Monsieur,
Le train qui devait vous prendre s’égare
À contre-courant vous accourez je vous perds
À ma rencontre et j’arrive
Ensoleillée, de profil et de travers
Sur votre joue qui brille dont le creux
M’accueille en larme qu’on essuie.
Monsieur,
Si j’aime, dans le fruit qu’on presse
La lie, d’olive ou de raisin,
Où naissent l’huile et le vin,
C’est d’aimer près de vous
Et d’y avoir pris goût, la vie,
Cette essence empêchée d’un bouillonnement
D’où ne cesse de jaillir l’ivresse.
Monsieur,
Simultanément personnage et ombre,
Rivée à la vie, inguérissable et flétrie,
Sans attache réfléchie,
Désemparée (...)
lire la suite de l'article