J’en perçois cinq. Ces options industrielles avaient été imposées, puis intensifiées, par les pouvoirs publics au mépris de toute considération sanitaire. Il s’agit de quasi-exceptions françaises.
À partir de l’automne 1981, au lieu d’amorcer le "tournant énergétique" promis, la coalition gouvernementale avait massivement promu le chauffage électrique, une aberration écologique et économique ; pour écouler l’énorme surplus de fuel, elle avait, de concert avec Peugeot, diésélisé à outrance le parc automobile. La part du gazole (73%) pour les moteurs neufs équivaut à peu près à la proportion du courant (78%) issu de la fission atomique.
Les particules fines sont aussi invisibles que les radiations.
René HAMM
Bischoffsheim (Bas-Rhin)
Début octobre, en compagnie de deux français et guidé par des syndicalistes colombiens, le photo-journaliste Damien Fellous couvrait la grève des coupeurs de canne, visitant plusieurs piquets de grève.
Le mardi 14, sur la route entre deux raffineries, la police les a arrêtés et transférés à Bogota. « Aux alentours de midi, on me signifie que mes papiers sont en règle (j’ai un visa de coopérant) et que je suis libre de repartir. On se demande quel besoin il y avait de me garder 24 heures et de me transporter depuis Cali pour m’annoncer cela à Bogota. »
Ses amis expulsés, ont écopé de cinq ans d’interdiction de territoire. Le samedi 17, le président Alvaro Uribe a déclaré que les étrangers expulsés étaient des criminels qui auraient dû être jetés en prison pour avoir provoqué des actes violents. Il a dénoncé « la main de l’étranger ». Malgré leur caractère fantaisiste, ces accusations ne sont néanmoins pas à prendre à la légère. Les Aguilas Negras, groupe paramilitaire qui a assassiné plusieurs dizaines de syndicalistes depuis le début de l’année, ont désigné plusieurs ONG colombiennes et internationales comme objectif militaire.
in CQFD N° 61