pinochet s’alliait aux chers américains
Pour renverser un homme élu républicain
Ils tuèrent Allende et dans un bain de sang
Quatre mille hommes succombèrent officiellement.
11septembre 2001
Trois mille (...)

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samedi 9 septembre 2006
Sans jamais perdre ses valeurs
Avoir des goûts et des couleurs
Sans jamais perdre ses valeurs.
Une maison qui fait des vagues
Et les journalistes divaguent.
Pourquoi vouloir coller Bové
Dans une grotte pas éclairée,
Rappelez vous, bande d’enfoirés,
Pour l’ombre il a déjà donné.
A Villeneuve-lès-Maguelone
Il avait un quatre mètre carré,
Avec des matons des matonnes
Difficile d’y bien respirer.
J’aime bien la maison de José,
Même si ce n’est celle d’un berger.
Le causse n’est pas défiguré,
Laissons le bois se patiner.
Si tu regardes un peu plus loin,
Au d’ssus d’Millau ni plus ni moins.
L’viaduc qui n’a rien d’écolo
N’as pas (...)

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vendredi 8 septembre 2006
Mon âme pour un bulletin
Les politiques sont-ils des enfants de putains
Prêts à vendre leurs âmes pour un petit bull’tin
A droite comme à gauche quand vient le temps du vote
Même les pires lascars au près d’eux ont la côte
Un ministre de France s’allie à un rappeur
Celui de l’intérieur au Gynéco docteur.
Le premier flic de France ne saurait-il pas lire
Ce que Doc. Gynéco écrit dans ses délires
Lisez mieux Sarkozy
Ce que des flics il dit :
« La France est un pays de flics
A tous les coins de rue y’en a 100
Pour faire régner l’ordre public,
Ils assassinent impunément » (*)
A quel diable avez-vous donc vendu votre âme
Pour (...)

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vendredi 1er septembre 2006
Mes grands hommes
Gandhi et Luther King, Che Guevara, Massoud,
Autant de héros morts dans l’ultime baroud.
Ils voulaient libérer l’humain de l’oppression
Faisant au nom d’un peuple une révolution.
Avoir pour seule croyance l’envie de liberté
Serait donc mortel, serait donc pécher.
Qui sont les vrais tueurs, par qui sont ils payés,
Est-ce chez les décideurs que nous devons chercher ?
Il ne fait pas bon d’être de preux libérateurs
Lorsque l’on touche aux biens de sombres dictateurs.
Il ne fait pas bon d’être pacifiste dans l’âme
Si l’on met en péril d’odieux profits infâmes.
Vouloir le bien d’un peuple, une idée (...)

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mercredi 30 août 2006
Ah ce pouvoir...
Imaginez un peu un village gaulois
Où il fallait trouver celui qui serait roi.
Ça, c’était l’habitude, mais veine ou bien déveine,
Une femme du village voulait être la reine.
Lorsque l’on demandait à certains villageois
Entre une reine un roi quel serait donc leurs choix,
C’était l’indécision, à qui donner sa voix ?
Il y avait un partage entre serfs et bourgeois.
Les uns dirent que les rois n’avaient rien fait de bon,
Qu’une reine pouvait porter le pantalon.
C’était bien délicat le choix d’un candidat,
Ils étaient trop nombreux à vouloir le mandat.
L’échéance approchait, il restait peu de temps (...)

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vendredi 25 août 2006
L’héca-thon-be...
Je me fais du sushi, non je veux dire souci
Pour le petit poisson qu’on appelle le thon.
Quand on le met en boite, il ne dit pas merci.
Faut-il pour le sauver un nouveau Téléthon ?
« Petit poisson deviendra grand
Pourvu que dieu lui prête vie* »
Mais avec l’homme, ce pauvre gland
Il s’agit pour lui de survie.
A tout ceux qui ne veulent que sa disparition,
Imaginer qu’un jour de nouveaux prédateurs
Fassent de nous un mets prisé dans les gueule-thon*
Nous serions les premiers à bien thon-itruer*.
Si les poissons étaient, comme les phoques beaux,
On entendrait gémir même Brigitte Bardot.
Mais (...)

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mardi 15 août 2006
Info ou intox...
Et si l’on nous mentait pour noyer le poisson,
C’est avec du liquide que l’on fait du poison.
Mais, Scotland yard veille, la reine peut dormir
Et Blair peut continuer d’bronzer sans réagir.
Le terrorisme dort tout au fond des flacons
Que les méchants emportent avec eux dans l’avion.
Il faut croire que Tony se trompe de bouteille,
Le tueur de l’été dans les pubs sommeille.
Le poison de l’été, ç’est peut-être de l’eau
Associée au pastis à l’heure de l’apéro.
Ou bien, c’est du whisky maquillé en orange
Qui fait d’un bon Jekyll, un Hyde qui n’est pas ange.
Quand le feu vous menace, il faut un contre feu, (...)

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dimanche 6 août 2006
Vies volées.
J’avais si bien fermé les rideaux de mes yeux,
Pour ne plus voir la mort de ces pauvres malheureux,
Qui chaque heure sur l’écran de ma télé voyeuse
Venaient comme des fantômes dire leur fin miséreuse.
Impossible d’effacer l’image de leur misère,
Même les paupières closes j’entendais leurs prières.
Ils s’étaient installés tout au cœur de mon âme
Pour me faire partager l’ampleur de leur drame.
Et je m’en voulais fort, tant j’étais impuissant.
J’étais là, sans rien faire face à leur dignité,
Leurs vies ne pouvaient pas dev’nir insignifiante.
Pour eux, j’avais envie de pleurer de crier.
Catastrophe naturelle, (...)

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vendredi 4 août 2006
Le médecin qui voulait être plombier
Il peut se révéler très utile de rappeler ponctuellement et surtout actuellement à quel niveau d’exigence morale et humaniste se situe l’éthique du serment d’Hippocrate. (Michel Berthelot)
Docteur j’ai pas d’argent, pouvez vous me soigner ?
Impossible cher ami, ordre du ministère
Pour guérir à présent, il va falloir payer
Car le trou d’la sécu est tout sauf un mystère.
Je ne dois plus soigner pauvres et grabataires,
Il me reste les riches et les imaginaires.
Et puis mon pauvre ami, je ne gagne plus ma vie,
Médecin aujourd’hui c’est presque d’la survie.
Ah si j’étais plombier, ma vie serait prospère,
Avec le prix du cuivre, ils vont faire de l’or.
Alors que moi mon yacht, je le vends aux enchères
Le ministre ce radin surveille son trésor.
Cueillez donc en chemin des feuilles pour (...)

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lundi 31 juillet 2006
La tarte était royale
Ne me ramenez plus Ségolène s’il vous plait
Ces tonnes de chabichous de votre cher Poitou
Je préfère au fromage une tarte voila tout,
Une tarte à la fraise c’est ce qui me plairait.
François, soyez sérieux quand on s’appelle Hollande
On ne peut pas bouder un fromage aussi fin
Que mon cher chabichou, et puis je me demande
Pourquoi donc une tarte ? Ce n’est pas très malin.
Voulez vous donc qu’à force je sente le vieux bouc
Et qu’on dise de moi, Hollande n’est qu’un plouc
Quand vous à La Rochelle vous déguster la tarte
Vous ne m’invitez pas à manger à la carte.
Il suffit donc monsieur le premier (...)

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mardi 25 juillet 2006
Ma terre imaginaire
Laisse moi imaginer un monde ou la lumière
Ne brillerait sur terre que pour les âmes fières
Le soleil ne luirait que pour les pacifistes
Et les êtres au cœur pur, mêmes parfois utopistes.
Les tyrans, les méchants, les dictateurs sans cœur
Vivraient éternellement dans un monde de ténèbres.
Je n’imagine pour eux que des instants funèbres _Dominés seulement par la peur, les rancoeurs.
Pour toi qui es sincère, qui respecte la femme,
Qui exècre le dogme et prône la tolérance,
Ton monde sera un havre de paix et de confiance
Comme l’exemple à suivre pour demeurer indemne.
Quand à toi le malfrat, le sans (...)

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dimanche 23 juillet 2006
Faute professionnelle ( la pomme )
Préambule : ma seule intention, vous divertir en vous racontant une histoire à ma manière
Serions nous si mauvais, qu’il nous faille tant de temps
Pour faire un seul enfant. L’éternel en son temps,
Lui, en une seule journée réussit son soufflé.
Et pour parfaire l’ouvrage ajouta dulcinée.
L’était un peu macho quand l’Eve il fabriqua
Juste bonne pour épouse, Adam lui commandera.
Et qui fit donc alors la première connerie,
Ben, Eve évidement, dans la pomme elle mordit.
L’avait pas tout prévu, le magicien en chef,
Je te donne un jardin, t’y travaille derechef,
Tu vas faire des petits pour t’aider au (...)

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jeudi 20 juillet 2006
Je ne suis rien qu’un homme...
Donnez moi une bombe qui tue celui d’en face,
A lui, juste des pierres, j’en couvrirais sa tombe.
J’ai la haine pour lui et pour ceux de sa race,
Il me faut les détruire, en faire une hécatombe.
Donnez moi une ceinture, elle sera fulgurante,
De l’aut’côté du mur dans un ultime éclair,
Je porterais la mort dans un amas de chairs.
Je marquerais ma terre d’une trace sanglante.
Oubliez donc vos bombes,
Oubliez donc vos pierres.
Il y a trop de tombes
Recouvertes de lierre
Asseyez vous ensembles
Pour faire un autre monde.
Un monde qui rassemble
Et qui chasse l’immonde.
Je ne suis rien pour (...)

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mardi 18 juillet 2006
La paix, un cadeau pour les enfants
Je suis sachez le bien, ni pro ni même anti,
Que ce soit pour mes frères qu’on nomme palestiniens,
Et mes frères aussi, qui sont israéliens.
Qu’ils cessent la querelle qui les anéantit.
Pourquoi faire la guerre pour des arpents de terre ?
Plutôt qu’une muraille je préfère un parterre
Où l’on cultiverait les fleurs de la raison,
Juste pour les partager dans la même passion.
Au cœur de Berlin, les hommes avaient construit
Un grand mur qu’on nomma le mur de la honte.*
Vingt huit années plus tard, des jeunes l’ont détruit
Pour enterrer la honte, écrire un nouveau conte.
Pourquoi sur cette terre dont (...)

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lundi 17 juillet 2006
Un milliard d’enfants en péril (*)
Ça va toi, oui, et ton gamin est ce qu’il va bien ?
Quand je lis le journal, j’ai les boules ce matin,
Un milliard de gamins dans l’monde sont en péril.
Mais oui tu as compris, j’suis pas encore débile.
Plus d’un milliard de gosses, dans l’monde sont en danger.
Va t’on se bouger l’cul, là derrière nos claviers ?
Sommes nous tous de la race des privilégiés.
Je ne sais pas pour toi, mais moi ça m’fait gerber.
Tu sais, il faudrait peu, pour que tout aille mieux.
Si les riches du monde, réduisaient juste un peu,
Les dépenses d’armement de cinq pour cent pas plus,
Alors d’la pauvreté, on ne parlerait (...)

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mardi 11 juillet 2006
Terre et demain...
Boule de pierre et de terre intérieur en fusion
Oui c’est ça notre terre, objet de la passion
Originelle et pure, elle devait être merveille
Pourquoi en avoir fait cette horrible poubelle
L’homme se croit constructeur, il n’est que ravageur
Mais pourquoi n’a t il pas l’esprit d’un créateur
Donnez lui un sanctuaire, il en fait un désert
Où il couvre de béton tout espace un peu vert
Son vrai dieu c’est l’argent pas la quête du temps
Il court des chimères, mais tiendra t’il longtemps
Il pollue l’atmosphère mais il n’en a que faire
Restera t’il encore quelques chose pour nous plaire
Ils préparent (...)

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samedi 8 juillet 2006
La coupe est pleine
On n’a pas tout les jours vingt ans, belle vérité
Pour moi c’est aujourd’hui, de quoi ai-je hérité
Le sida, le chômage,
La guerre et ses dommages,
Des déchets inusables,
Une planète pitoyable.
J’ai bien l’ANPE
Pour signer l’CPE,
Et ce contrat ma foi,
J’pourrais l’signer cinq fois
Si l’bos a décidé
Tous les ans d’me virer.
Tiens, j’oubliais aussi
J’dois p’t’être dire merci ?
Toute cette viande pourrie,
Les poulets en batt’rie,
La vache folle carnivore,
Pour l’assiette quel décor.
Des légumes génétiques
Et leur goût de mastic.
Tu veux que j’en rajoute,
Ou alors ça t’en coûte.
T’as même failli élire (...)

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vendredi 7 juillet 2006
Liberté bafouée
L’as-tu vu à New York la dame au poing levé
Elle leur montre la voie à l’aide de son flambeau
Mais ce parfait idiot, planqué dans son bureau
N’a vraiment rien compris au mot de liberté
Pour lui la liberté, c’est celle de guerroyer
Guerroyer, bien au chaud, de son bureau ovale
Contre ce qu’il appelle : Satan, l’axe du mal
Pour lui la liberté à pour nom pétroliers
Halliburton, Chevron ou bien encore Exon
Financiers de campagne d’un Bush nouveau tueur
Attendent avec espoir, le retour de leurs fonds
Peu importe les morts, le fric n’a pas d’odeur.
Afghanistan, Irak, nouveaux eldorados
Du pétrole (...)

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mercredi 28 juin 2006
L’esprit Clair.
Je voudrais faire un vœu qu’Alzheimer m’ignore
Ne touche pas mes neurones, toi le crabe qui dévore.
Comment imaginer pour les miens d’être pesant
Avec une âme morte mais un corps bien vivant
Si j’arrive à comprendre que le mal s’installe
Je n’attendrais plus guère pour clore enfin la malle
Je chercherais la baie qu’on nomme des trépassés
Pour faire le grand saut vers les fonds bleus foncés.
Ne criez pas au loup, nous irons tous un jour
Qu’importe si je devance l’appel de quelques jours
J’aurais bien eu ma part de bon comme de mauvais
La mort c’est juste la fin, faut bien sauter la haie.
Ce n’est (...)

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mardi 27 juin 2006
Les pierres guerrières
Je hais toutes ces pierres, obélisques plantés
Au coeur de nos villages qui parlent des tués.
Emblèmes sacralisants les guerres meurtrières,
Ne devraient-ils pas dire, paix sur la terre entière.
Est-ce que ce mot nu, ment ? gravé sur cette pierre
Qui dit avec l’enfant « Maudite soit la guerre »
Non, qu’elle soit maudite puisqu’elle a pris nos pères
Et que longtemps après elle fait pleurer nos mères.
Trente six milles monuments, comme des phallus dressés
Qui jamais ne remettent en cause la sale guerre.
Ils s’ornent de canons et de soldats armés,
Mais les signes de paix, on ne les y voit guère. (...)

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lundi 26 juin 2006
Les noces sanglantes de Kakarak
Petit jour blafard, des écharpes de brume
Enveloppent la dune, la sentinelle surveille.
J’ai perdu le sommeil, le cerveau comme la dune
Engoncé dans les brumes d’une trop longue veille.
Je regarde les ruines de ce village afghan,
Ou toute une famille, à répandu son sang.
Les obus sont tombés dans ce désert perdu
Tuant des innocents au nom de la vertu.
Ce n’était que des hommes, des femmes et des enfants
Qui fêtaient le mariage d’un homme de leur clan.
Respectant la coutume, ils mitraillaient le ciel
Quand un déluge de feu produit l’irrationnel.
Des centaines de blessés, et puis autant de (...)

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samedi 24 juin 2006
Pomme de discorde.
Le ver dans la pomme, non, la pomme dans le ver.
Je vous parle de la pomme car sa côte a haussée,
AOC oui bien sûr, pardonnez mes travers
D’ailleurs la pomme au vert elle va être croquée.
De se faire cueillir au sortir de l’été
Est une étape écrite dans sa courte destinée.
Si elle est détachée par une douce main,
Elle aura comme fin de combler une faim.
Pour celles qui sont tombées, pas besoin de minerve,
Celles la sont maltraitées comme des mets avariés,
Elles sont jetées, martyrisées finalement écrasées
Comme un fruit à la con, il faut que le con serve.
Allez prenez une pomme, c’est de la chimie (...)

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jeudi 22 juin 2006
Terre et mer morte.
Paysans de la terre, paysans de la mer
Serez-vous encore là dans cinq ou dix années.
L’un creuse son sillon de sa lame de fer
L’autre tire le filet de mailles entrecroisées.
Quand l’un creusait la terre au pas de son cheval
L’autre fendait l’écume par le vent dans les voiles.
Le premier tout le jour soignait son capital
Le second travaillait souvent sous les étoiles.
Mais tous deux respectaient, un la terre l’autre la mer
D’ailleurs il l’appelait du nom de notre mère.
Qu’en est-il aujourd’hui de cette époque bénie
Ils n’ont plus de répits dans la course aux profits.
Alors ils pillent la terre et (...)

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dimanche 18 juin 2006
Sur la trace des justes
Sarkozy tu seras pour l’histoire le bourreau
Qui aura par sa loi condamné l’apatride
Parce qu’ils n’avaient pas, le nom, la bonne peau,
L’histoire class’ra ton nom au rang des ethnocides.
Tu ferais bien d’aller lire sur ce mur les noms
Dédié à ceux qu’on nomme du simple mot des justes*
Ils abritaient les juifs traqués par des démons
Qui appliquaient sans foi une loi trop injuste.
Alors vas y tu peux me mettre dans tes prisons,
J’abriterai sans peur l’enfant persécuté,
Parce qu’il s’appelle Ahmed, n’est pas né à Vierzon.
Peu m’importe si ta loi me fait embastiller,
Ma France n’est pas la tienne, (...)

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mercredi 14 juin 2006
La vérité sort de la bouche des enfants.
La vérité sort de la bouche des enfants,
Et qu’ont-ils dit lors de leur dernier parlement*
Nos frères et nos sœurs, chez nous ou bien ailleurs
Sont bien souvent trop jeunes pour de durs labeurs.
Députés, sénateurs, ministres, gouvernement
Écoutez la leçon de ce jeune parlement.
Ils disent d’une même voix, soyez tous solidaires
Où vous serez coupables d’infanticides primaires.
Vous hochez tous la tête en signe d’assentiment,
Mais vous dites que j’ai tort et même que je mens.
Qu’ils ne veulent qu’un logo, juste un signalement,
Pour dire n’achetez pas, c’est fait par un enfant.
Avez-vous une (...)

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dimanche 11 juin 2006
Tezou.
Un drôle de nom bizarre pour un si p’tit engin
Depuis quelques années indispensable lien
Symbole d’indépendance comme cadeau aux gamins
Espion réel pourtant pour suivre leur chemin.
Oui j’vous entends déjà vous êtes en train d’vous dire
Le voila de nouveau parti dans ses délires
Eh non, écoutez-moi, ou mieux écoutez-le
Vous entendrez « tezou » tout au creux de l’oreille
Un drôle de mot barbare à en perdre le fil
D’ailleurs le cherchez pas car lui il n’en a pas
Et pourtant il le tisse, Ariane n’en revient pas.
J’vous donne la solution, faut pas que j’me défile
J’vous pas’rais un coup d’fil de mon (...)

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mardi 6 juin 2006
C’est l’hôpital qui se moque de la Charité *
Je ne sais pas vous, mais moi si, j’en ai un peu ras le bol d’entendre dire que les syndicats chez nous sont faibles. Ces paroles sont souvent prononcées par des hommes politiques, mais qu’ils balayent un peu devant leurs portes.
Ou en sont ils, eux, de leurs adhésions (qu’ils cachent leurs chiffres qui doivent être trop misérables) et qu’ont-ils fait pour que les salariés se syndiquent en masse, aucune loi n’est favorable à l’augmentation des effectifs des syndicats, au contraire bien des syndiqués et en particulier les élus, délégués du personnel, des comités d’entreprise ou encore les conseillés aux (...)

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dimanche 4 juin 2006
Balle...trap
Une télé, trois cents chaînes
Pour voir ses propres chaînes
Ici une p’tite balle jaune
Qui vole sur la terre rouge
Comme un soleil qui bouge
Sur l’arène sans faune
Une flaque de sang
Sous le flanc d’un enfant
Percé par une balle
D’une guerre trop sale.
Vingt trois bonhommes bleus
Tapant dans une balle
Pour faire bander un peu
Les exclus de la salle.
Un gosse au ventre rond
Rempli d’air comme une balle
La je touche le fond
Je vomis sur les dalles.
J’ai jeté la télé
Sans oublier mes chaînes
Je préfère respirer
A l’ombre du vieux (...)

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vendredi 2 juin 2006
Alors, c’est lui ou elle...
Alors ce sera qui, peut-être bien Voynet
Alors ce sera qui, peut-être bien Cochet
Ou alors ce sera peut-être bien Coynet
Ou enfin ce sera peut-être bien Vochet.
Ils sont pas murs les verts et j’en souris encore
En les voyant compter qui de Voynet Cochet
Gagnera la primaire, aura le plus gros score.
Ça laisse un goût amer en pensant au sujet.
L’écologie est un sujet bien trop sérieux
Pour la laisser entre les mains de gens envieux
Incapables de savoir, lequel devra chausser
Les bottes de chevalier pour les représenter.
La faute à l’ambition, ils veulent tout deux gagner,
Pas pour (...)

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jeudi 1er juin 2006
Tu es ou ???
Si toi tu ne sais pas, certains le savent pour toi,
Et ils te suivent, ou que tu ailles ou que tu sois.
Ton petit téléphone, ta carte de crédit,
Ils savent à qui tu parles, même ce que tu dis.
Ils te suivent au restau, quand chauffe le plastique
De ta carte de crédit ce bel outil magique.
Ils savent que l’autre jour dans une lingerie,
Tu n’as pas résisté à ces dentelles fleuries.
Ils t’ont même vu hier sur ce site cochon,
Alors que tu surfais tout seul dans ton salon.
Eh oui, ils sont partout et leurs grandes oreilles,
Te surveillent peut-être au fond de ton sommeil.
Mais ce n’est qu’un (...)

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mercredi 31 mai 2006
Non, non , non... Non mais alors...
Il y’a un an déjà, on leur a dit basta,
Votre constitution, nous on ne la veut pas.
Parmi les candidats, combien acceptent enfin
De changer la chanson et surtout le refrain.
Lesquels sont prêts à dire, oui vous aviez raison
Lors du référendum de voter pour le non.
Ils étaient les perdants il y a tout juste un an,
Le non est toujours non, même écrit en verlan.
Mais, écoutez les donc aujourd’hui comme hier,
Nous dire qu’à cause de nous et du vote d’hier,
L’Europe est moribonde, la France est son cancer.
Le non métastasique serait cause de l’enfer.
Mais voila, ça r’commence, ils ont besoin de nous. (...)

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lundi 29 mai 2006
L’homme neuf
Et si pour une fois on changeait d’candidat,
On en trouv’rait un bon, non pas un scélérat.
Un qui écouterait, un qui nous défendrait,
Qui bosserait pour tous sans commettre de forfaits.
Un homme ou une femme, un réel, pas un clone
Pas de ceux qui se prennent déjà pour des icônes.
D’eux, il nous faut surtout, ne plus rien espérer,
Leur passé nous éclaire, qu’ils changent de métier.
Ils ou elles savent dire : j’aime la politique,
Et si vous m’élisez ce sera fantastique.
Fantastique pour qui, pour l’élu pas pour nous,
Une fois au pouvoir, ce s’ra, démerdez vous.
De droite comme de gauche, depuis (...)

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dimanche 28 mai 2006
La grâce du Parrain
Le Président se fout encore de la justice
En graciant un gredin, mais que fait la police ?
Du coté d’l’Elysée, le règne tire à sa fin,
Mais avant de partir on blanchit le coquin.
Ah bien sûr, il est vrai avant d’être gredin,
Il a servit la France sur cent dix mètres seul’ment.
Mais avec sa médaille et un beau parchemin,
La Sicra* lui a fait un contrat complaisant.
Toucher un bon salaire tout en ne faisant rien,
Telle est donc la méthode pour être homme de bien.
Soit les entrepreneurs sont piètres gestionnaires,
Ou bien à leurs clients ils ne veulent pas déplaire.
A qui profite le crime, oh (...)

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samedi 27 mai 2006
Le prix de la paix
Faut-il faire des courbettes à d’infâmes dictateurs
Qui dégoulinent encore du sang d’leurs détracteurs
Pour vendre des voitures, des trains ou des avions.
A quoi pensez-vous donc ? Foutues nos illusions.
Monsieur le président, au nom de la nation
Vous n’avez pas pouvoir d’être si inconséquent.
Patrie des droits de l’homme conquis difficilement,
La France vous regarde et juge vos décisions.
La place Tiananmen est-elle seulement pour vous
Un lieu de promenade pour l’étudiant chinois ?
C’est bizarre, ils sont peu ceux qui pensent comme vous,
Beaucoup ont des images montrant l’abus des lois.
Et le (...)

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vendredi 26 mai 2006
Pacifistes debouts, non aux guerres
Peut on dire vraiment
Que la race est humaine
Je vois sur mon écran
Que la guerre et la haine
La misère du monde
Fait bien rire les grands
Dans leurs discours immondes
Nous sommes mécréants
L’intérêt qu’ils nous portent
N’est que pour notre argent
La guerre frappe à la porte
Et au moyen orient
Pacifistes debout
Ils sont devenus fous
L’Anglais L’Américain
Débitent leur baratin
Les enfants sous les bombes
Sont si près de la tombe
Bush et Blair assassins
Se partage le butin
Il faut se réveiller
Pour crier c’est assez
Et entendre pour toujours
Seul le chant de (...)

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jeudi 25 mai 2006
Le plaisir de dire non.
On veut nous faire marcher comme de gentils moutons,
J’ai toujours refusé l’uniformisation.
Je dois avoir un gène qui ne sait dire que non,
Qui me dis défends toi, fais ta révolution.
Je n’avais pas compris et j’ai tourné en rond,
J’ai des problèmes pour prendre la balle juste au rebond.
J’avoue, pour réfléchir, j’ai pas toujours l’aplomb. _Peut-être mon cerveau n’est pas plus gros qu’un plomb.
On m’a dit travaille dur pour être considéré,
Une tâche impossible pour quelqu’un d’insensé.
J’voulais convaincre personne de mon utilité,
Vouloir à tout prix vivre, j’avais pas demandé.
Je suis donc devenu (...)

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lundi 22 mai 2006
L’homme ce fornicateur...
Lorsque Dan Brown écrit dans le code Da Vinci
Que Jésus était homme et donc fornicateur,
La curie lui répond, vous n’êtes qu’un menteur,
Urbi et orbi il ne peut être ainsi.
Mais alors, dites moi, qui était donc Jésus,
Un homme, un agent double comme l’était Janus.
S’il aidait la putain à devenir grande,
Il ne se sentait bien qu’au milieu de sa bande.
Exit la concubine de la table sacrée,
Les femmes dans les soirées n’étaient pas invitées.
L’étaient un peu machos, Jésus et ses copains,
Ou alors ils étaient ... Non, je ne dirai rien.
Ça n’a plus d’importance, il y a si longtemps,
Et puis si l’on regarde (...)

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mardi 16 mai 2006
Censure et punition
Quand les gens d’armes sont venus
J’avoue j’ai été très déçu
Ils m’ont dit vous avez failli
Certaines personnes vous on trahi
Qui sont ces gens et qu’ont-ils dit
Aurais je donc des ennemis ?
Je n’ai fait de mal à personne
Si j’ai froissé qu’on me pardonne
Vous avez écrit des satyres
Ce n’est pas tout il y a pire
Quand vous parlez du président
Vous dites que Satan l’attend
Pour ne plus que vous écriviez
Vous allez être condamné
Et pour ne pas que vous parliez
La langue les mains seront coupées
Mais comme nous sommes magnanimes
Que la justice nous anime
Ecrivez un dernier papier
Pour dire combien (...)

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dimanche 14 mai 2006
Les chiffres vérités
Au secours les matheux, ils ne savent plus compter
Qu’ils s’agissent de chômeurs ou de manifestants
Les comptes sont jamais justes, c’est à désespérer
Ceux qui font l’inventaire sont saouls ou mal voyants.
Nos élites nationales quand elles comptent les humains
Minimisent les chiffres et d’un geste de la main
Nous disent circuler, il n’y a rien à voir.
Ils sont pas très à l’aise, les mecs du pouvoir.
Quand c’est pour les manifs, les chiffres sont minorés,
Pour leurs augmentations, c’est majo.. majoré.
Les chiffres du chômage, sont vraiment bidonnés,
Quand c’est pour les promesses, la c’est (...)

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jeudi 11 mai 2006
Alexandrins maudits.
Alexandrins maudits, vous me bouffez la vie.
Déjà que vous squattez jusqu’aux draps de mon lit,
J’aimerais de temps à autre, lorsque j’en ai envie
Que vous me laissiez seul, franchement ça suffit.
Je parle à l’épicière, en vers et non en prose
Lorsque je lui demande du sucre ou du glucose.
Elle regarde de travers, demande de quoi je cause
Et elle me donne du sel avant de faire une pause.
Quand à la boulangère, si je commande une miche,
Je ne sais pas pourquoi elle fait ses yeux de biche.
Surtout quand elle me file dans les bras un bâtard,
Je ne comprends plus rien, ce n’est pas un hasard.
Et (...)

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mardi 9 mai 2006
Je t’aime moi non plus.
Ras l’bol monsieur jacquot,
Ils en veulent à ma peau.
Il y’a même Montebourg
Qui n’est pas de Strasbourg
Qui a, à l’assemblée
Le jour de la télé
Demandé que j’m’en aille
En clair et même en braille.
Tu sais bien Galouzeau,
Il n’y’a rien de nouveau.
La république impose
Quand ça sent pas la rose,
Qu’on fasse tomber la tête
D’un homme même poète.
Ils ont choisit la tienne,
Tu vas sauver la mienne.
Allez, faut pas t’en faire,
Tu dois juste te taire,
Et puis question cass’roles
C’est parfois même drôle.
Regarde ma destinée,
J’ai gagné l’Elysée
Malgré toutes mes magouilles
Ce n’est pas moi (...)

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mardi 9 mai 2006
Je t’aime moi non plus.
Ras l’bol monsieur jacquot,
Ils en veulent à ma peau.
Il y’a même Montebourg
Qui n’est pas de Strasbourg
Qui a, à l’assemblée
Le jour de la télé
Demandé que j’m’en aille
En clair et même en braille.
Tu sais bien Galouzeau,
Il n’y’a rien de nouveau.
La république impose
Quand ça sent pas la rose,
Qu’on fasse tomber la tête
D’un homme même poète.
Ils ont choisit la tienne,
Tu vas sauver la mienne.
Allez, faut pas t’en faire,
Tu dois juste te taire,
Et puis question cass’roles
C’est parfois même drôle.
Regarde ma destinée,
J’ai gagné l’Elysée
Malgré toutes mes magouilles
Ce n’est pas moi (...)

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lundi 8 mai 2006
La certitude, c’est la mort de l’esprit.
J’ai rencontré deux hommes et j’ai voulu comprendre
L’un semblait sûr de lui, ne voulant rien entendre
L’autre fronçait les sourcils, mais il semblait soucieux
Lequel parmi ces deux était le plus sérieux.
Le premier parlait fort imposant son avis
Usant de citations pas toujours judicieuses
Et alors il riait d’un air bête : lou ravi
Quêtant l’approbation d’une façon prétentieuse.
Le second parlait peu, il donnait son avis
Sans pour cela vouloir imposer ses idées
Ses échanges étaient doux comme on fait entre amis
Une chose était certaine, il savait écouter.
Si vous deviez nommer le sage et l’imbécile (...)

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dimanche 7 mai 2006
Pour que tu vives Ahmed...
Un petit bout qui meurt à l’autre bout du monde
Parce que la pauvreté comme une bête immonde
A décidé là bas, qu’il n’y’aurait pas d’après
Pour ce petit garçon né trop loin du progrès.
Il nous faut réagir pour faire battre son cœur
Afin qu’il puisse grandir avec frères et sœurs.
Des hommes et des ailes ont gommé les frontières
Pour sauver cet enfant d’une mort outrancière.
Comme un ange gardien qui déploierait ses ailes,
Aviation Sans Frontières et son bel oiseau blanc
T’emmèneront Ahmed par les cieux sur ses ailes
Jusqu’à l’hôpital blanc pour que tu deviennes grand.
Tu seras dix millième à prendre ce (...)

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lundi 1er mai 2006
Les cités infernales.
Platon le disait bien, vingt mille âmes suffisent
Pour faire qu’une ville, soit vraiment idéale.
C’était il y a longtemps, depuis quel changement
Place aux mégalopoles, les cités infernales.
Trente millions de vivants, plutôt de survivants
Pour la plus grande d’entre elles, entassement cruel.
Va pas être belle la vie, pour les petits enfants,
Les bonnes places seront chères, imaginez les duels.
Pourtant si l’on demande à l’homme qu’elle est sa quête
C’est pairidaeza* le mot qu’il vous dira
Eh oui le paradis, l’homme ne demande que ça
D’ailleurs pour le comprendre pas besoin d’une enquête
Donnez à (...)

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samedi 29 avril 2006
Le complot d’la place Beauvau
Certains peuvent penser qu’à Beauvau deux je dors,
Ils se trompent, j’y construis pourtant un beau veau d’or.
Quand Galouzeau pour moi, travaille d’arrache pied
En s’y prenant il faut bien dire comme un pied,
Je sens bien que je me rapproche de l’Elysée.
Je n’ai plus rien à faire, qu’à laisser mijoter
L’poète de Matignon est cryogenisé.
Je vais ratisser large, j’vais m’extrém’droitiser.
Je vais faire une grande loi pour bouter l’immigré
Hors de nos frontières sans faire de simagrées.
A Le Pen, de Villiers, j’ai piqué les idées
Pour faire grimper ma côte de sept ou huit degrés.
Et quand au grand (...)

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jeudi 27 avril 2006
La peste venue d’ailleurs.
Remember Tchernobyl, le plus gros des mensonges
Le nucléaire n’est pas ce cancer qui ronge.
Dormez bien braves gens, ils veillent nos gabelous,
L’atome à la frontière, non ce n’est pas pour nous.
Eh ! Oui, ça marche ainsi dans nos contrés à nous,
Pour rentrer sur nos terres, faut pas être voyous.
Que ce soit un atome ou même un courant d’air,
Le visa vaut aussi pour un nuage nucléaire.
Et puis, rappelez vous ceux qui parlaient ainsi,
Des chercheurs renommés et des ministres aussi.
Tu vois, pour mieux fourger leurs centrales infernales,
Ils disent sans sourcilier, il n’y a pas danger.
Manquent (...)

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mercredi 26 avril 2006
Les morts vivants.
Sous un soleil plombé, il traîne sa misère
Havresac alourdit par des années galères
Pourtant dans ses yeux clairs il reste une lumière
Qui laissent imaginer une fureur entière.
D’où viens-tu camarade serais-ce de la guerre
Reviens-tu en héros ou en triste vaincu
Je sens bien à ton air triste comme les pierres
Tu as gagné la guerre mais ton âme est perdue
Tu l’as laissée là-bas sur ce lieu de tuerie
Dans la chair et le sang de tes frères des deux clans
Ils servent de pitance aux corbeaux croassant
Nettoyeurs sans pitié de cette boucherie.
Va pauvre camarade tu n’es point le coupable,
Ceux qui (...)

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dimanche 23 avril 2006
Non lieu.
Il a tué ma mère, les flics me dirent de lui
Le chauffeur, un mec bien, d’ailleurs il est chercheur
C’est au CNRS qu’il occupe ses heures.
Son job c’est de chercher pour le bonheur d’autrui.
Oui, mais maman est morte, tuée par ce chauffard
A plus de vingt cinq mètres du choc elle est r’tombée
Elle survivait encore, toute désarticulée.
Elle ne faisait pas d’mal sur son passage clouté.
Bien sur CNRS n’avait pas picolé,
Il se fumait un joint qu’il venait de rouler.
C’est à cause du soleil qu’il leur a expliqué
Il n’a rien vu venir, il a à peine freiné.
J’voudrais qu’tu saches maman
Si jamais ton (...)

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jeudi 20 avril 2006
Election, piège à cons
Au fait, comment vous dites avant les élections
Ah oui on a raison, mais faut voter pour vous
Vous ferez ce qu’il faut, il y a des solutions
Mais seul votre parti s’occupe vraiment de nous
Oui c’est ça mon p’tit pote, prend nous bien pour des cons
Vous dites tous la même chose en f’sant la chasse aux voix
Et dés qu’tu s’ras élu tu nous feras marron
Ce n’est pas de ta faute mais c’est la faute aux lois
C’est ça q’tu nous diras, on l’connait ton blabla
De droite ou bien de gauche tous pourris j’te dis moi
Il y a qu’une chose qui compte pour tes potes et pour toi
D’aller à l’assemblée pour y glander (...)

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lundi 17 avril 2006
Décrépitude.
Ils sont venus de loin, mais d’où le sait-on bien
Pour peupler la planète où il n’y avait rien
Enfin quand je dis rien, il y avait à manger
Des fruits, des plantes et puis, même un peu de gibier.
Au début c’était bien, faut dire que vu leur nombre
C’était assez facile de trouver un coin d’ombre
Ils vivaient de cueillette, le jardin était vaste
Ils formaient des tribus, des clans même des castes.
Ils ne trouvèrent pas mieux qu’inventer la discorde,
C’est bien une histoire d’hommes de tirer sur la corde.
Souvent pour des broutilles, un bout de territoire
Ou quelques tisons rouges, même de l’eau à (...)

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samedi 15 avril 2006
Nature, dis moi.
Nature, dis moi.
Quel est donc le message que tu veux nous laisser.
Serait-il dans les branches de ce vieil olivier,
Dans les rochers meurtris qui bordent ce sentier
Ou dans le cœur des fleurs que le vent fait danser.
Nature.
Raconte moi l’époque des bêtes monstrueuses
Et cette grande explosion qui fut leur tueuse.
Ta régénération comme l’hydre renaît des cendres
Et les milliers d’espèces, j’aimerais bien comprendre.
Nature.
Raconte moi surtout le premier homme vivant,
Le père de nos pères était-il un géant.
Raconte moi aussi comment la première dame
A pu peupler la terre et engendrer tant (...)

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vendredi 14 avril 2006
Citoyen de la terre.
Quand j’ai pointé le nez pour découvrir le monde
On m’a dit bienvenu puisque tu es Breton
Mais où est la Bretagne sur la jolie mappemonde
C’est pas inscrit breton ou bien encore gascon
Puisque tu es Breton, tu es donc Français.
Ah oui, je l’ai trouvée, une tâche minuscule
Là sur ce planisphère, ça me semble ridicule.
Ne serions nous que ça, incroyable mais vrai.
Oui mais, tu dois savoir, tu es Européen.
Oui, je dois bien l’admettre, la tâche est bien plus grande,
Mais je suis bien déçu, l’Europe c’est presque rien.
Je voulais d’un pays qui soit beaucoup plus grand.
D’ailleurs ne dit on pas tu es (...)

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jeudi 13 avril 2006
La récession.
Ce n’est pas nécessaire de revenir en arrière
De ranger le tracteur pour retrouver l’araire.
De la à accepter des coups d’pieds au derrière
Juste au nom d’un progrès qui ne peut que déplaire.
Ils peuvent toujours y croire
Du fond de leurs prétoires.
Alors, lorsque le Galopin de vieille peau
Fait voter une loi juste pour les hobereaux
Et envoie au turbin des gosses de quatorze ans
Où fait bosser la nuit des mômes de quinze ans.
Il doit être nostalgique
D’un germinal tragique.
Du sombre CPE nous avons eu la peau,
Il reste le CNE qui n’est pas un cadeau.
En plus ; un CTP il promet de nous faire (...)

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mercredi 12 avril 2006
Cours camarade, le vieux monde est derrière toi.
Que veulent-ils nous faire croire tous ces politicards
Que sans eux nous serions au fin fond d’un placard
Et qu’ils ont le pouvoir de nous sortir du noir
Je ne sais pas pour vous, moi j’ai fini d’y croire.
Depuis plus de trente ans je regarde le pouvoir
Il y a eu De Gaulle, Pompidou et Giscard
Le dernier mangeait même chez l’citoyen le soir
Puis ce fut Mitterrand et Chirac le brisquard
Pas un pour rach’ter l’autre, une belle bande de roublards
Et nous autres dans l’affaire nous sommes les pigeons
Justes bons à gober les promesses les flonflons
D’avant les élections. On mérite bien (...)

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lundi 10 avril 2006
Génération sacrifiée
Les années quatre vingt, tu viens d’avoir vingt ans
Une maladie nouvelle envahie la planète
Quatre lettres de feu, peste du nouvel an
Pour l’amour c’est couvert protége toi minette.
Tes études c’est longtemps, allez encore dix ans
Le boulot c’est peut-être, si tu cherches longtemps
La retraite c’est râpée, attend soixante dix ans
Mais tu coûteras pas cher tu sera p’têtre morte avant.
T’as appris les grandes guerres, on disait plus jamais
Mais au journal le soir, on ne parle que de ça.
La bouffe, c’est d’pire en pire, qualité au rabais
Poulet à la dioxine et hormones à tout va.
Vraiment tout fout (...)

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samedi 8 avril 2006
Réforme oui, recul non...
On n’entend dire partout : ah ! Ces drôles de Français
ls refusent les réformes, et toujours disent, jamais.
Pourquoi sont-ils ainsi, quel est donc leur secret
Il faut pour les comprendre un exemple concret.
Un restaurant propose du canard au navet
Quand celui d’à côté propose que le navet
Les tarifs sont les mêmes lequel dois-je choisir ?
Vous dites quel fada, sans canard pas d’plaisir.
Oui, vous avez raison, c’est comme pour les réformes,
On repousse toujours celles, qui ôtent le pain d’la bouche.
Elles ne sont pas réformes, mais contraintes uniformes
Et ne méritent qu’une chose, être mises (...)

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jeudi 6 avril 2006
L’ENAlphabête.
Un petit texte pour dénoncer la connerie des décomptes des manifestants...
Ça fait longtemps déjà que nos chers gouvernants,
Quand ils font le bilan pour nombres de nos enfants
Nous disent : c’est un drame, ils ne savent plus lire,
Ne savent pas compter et encore moins écrire.
Mais qu’ont-ils fait pour eux depuis plus de vingt ans,
Ils font leur cinéma pour dire que rien ne va
Et au moment d’agir, ils restent les bras ballants.
Peut-être apprennent-ils ça, à Sciences PO ou l’ENA.
Quant à dire que les jeunes ne savent pas compter.
Leurs manières d’estimer les présents qui défilent
Dans nos rues (...)

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lundi 3 avril 2006
Chirac Président Estropié
Quand les neuf vieux sages, dans leur tour d’ivoire
S’enferment pour décider si le dernier devoir
De Villepin vaut autant qu’une brève de comptoir
Qui mérite d’être conté dans les journaux du soir.
Ces vieux ne sont plus neufs, que savent-ils des jeunes,
Eux aussi doivent vouloir que pour souper ils jeûnent.
Alors, ils ont jugé le Contrat Pour Exclus
Conforme en précisant qu’il n’y’avait pas d’abus.
Et, pour ne pas vexer les employeurs friqués,
Pour les licenciements, ils n’ont rien exigé.
Si les jeunes veulent savoir pourquoi ils sont virés,
Ils seront renseignés seul’ment s’ils vont plaider. (...)

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dimanche 2 avril 2006
Changer le monde
Refaire le monde, vaste programme s’il en est un
Il va falloir faire vite nos années sont comptées
Le monde nous appartient, à tous, donc à chacun
Tiens, j’apporte ma pierre, ou dois je la poser.
Rappelles toi ma mie, l’état de la planète
Que nous avons trouvé, cadeau de nos ancêtres.
Ne trouves tu pas aussi, qu’il s’est bien dégradé ?
De le voir si pollué, j’ai envie de pleurer.
Et puis, pour nos enfants et nos petits enfants,
Nous n’avons pas le droit d’rester les bras ballants.
Allez, on r’trousse nos manches pour se mettre à la tache
Plutôt que de cacher la merde sous une bâche.
Des gestes au (...)

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vendredi 31 mars 2006
Ni dieux, ni maîtres.
Je n’avais rien à dire, j’ai rien à déclarer,
Je n’ai que quelques mots pour pouvoir déclamer
Que la vertu n’est pas au vice le contre poids,
C’est pourquoi je me moque éperdument des lois.
L’utopie est ma foi, je n’ai ni dieux ni maîtres
Je condamne le mauvais et j’admire le beau
J’admire un cœur vaillant mais je honni le traître
Je défends l’opprimé qu’on traite pire qu’un veau.
Je cultive la haine envers le capital
Et ses tristes servants aux maniéres de chacal
Qui n’ont que pour seul dieu le pouvoir et l’argent
Et pour y parvenir deviennent même violents.
Mon pays c’est l’amour et l’amitié mêlés, (...)

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mercredi 29 mars 2006
Aux couards anonymes
Le courage a un nom, il a même un visage
Et tout ceux qui aboient derrière l’anonymat
Peuvent être comparés aux corbeaux de village.
Je leur ot’rais le droit au moindre alinéa.
Ah ! Monsieur Jean Dornac vous êtes bien trop bon
De laisser la parole à ces odieux poltrons.
Vous ne vous cachez pas derrière une cagoule
Pour dénoncer les hommes et leurs tristes magouilles.
Eux ne proposent rien, leur but est de détruire
Cette nouvelle société que vous voulez construire.
Ils pratiquaient ainsi jadis pour dénoncer
Auprès de l’occupant l’innocent opprimé.
Si j’avais monsieur Jean le pouvoir de sévir (...)

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mardi 28 mars 2006
Les pourvoyeurs du désespoir.
Si certains ont connu les trente glorieuses,
Tous nous avons vécu les trente calamiteuses.
Vers quel destin tragique, nos hommes politiques
Nous entraînent avec leurs promesses angéliques.
Ils nous ont tout promis pendant plus de trente ans,
La sortie du tunnel, une Europe formidable.
Ils nous ont dit, serrer votre ceinture d’un cran,
Faites quelques efforts ils seront profitables.
On les a écoutés, pas sans tirer la langue,
Il y’en à même certains qui devenaient exsangues.
Coluche a même dû faire les restaus du cœur
En voyant crever d’faim nos frères et nos sœurs.
Les uns après les autres, (...)

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dimanche 26 mars 2006
Le poids des mots, le choc des dessins.
J’ai tant de choses à dire mais ne sais comment faire,
Mes mots peuvent blesser dois-je les dire ou les taire.
Quand je suis solitaire devant une feuille blanche
Ma plume est mon pinceau, non pas une arme blanche.
Liberté d’expression, de dire ou bien d’écrire,
Les mots peuvent prêter à pleurer à sourire.
Peut-on, doit-on tout dire sous prétexte d’être libre,
Il faut savoir dire stop pour garder l’équilibre.
Le peintre, l’écrivain ou le dessinateur
Doivent-ils modérer pinceaux plumes ou marqueurs.
Même si je crie bien fort, ma plume est libertaire,
Elle ne doit pas se faire tueuse involontaire. (...)

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samedi 25 mars 2006
Le président serait-il autiste ?
Chirac avait nommé le baudet du Poitou
Pour réduire la fracture, mais si souvenez vous.
Mais, la pente était raide pour le bon gros toutou,
Finalement le bonhomme c’est bien foutu de nous.
On ne peut demander à un homme qui prétend
Que « Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints »*
De faire de notre France le pays qu’on attend.
Marianne venait de perdre le Raffarin con-joint.
Pour trouver à la môme un nouveau prétendant,
La tâche était ardue pour chichi président.
Pas question d’mettre Sarko, l’ancien Balladurien
Qui visait un peu trop l’hôtel élyséen.
Il ne lui restait plus qu’à (...)

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vendredi 24 mars 2006
Désobéissance salutaire.
Marre de ces ordres idiots, surtout des obéir
Mais obéir à quoi, mais obéir à qui
Moi je n’ai qu’une envie celle de désobéir
Je n’dirais pas amen à ces nouveaux marquis.
Comment peut on agir quand on est sans moyens,
Doit-on laisser polluer tous les biens mitoyens ?
On doit toujours déjouer la balle de l’assassin,
Au lieu d’attendre qu’elle vienne vous crever l’intestin.
« Déboulonneurs » de pub, faucheurs volontaires,
Vos combats sont pour moi des actes salutaires.
D’ailleurs, à Orléans ou encore à Versailles,
Les magistrats ont dit vous n’êtes pas racailles.
Relaxe pour les faucheurs ont dit les (...)

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jeudi 23 mars 2006
I have a dream
C’était en soixante trois, le pasteur Luther King
Prononçait ces mots la, pour nous dire son rêve
Je ne suis pas pasteur ni Luther ni « the King »
Et pourtant il m’arrive moi aussi quand je rêve,
De penser comme lui que les hommes sont frères.
Je rêve l’abolition des nations, des frontières,
Ces tristes cicatrices seulement imaginaires.
Les oiseaux eux ignorent, ces marques légendaires.
Lignes sur un planisphère, invisibles sur la terre
Faut-il pour les voir, chausser ses yeux de verre.
Non, je les imagine rouges du sang de nos pères,
Amovibles en fonction de l’histoire et des guerres.
Bien (...)

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mercredi 22 mars 2006
Evolution...
Quand je vois les humains de toutes les nations,
Je peux en toute logique, me poser la question
Qui divise les savants : Picq, Coppens et Brunet
Et qui depuis Darwin reste encore un secret.
Du singe, serions nous les tristes descendants ?
Je dis tristes il est vrai, sans être méprisant
Car si du singe nous sommes les petits enfants
Certains sont agressifs d’autres ont de doux penchants
Certains sont chimpanzés, d’autres des bonobos.
Les premiers sont toujours querelleurs excités
Les seconds aiment la paix plus que l’imbroglio. Après ces mutations, rien n’a vraiment changé.
Toumaï* « (...)

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dimanche 19 mars 2006
Il faut tous les virer....
Aviaire ou CPE, duquel faut-il parler
Pour faire oublier l’autre. Des poulets, il s’en fout
Et pour le CPE il ne veut pas céder,
C’est pas des p’tits merdeux qui vont commander tout.
Dans la majorité, ils sont bien partagés
Mais pour une seule raison c’est leur réélection
La populace gronde elle est même rassemblée
Dans les rues de leurs villes, de leurs circonscriptions.
Mais il y a deux couillons qui sont vraiment bornés
Villepin à Matignon, Jacquot à l’Elysée
Le premier ne sait pas ce qu’est une élection
Le second se prépare à faire son baluchon.
Sarkosy s’frotte les mains, il veut s’faire (...)

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mercredi 15 mars 2006
Abus d’pouvoir.
Ils se disaient contents bien qu’ils faisaient la gueule
Les pros du Oui battus par des sombres vauriens
Ils dirent c’est évident que le Non était veule
Et que leurs partisans eux ne comprenaient rien.
La défaite est amère pour cette élite planquée
Leurs rêves de pouvoir étaient bien ébranlés
Ils s’en remettront vite avant d’aller chercher
De nouveau les suffrages d’électeurs arriérés.
Et puis ils oublieront cette constitution
Prétendant même sans honte que le Non était bon
Qu’il fortifiait l’Europe au giron des nations
Apportant au traité des améliorations.
Vous parlent ils seulement au sujet de (...)

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vendredi 10 mars 2006
A feu et à sang : Pourquoi ?
Les riches détruisent la terre sans cesser d’la polluer,
Les pauvres c’est les cités en les faisant brûler.
Les riches dépensent leur fric, sans même le compter,
Les pauvres en fin de mois n’ont plus rien à manger.
Ils brûlent, ils cassent, ils pillent, Peugeot se frotte les mains,
Faudra les remplacer toutes ces bagnoles demain.
Et les vitres cassées qu’il faudra bien changer,
C’est en grande partie, les pauvres qui vont payer.
Et le petit roquet n’arrête pas d’aboyer,
Il ne veut surtout pas qu’on puisse l’oublier.
Il met le feu aux poudres, surtout d’vant les télés.
Oui, nous avons compris, il (...)

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samedi 4 mars 2006
Terroristes ou résistants
Sont-ils des terroristes ou bien des résistants
Chaque jour l’Irak paie le prix du sang
Qui sont les responsables, peuple ou bien occupants
Le sang est toujours rouge peu importe le camp.
Combien faudra t’il donc aligner de cadavres
Pour installer enfin de la paix un vrai havre
En France ils luttaient contre l’allemand maudit
On les disait alors résistants à l’ennemi.
Occupation horrible d’envahisseurs odieux
Ils étaient résistants et luttaient de leur mieux
Meurtriers sympathiques, ils furent décorés
Certains furent même élus en tant que députés
Aujourd’hui en Irak pour les américains
Ils (...)

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vendredi 3 mars 2006
Rencontre au sommet.
Dis moi mon Galouzeau,
Que m’annonces-tu de beau ?
Il me semble à ta mine
Qu’une chose te chagrine.
Ah ! Oui monsieur Jacquot,
Je me suis fais tancer
Par la mère Bachelot
Qui voulait me plumer.
Elle voulait que j’rembourse
Ses tailleurs pieds de poule
Plus cotés à la bourse
Depuis qu’la grippe déboule.
Et puis monsieur Jacquot,
J’en peux plus de manger
Même au p’tit déjeuner
Toutes ces poules au pot.
Ah ! mon pauvre Galouzeau,
Viens donc voir mes fourneaux
Poulet, caille ou canard
Ici c’est pas l’panard.
Ils m’ont même interdit
Ma bonne tête de veau.
Tu sais, je suis maudit
Jusque dans (...)

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mardi 28 février 2006
Déluge de feu.
Explosion de lumière et flammes de l’enfer
C’est ainsi qu’ils choisissent de quitter notre terre
Hélas ils associent à l’ultime voyage
De pauvres innocents dans un odieux carnage.
Mais quel est donc ce dieu qui les inspire si fort
Qu’ils acceptent sans peur de se donner la mort.
Emportant avec eux dans un déluge de feu
Les chairs déchirées des victimes de l’enjeu.
Quelle est donc cette foi qui franchit les frontières
Laissant dans son sillage les larmes la misère
Frappant à tout endroit les peuples de la terre
Trains de banlieues, chemins de fer et tours de verre
Pourquoi obéissent-ils à des (...)

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lundi 27 février 2006
Au nom de la paix.
Mon cœur bat encore, pourtant mes frères meurent,
Il ne reste que des ombres pour meubler le décor.
Quand le progrès avance, ce sont les mères qui pleurent
Leur tribut à la guerre compte déjà trop de morts.
Mes ancêtres ont porté leurs chairs face aux canons,
Pour qu’au nom de la paix, aux guerres nous disions non.
Sacrifices inutiles, avaient-ils raison ?
Peut-être auraient-ils dû choisir la désertion.
L’holocauste sanglant n’est pas qu’une page d’histoire,
Les morts s’ajoutent aux autres, un chiffre chaque soir.
J’ai envie de crier, stop, il faut arrêter,
Ne faites pas du monde un immense (...)

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dimanche 26 février 2006
Sans colère.
J’ai cru sentir en moi monter cette colère
Comme une vague monstrueuse qui soulève la mer
J’étais prêt à hurler, à crier, à gueuler
Contre cette injustice qui venait me frapper.
Pourtant je n’ai rien dis, ma colère est tombée,
A quoi me servait donc d’être ainsi énervé.
J’avais toutes les raisons, sauf une, évidement
Personne ne m’entendait en cet instant présent.
J’aurais donc été seul à subir ma colère
Pourquoi, à un seul mal rajouter une misère.
Nous sommes bien trop souvent nos propres tortionnaires,
Lorsqu’on se martyrise d‘une manière suicidaire.
Souvent pour une broutille, une contrariété
On (...)

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dimanche 26 février 2006
Le mot, l’arme parfaite.
Quand Don Quichotte chassait dans la blanche Castille
Pour vaincre les démons, pour Dulcinée sa belle
C’était un chevalier sous une plume habile
Mais son masque comique cachait un vrai rebelle.
Les métaphores sont riches pour dire l’ignominie
Cervantès épingla l’Espagne des bandits
La Fontaine lui joua d’une grande ménagerie
Comprenne qui voudra des maudits par mots dits
Qu’importe la manière pour dénoncer les fourbes
Les mots prennent des formes et épousent les courbes
Si le but est atteint sans tragédie guerrière
Les mots font aussi mal qu’un bon coup de rapière.
Les tyrans ne sont pas à (...)

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vendredi 24 février 2006
Il faut tuer la haine....
Hommage au poème de J. Dornac : "Pour que fleurisse la vie...."
De la guerre à la paix légère est la frontière
De l’amour à la haine où donc est la lisière.
La guerre aime la haine, y trouve son terreau
Quand l’amour et la paix sont le gant et la peau.
Pourquoi donc les amants qui s’aimaient le matin
Tuent l’amour le soir comme d’odieux assassins.
Souvent c’est par les mots que grandissent les maux,
Qu’ils soient dits ou écrits, ils sont parfois l’étau,
Qui mord les sentiments et saigne l’âme à blanc
Aussi sûre que la balle qui vous perce le flanc.
Et puis il y a les hommes, jaloux et mécréants
Qui n’aiment du bonheur, que celui des romans.
Ils usent de (...)

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jeudi 23 février 2006
Justice injuste.
Serions nous le pays des barreaux fer forgés
Des prisons insalubres, cellules surpeuplées
Bien sûr ceux qui y vivent ou plutôt y survivent
Ne sont guère blancs bleus puisqu’ils y sont présents.
Délinquants, violeurs, voleurs ou assassins
Ils doivent payer leur dette quelque soit leurs larcins
Mais doit-on pour cela les traiter pire que bêtes
Certains préfèrent la mort leur ultime requête
Les juges ont dit vingt ans, une peine incompressible
Sauf pour mourir libre, c’est devenu possible
Les élus ont voté cette loi un peu humaine
Mais qu’en font donc les juges de cette loi souveraine
Elle est (...)

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mardi 21 février 2006
Mais c’est quoi cette justice ?
L’Italie, c’est Rome, Naples et puis encore Venise
Roméo et Juliette, les belles histoires d’amour
Non ce n’est plus tout ça, la botte semble en crise
Leurs juges deviennent fous jusqu’à la haute cour.
Quand cinq vieux juges en cour de cassation
Relaxent un délinquant menteur et violeur
Sous prétextes que la dame portant un pantalon
Aurait de fait aidé l’action de l’agresseur.
Mesdames en Italie le d’jean est interdit
Ou si vous êtes violée vous l’aurez mérité
Les juges absoudraient-ils les pires des bandits ?
Ils prétendent même qu’un viol peut aussi s’excuser.
Un adulte pédophile forçant une (...)

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dimanche 19 février 2006
CNE, CPE, l’Elysée c’est pour moi
En réfléchissant bien le monsieur de Villepin
Se dit peut être en vers, je le tiens mon destin.
Il me faut plein d’euros pour gagner l’Élysée,
Et comme dis le jacquot, cherche ceux qui ont le blé.
L’oseille c’est au MEDEF que je peux la trouver,
Je dois faire ce qu’ils veulent pour mieux les contenter.
J’vais leur faire des contrats, ils me diront merci,
Un CNE par là, un CPE par ci.
Et puis pour les chômeurs, pas besoin de karcher,
Il faut qu’l’ANPE les rayes par liste entière.
Comme dit la Parisot, plus de code du travail,
En mai je le supprime et j’assure mon bail.
En plus comme le chômage va (...)

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jeudi 16 février 2006
L’Amérique devient grotesque.
Ecrit en réponse à l’article : "Bové interdit aux USA de Buch" et transferé en Poème pour altermonde par mes soins - Jean Ruhlmann
Ah mon pauvre José, serais tu terroriste
Pour te faire refouler par les américains
A moins que tu figures en rouge sur une liste
Que Bush aurait fournie à ses hommes de main
Peut-être ta moustache est un peu trop gauloise
Pour le cow-boy texan qui craint fort que tu croises
Ceux qui chez lui dénoncent ses méthodes guerrières
Ou bien des opposants aux recettes financières.
Eh oui pauvre José, touche pas à leur pognon
Qu’il s’agisse d’OGM ou du fric de la guerre
Toi qui défends sans failles les pauvres de la terre
Tu n’es pas bienvenu dans leur monde de félons.
Peu importe mon ami rentre donc à (...)

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jeudi 9 février 2006
Je traverse les allées du marché, et je la vois....
Je traverse les allées du marché, et je la vois....
Deux paniers dans les mains
Du marché elle revient
Lui marche trois pas derrière
Matant d’autres derrières
J’ai envie de lui dire
Je n’ose, je vais l’écrire.... Toi aussi tu as :
Le droit de revivre.
Quand je te vois les bras, chargés de victuailles
Harassée sans porteur et ployant sous la charge,
Laisse moi, je vais t’aider avant que tu défailles
Car tu n’es pas Causette œuvrant de long en large.
Quel est donc le bourreau qui te fait tant trimer ?
Serait-il de la race des infâmes Tenardiers,
A moins qu’il ne s’agisse d’un vil aventurier.
Ne (...)

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dimanche 5 février 2006
Pauvre France, ta justice devient de pire en pire
Comment décrire en quelques lignes une si lourde histoire, comment entendre ces confidences parfois mêmes corporatistes faites devant la commission de l’assemblée nationale sans penser que bons nombres d’innocents vivent peut-être les mêmes affres dans les geôles de la république. Y aura-t-il une ou des solutions qui viendront rendre plus équitable notre justice, l’espoir fait vivre mais la confiance manque. Les échéances électorales sont sûrement plus préoccupantes pour nos politiques que l’avenir des acquittés d’Outreau ou le devenir des innocents qui crient leurs innocences du fond de leurs cellules. (...)

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samedi 4 février 2006
Casting géant à Ploërmel.
Qui n’a pas en mémoire le mystérieux slogan
« Souriez vous êtes filmé », par derrière par devant.
Les potentats locaux, en mal de sensations,
A Ploërmel on fait un Loft nouvelle version.
Encore mieux que Spielberg, c’est en terre celtique
Qu’ils installent leur studio cinématographique.
Grands moyens, nouveaux genres, mais aucun scénario,
Juste quelques gogos filmés incognito.
Que de scènes croustillantes pour voir à la veillée,
Celle de madame Grenouille qui à la nuit tombée
En capotes anglaises vient s’approvisionner
Pour protéger le vit de monsieur le curé.
C’est encore ce notable sous son (...)

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vendredi 3 février 2006
Sexisme
Jacques voulait ajouter ce poème dans les réactions au mien (intitulé Femmes...), publié hier. Mais je le trouve tellement beau, tellement fort, que je lui ai demandé l’autorisation de le publier afin que vous soyez plus nombreux à en bénéficier. Il a accepté...
Jean Dornac
Je lisais ce dimanche sous une grande signature
Une chronique du temps parlant d’homo phobie.
Le sexisme prendrait place, parmi les interdits
Sexisme condamné en bout de procédure.
J’vais préparer mon sac pour aller en prison,
Cette fois, j’vais récolter une vraie condamnation.
La femme ne sera, jamais l’égale de l’homme
Propos (...)

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mercredi 1er février 2006
Dégelés royales.
Je crois profondément à la militance par la poésie. Nos grands ancêtres, en la matière, nous ont montré la voie. Faut-il rappeler Victor Hugo, Lamartine et tant d’autres, même s’ils sont inatteignables ?
C’est avec joie que j’accueille Jacques Migaud dans l’équipe d’altermonde.
Jean Dornac
Maya, ton pollen pue, ou donc as-tu été,
Sur quelle fleur pourrie, as-tu donc butiné ?
Va me jeter tout ça en dehors de la ruche,
Tu veux tuer la reine, mon dieu que tu es cruche.
Je ne suis point coupable, j’ai butiné les fleurs
Près du champ de maïs, c’est vrai que leurs senteurs
Etaient un peu bizarres, j’en (...)

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