J’en perçois cinq. Ces options industrielles avaient été imposées, puis intensifiées, par les pouvoirs publics au mépris de toute considération sanitaire. Il s’agit de quasi-exceptions françaises.
À partir de l’automne 1981, au lieu d’amorcer le "tournant énergétique" promis, la coalition gouvernementale avait massivement promu le chauffage électrique, une aberration écologique et économique ; pour écouler l’énorme surplus de fuel, elle avait, de concert avec Peugeot, diésélisé à outrance le parc automobile. La part du gazole (73%) pour les moteurs neufs équivaut à peu près à la proportion du courant (78%) issu de la fission atomique.
Les particules fines sont aussi invisibles que les radiations.
René HAMM
Bischoffsheim (Bas-Rhin)
Nous avons l’honneur de vous informer que l’on vit une situation très difficile et catastrophique. Le manque de la moindre des choses, la nourriture, les chambres sans chauffage, pas d’eau chaude, l’hygiène, les provocations des services de l’ordre et la chose la plus importante : la privation de notre liberté. Dans le centre de rétention des chambres ont été incendiées. Un coran a été déchiré par les CRS. On a pas eu de réponse satisfaisante à notre égard de monsieur le procureur de la république. Après notre témoignage, c’est comme si rien ne s’était passé. Quand nous sommes malades, les médecins ne nous donnent que du doliprane et des cachets pour dormir. On a 90% des détenus qui sont musulmans, ils nous servent de la viande pas hallal. Après trop de demande et des grèves, personne ne nous a écouté. Le manque de courtoisie bien que nous sommes dans un centre de rétention et pas pénitentiaire, mais c’est le contraire qu’on subit et de cela on garde un sentiment de mépris.
Pour toutes ces raisons nous demandons à tous les medias qu’ils soient au courant et qu’ils écoutent les témoignages des retenus. Nous exigeons notre libération et nous commençons une grève de la faim qui durera un délai de 4 jours. Notre place n’est pas ici mais dehors.
Les grévistes de la faim du centre de rétention de Vincennes
(texte dicté au téléphone depuis le centre de rétention de Vincennes)