J’en perçois cinq. Ces options industrielles avaient été imposées, puis intensifiées, par les pouvoirs publics au mépris de toute considération sanitaire. Il s’agit de quasi-exceptions françaises.
À partir de l’automne 1981, au lieu d’amorcer le "tournant énergétique" promis, la coalition gouvernementale avait massivement promu le chauffage électrique, une aberration écologique et économique ; pour écouler l’énorme surplus de fuel, elle avait, de concert avec Peugeot, diésélisé à outrance le parc automobile. La part du gazole (73%) pour les moteurs neufs équivaut à peu près à la proportion du courant (78%) issu de la fission atomique.
Les particules fines sont aussi invisibles que les radiations.
René HAMM
Bischoffsheim (Bas-Rhin)
L’avant-projet de loi sur le logement présenté aujourd’hui au Conseil des Ministres par Christine Boutin va contribuer à vider de sa substance le « droit opposable au logement » qui avait été imposé aux pouvoirs publics par les mobilisations. Non seulement les engagements financiers de l’État tels qu’ils sont annoncés ne permettront pas la construction du nombre de logements sociaux nécessaires, mais encore certaines mesures visent explicitement à accélérer les expulsions ! Enfin, cerise sur le gâteau, le projet modifie la loi SRU en permettant aux maires d’inclure les logements d’accession « sociale » à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux obligatoires. Alors que, pour les ménages les plus modestes, principales victimes de la crise du logement, l’accession à la propriété – même « sociale » - est, bien évidemment , une solution hors de portée. Cette mesure est, en réalité, un encouragement aux maires qui, malgré la loi SRU, refusaient la construction de logements sociaux locatifs dans leurs communes.
La LCR rappelle que de véritables solutions à la crise du logement passent par un effort financier public sans précédent, la réquisition des logements vides et l’inéligibilité des maires qui ne respectent pas la loi.