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samedi 31 juillet 2010
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Brèves
La Revue d’études palestiniennes cesse de paraître...
mardi 1er juillet

Le dernier numéro vient de sortir en librairie :

REVUE D’ÉTUDES PALESTINIENNES

N° 108, ÉTÉ 2008

• Editorial

«  Pour des raisons qui relèvent d’une part des difficultés financières que connaît l’Institut des études palestiniennes, d’autre part de la baisse régulière, depuis quelques années, des ventes en librairie, et qui n’a pu être compensé malgré nos efforts par une augmentation du nombre des abonnés, nous nous trouvons dans l’obligation d’interrompre la parution de la Revue d’études palestiniennes.  »

Muhammad Kanaané, Les étoiles ne se couchent jamais, poème
Ilan Halevi, Du souvenir, du mensonge et de l’oubli
Juan Goytisolo, Que devons-nous commémorer ?
Walid Khalidi, La chute de Haïfa revisitée
Spiro Munayyer, La chute de Lydda, Introduction et notes par Walid Khalidi
Moustafa Abbasi, La fin de la Tibériade arabe
Sandrine Mansour-Mérien, Une Catastrophe programmée
Kadhim Jihad Hassan, La Nakba dans la littérature arabe
Beshara Doumani, Pour une autre représentation des Palestiniens

LETTRES ARABES
Riad Beidas, Prier pour la paix dans le monde !

CHRONIQUES
Ilan Halevi, Reflux
Rudolf El-Kareh, Pessimisme de la raison, optimisme de la volonté

NOTES DE LECTURE

CHRONOLOGIE

Rachid Akel
1er janvier-31 mars 2008

 
numéro 11 de la revue ZEO
vendredi 25 avril

"Sortie du numéro 11 de la revue ZEO, un numéro où l’on traite d’immigration, de souvenir, de mémoire, de liberté, ... malheureusement d’actualité car tous menacés par une politique désastreuse qui nous engage vers toujours plus d’individualisme.
A télécharger sur notre site :
pagesperso.orange.fr
Réagissez, écrivez, partagez, diffusez, notre revue se construit avec vous."

 
Soirée spéciale Tibet sur Arte
mardi 1er avril

1er avril 2008 à 21 heures

Arte, dossiers "Spécial Tibet"

Le Dessous des cartes s’ouvre au travail d’une voyageuse, Virginie Vaillant, qui a pu, les yeux grands ouverts, marcher dans les rues de Lhassa, la capitale du Tibet. Son carnet de voyage est notamment composé d’images et de plans de la ville dont l’urbanisme est lentement, volontairement, systématiquement transformé par l’occupant chinois.

Film documentaire retraçant l’histoire récente du Tibet et le drame que vit le peuple tibétain sous occupation chinoise depuis un demi-siècle.

 
Sortie de ZEO 9
lundi 25 février

Sortie de ZEO 9
disponible en téléchargement gratuit sur notre site

z-e-o


Une revue à lire et à partager.
A diffuser autant que vous voulez, librement, gratuitement.
Et envoyez nous vos textes, pour faire vivre notre publication.

Cordialement
Loïc Andrien
Educateur spécialisé,
Rédacteur en chef de la revue ZEO

Z-E-O, Zone Entièrement Ouverte

 
Le Monde diplomatique en Palestine
jeudi 11 octobre

L’édition palestinienne du Monde diplomatique vient de voir le jour. Elle sera publiée une fois par mois, sous forme de supplément, par le quotidien Al-Ayyam de Ramallah (Cisjordanie). Ce partenariat a été rendu possible par la souscription réalisée par Les Amis du Monde diplomatique, qui a permis de récolter 15 000 euros. Nous vous remercions pour votre soutien.

Cette nouvelle publication s’ajoute aux 8 autres éditions en langue arabe (Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Koweït, Maroc et Qatar), avec un tirage cumulé de plus de 1 300 000 exemplaires. Au total, Le Monde diplomatique compte 71 éditions internationales, dont 38 imprimées et 33 en ligne.

monde-diplomatique.fr

 
Articles publiés dans cette rubrique
mardi 27 juillet 2010
par Jean Dornac
La transhumance du pauvre
Il va de ville en ville
De rue en rue
De banc en banc
Dans l’espoir de trouver
Enfin son petit coin de paradis.
Il a soif de vie et de reconnaissance.
Il quête plus les regards bienveillants
Que l’argent des quidams qui passent
Sans bouger l’œil ou l’âme
Détournant leur conscience vers le néant.
Pauvre bougre abandonné par les siens
Lâché sans remord par la société
Il erre ne sachant ou se fixer.
Voyageur des quatre saisons
Il n’est plus qu’un reproche permanent
Envers ceux qui le haïssent
Et le chassent de leurs décors factices.
Il est le reflet de leur égoïsme.
Sous le mépris des belles âmes
Des dames (...)

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mardi 20 juillet 2010
par Jean Dornac
Le chêne et la paille
Il fut, jadis, un roi qu’on disait saint.
Il siégeait sous un chêne
Pour juger nobles et malandrins
Sous la protection de l’arbre majestueux.
Les temps ont bien changé.
Le pouvoir en costume cravate
N’aperçoit et ne dénonce
Que la paille dans l’œil du peuple.
Il s’empresse d’oublier
Ses vilenies et turpitudes.
Ne vivant que d’arrogance,
Il juge sur un tas de fumier.
Il cultive ardemment
L’art de la propagande
Pour tenter de nous faire oublier
La noirceur de son essence.
Ainsi va la vie des Nations,
Un temps de gloire et d’humilité,
Un temps de corruption et d’indignité,
Chassé, parfois, par les (...)

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mercredi 14 juillet 2010
par Jean Dornac
La page blanche
Ô sacrée page blanche !
Depuis un quart de siècle
Je ne t’avais jamais rencontrée
Et voilà qu’en trombe, tu es arrivée.
Ta couleur est certes belle,
Mais le vide doit être comblé.
Ne veux-tu plus de mes pensées,
De mes gribouillis qu’on dit poétiques ?
Tyrannique page blanche,
Cherches-tu à m’infliger une leçon,
M’apprendre l’humilité,
Me rappeler ma modeste condition ?
Tu m’ennuies, ma belle.
Tant que mon encre
Ne se pose sur ta trame
Quel est donc ton intérêt ?
Il me passe des envies
De te froisser en boule,
Pour mieux t’abandonner
Dans l’abîme de mon panier !
Tu t’étonnes, toi qui veux rester vierge,
Qui (...)

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mercredi 23 juin 2010
par Jean Dornac
La chaîne
Depuis toujours, je cherche la Clef
Qui expliquerait nos jours et nos attentes…
Quel est le sens du travail,
Tel que me l’ont enseigné
Parents, maîtres et curés,
Au temps où j’étais écolier ?
Au fil des ans, avec toujours plus d’acuité,
Je voyais poindre l’absurdité,
Quant aux valeurs apprises,
Aux importances admises,
À surtout ne jamais contredire.
Donner ses heures à un patron
Prit la couleur de la démence,
Car je l’enrichissais, là où lui,
Ne me faisait que l’aumône,
Juste de quoi ne pas déguerpir…
J’ai usé ma santé, gaspillé ma vie,
Pour les avantages d’un nanti
Qui n’avait pour moi que mépris. (...)

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mardi 15 juin 2010
par Jean Dornac
Le songe
J’ai vu l’assemblée des puissants,
Squelettes en sarabande,
Éructant des pensées incohérentes,
Ordonnant la mort du vivant,
Semant la peste sur les terres fertiles,
Célébrant et adorant leurs dieux d’argile.
J’ai vu les innocents qui,
Du ventre de la terre,
Criaient d’angoisse et de douleurs,
Cœurs tournés vers un ciel
Restant sourd à leurs appels.
J’ai vu le sourire sardonique
Des soldats ivres de morts à infliger.
J’ai vu le rictus sadique
De ces suppôts de ténèbres,
Joyeux sous le ciel embrasé
Par les vies sacrifiées.
J’ai vu la danse macabre
Des spectres décorés
De cœurs et membres arrachés.
J’ai vu (...)

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samedi 5 juin 2010
par Jean Dornac
Crime de guerre
Ô Israël, ton pouvoir est devenu fou !
Réveille-toi avant que la haine
Des peuples ne se déchaîne !
Chasse les déments qui te gouvernent !
Tuer des innocents, ces âmes humanitaires,
Appelle contre toi le mépris et le sang.
Ne le comprends-tu pas ?
Es-tu devenu tellement aveugle ?
Ton orgueil est-il tel que tu crois encore
Que ton Dieu, cette fois, te pardonnera ?
En ce monde de malades mentaux,
Tu trouveras toujours quelques
Soutiens et complices.
Mais que valent-ils ces politiciens
Qui ferment les yeux devant l’odieux ?
Tu crois encore que le massacre,
L’abomination que les tiens
Ont subi au (...)

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mardi 25 mai 2010
par Jean Dornac
Spéculateurs
S’il est une engeance maudite,
C’est bien la corporation des spéculateurs.
Ils se présentent en cols blancs,
Semblent « bien élevés »,
Amoureux des convenances
Qui offrent un statut de « bien nés ».
Mais y a-t-il pires escrocs
Que ces voleurs si peu virtuels,
Qui n’hésitent pas à ruiner
Familles et Nations
Pour engranger d’inutiles fortunes
Acquises sans le moindre scrupule ?
Le petit voleur, si nuisible soit-il,
Ne commet qu’un crime minime
Au regard de ce que font
Les spéculateurs, ces âmes vides,
Sans une once de conscience,
Dévorés par l’appât du gain.
Les politiciens et médias véreux
Voudraient nous (...)

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samedi 15 mai 2010
par Jean Dornac
Tout écrire
Je voudrais tout écrire et tout dire,
Jusqu’au cœur de ce que j’ignore.
Peu importe ce que l’on pense de moi.
Je veux être comme l’oiseau, libre,
Siffler et honorer la beauté,
Chanter mes jours et mes pensées.
Je voudrais connaître les secrets de la vie,
Renaître tant que je n’aurai pas fini.
Je voudrais savoir pourquoi je suis
Et pourquoi, un jour, je dois mourir…
Pourquoi l’infini génie de l’esprit
Devrait s’éteindre et à jamais se taire.
Je voudrais aimer comme jamais on ne le fit,
Vaincre les absurdes limites du corps
Qui, de jour en jour, me tend vers l’agonie.
Oui, je voudrais écrire la beauté et la (...)

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mardi 4 mai 2010
par Jean Dornac
L’enfant
Que suis-je d’autre qu’un enfant
Porteur déjà de cheveux blancs ?
Le temps a passé si vite,
Rien qu’un éclair dans la nuit,
Un rayon de lumière entre deux nuages…
Il me semble que, dans un instant,
Je vais me réveiller, sortir d’un étrange rêve…
Que s’est-il passé, le temps d’un souffle,
Pour que je ne me reconnaisse plus
Alors que je sais être moi encore ?
D’où sont venues ces rides
Qui me donnent l’air d’un sage
Alors que je viens à peine
De faire mes premiers pas ?
Qui m’expliquera la course du temps ?
Ô combien d’êtres aimés, déjà, sont disparus,
Emportés par la grande vague
Des vivants ayant fait leurs (...)

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samedi 20 mars 2010
J’entends, j’entends
(Jean Ferrat)
J’en ai tant vu qui s’en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère
J’entends leurs pas j’entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi
Ce qu’on fait de vous hommes femmes
Ô pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m’arrache l’âme
Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond
Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J’y crois aussi moi par moments
Comme (...)

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lundi 15 mars 2010
Commune présence
Tu es pressé d’écrire
Comme si tu étais en retard sur la vie
S’il en est ainsi fais cortège à tes sources
Hâte-toi
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
Effectivement tu es en retard sur la vie
La vie inexprimable
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir
Celle qui t’es refusée chaque jour par les êtres et par les choses
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci
Hors d’elle tout n’est qu’agonie soumise fin grossière
Si tu rencontres la mort durant ton labeur
Reçois-là comme la nuque en sueur (...)

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samedi 20 février 2010
par Jean Dornac
J’ai aimé mon pays…
J’ai aimé mon pays,
Ce havre pour tant d’âmes
Bannies de tout bonheur.
J’ai aimé cette contrée
Capable de concevoir
La Liberté, l’Égalité et la Fraternité.
Les rêves de mon enfance,
Mes espérances, ma fierté,
Ma foi en son destin,
Toi, l’insatiable Président,
Tu les jettes dans la mare visqueuse,
Des tristes foires aux intérêts.
Je ne reconnais plus ma nation,
Je n’aime pas ce que tu fondes
Avec l’indécente complicité
Des charlatans qui t’ont fait roi,
Pâle souverain sans couronne ni cœur,
Marionnette au service des marchands !
J’ai honte que tu fasses de cette Terre d’Accueil
Le lit des privilégiés, la demeure (...)

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mercredi 3 février 2010
Les pois de senteur
À Apolline
Douces pensées, sentiers louvoyant
Dans ma chair
Comme dans une chênaie printanière ! J’ouvre la porte de la chambre,
J’entre, je chante. Non, tu n’es pas loin, Apolline,
Sur les draps bleus comme le ciel de mai
Sont restés intacts
Le clair printemps de ton corps,
La pure tendresse de la nuit
Et le parfum à nul autre pareil
De l’amour. Ô Temps, chaque matin
Dans cette maison
Est une station solaire
Sur la face émue de la vie ! Ô pois fleur du jardin,
Pois fleur ! Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 21 janvier 2010 Glose : Pois de senteur – Lathyrus odoratus – (n.m.) (...)

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dimanche 20 décembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Incandescence
Flamboyance de l’automne en braise silencieuse
Les ormes verts ont jauni leurs ramures
Ensevelis sous leur ambre liquide
Ils éclairent le jour d’une douce lueur
En haut les cassures de ciel
Dans leurs bras de feuillage
Miroirs brisés de faïence bleue
Bronzes rouge et or cuivré de roux
Enlacés d’aquarelles bleues
Font danser aux branches des tangos
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre 2009)

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dimanche 13 décembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Éclats d’automne
Les glaïeuls du jardin parsèment ce matin
De flambeaux vermillon les légumes vert-bleu
Indolence d’automne ils reluisent d’orgueil
Avant le premier gel qui va les décimer
Une femme les cueillera durant une embellie
Pour lustrer d’une couleur cuivrée la table de noyer
Où glisse un rayon de nacre
Au soleil d’octobre doré
Mêlé à la lumière orange des écales
Elle leur offrira un destin de vitrail
Dans un vase ébloui par les incandescences
D’un coucher de soleil en récif de corail
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre 2009)
(Illustration ©Agnès (...)

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lundi 7 décembre 2009
par emmanuel Cayre
Amours sardinéennes...
Débecqueté d’effleurer des chalands sirupeux
Dans les marchés persans, Aligre et autres vogues,
Je décidais de me bunkeriser...
Sardines à l’huile « Le Connétable »
Devenaient là le mets du soir.
Les torsions de type tous azimuts de la clé du bonheur
Qui faisaient crépiter le métal ductile,
Alanguissaient déjà les lascives huilées...
Je les sentais frémir ces vierges engrossées,
À chaque coup de coude,
Retroussant un peu plus le fin rideau de fer,
Je voyais s’enflammer le taux d’humidité...
Découvrant tête-bêche tout ce petit harem,
L’érection s’annonçait 7 ou 8 Richter et 80 Fahrenheit... (...)

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samedi 5 décembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Matin de Crète
Le matin glisse sur le monde
Qui lentement échappe à son cocon de nuit.
Les hommes dorment encore.
Une barque parfois bouge un peu perdue sur la surface
Où elle a passé déjà quelques heures d’aube à noyer des filets.
On devine les pêcheurs qui les tirent.
Une brume légère les entoure,
Laissant pressentir un lever de soleil éclatant
Et une journée torride.
L’ombre mauve des maisons obscurcit encore les ruelles.
Bientôt les maraîchers vont s’installer
Sous les platanes et les eucalyptus de la place.
La vie va commencer.
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre (...)

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mardi 1er décembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
La cire des âges
Noyer poli par la cire des âges
Menhir de bois, obélisque de chambre
Confessionnal de lin et de chemises grises
Elle garde la chaleur des beaux jours
Et l’odeur de lavande
Quand les pêtresses des draps blancs
Engrangeaient entre les voies lactées
Comme on range un rayon de lune
Sur le santal des étagères blondes
Sous les strates du temps la vie de la maison
Humble familière
Compagne des sommeils
Son regard mémoire des saisons
S’éveille au son de la pendule
Ruche des clairs matins
Grand-duc du soir
La grande armoire
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre (...)

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lundi 23 novembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
certitudes bleues
Buveur de soleil ébloui
Ses rêveries scintillent et disparaissent
Papillons de pépites aux ailes dispersées
Le lac
Œil sombre de sources aplanies
Ricoche de ses rives aux lisières du ciel
Traversent sur ses bords les miroirs
Des collines aux ombres enfoncées
Dans un reflet de toute leur histoire
Vers les nuages blancs aux écailles de plume
Le lac rêve et luit de sa réalité
Nos réflexions glissent à sa surface
Notre mémoire émondée des soucis
Les songes voltigent sur ses berges
Diaprant l’après-midi de certitudes bleues
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre (...)

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vendredi 20 novembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Rêverie bucolique
On marchait au bord de la rivière
Pour trouver un fenil de mousse
Où allongés sous le regard des arbres
Morceaux de ciel en céramique d’yeux
On pourrait au fil de l’eau courante
Dans la menthe enivrante
Redevenus veilleurs de notre vie
Rêver de glaise d’or et de couples de loups
Que notre amour ferait ressusciter
Tel un cheval agrippant la Grande Ourse
Fait frémir ses étoiles endormies
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre 2009)
(Illustration de Jean-Jacques Cayre, Structure végétale, huile sur papier (...)

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lundi 16 novembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Activités vespérales
Il est un chemin tendre où rêvent les tilleuls
dalles incrustées de rose des basaltes
Des écoliers rieurs jouent à la marelle
Vers la clairière un chevreuil se hasarde
Le jour faiblit le bocage s’estompe
Un chien préoccupé regagne sa maison
Des tourterelles argentent les nuages
En procession de cuir un long troupeau
Retourne pesamment pour l’angélus du foin
Le soir descend entouré de néant
Les tilleuls bercent dans la nuit
L’écho musical des chats-huants
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er septembre (...)

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jeudi 12 novembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
L’odeur du temps
Le placard a gardé l’odeur de cuir des bottes de grand-père
La pipe de bruyère la housse à tabac
Dans un recoin se souviennent du banc
À l’ombre du grand chêne
Où rêvait l’homme ancien à des je-ne-sais-quoi
Qui somnolaient autour de lui
Perdu dans la toiture aux tuiles disloquées
Le grand-père pensait à la grange à refaire
En faîtières de frêne et chevilles de buis
Avec sur la façade une vigne grimpante
Sulfatée de bleu vert fraîche et grande
Ses rêves s’envolaient aux fenêtres ébréchées
comme un vol de pigeons effarouchés
disperse la poussière en brindilles de fées
Jean-Jacques Cayre (15 mai 1933 - † 1er (...)

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lundi 19 octobre 2009
par Raymond Monedi
Les hommes malades du stress
Un mal qui répand la terreur
Un mal-être que le Ciel, par erreur,
Inventa pour le plaisir des grands Patrons de la terre,
Le STRESS, (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
Capable d’enrichir les plus cupides maquignons,
Faisait aux Salariés, une sale guerre.
Ils ne se suicidaient pas tous, mais tous en étaient frappés :
On n’en voyait plus beaucoup de vraiment motivés
À participer aux objectifs de leurs entreprises.
Ni les ouvriers, ni les cadres ne s’impliquaient plus ;
Même l’appât des primes et des ‘heures sup.’ n’étaient de mise,
Même, le fameux « Travaillez plus, pour gagner plus »,
D’émanation (...)

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mardi 29 septembre 2009
Histoire du Moyen âge
L’histoire c’était des cloches et des crécelles
Des haillons magnifiques pour allumer les cœurs,
Écrire était facile
Dieu brillait comme un sou, c’était un veau d’étoiles
Les bœufs brillaient aussi
Et les femmes par milliers pondaient
Des milliers d’œufs
Dans les champs de la guerre
Les loups volaient de ciel en ciel
Les loups volaient comme des colombes
Et comme cette nuit
Vivre était une voix d’ange dans une gorge de rat
Un soleil de sept lieues dans l’aurore du fumier,
Vivre était un grand ours au milieu de partout
Les fiancées déboulaient dans le lit des torrents
Elles avaient des hanches étonnantes, (...)

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dimanche 6 septembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Mycélium
La forêt est peuplée de lueurs vagabondes
De hautbois mauves et de basses profondes
Orchestrant les rumeurs
Dans les creux sombres où glissent
De furtifs oiseaux bleus
Sous les branches tombées
Oranges surgissent les girolles
Un cuir bombé lavé de brun
Se tient planté plein et trapu
Chevalier dominant un peuple de débris
Le bolet
La mémoire s’endort dans la hêtraie
Par moments flotte la nostalgie
D’un éternel été.
Jean-Jacques CAYRE, (15 mai 1933 - † 1er septembre (...)

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mercredi 2 septembre 2009
par Jean-Jacques Cayre
Douceur d’enfance
Nichée dans un brouillard opaque et lumineux
Blottie comme une hase allaitant ses petits
La maison de notre enfance
Illettrée lointaine et clairvoyante
Hiéroglyphe de nos mémoires
Alphabet aux proses indéchiffrables
D’oiseaux, de larmes et de groseilles bleues
De buissons pour cahiers de vacances
De fêtes et de filles
Courant sur les sentiers
Où des bergers de lune attroupent les nuages
Accrochent leur faucille à l’arc-en-ciel
Tandis qu’une mère dolente
Caresse nos cheveux de poussière d’étoiles
Jean-Jacques CAYRE, (15 mai 1933 - † 1er septembre (...)

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mardi 28 avril 2009
L’admirable et terrible lucidité des poètes...
Lorsqu’on lit ce texte de Léonard Cohen, comment être étonné que les pouvoirs se méfient, voire pourchassent les poètes ? Il faut avoir une immense sensibilité, une lucidité qui va au-delà du commun pour trouver la force et le courage de publier des poèmes qui révèlent les crimes de nos propres nations d’origine. Et contrairement à ce que pensent les fanatiques de tous genres, ce courage se nomme aussi amour de leur pays, amour de la vie...
La traduction n’est pas totalement certaine, selon son auteur. Je vous la propose tout de même. A méditer... (Jean Dornac)
(tentative de traduction par Djazaïri) (...)

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mardi 13 janvier 2009
par Makhlouq
Gaza vivra !
À toi peuple vaillant de Gaza, je dédie ces modestes vers !
Que veut-on nous faire croire,
D’après une fausse histoire,
Qu’il n’est point de Palestine,
C’est pourquoi, on l’assassine ?
Que veut-on nous faire dire,
D’un peuple souffrant martyre,
Se défendant comme il peut,
Que la paix juste, il n’en veut ?
Et que veut-on que l’on pense,
Quand innocents qu’on offense,
Anéantis sans remord,
Qu’on s’insurge, s’il nous mord ?
Et que veut-on que l’on fasse,
Quand la victime trépasse,
Injustement, sans pitié,
Qu’on se taise, sans fierté ?
Tout humain, tout homme libre,
Pour celui qui a la fibre,
Ne peut cautionner (...)

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samedi 3 janvier 2009
par Makhlouq
Vae victis !
... ou le bis repetita de l’Holocauste !
Peut-être, en ces circonstances douloureuses pour la population de Gaza, martyre, est-il utile d’évoquer le crime odieux perpétré par l’armée des lâches contre... un enfant ! Par ces vers en alexandrins, je veux rendre hommage à mes frères de Palestine que l’on assassine sous l’œil complice des États européens et arabes !
MOHAMED... le petit Palestinien
C’est à toi, Mohamed, que sont dédiés ces vers.
Je ne te connais point, mais ne peux d’un revers,
Oublier ton visage encor plein d’innocence
Meurtri injustement, sans raison ni décence
Par des usurpateurs, arrogants et cruels,
Qui, dans passé (...)

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vendredi 2 janvier 2009
par DonaQuichotta
Les yeux de Cristina
Ah ces yeux... j’ai vu les photos et je suis allée sur son site...
Cristina Castello, voici un poème pour toi.
Me suis référée aussi aux textes qu’elle a écrit et que j’ai lu...
Je ne t’ai jamais rencontrée "en vrai"... mais peut-être un jour...
je garde espoir !
Elle écrit des poèmes
Elle dit d’autres choses
Elle dénonce ceux qui font que le monde se sclérose
Est-elle belle ?
Jamais la question ne se pose
Elle est elle
Et ses yeux...
De quoi rendre le monde entier amoureux !
Ils ont tout vu
Ils ont tout su
Ils savent que ce monde n’est pas que beauté
Mais ils le font briller de bonté
Les yeux de (...)

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jeudi 1er janvier 2009
par DonaQuichotta
Dans la lumière du crépuscule
ou alors "dansez, amis dans la lumière du crépuscule"
Pouaime dédié à toutes les personnes dont on se fout, "ces gêneurs que l’on élimine", à Jean Dornac, Catherine DECLIS, Marie-Hélène GROUSSAC, à toute l’équipe administrative du site altermonde sans frontières, Michel et Manon, et à tous les hommes de paix sur notre planète.
Poème inspiré par une photo de Jean Dornac, sur son blog "Pour la non-violence" allez-y... ne serait-ce que pour la beauté de ses photos... quoi ? ben oui c’est du copinage, et alors ? gne kontignue !
Dans la lumière du crépuscule
Crépuscule des dieux ?
Ou crépuscule de notre monde ?
Qu’advientra-t-il de nos enfants
Sur cette terre qui (...)

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lundi 29 décembre 2008
Braceros de mon île
Braceros de mon île en détresse, mon île souffreteuse
Mon île vacillante, mon île à fleur de sang
Gigotant dans la mare séculaire de l’altération,
Vous roulez vos bosses de zafra en zafra dans la jungle dominicaine
Pour quelques pesos aux couleurs de l’humiliation Braceros, de mon île, encore esclaves aujourd’hui dans les bateyes de l’horreur,
Vous avez le cœur qui s’émiette jour après jour dans la gangue de l’infortune Braceros de mon île gangrenée, mon île percluse de malheur,
Échines courbées, fronts de sueurs ruisselants sous l’ardeur du soleil caribéen,
Vous tressaillez de peur dans la cannaie du (...)

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dimanche 28 décembre 2008
Las de ce monde
Personne n’a demandé à venir user ses veines
Sans le savoir dans les arrière-cours de ce monde
Encore vieux de ses propres douleurs
Ses propres couleurs
Sans garantie de plaisir Lourde la menace du pire qui nous entoure
Ruine de l’humain vis-à-vis du monde
Sans mode d’être valide pour tous
Les regards se déséquilibrent dans la boue
Des kilomètres carrés de misère Personne n’a voulu recueillir le feu de l’ennui
Entre ses seins
Dans ce monde sans porte ouverte sur le monde
Où est assise en force l’iniquité formalisée
Dans les districts de l’impotence Les bafoués ici, les ignorants là
Les paumés (...)

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samedi 27 décembre 2008
Ce monde-là
Ce monde-là, je vous le laisse
De policiers, de flics, de gardiens, de prisons, de caméras de surveillance,
De radars, de grilles étouffant les maisons, de portails électroniques,
D’interphones, de codes.
Ce monde de mouchards et de mouchoirs.
Ce monde-là, je vous le laisse
De Sans Abris, de SDF, de Mal Lotis, de Mal Logés, de Mal en Peine, de Mal en Pis.
De chômeurs, d’assistés, de mendiants dont on ne sait plus les noms.
Ce monde où l’on recueille les gens la nuit pour les rendre à la rue au matin.
Où les jeunes sont déjà vieux.
Où des igloos de toiles bleues essaiment en toutes saisons en (...)

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samedi 20 décembre 2008
Poésie et résistance
Jeudi 15 janvier 2009
Réservez votre soirée
Bientôt le programme détaillé de cette soirée
avec comédiens, musiciens, et metteur en scène
tous-tes se sont engagé-es bénévolement dans cette petite aventure
qui aura lieu dans le magnifique Théâtre de l’Université Paul Valéry
(entrée rue du val de Montferrand)
De 18h à 23h,
une courte présentation de l’auteur,
1h30 à 2h de poèmes, parlés,
chantés en arabe et en français,
avec musiques et chants...
20h Pause avec buffet palestinien
20h45 Film documentaire
de Simone Bitton et Elias sanbar,
réalisé par S. Bitton
"Mahmoud Darwich, et la terre, comme la langue" (...)

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dimanche 7 décembre 2008
par Cristina Castello
Me rendre compte
Le ciel est opaque dans cette geôle, mais
Ni l’opéra que sifflent ses abîmes
Ni les cris derrière le dos de l’étoile
Ni cet Empire de profit et d’apparences
Rien
Rien ne changera mon cap : mon oasis Qu’elle se repose, ma poitrine lasse de combats
Que la distance soit une salve d’ambroisies De nouveau Paris sera mon peuple, ma patrie et
Mon utérus, la houle où je me découvre
J’ouvrirai mes yeux gros de poèmes
Avec des chérubins je briserai les fers
Et, au galop du soleil sur mes os
Enfin
Je me rendrai compte. Buenos Aires, 7 juin 2007
Traduit de l’espagnol (Argentine)
par Pedro Vianna
en harmonie (...)

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vendredi 21 novembre 2008
par Cristina Castello
La parole
La parole — ce silence égaré
Cette colonne de fourmis qui feuille à feuille
Modèle le feuillage corporel de la voix La parole — ce baume prometteur
Ces mains offertes à l’absence
Ce temps transversal aux pleurs Cette couture défaite, cette confiance
Ce pain, cette sédition de l’alphabet
Ce verbe qui copule, cette mémoire Cette foule fusionnée en un son
Cette pupille ouverte à toute blancheur
La parole — cette mitraille de lys Cet érotisme de Dieu
Paris, 6 août 2007
Traduit de l’espagnol (Argentine)
par Pedro Vianna
en harmonie avec l’auteure
© C.C. Inédit.
cristinacastello.com (...)

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lundi 10 novembre 2008
par Benito
Era
C’était
Le rêve fou de la terre des hommes
C’était
L’espoir
Le cri de la vie oubliée
C’était
Le vent léger qui appelle l’espace
C’était
Le fleuve lent en ruisseaux déployés
C’était
Le cri
Surgi du temps qui appelle justice
C’était
L’espoir rêve d’enfant qui a su résister
C’était
Le temps
Lent mouvement où se cachent musiques
C’était
La vie
Source perdue au cœur de la forêt
C’était
Le ciel
Bleu tourbillon où les formes se fondent
C’était
Le jour
Source de vie où l’étoile se noie
C’était
La nuit
Rêve d’amour qui ne fleurira pas
C’était
L’enfant
Source d’espoir d’où surgit la lumière (...)

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vendredi 26 septembre 2008
XXème Journée Mondiale de la Poésie
Actes de présence vous invite le samedi 4 octobre 2008
de 15 h 30 à 20 h
à la Maison de l’Italie
de la Cité internationale universitaire de Paris
7 A, boulevard Jourdan - Paris XIVe
RER B : Cité universitaire
bus : 21, 67, 216 ; tram : 3 pour assister à la
XXème Journée Mondiale de la Poésie
organisée par l’association
Poesia 2 Ottobre - Paris
en collaboration avec, entre autres,
Actes de présence
autour du thème
Infini est l’homme possible
à cette occasion notre association présentera
Dialogues d’hier pour aujourd’hui montage poétique de
Claudine Lassner Diamant-Berger
extraits de la (...)

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mercredi 24 septembre 2008
par Benito
Colores
Nuit de calme
Ciel de nuit
La fontaine
De l’oubli
Verse larmes
Étoilées
Dans le gris
De nos années La nuit est calme
Le ciel luit
La fontaine
Bruit de vie
L’eau s’écoule
Clapotis
Tourne terre
Dans la nuit L’eau s’en va
Course limpide
Le bateau
Rejoint la rive
Reste le bleu
De l’été
La fontaine
Des regrets Perles vives
Étoilées
La lumière
Écartelée
Le chemin
Tourne sans fin
M’entraînant
Toujours plus loin La nuit froide de décembre
Enveloppe tous les bruits
Aux portes du matin pâle
Vient frapper le jour qui luit Une terre hospitalière
Un pays plein de drapeaux
A retiré les barrières
Je rêve (...)

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jeudi 11 septembre 2008
par Benito
Movimiento (2)
Sur la plage vive
Le flot continu
Des vagues captives
Le grand inconnu
Un nuage passe
Sur le pré fleuri
Une ombre une trace
Le temps passe et fuit
La vie qui s’éveille
L’étoile du soir
Reflets et merveilles
Un rêve d’espoir
La terre est une île
Le monde un désert
Le nuage file
Plus loin que la mer
Lueurs éphémères
Couleurs mélangées
Le jour qui s’achève
Senteurs de forêts
S’envolent colombes
Dans le ciel en fleurs
La chanson du monde
La ronde des heures
Le temps qui voyage
La course des jours
Le soleil en cage
La vie alentour
La nuit qui s’achève
Le ciel se fait jour
La vie est un rêve
Quand chante (...)

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mardi 9 septembre 2008
Por los caminos del recuerdo
Par les chemins étoilés d’ombres
Chante le temps des souvenirs
Éclats de vie que joie inonde
Dans la fontaine des désirs Une musique nostalgique
Un rêve nu clarté d’un soir
Un cri de vie que vie prolonge
De l’autre côté du miroir Des cailloux bleus sous les semelles
L’oiseau qui chante les matins
Passe le temps à tire d’aile
Des souvenirs des jours anciens Un clair de ciel la terre tremble
Tombe la pluie souffle le vent
Souffle le vent dans la montagne
Ondes dans l’eau lents mouvements Un clair de ciel une lumière
Le chant se perd dans le lointain
Un souvenir une frontière
La nuit s’en va (...)

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samedi 16 août 2008
Désormais, tu es un autre !
par Mahmoud DARWICH
Nous fallait-il choir d’un lieu aussi élevé, nous fallait-il voir notre sang sur nos propres mains pour admettre que nous ne sommes pas des anges, comme nous l’avons longtemps cru ?
Nous fallait-il exhiber nos parties intimes en public pour que notre vérité cesse d’être vierge ?
Quels menteurs nous étions lorsque nous avions affirmé : Nous sommes l’exception !
Être crédule vis-à-vis de soi est pire que de mentir aux autres ! Être aimables envers ceux qui nous haïssent et cruels envers ceux qui nous aiment n’est que bassesse de l’arrogant, suffisance du médiocre !
Ô Passé ne nous (...)

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vendredi 15 août 2008
par DonaQuichotta
Complainte de l’homme de peu
Mesdames, mesdemoiselles zé messieurs
Je vous invite tous à venir écouter
L’histoire tragique d’un homme brisé
Vous tremblerez devant ce récit affreux !
Il exerçait un grand pouvoir
Lors on le disait heureux
Du matin jusqu’au soir
On le disait bienheureux
Du soir au matin
On n’en disait rien
Puisque tous dormaient
C’est là simple vérité
Il était grand patron d’une multinationale
Les gens disaient qu’il surveillait sa toile
Mais c’est faire injure à dame Mygale
Car, entendez bien, il y a toile et toile.
Il proférait aphorismes, métaphores
Et autres billevesées
En disant en substance
Qu’un bon (...)

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jeudi 14 août 2008
par Benito
Un cant d’esperança
Où sont passés les mots des phrases.
Et la musique des chansons
Souffles de vie du temps qui passe
Que l’on chantait à l’unisson
Un avenir qu’on imagine
Instants figés dans le présent
Ce chemin bleu sur la colline
Doux souvenir rêve d’enfant
Une ombre qui passe
Un chemin mouillé
Une ombre une trace
Le temps arrêté
Un rêve éphémère
La clarté du jour
Le soleil éclaire
La vie alentour
Au loin là-bas des hommes meurent
Toujours les cris le feu le sang
Le bourreau qui attend son heure
Au loin là-bas un peuple attend
La source égrène ses secondes
Ses clapotis au fil de l’eau
Chemin de vie des heures longues
Rêve (...)

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dimanche 20 juillet 2008
par DonaQuichotta
Un petit rêve tout simple.
Enfin, j’espère que demain ça ira mieux, qu’en pensez-vous ?
D’un rêve tout frais de ce matin, ou bien de cette nuit du jeudi 17 juillet 2008, voici un poème.
Pour que cicatrisent certaines blessures, il faut énormément de temps. Et un simple rêve comme celui-ci peut vous rendre triste la plus belle des journées.
Enfin, j’espère que demain ça ira mieux, qu’en pensez-vous ?
Un rêve, un simple rêve me fait pleurer dès ce matin.
Mais laissez-moi vous en exposer l’historique,
Au lieu de me traiter, sans savoir, d’hystérique.
Et vous saurez pourquoi un rêve m’a fait pleurer ce matin.
Le 16 mars 2007, je (...)

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vendredi 11 juillet 2008
par Jean-Jacques Cayre
Inhumanité
Matin de lilas tendre
Les enfants jouent sur les chemins
Les hommes dans les champs préparent les moissons
Dans les jardins
Les femmes étendent des draps blancs
Roses comme les lilas qui fleurissent l’église
Où le prêtre chantonne "In excelcis Deo"
Le village s’affaire calme et beau
Les anciens parlent d’une nouvelle école
À midi la nuit tomba
Une forge de feu broya l’église en torchère de suie
Les animaux n’en revinrent pas
Dans les terriers, les nids, l’horreur se conte
Les hommes d’armes un matin tendre
Ont incendié l’église et les douces maisons
Dans l’eau claire de la Glane
Tombe insondable (...)

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mercredi 25 juin 2008
par Jean-Jacques Cayre
Bruissements d’été
Dans les buissons l’après-midi
Rêvent les liserons
Une fille endormie dans l’herbe
Sculpte la prairie bleue
Ses cuisses de blé mûr envahissent l’été
on rêve d’amour dans les genêts
On se promène
Le soir venu l’odeur de foin coupé
Longe indéfiniment les prés
Sous la mousse épaisse des taillis
Sombres nimbés de nuit
Les vers luisants allument des voyelles

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samedi 21 juin 2008
par Jean-Jacques Cayre
Le temps du monde
La roue à aubes épèle ses diphtongues
Sur le ruisseau où boivent les palombes
Tapies sous une mousse noire
Les truites se morfondent
L’après-midi n’en finit pas de geindre
Des sanglots du moyen frêne carêné
Tournent avec lenteur
Les meules de granit qui ont vu les meuniers
Glisser de l’enfance à leur heure dernière
Au rythme tendre et doux de la rivière
La lourde roue
Le temps qui passe
On entrevoit dans un brouillard d’écume
sur un cheval illusoire et mouillé
Un Don Quichotte d’eau.

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jeudi 5 juin 2008
par Benito
Quan tothom viura d’amor
Une fontaine
Le bruit de l’eau
Le jour s’éveille
Chante ruisseau Une fontaine
Chuchotements
Le jour s’éclaire
Lents mouvements Terre lointaine
Un monde beau
Coule fontaine
Chante ruisseau Chante les rêves
Et les chagrins
Les joies les peines
Les jours anciens Une lumière
Un arbre en fleurs
Envie de vivre
Monde meilleur Un oiseau passe
Dans le ciel clair
Une présence
Vent sur la mer Une musique
Un ciel de pluie
Une supplique
Un cri de vie
Rires et larmes
Une chanson
S’ouvrent les cages
De la prison Une lumière
Dans le ciel noir
Une présence
Renaît l’espoir La prairie (...)

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dimanche 1er juin 2008
par Jean Dornac
Pauvreté…
Pauvreté n’est pas misère !
Elles ne sont pas nées du même père…
La misère étouffe tout sens de vie ;
La pauvreté révèle ses harmonies …
Qu’est donc la beauté pour un riche ?
Beaucoup d’argent reposant dans une niche ?
L’illusion du pouvoir acheté à vil prix ?
Impression d’éternité, couleur billets froissés ?
Le pauvre, lui, voit la course du soleil ;
Et la nuit, il contemple la profondeur du ciel.
Il fait des parfums de la nature ses délices,
La chaleur le réjouit : la pluie, il la bénit…
Le riche pense et dit : j’achète ceci, cela.
Il prend, puissant et ravi, mais aussitôt oublie…
Rien ne le comble, l’envie le (...)

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mardi 27 mai 2008
par DonaQuichotta
Sous mes semelles
Ouais, y’a toujours de la terre du pays qu’on a quitté, pour une raison ou pour une autre, sous nos semelles... et c’est, pour avoir vécu un arrachement, que je comprends nos amis sans-papiers, obligés de venir dans nôtre bô payssss, mais la douleur de quitter un pays, je connais. Même si c’est dans une moindre mesure.
Et je ne sais si c’est de la magie, mais voilà, je suis née à Paris, puis à l’âge de trois ans je suis partie en Corse, et j’ai dû en partir à l’âge de quinze ans, sans avoir pu dire au-revoir à mes ami-es, ni leur laisser mon adresse.
Mais aujourd’hui, voilà que je retrouve une grande (...)

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jeudi 15 mai 2008
par Marilza de Melo Foucher
Mai 68
Au coin des rues de Paris
Fleurent toujours des souvenirs
Sous ses pavés se cachent les interdits…
Et les rêves d’une société d’avenir.
L’histoire n’est jamais finie.
La génération soixante-huitarde te dit merci !
Les 40 ans de mai 68 sont passés…
Les agitateurs d’idées
Tel que Lacan, Sartre, Simone,
Foucault, Bourdieu, Derrida
Ne sont plus là …
Il reste la révolution culturelle
Que personne ne peut contester !
Le mai 68 reste gravé sur les pavés
Il est l’expression d’une société figée,
De beaucoup des contradictions…
Mai 68 a tout bouleversé !
Les rapports sociaux se sont modernisés,
L’autoritarisme (...)

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mercredi 7 mai 2008
par Jean Dornac
L’arbre-amour…
Histoire banale, histoire commune à tant de contemporains en cette époque qui ne supporte rien de fort, rien de grand, rien qui soit durable...
Les graines furent semées, il y a bien longtemps déjà,
Propagées à la volée, sans se préoccuper du sol.
Oh combien, l’une d’elles a vite germé !
L’arbre était né… Sa croissance fut rapide et fougueuse…
Sept ans durant, il connut des feuilles nombreuses ;
Qu’il était bon de s’y reposer ! Que son ombre était douce…
Trois magnifiques fruits lui furent donnés, en bien peu d’années ;
Sa destinée semblait charmante, désirable, toujours passionnée…
Un jour, soudain, l’orage (...)

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mardi 6 mai 2008
par Catherine Declis
La couture
Choisir un beau tissu de la matière voulue
Pour y confectionner le vêtement rêvé
En implorant le ciel et même Coco Chanel
A qui je rends hommage en patronne de l’ouvrage Il faut tout préparer la craie à dessiner
Et le fil en bobine ressortir la machine
Les aiguilles non rouillées et épingles acérées
Affûter les ciseaux pointus comme des couteaux Le dé à l’annulaire signant le savoir-faire
L’étoffe est déroulée pour être mesurée
Étalée à l’envers l’endroit sur son contraire
Le droit fil respecté et le biais pensé Pourquoi pas l’annulaire signant le savoir-faire
Plutôt que le majeure qui est une gageure
Se (...)

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jeudi 1er mai 2008
par Catherine Declis
Le bois (2)
.../...
Avec les plus belles branches on en fera des planches
Transformées en buffets, armoires, lits ou parquet
Parfois un tronc entier se verra évidé
Pour devenir bateau pirogue ou bien radeau De ceux qu’on dit précieux en dégradés joyeux
Seront les plus jolis rois de la marqueterie
Parfois peints et laqués presque trop maquillés
Seront comme déguisés prêts pour le bal masqué Cette bille de bois brut donnera vie à des flûtes
Les arbres de la savane de somptueuses cabanes
Quant à ces seringas des seringues de bois
Ce bouquet de bambous propre à tenir debout Avec des bois très chauds on (...)

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dimanche 27 avril 2008
par Catherine Declis
Le bois
En le regardant bien ce bois au masculin
C’est en lui qu’on devine racine féminine
Un ancrage à la terre comme agrippant la chair
Pour y puiser la force exprimée dans l’écorce
Tantôt vert et brillant devient sec et cassant
Parfois lourd et massif est rugueux abrasif
Et quelquefois gracile maladif et fragile
Il prend toutes les allures qui sont dans la nature
Il excelle en essences témoin de sa naissance
Le reflet de sa vie l’image de sa survie
Il fera de son mieux pour demeurer gracieux
Jouera avec l’espace en restant à sa place
Observateur du temps qui passe lentement
Il traverse les saisons (...)

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samedi 26 avril 2008
Femme
À Chris Castello, poète argentine C’est ainsi que la Lune une nuit m’a chuchoté :
Arrivera dans ta vie une Femme digne, jeune, altière, adulte
En recueillant des coquillages et des jasmins
Et en tendant des arcs
Pour libérer son large sourire
Et ses yeux bruns.
Elle s’appellera Cristina
Et des lucioles orneront sa chevelure
En cascade, ses bras parfumés de bois vert
De ses mains pâles et tendres
Elle t’enverra un signe
Et traversera ta vie. Le dimanche 6 avril au soir
Rosina Valcárcel
Lima, Pérou
Traduction de l’espagnol (Pérou) faite par M.B.
Mujer A Chris Castello, poeta argentina (...)

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vendredi 25 avril 2008
Fleuve
À Melissa
Et s’il me venait fou d’une clameur sauvage
D’écrire sur les murs et la rive d’en face
Car c’est si pauvre en fait un ciel d’abordage
Entre berges et ponts craquants dessous l’ombrage
Fusiller de couleurs, de traits à l’infini
La traître lassitude annexée en constante
Des œuvres suspendues au dessus du tournis
D’un fleuve dégoûtant qui pue dans sa tourmente
Égrener de pavots l’essence d’un message
Au badigeon sans fin jusqu’à sa déchirure
Sur la roche passée raillant de sa parure
Des pudeurs serviles et de gens de passage
Ce serait beau quand même à me croire poète
Artiste de vingt ans ignorant (...)

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mercredi 23 avril 2008
Que sait-on à vingt ans
Para Melissa Patiño
Que sait-on à vingt ans des chemins de la vie ?
On parcourt un à un tous les cercles magiques,
Tous les sentiers obscurs pour la route infinie
Peuplée de mille feux et d’ombres alchimiques.
Que sait-on à vingt ans lorsque l’on est poète ?
On a le goût des mots et l’ivresse d’Ailleurs,
Les griffes de l’errance et cette image en tête
Du nuage qui file au gré de vents meilleurs.
Que sait-on à vingt ans des armes, du combat ?
On ne fait que cracher du rêve et du désir,
On prend le temps d’aimer. Est-ce là l’attentat
Que vous craignez enfin, la fugue du plaisir ?
Melissa a vingt ans. Vingt ans, c’est (...)

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mardi 22 avril 2008
Los siete detenidos en Tumbes
a Melissa Patiño
Los siete detenidos en Tumbes
(a Melissa Patiño)
La poesía debe ser hecha por todos
LAUTRÉAMONT En los extramuros de Lima
Un ramo de mujeres y un hombre emergen
Humo negro de tabaco, trozo pálido de pan
Teñida gaseosa nacional sin marca En el espacio oblicuo del pequeño patio
Desolado Crece el trébol de la suerte
Se concentra el mantra de todos nosotros
Cabalgando La señal de la libertad La botella de pisco cae sobre la tierra
En medio de la comunidad popular
Pues allí se critica la Historia
Las entrañas del país llamado Perú El verso germina del sueño antiguo
El rostro de Micaela La (...)

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lundi 21 avril 2008
par Catherine Declis
Femmes sans frontière
pour Mélissa et Jamyang Kyi
Femme sans frontière le hurle dans sa chair
N’y a-t-il de chemin ignorant le mot faim
Existe-t-il encore de beaux sentiments forts
Où est-ce le mot fin se coucher en nos seins
Est-il plus belle affaire que de se faire la guerre
Meilleure réflexion qu’engendrer destruction
Et espérer d’ailleurs un monde qu’on dit meilleur
Alors qu’il nous attend bien caché au-dedans
Alors ouvrir son cœur comme s’éclos chaque fleur
Contempler sa beauté jusqu’à en chavirer
Se poser en nos mains Amour en son écrin
Et le donner à voir jusqu’à son dernier soir
Le 15 avril (...)

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vendredi 18 avril 2008
par Catherine Declis
Musique
La musique est un art parfois se veut bizarre
Si on le dit majeur ça n’est pas une gageure
Rigueur dans le travail et discipline de taille
Sont les atouts mineurs de ce choix de labeur
On la dit distrayante parfois même émouvante
Et bien souvent dansante mélodieuse et vibrante
Elle insuffle la vie qui nous donne l’envie
De se laisser porter rêver à l’écouter
Une réunion de sons des bruits à l’unisson
Qui se trouvant groupés racontent une épopée
Décrivant le mouvement que seul le cœur ressent
Par de larges sourires parfois de longs soupirs
Habillées en dimanche croyantes noires et blanches
Viennent (...)

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jeudi 17 avril 2008
Un ange tombe du ciel
pour Melissa
Un ange tombé du ciel est venu s’endormir
Sur la terre où l’ardeur est au vice et au mal
Étalant ses deux ailes afin de recouvrir
Le monde et sa laideur de son duvet dorsal.
Un esprit de l’éther nous a confié ses ailes
Afin qu’on ne voit plus nos folies meurtrières.
Son âme est en enfer maintenant qu’elle se mêle
Dans l’antre des abus de fétides ordurières.
Mais l’Éden est témoin de nos exubérances,
Et la voûte céleste en a marre de cracher,
L’infecte que nos mains lui envoie à outrance.
Au nom du ciel un geste pourrait le protéger.
La Nature a besoin de notre bienveillance.
Le Ciel nous manifeste une (...)

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mercredi 16 avril 2008
par Catherine Declis
Enfant gâté
Une cuillère d’argent avant sa première dent
Tout est si évident pour un petit enfant
Qui de la vie attend toutes les années durant
Pouvoir gagner du temps autant que de l’argent
C’est l’esprit déformé par la facilité
Qu’il devra affronter toute sa cupidité
Quoi de plus espérer sinon être choyé
Regardé être aimé préféré adulé
C’est même adolescent qu’il devient insolent
Maltraitant ses parents qui le trouvent indécent
Eux même engendrant par leur tempérament
Un esprit médisant et parfois malfaisant
Et l’enfant qui grandit sera parent aussi
Deviendra le chéri au regard ébahi
Même schéma reproduit d’un héritage (...)

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mardi 15 avril 2008
par Benito
A tu lado compañera - Hasta tu liberacion
Pour Mélissa
Les paroles des chansons
Sont la vie
La raison d’être
Les blés mûrs de la moisson
Cri de vie
L’enfant à naître
Les paroles des chansons
Portent l’espoir de nos rêves
Les paroles un trait d’union
Le chemin de la raison
Les paroles des chansons
Sont la sève nécessaire
Pour que fleurisse la vie
Pour que règne la lumière
Le temps viendra
Je sais bien
Où les hommes seront frères
Et la guerre n’aura plus cours
Sera disparue la haine
Melissa chante toujours
Chante ce jour qui se lève
Le ciel bleu la nuit le jour
Et le bruit de la rivière
Chante ton pays lointain
Ce pays que j’imagine
Que tu aimes tellement
Ce (...)

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dimanche 13 avril 2008
par Catherine Declis
Dame nature
Infinis vents et pluie font des larmes et des cris
D’une nature épuisée comme ayant tout donné
Ne sachant plus que faire ne pouvant plus se taire
Tellement il est pressant de regarder l’instant
Elle reconnaît la main qui aime le labeur
Et embrasse le cœur du joyeux travailleur
Qui versent dans la terre des sentiments sincères
En brassées de sueur fait gerbes de bonheur
Ecoutons la parler et parfois chuchoter
Tendons bien nos oreilles sur autant de merveilles
Qu’elle sait bien susurrer à qui veut se pencher
De quelques nouveautés qu’elle nous a réservées
Mais souffre de ce monde qui en devient (...)

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vendredi 11 avril 2008
par Jean-Jacques Cayre
Le thym
Le thym crisse et disperse ses éclats
De poivre et de silex frotté
Un bleu mauve au milieu des ramures
Construit des cathédrales pour sauterelles
Constellation de ses brindilles
Modeste accroché à la terre de craie
Il triomphe tel un cèdre sacré
Le ciel est descendu dans ses branches menues
La garrigue frémit
Trace des arcs-en-ciel d’air surchauffé
Où délire la réalité

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jeudi 10 avril 2008
par Catherine Declis
La peinture
Ouvrir le chevalet longtemps ceci fut fait
Oser sortir une toile immaculée étoile
Que l’on caresse d’abord du centre jusqu’aux bords
Contrôler les pinceaux préparer les couteaux
Reconnaître les couleurs vérifier leur fraîcheur
Le décor est planté mais va-t-il m’inspirer
Vais-je pouvoir retrouver cette émotion innée
D’abord on se recueille sans redouter l’écueil
Le sujet est choisi et on le remercie
De venir en ami accompagner sa vie
Pour un moment donné aider à exprimer
Hésiter redouter même se décourager
Sans avoir rien couché sur le linge apprêté
Puis plonger dans le lin comme on prendrait un bain (...)

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mercredi 9 avril 2008
par Jean-Jacques Cayre
Le crapaud
Caché sous une vieille planche
Pourrie de vie marine
Hydre de terre incrustée de médailles
Parmi les myosotis d’eau dormante
Le crapaud
Chanteur de nuit
Grillon de pleine lune
Appelle les jardins
L’oeil vert à l’iris perlé d’or
Fixe rêveusement les lagunes du ciel
Il se souvient des temps anciens
Où les algues et l’océan étaient son paysage

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lundi 7 avril 2008
par Benito
Llum
Une lueur
Un feu naissant
Un clair de jour
Une lumière
Chemins de vie
Rêve d’enfant
Un souvenir
Éclair de temps Une chanson tendre
Un air oublié
Le temps de comprendre
Le rêve défait Scintillent lumières
Brûle feu de bois
La brise légère
Un air d’autrefois Spectacle du monde
Toujours répété
La terre des hommes
Miroir déformé
Des formes surgissent
Dans le ciel du soir
Des formes se figent
Un sifflet de gare Une chanson triste
Un lent mouvement
La vie qui résiste
L’étreinte du temps La terre une étoile
Ruisseau de couleurs
Le monde qu’on rêve
Un monde meilleur La terre sans âge
Le temps (...)

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vendredi 4 avril 2008
par Catherine Declis
Le tabac
Joyeuse nicotine pays de guillotine Le bourreau de tabac sans cesse me tend les bras
Appelant dépendance hélant accoutumance
Comment lui résister le stopper de crier
Pleurer son désarroi comme un chien aux aboies L’image de la carotte est une histoire idiote
D’un achat à la coupe plus cher qu’un bol de soupe
Et pourtant elle fascine de loin on la devine
Nous invite au passage à enterrer le sage Son goût est détestable son odeur pitoyable
On ne ressemble à rien et pourtant on la tient
Comme un objet précieux un bonbon délicieux
Que personne ne prendra la réservant pour soi Et cette (...)

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lundi 31 mars 2008
par Catherine Declis
Interlude
"Les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux
J’en connais d’immortels qui sont de purs joyaux"
Alfred de Musset "Et si c’était cela rien que cela que l’on cherchait toute sa vie,
Le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir"
Céline "Le livre de la vie est le livre suprême
Qu’on ne peut ni fermer ni rouvrir à son choix
Le passage adoré ne se lit qu’une fois
On voudrait s’arrêter à la page où l’on aime
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même
Et la page où l’on meurt est déjà sous nos doigts"
Lamartine "Il n’y a d’homme complet que celui qui a (...)

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vendredi 28 mars 2008
par Catherine Declis
Le mariage
Quel est donc ce secret qui m’interdit l’accès
A cet événement suscitant l’engouement
Jour de joie et de fête pour lequel on s’apprête
Moment tant espéré jusqu’à vous faire pleurer
Des mois à préparer parfois même des années
Pour être sûr enfin d’arriver à ses fins
Et partager en cœur cet instant de bonheur
Qui se voudra témoin d’une alliance de soin
C’est un moment unique qui est souhaité magique
Conduisant les amants sur des sables mouvants
Dont ils ignorent encore qu’en unissant leur corps
C’est un engagement durable dans le temps
Ils le savent par les mots car ils ne sont pas sots
Mais loin d’imaginer en (...)

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lundi 24 mars 2008
par Catherine Declis
La rose
Comment oser la rose
Princesse de la prose
Qui dans nos cœurs repose
En bouton ou éclose
La reine des jardins
Qui invite en son sein
A humer les parfums
Du monde qui est le sien
En guise de calice
Où la rosée se glisse
Pourvue de mille délices
Ignorant la malice
Si elle se veut discrète
Bien que plus que parfaite
Son odeur nous entête
Sa beauté nous tient tête
Délicate émotion
Réclamant attention
Elle est en toute saison
La fleur de la passion
Le 7 février (...)

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vendredi 21 mars 2008
par Catherine Declis
Le cheval
Ce bien noble animal qu’on appellera cheval
S’extrait de l’écurie avec grâce et envie
Essuie quelques ruades non pas qu’il soit malade
Mais la fougue exprimée relate sa bonne santé
Mérichippus grand-père, Mésohippus son père
Il peut se montrer fier de sa lignée altière
Sa généalogie non tombée dans l’oubli
Témoigne du passé ce qu’il dut endurer
Issu de Mongolie il se montre petit
Et habillé de blanc est dit arabisant
Parfois lourd et bougon famille du Percheron
Distingué élégant lorsqu’il est né pur-sang
Voué à l’état sauvage depuis son plus jeune âge
La nature contrariée le fit domestiqué
Pour en faire un (...)

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mercredi 19 mars 2008
par Catherine Declis
Le Gâteau
Oh mon Dieu qu’il est bon le gâteau fait maison
On sait qu’il n’y a dedans que de nobles ingrédients
Qui feront du quatre heures des bouchées de bonheur
Donneront les yeux brillants et la joie des enfants
Ils n’ont rien à envier à ceux du pâtissier
Peut-être plus jolis de beaux produits finis
Mais on ne sait jamais si on ne le connaît
S’ils seront succulents savoureux renversants
Que dire de l’éclair et sa crème pâtissière
Semblant tendre les bras en disant mangez-moi
Et la tarte Tatin qu’on déguste à pleines mains
Les doigts pleins de crème fraîche et caramel qu’on lèche
Et puis la religieuse en grande (...)

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mardi 18 mars 2008
par Benito
Lluvia y sol
Le rêve
Sans trêve
Toujours
Nous poursuit
La terre
Légère
La ronde
Des bruits La vie
Est un songe
Un rêve
Qui dort
L’espoir
Qui prolonge
Le cri
Qui rend fort Une porte
Ouverte
Le lent
Mouvement
La vie
Découverte
La chanson
Du temps Le ciel
De l’automne
Le bruit
De la pluie
La terre
Des hommes
L’éveil
De la vie
Benito 12-12-99

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lundi 17 mars 2008
par Jean-Jacques Cayre
Onde noire
Onde noire ou suinte l’eau des pierres
Le lavoir
Margelle usée d’obscures préhistoires
Attend le seau tintant d’une grand mère
La crypte de lichens abrite les mémoires
Des regards disparus dans la mousse des ans
Leur enfance éblouie
Ruisselle du trou de ferraille rouillée
Dans la douceur ombreuse des fougères
Et les yeux des pervenches bleues émerveillées

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dimanche 16 mars 2008
par Catherine Declis
Machine
Tant d’incompréhension autour de l’illusion
De ce monde virtuel jugé artificiel
Que je regarde de loin comme n’étant pas le mien
Un pays de soucis qui donne le teint gris Adopter un langage qui me semble sauvage
Développer l’impatience de vaines espérances
Subir l’énervement des dysfonctionnements
Se sentir dépitée quand ça ne veut pas marcher En crise de folie rechercher le souci
Visiter les rubriques en lectures bibliques
Se laisser embarquer en terrain étranger
Sans laisser aucune trêve ni place pour le rêve En grande concentration suivre les instructions
Et se laisser guider en soldat bien (...)

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jeudi 13 mars 2008
par Catherine Declis
Maladies poison
Il est certains sujets que l’on offre en bouquets
Il est certains thèmes que l’on sème comme on sème une graine
Et puis certaines idées que l’on jette au panier
Alors que d’autres fleurissent que nos cœurs embellissent
Bouquet de fleurs sauvages pour des idées volages
Brassées de fleurs des champs pour des espoirs chantants
Et vol de bourdon en ultime compagnon
C’est dans ce champ d’espoir que je me laisse choir
Si je suis sur la terre ça n’est pas pour la guerre
Mais bien pour partager des regards de beauté
Et m’unir à mes frères et sœurs de galère
Pour qu’ensemble nous vainquions ces maladies poison (...)

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mercredi 12 mars 2008
par Benito
Résistance
Un enfant sommeille
Résonnent des voix
Une ombre s’élève
Brûle feu de bois
Un chemin de terre
Un pays lointain
Un rêve éphémère
Senteurs de matins
La terre bavarde
Mémoires de vie
Un mur se lézarde
Le ciel s’obscurcit
Une chanson tendre
Un clair de matin
Le temps de comprendre
Le temps incertain
Lumière pénombre
Le vent qui frémit
La vie chasse l’ombre
Verdit la prairie
Murmures et plaintes
Montent de partout
Où donc va le monde
Dans ce siècle fou
Des feux éphémères
Dissipent brouillard
Des formes se lèvent
Partout dans le noir
Benito (...)

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mardi 11 mars 2008
par Catherine Declis
Magie
Je ne m’explique pas encore comment cela prit corps
Sous mes doigts fatigués dansent des mots familiers
Rompant ma solitude si profonde lassitude
Pour venir habiter mon cœur désespéré
Il peut sembler étrange d’en invoquer les anges
Ne pouvant m’expliquer cette épopée d’idées
En histoire naturelle comme descendue du ciel
Venue là se poser couchée sur le papier
Elle s’invite à ma table telle une amie souhaitable
Après peu rassasiée m’abandonne apeurée
Puis affamée revient montrant mon ventre plein
De mille et un récits devenus des écrits
Si parfois je l’implore c’est par peur de sa mort
Car lorsqu’elle (...)

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mercredi 5 mars 2008
À ceux qu’on foule aux pieds
...Mais surtout c’est le peuple, attendant son salaire,
Le peuple, qui parfois devient impopulaire,
C’est lui, famille triste, hommes, femmes, enfants,
Droit, avenir, travaux, douleurs, que je défends ;
Je défends l’égaré, le faible, et cette foule
Qui, n’ayant jamais eu de point d’appui, s’écroule
Et tombe folle au fond des noirs événements ;
Étant les ignorants, ils sont les incléments ;
Hélas ! combien de temps faudra-t-il vous redire
À vous tous, que c’était à vous de les conduire,
Qu’il fallait leur donner leur part de la cité,
Que votre aveuglement produit leur cécité ;
D’une tutelle avare (...)

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lundi 25 février 2008
par Jean-Jacques Cayre
À midi dans les blés
À midi dans les blés délirent les bleuets
Le silence grésille
Les arbres liquéfiés par la vapeur d’été
Suspendus dans un miracle bleu
Tracent des oraisons pour Van Gogh des moissons
La houle de chaleur éclate les épis
Leurs élytres de paille grillons d’or
Valsent autour des géraniums sauvages
Le village assoupi rumine sa torpeur
L’église hallucinée
Berger fou au troupeau de toitures rampantes
Se mire dans le Tarn

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lundi 18 février 2008
par Jean-Jacques Cayre
L’anse aux écrevisses
Le chemin qui menait à l’anse aux écrevisses
Abritait des fleurs et des couleuvres bleues
L’eau des pierres où les oiseaux buvaient
Brillait de souvenirs limpides
On entrait chez les dieux obcurs des frondaisons
les branches du ruisseau
Tendaient leurs bras vers la rive d’en face
Tels des barbares nus on enfonçait nos mains
Dans la mousse du creux des souches moîtes
Pour extirper un être vif vernissé de métal
Diamant d’eau strié d’étoiles
Oeil de perle noire
On remettait dans le courant
Cet elfe de corail veilleur de sa rivière

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vendredi 15 février 2008
par Catherine Declis
Amitié
Je regarde mes doigts en les comptant parfois
Pensant à des amis oubliés ou partis
Ont-ils été amis pour être dans l’oubli
Des moments partagés en instants adorés On les croyait sincères honnêtes et peu fiers
Présents à l’infini même dans les pires soucis
Connaissant le besoin que peut avoir chacun
De sentir la chaleur d’un compagnon de cœur A l’aide demandée quelquefois j’ai trouvé
De la compréhension dans la concertation
Un état de confiance en toute bienveillance
Tendant avec ferveur à trouver le meilleur Et c’est la vie qui passe les amitiés trépassent
On vit tout autre chose qui rend les (...)

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mardi 12 février 2008
par Catherine Declis
La rumeur
D’où naquit la rumeur ? Est-ce des bruits qui courent ?
Une image qui se meure cernée par des vautours
La rumeur n’a pas d’âge néfaste aux visionnaires
Qui dès le moyen âge donne bûcher aux sorcières
Semblant traquer une bête qualifiée trop méchante
Une volonté concrète la désigne dégradante
Un art pour détruire qui n’a rien d’esthétique
Ayant mission de nuire sans souci d’authentique
A la mode rurale elle est agrémentée
D’histoires amorales et propos déplacés
Ficelés comme des rôtis qui ne peuvent plus bouger
Purement anéantis par des liens trop serrés
Histoires inventées par des esprits tordus
Des gens qu’on (...)

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mercredi 6 février 2008
par Catherine Declis
C’est l’or blanc
Telle une larme en coulant
Sur la joue se glissant
Dépose doucement
L’empreinte du dedans
Du fond de l’océan
Jusqu’aux marais salant
S’arrêter un moment
Et contempler l’instant
Sous un manteau cuivrant
De ce soleil ardent
Comme un enchantement
L’or en devient argent
Balayée par le vent
La nature en mouvement
Vient embrasser le temps
Ce qu’on lui veut piquant
En ce lieu si charmant
Du pays de l’or blanc
Comme une fleur en naissant
Est cadeau au présent
Le secret du moment
Est en y bien pensant
Le joyau le plus grand
Du plus noble ingrédient
Le 22 novembre (...)

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vendredi 1er février 2008
par DonaQuichotta
Pour Cesare BATTISTI
Le poème que je voudrais lui envoyer
J’ai déjà affiché ce poème sur mon blog politique, et sur mon blog artistique... mais je n’ai pas l’adresse de Cesare BATTISTI, et je ne sais de toute façon si les lettres en français sont acceptées là où il est... En réponse à l’article concernant la possible extradition du Brésil vers l’italie, je m’insurge !
altermonde-sans-frontiere.com
Ne donnez pas raison aux injustices vénales et démagogiques italiennes et françaises !
Libérez Cesare sans condition aucune !
Laissez-le vivre !!!
POUR CESARE BATTISTI
Juste un coup de téléphone,
Une signature en bas d’une feuille,
Une histoire consciemment déformée (...)

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mercredi 30 janvier 2008
Une soirée perdue
J’étais seul, l’autre soir, au Théâtre Français,
Ou presque seul ; l’auteur n’avait pas grand succès.
Ce n’était que Molière, et nous savons de reste
Que ce grand maladroit, qui fit un jour Alceste,
Ignora le bel art de chatouiller l’esprit
Et de servir à point un dénoûment bien cuit.
Grâce à Dieu, nos auteurs ont changé de méthode,
Et nous aimons bien mieux quelque drame à la mode
Où l’intrigue, enlacée et roulée en feston,
Tourne comme un rébus autour d’un mirliton.
J’écoutais cependant cette simple harmonie,
Et comme le bon sens fait parler le génie.
J’admirais quel amour pour l’âpre vérité
Eut cet homme (...)

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jeudi 24 janvier 2008
par Catherine Declis
Connexion interne nette
Connexion Internet qui ressemble à nos têtes
Offrant publicité pas même sollicitée
Proposant diversion sans nulle proposition
Et moult informations à en perdre la raison
Ordinateur bonheur avale nos douleurs
Ordinateur malheur absorbe nos douceurs
Écouter les silences en magnifique chance
Regarder la nature qui joue avec l’azur
Sentir le sens du vent qui s’envole en courant
Goûter belle saveur présente à chaque bonne heure
Internet connecté sans l’avoir demandé
Internet partagé sans l’avoir commandé
Et haute technologie merveille de la vie
Qui lorsqu’elle fonctionne sans cesse elle nous donne
Belle (...)

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mardi 22 janvier 2008
par Catherine Declis
Passage
Comment aider lorsque chaque main tendue rencontre jalousie et envie
Et offrir du joli recevoir des soucis
De profonds sentiments en belles fleurs des champs
En sincères envolées de beaux contes de fées
Passages de vérité en grande sincérité
Alors aimer
Et oublier
Parfois se rebeller
Afin de démontrer
Juste médiocrité
Et continuer
D’avancer
Alors oublier
Et continuer d’aimer
Le 30 septembre 2007

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vendredi 18 janvier 2008
par Catherine Declis
Rire
On me demande le pire
Tenter de faire rire
Alors que tout m’inspire
A me taire et souffrir Il n’y a rien de plus drôle que le malheur
J’apporte donc au moulin l’eau suffisante pour amorcer la roue de l’absurde
Avoue de jouer avec mes mots
A vous de jouer avec mes maux 30 septembre 2006

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mercredi 16 janvier 2008
par Catherine Declis
Plier - casser
Plier serait souffrir casser serait mourir
Alors ne pas céder avec facilité
Aux expressions toutes faites signant vite la défaite
D’une vie évidée de profonde vérité Et faire croiser la vague de l’esprit qui divague
Conduisant à aimer ce qui veut s’exprimer
Pas seulement produire purement oser dire
Ce que le cœur rechigne en pensant rester digne Remplir les temps d’attentes d’émotions excellentes
Nous tirant vers le haut et ce qu’il a de beau
Avec la sensation d’une belle illusion
Qui n’appartient d’ailleurs qu’au monde des rêveurs Magie de la diction de la plume du crayon
Noircissant le papier à (...)

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lundi 14 janvier 2008
par Catherine Declis
Amour
Que sait-on de l’amour
Sinon qu’il naît un jour
Sans mensonge ni détour
Rendant aveugle et sourd
Que sait-on de l’envie
Sinon qu’elle aime la vie
Sans honte ni mépris
Engageant l’agnosie
Que sait-on de la liberté
Sinon qu’elle est enviée
Sans respect ni pitié
Arborant l’inimitié
Pourquoi le sens des mots
Invitant au repos
Provoque tant de haine
De tristesse et de peine
Pourquoi l’essence des maux
Éloignant tout cadeau
Aggrave les médisants
En stupides ignorants
De la vie ne comprends
Que ce qu’elle me tend
C’est à dire des instants
Etalés dans le temps
Je les croque à pleine dent
En merveilleux (...)

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dimanche 13 janvier 2008
par Benito
Sonrisa
Source d’eau vive
Le temps s’étire
Les pleurs les rires
Moments de vie
Instants fugaces
La vie efface
Image passe
Ciel obscurci
Dans la pénombre
Lueurs sans nombre
Formes se fondent
Lents mouvements
Un quai de gare
Une aube pâle
Percent le voile
Chuchotements
La vie s’éveille
Une lumière
Chante la terre
Le ciel en fleurs
Benito 27-11-2007

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vendredi 11 janvier 2008
par Catherine Declis
Coups de la vie
Coût de la vie, coups dans la vie
Comment les compter, pourquoi les montrer
Et devoir faire face avec de la grâce
Pour ne pas gêner, ne pas offenser Derrière un écran il n’est nul talent
Que donner des mots exprimant le beau
Juste de l’amour un peu chaque jour
Pour gommer l’idée d’une vie usée Aux amis de cœur et cœurs de douleur
Devenant curieux j’offre tous mes vœux
On passe dans la vie comme on passe ici
Avec attention et même compassion Un lieu de recueil que la vie effeuille
Un arbre de vie qui a tout compris
Je m’y suis assise me sentant comprise
Et je m’y repose à paupières mi-closes Le (...)

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dimanche 6 janvier 2008
par Catherine Declis
L’école de médecine
C’est bien aux justes nés qu’on apprend à marcher
Quelquefois ils trébuchent à la première embûche
Une fois devenus enfants doivent aller lentement
Apprendre à écouter pour nous accompagner L’école de la vie existe bien aussi
Sur les bancs de médecine aux belles disciplines
Livre ouvert sur la Science en grandes conférences
Formant des étudiants à peine devenus grands C’est par des cœurs ouverts qui hurlent dans leur chair
Qu’ils pourront mieux comprendre et ne s’y pas méprendre
Pour venir nous aider dans notre volonté
Volonté d’en finir avec le mot souffrir Le 29 juin (...)

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vendredi 4 janvier 2008
par Catherine Declis
À l’An vert
A laisser ou à prendre
Sans jamais se méprendre
Et tendre à comprendre
Pour ne s’y laisser prendre
Vert tendre
Pré tendre
En tendre
Le 1er janvier 2008

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mercredi 2 janvier 2008
par Catherine Declis
Va guérie
VAGUERIE !
VAGUE ET RIE !
VA GUÉRIE !
AGUERRIE ! Enfin le corps léger et l’âme dégagée
Comme une chape de plomb, un mal de saison
Finissant là sa course, retournant à sa source
Me laissant libérée, paisible et rassurée Le combat fut mortel, les coups perpétuels
Et les traces laissées par ces chocs engendrés
Font des blessures profondes qui ne peuvent se confondre
Sinon aux gueules cassées, du moins aux rescapés Qu’elle fut longue cette lutte jalonnée de disputes
Aride le chemin que l’on surnomme destin
Taurides cette voie qui me laisse pantois
Tortueuse cette route qui mène à la déroute Si (...)

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mardi 1er janvier 2008
par Catherine Declis
La Saint Sylvestre
Aux douze coups de minuit, s’embrasser sous le gui
Se souhaitant bonne année, bonheur, prospérité
Ainsi que de l’amour, un peu plus chaque jour
Autant que de l’argent espéré suffisant Et avec la santé, avoir une pensée
Pour ceux dits isolés ou hospitalisés
Et puis les mal logés et les déshérités
Autant que les souffrants et orphelins enfants Ceci pour la conscience d’avoir bien de la chance
De pouvoir ripailler avec ses invités
Autour d’un grand festin avec le cœur câlin
La joie, la bonne humeur bardée de baume au cœur Le trente et un décembre vais-je renaître des mes cendres
Totalement épuisée par (...)

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lundi 31 décembre 2007
par Benito
Sueño y sol
Soleil
Des années vertes
L’oiseau
Qui fait son nid
La terre découverte
Les jours de notre vie
La route du voyage
Les chemins du matin
Ici
La terre en cage
Le bateau qui revient
Le temps
Source de rêve
Soleil
Des jours passés
Le noir
Une lumière
L’oiseau
Dans la forêt
Une chanson magique
Un manège enchanté
S’envole nostalgique
Le soleil dans les blés
La plainte
Monotone
La vie
Le ciel en pleurs
Les feuilles
Tourbillonnent
Souvenirs
Qui demeurent
Il est des mots
Pour dire
Il est
Des mots légers
Il est
Des mots pour dire
Tout le bonheur d’aimer
Benito (...)

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dimanche 30 décembre 2007
par Catherine Declis
Noël
Ça sent le sapin ! Ca n’est pas pour rien
Que les bûcherons, ouvriers, tâcherons
Sont depuis des mois cachés dans les bois
Choisir en secret, princes de la forêt Ils sont les premiers depuis des années
A se préparer pour être parés
Et à l’heure venue les voici émus
D’être les élus, choisis, attendus Ils quittent leur royaume à la force des paumes
Rapidement ficelés, prêts à transporter
Dans de gros camions toutes destinations
Qui les laisseront choir au bord des trottoirs Ils seront tâtés, sentis, observés
Et auront un prix selon leurs jolis
Fonction des espèces ! Sur un socle de caisse
Ou bien les (...)

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samedi 29 décembre 2007
par Benito
Cantares
Il a neigé
Sur ma Bohème
En longs sanglots
Les jours s’en vont
Passe le temps
Des hirondelles
Chaleur de vie
Dans la maison
Un enfant pleure
C’est dimanche
Un bateau rentre
Dans le port
Passe le doux temps
De l’enfance
Sur l’océan
Des illusions
Le rêve part
La vie s’arrête
Où sont passés
Les souvenirs
Chemins de vie
Percent lumière
Toujours trop tôt
Il faut partir
Traces de pas
Couvre la neige
Revient l’enfant
Mûrit moisson
Demain fera
L’aube plus belle
Au paradis
De nos chansons
Benito (...)

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jeudi 27 décembre 2007
par Catherine Declis
Et si les mots...
Et si les mots savaient
Combien ils sont mauvais
Lorsque mal employés
Font des maux engendrés Dans une ronde de lettres
Bousculant tous les êtres
Se cache une idée bonne
Déguisée en consonne Les syllabes qui dansent
Tournent dans tous les sens
Invitant une voyelle
A devenir plus belle Et dans cet air de fête
A en perdre la tête
Je regarde le monde
Et ce pourquoi il gronde Comment apprendre à dire
A comprendre, à sourire,
Comment vider son cœur
Pour parler du bonheur Le 23 décembre (...)

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mercredi 26 décembre 2007
par Catherine Declis
Cadence
Je retrouve la cadence qui sollicite mes sens
En un rythme régulier composé de six pieds
Comme un train en partance au pays de l’errance
Groupés en quatre vers destination hier Et les mots qui ronronnent trouvant la musique bonne
S’installent dans les wagons en toute discrétion
Espérant être appelés pour enfin figurer
Avec leurs compagnons et amis de diction A l’heure du départ jaillit de ma mémoire
Une histoire du passé qu’on croyait oubliée
Et rendue émotive, la grosse locomotive
Refuse la mission d’une telle cargaison Contrôle des passagers et verbes irréguliers
Poinçonnage des tickets (...)

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mardi 25 décembre 2007
par michel1955
Ainsi soient elles : Poème de Noël
Ainsi soient elles
Mes prières, méditations ou pensées
Pour ce Noël
Et tous les jours de l’année
***
Que Noël redevienne la fête de la Paix
Où aient encore un sens, les mots Fraternité
Et Amour,... et non la fête du pognon
La fête du fric et de la consommation !
Que Noël redevienne la fête de la famille et des amis
Ou (pour les croyants) celle de la nativité
Et surtout celle du bonheur de partager
La joie d’être de nouveau réunis.
Que Nouvel An redevienne symbole de renouveau
Où l’espérance en un monde plus beau
Un monde plus fraternel et plus humain
Viendra… par notre prise de conscience
Enfin changer (...)

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dimanche 23 décembre 2007
par Benito
Agua viva
Le bateau passe au loin
Sur la mer comme un rêve
La pluie dans le désert
Cri d’oiseau la lumière Cri de vie temps compté
Dans mon cœur une larme
Souffle le vent léger
Sur la vague qui tremble Un soleil clair de temps
Sur la terre se pose
Du petit jardinet
Monte l’odeur des roses Un enfant lentement
Sur le chemin s’avance
Un matin de printemps
Et l’eau vive qui danse Benito 09-02-1991

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samedi 22 décembre 2007
par Catherine Declis
Chemin (2)
C’est dans un champ d’espoir
Que je peux laisser choir
Quelques graines d’espoir
Qu’ajouter à ces mots
Sinon un verbe haut
S’élevant vers le beau
Que répondre à ces maux
Sinon passer par-là
Observer ses états
Pourquoi un tel chemin
Au travers d’un destin
Où règne le chagrin
Un jour vous promenant
Si vous voyez ce champ
Offrez-vous donc le temps
De l’arrêt du moment
Dans un bain de lumière
S’ouvrir à l’univers
Avec une joie sincère
Sourire aux êtres chers
Contempler dans son cœur
La couleur du bonheur
3 janvier 1992
Révisé le 8 avril (...)

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vendredi 21 décembre 2007
par Benito
Un dia…
Une montagne de silence
A écrasé sous le mépris
La vérité le cri de l’homme
Règnent mensonge tyrannie Pourquoi faut-il que l’enfant meure
Toujours la peur et les fusils
Où donc es-tu belle colombe
Espoir fané peuple trahi Un mot de plus l’indifférence
Toujours la faim toujours le froid
Un peuple est rayé de la carte
Un peuple meurt la vie se bat Un jour viendra terre lointaine
Où l’être humain homme sera
Et cesseront les cris de haine
La terre humaine deviendra Benito (...)

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jeudi 20 décembre 2007
par Catherine Declis
Errance
Toute une vie à fuir
Et cela pour mieux dire
Que j’ai mal à mourir
Par la conscience du pire Mon regard est ainsi
Et souvent je palis
Parfois me mortifie
Recherchant du joli Du fond de mes entrailles
La douleur me tenaille
Mon esprit me tiraille
Jusqu’à ce que je m’en aille De nouveau sur la route
Je cherche coûte que coûte
Comme une clé de voûte
Un espace qui m’envoûte Approchant la chaleur
Qui me paraît meilleure
Je savoure quelques heures
Et repars pour ailleurs Contemplant l’océan
Et fouettée par le vent
Je m’arrête un moment
Et respire pleinement Où donc est la lumière (...)

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mercredi 19 décembre 2007
par Benito
Esperanza
Une chanson triste
Un regard d’enfant
La vie qui résiste
L’éveil du printemps
La vie est un fleuve
Qu’on traverse à gué
Scintillent couleurs
Le sable mouillé
Le temps de comprendre
Le lent mouvement
Le pain sur la table
Le bruit du torrent
Sourire une larme
La course des jours
Un bruit de cascade
Soleil alentour
La terre une image
Sur papier glacé
Le flot le naufrage
La fin de l’été
Le temps passe vite
L’automne se meurt
Un espoir hésite
La course des heures
Secrets et murmures
Paroles d’enfant
Guérissent blessures
L’empreinte du temps
Vient le matin pâle
Dans le clair obscur
Le soleil dévoile
Le (...)

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mardi 18 décembre 2007
par Catherine Declis
Voyage
Plus grand que les vacances qui sont déjà une chance
Il existe une notion qui me donne des frissons
Elle s’appelle voyage à travers tous les âges
Un vent de liberté aux joies illimitées
Nul besoin de billet pour accéder aux quais
Aussitôt évoqué il s’offre à volonté
En laissant défiler toutes possibilités
Connues ou bien rêvées, pensées, imaginées
Associer au voyage changement de paysage
En guise d’aventure rencontre d’autre culture
Découverte de saveurs aux multiples couleurs
En baptême solennel qu’on voudrait éternel
Et comme tourner les pages d’un grand livre d’images
Paré d’illustrations aux odeurs (...)

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dimanche 16 décembre 2007
par Catherine Declis
Chemin
Comme toute vie humaine
En route sur le chemin
Sereine je m’y promène
Entre foi et destin
De ci beaucoup d’efforts
De là un peu de chance
Je reconnais encore
Le chemin de l’errance
Certes des moments de peine
Quelques instants de joie
Un tourbillon d’aubaines
Dans une ronde d’émois
Avide de contre sens
Aveugle dans l’absolu
Elève de l’ignorance
Dans l’erreur confondue
Comme le souffle du vent
Une mélodie m’appelle
Vers une main qui se tend
Et je déploie mes ailes
J’abandonne le passé
Regarde mes erreurs
A gorge déployée
Extirpe le malheur
Je ne peux plus souffrir
Et reconnais qu’il faut
La (...)

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samedi 15 décembre 2007
Chant de l’amour armé
Reçu de Cristina Castello
« Un poème est l’image même de la vie exprimée dans sa vérité éternelle »
Percy Shelley
Thiago de Mello, poète.
Thiago de Mello, sage.
Il est comme la Nature.
Vérité à l’état pur.
Une fois de plus, voici l’une de ses invocations à la vie...
Cristina Castello
« CHANT DE L’AMOUR ARMÉ »
Par Thiago de Mello
Le matin avançait dans le vent de l’été,
soudain, l’évènement.
Mieux vaut
ne pas dire qui ce fut ni comment,
parce qu’une autre histoire vient, qui, elle, restera.
Cela s’est passé aujourd’hui, ici, sur la terre de la patrie,
où le vote, secret comme un baiser
dans un amour naissant, et universel
comme un (...)

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vendredi 14 décembre 2007
"Les Justes" de Jorge Luis Borges
Reçu de Cristina Castello
Merci Cristina pour ces beautés, le poème de Jorge Luis Borges et la peinture de Redon...
JD.
Un homme qui cultive son jardin, comme le voulait Voltaire.
Celui qui est heureux que sur terre il y ait de la musique.
Celui qui découvre avec plaisir une étymologie.
Deux employés qui dans un café jouent silencieusement aux échecs.
Le potier qui prémédite une couleur et une forme.
Le typographe qui compose bien cette page, qui peut-être ne lui plaît pas.
Un homme et une femme qui lisent les tercets finaux d’un certain chant.
Celui qui caresse un animal endormi.
Celui qui justifie ou veut (...)

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jeudi 13 décembre 2007
par Benito
Il nous faut regarder
A Jacques Brel
Il nous faut regarder
Plus loin que les barreaux
Des prisons de nos cages
Au-delà des saisons
Que pleure la forêt
Plus loin
Que l’eau du ciel
Le tonnerre
L’orage
Plus loin que nos chansons
Il nous faut regarder Il nous faut regarder
L’enfant qui vient de naître
Le bleu de l’horizon
Les chemins de l’été
Il nous faut écouter
La fenêtre entrouverte
L’appel de l’océan
Le cri de nos années
Le rire d’un enfant
Les violons de la fête
L’oiseau qui vole au vent
La chanson des regrets Il nous faut regarder
La vie qui vient de naître
Les vagues sur la mer
Le chemin retrouvé
L’oiseau qui (...)

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mardi 11 décembre 2007
par DonaQuichotta
Guy Môquet est un Sans-Papiers
Que je vous explique un brin ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce poème ; vous connaissez la nouvelle lubie de notre - hélas ! - président, mais je la rappelle ici, au cas où y’en a qui se perdent dans ces lubies - eh oui y’en a tellement - c’est de faire lire aux profs, devant leurs élèves, à chaque rentrée scolaire la lettre de Guy Môquet ... Cet homme !!! Se référer à la résistance, et somme toute, à un jeune garçon qui n’a pas eu la chance d’échapper au peloton d’exécution par nos ennemis -politiques- de jadis ; ouais, c’est vrai, 17 ans, c’est jeune, mais bon on l’étudie en classe, moi je l’ai effleurée en (...)

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mercredi 5 décembre 2007
par Catherine Declis
Départ
Quand donc ai-je tout quitté
Était ce avant l’hiver
J’ai déjà oublié
Ça pouvait être hier
Éloignée de la ville
Je retrouve mes sens
Et tout ce qui m’habille
Devient ce que je pense
Comme sauvée de la peur
Je me retourne et ris
Appréciant de chaque heure
Tout ce que dit la vie
D’une lumière intérieure
Jaillit le mot paisible
Comme venu d’ailleurs
D’une terre invisible
Je recherche la paix
Et n’attends du dehors
Qu’une image en reflet
Du profond de mon corps
Par les plus grands moyens
Je suis prête à m’ouvrir
Ne recule devant rien
Même s’il faut en souffrir
De tout ce qui est fiel
S’il faut passer (...)

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mardi 4 décembre 2007
par Benito
Quisiera tanto
Rires d’enfants
L’air de la fête
Clairs d e soleil
Chemins de vie
Rêves d’espoir
Que rien n’arrête
Le chant du vent
Berce la nuit Routes de vie
L’appel du large
Chansons d’amour
Monte le cri
Rêves de vie
Que temps dépasse
Une saison
Passe sans bruit
Je voudrais tant
Changer le monde
Croire les hommes
Un peu meilleurs
Sources de vie
Que temps inonde
Faire cesser
Les cris les pleurs Je voudrais tant
Revoir en rêve
Les chemins bleus
Les doux moments
Faire l’école
Buissonnière
Changer la vie
Défier le temps Je ne peux que
Chanter la terre
Chanter l’espoir
Dans le présent
Chanter l’amour
Les (...)

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lundi 3 décembre 2007
par Catherine Declis
Appel à la vie
Depuis longtemps déjà
Je regarde vers le bas
Comme un chien aux abois
Luttant contre les peurs
Baignant dans la sueur
Je recherche le bonheur
Fouillant dans le passé
A la quête de clefs
J’en oublie mes idées
Scrutant dans le présent
Même en y bien pensant
J’en perds le sens du temps
Trouverais-je donc un jour
Ce pour quoi je suis pour
Blottie contre l’amour
Combien d’années d’errance
A quel prix de souffrance
Je marche à contre sens
Recherchant l’étoile chance
Pourtant je suis sereine
Sens le sang dans mes veines
Et essuie toute ma peine
Car je sais le bonheur
Que recèle mon cœur
Qui n’attend que (...)

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dimanche 2 décembre 2007
par Catherine Declis
Demandez l’programme
Difficile après midi entre lit et assis
Et la littérature somme toute hors nature
De cet ordinateur qui avale les heures
Parfois pour du bonheur et quelquefois ailleurs
En terre de souffrance et grande incohérence
Il n’y a guère qu’ici que se pose quelque écrits
Quelques mots erronés pour des maux accablés
Me donnant l’illusion de pointes de guérison
Certes encore hors programme voilà pourquoi je rame
Car il est plus qu’urgent trouver Médicament
Qui fasse que la vie alors enfin sourit
La douleur est trop forte tableau à l’encre forte
Salissure d’espoir où je me laisse choir
Combien de fois par jour et (...)

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samedi 1er décembre 2007
Le poète kurde Seyhmus Dagtekin, refugié à Paris depuis 1987, un prix, un poème.
Reçu de Cristina Castello
Seyhmus Dagtekin – prix Mallarmé 2007
Par François Xavier
L’un des plus prestigieux prix littéraire français dans le domaine de la poésie vient d’être attribué à Seyhmus Dagtekin, auteur kurde qui se réfugia à Paris en 1987. Une manière de transposer dans l’ellipse du mot juste le souffle créatif qui balaye les contrées éloignées du Kurdistan. Un pays, un peuple, une culture trop souvent associés à une guérilla sans fin …
C’est donc sur son dernier livre, Juste un pont sans feu, paru au Castor Astral en juin 2007, que le jury, composé d’écrivains et de poètes, a jeté son dévolu. Un recueil qui embrasse la (...)

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vendredi 30 novembre 2007
par Marilza de Melo Foucher
L’automne à Viroflay
Drôle de saison c’est l’automne
Les feuilles vagabondes se promènent.
Dansent sur l’air au rythme des vents
Invitent les arbres à se déshabiller.
Par terre elles ne sont pas mortes.
Au-dessous des pieds des passants
Les feuilles vagabondes forment un orchestre
Un beau concert d’une agréable sonorité,
Tambourinent sous des millions des pieds...
Une nature morte pour les peintres.
Une nature vivante pour la beauté des humains,
Une belle façon pour dire adieu à la saison d’été.
Et les feuilles mortes ne seront qu’un souvenir
Tel que la chanson d’Yves Montand
Laralara, laralara, laralara..
Marilza de (...)

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jeudi 29 novembre 2007
par Benito
Amistad
Par les sentiers de vie
Coulent les heures longues
Coule le temps léger
Egrenant les secondes
Un moment passe et fuit
Sous le ciel de la terre
Un moment de la vie
Coule chante rivière
Un enfant en secret
A couvert de vert tendre
Ce chemin de l’été
Que nous prenions ensemble
Déjà tombe la nuit
Sur le pays que j’aime
Le regard d’un ami
Il fait bon sur la terre
Monte des champs de blé
Le parfum de lavande
Souvenirs de couleurs
Que mémoire rassemble
Le temps passé revient
Et s’entrouvre la porte
Un enfant cri vivant
Que le printemps apporte
Benito (...)

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mercredi 28 novembre 2007
par Benito
La France est malade
La France est malade
Où donc est l’espoir
Une ombre s’installe
Partout il fait noir Des lois scélérates
De fades discours
Des lois immorales
Et la peur toujours La peur et la honte
Le rêve défait
La vague qui monte
La vie en danger On culpabilise
On montre du doigt
On courbe l’échine
Face au patronat La France est malade
Où donc est l’espoir
Une ombre s’installe
Partout il fait noir La porte est ouverte
Le fauve est lâché
L’argent règne en maître
Le temps est compté De sombres présages
Hantent les cités
Toujours le chômage
Des vies confisquées On casse des grèves
On prive de droits
On (...)

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mardi 27 novembre 2007
par Benito
La fuente
Le soir descend sur la colline
Chante l’eau vive du torrent
Rires d’enfant qu’on imagine
Source cachée du temps présent Un chemin bleu sous les étoiles
Les ronds dans l’eau les clapotis
Ondes de vie que vie dévoile
Un avenir qui se construit Un oiseau chante sur la branche
A la fontaine des beaux jours
Un souvenir un rêve tendre
Passe la nuit s’en vient le jour Longs sont les jours gris de l’automne
A la fontaine vient le vent
Rythme la vie le temps des hommes
Ondes de pluie vagues de vent A la source bleue des songes
Rêves regrets chagrins d’amour
Ondes de vie que vie prolonge
Doux (...)

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lundi 26 novembre 2007
par Benito
Prière
Quand l’hiver apportera
Ses flocons de fleurs étranges
Quand la terre sourira
Que chantera la mésange
Quand le ciel rouge incendie
Deviendra de bleu limpide
Que tous les engins de mort
Cesseront le génocide
Quand les armes les prisons
N’auront plus de raison d’être
Que poèmes et chansons
Fleuriront à nos fenêtres
Quand on verra dans les champs
Monter haut le blé en herbe
Que l’enfant n’aura plus faim
Que viendra la vie nouvelle
Quand la raison du plus fort
Cessera d’être la règle
Quand le temps de l’argent roi
Sera disparu sur terre
Quand les hommes ne voudront
Plus faire de différences
Que (...)

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dimanche 25 novembre 2007
par Benito
Claridad
Un ciel clair
De bleu vétu
Un soleil
Couleur d’étoile
Cri de vie
L’espoir têtu
Un morceau
De ciel se voile
Les poètes ont disparu
Bouquets d’or rêves d’enfant
Fuit l’eau vive du torrent
Pluie de vie désert vivant
Fil d’espoir tissant le temps
Un enfant la vie qui chante
Souvenir d’étoile nue
Monde clos où rien ne change
Viennent rires et chansons
S’éveillent les fleurs nouvelles
Revient le temps des moissons
Et l’odeur des mirabelles
Benito 15-03-90

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samedi 24 novembre 2007
par Catherine Declis
Beaux pieds
Regardez-moi ces pieds, vilains pieds mal chaussés
Ces pieds si mal bottés impossibles à marier
Mieux vaut les ignorer et les laisser passer
Plutôt que les aider et les faire progresser Les voici isolés, ces pauvres petits pieds
Si souvent malmenés, si peu souvent aimés
Ne sachant même avouer lorsqu’ils sont fatigués
Oser être massés, caressés et aimés Pouvoir les hydrater, savoir les réchauffer
Juste s’en occuper pour qu’ils puissent me porter
Sans même les écouter parler et expliquer
Parfois même crier, implorer d’arrêter Ils sont sensés porter, mener et traverser
D’allées en contre allées, (...)

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vendredi 23 novembre 2007
par Benito
Espoir
La nuit toujours se perd
Dans les gorges profondes
Où naissent les déserts
Où meurent les colombes La vie toujours revient
Souvenir de romance
Enchanter nos réveils
Miroir de transparence Tourne le monde fou
Nuit et jour dans l’espace
Mélodie de l’amour
Un enfant vous embrasse Les rêves des enfants
Donnent vie aux images
Que le temps a figées
Vie que le temps efface Les rêves des enfants
Donnent monts et merveilles
Aux peuples malheureux
Des pays sans frontières Les rêves des enfants
Font souffler sur la terre
Ce vent porteur d’espoir
Qui éteindra les guerres Benito (...)

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jeudi 22 novembre 2007
Avec Mahmoud Darwich les liens sont les sentiments
par François Xavier
Quand un homme ne retient plus ses mots pour protéger le lieu du passage vers un nom étranger cerné d’eucalyptus il transcende le poème en étendard. Et quoiqu’il en dise, ce chant ne lui appartient plus : malgré l’amère saveur que cela lui laisse dans la bouche, il sait que les banderoles continuent à proclamer qu’il n’a jamais été là. Et pourtant ...
Toutes traces balayées dans l’éther du monde finissant, ce recueil - comme les autres - n’en est pas moins présent, témoin irrévérencieux d’une politique coloniale qui nie l’Histoire alors que les Palestiniens sont d’ici, là et bien là (...)

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jeudi 22 novembre 2007
par Catherine Declis
Aimer
Aimer à tous les temps
Ne se conjugue jamais
Mais aimer tout le temps
Est au plus que parfait Catherine Declis le 1er juillet 2007

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mercredi 21 novembre 2007
par Benito
Passages
L’aube claire
Une lumière
Une étincelle
Dans le miroir Grand lac d’or pâle
La vie s’étale
Un rêve passe
Le monde attend Une rivière
Coule légère
Tourne la terre
Le soleil luit Ciel de Bohème
La ritournelle
Reste la peine
Chemins de vie Ombre qui passe
L’espoir tenace
Le temps efface
Les souvenirs Rêve éphémère
Le ciel la terre
Une clairière
Papier jauni Un doux murmure
Jour qui rassure
Guérit blessure
Une prairie Un enfant sage
Un rêve passe
Livre d’images
De notre vie Neiges en pente
Les heures lentes
Bercent l’attente
Passe l’ennui Moments de trêve
Un clair de terre
Une lumière (...)

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mardi 20 novembre 2007
par Catherine Declis
La danse
La danse est une saveur qui est chère à mon cœur
Dès l’âge de cinq ans elle coulait dans mon sang
Bien plus qu’une passion elle me donnait raison
De croire en la beauté la grâce la légèreté
Le satin des ballerines côtoyant la feutrine
Le soyeux des rubans lacés sur les collants
D’une couleur de chair qui fait la jambe altière
Tutu rose devient blanc puis bleu avec les ans
Succession de couleurs en dragées de bonheur
Et le justaucorps noir réservé aux grands soirs
Le tulle à trois volants que l’on porte en rêvant
Rejoindre l’opéra et devenir un rat
Sur un air de piano parfois un concerto
Jouer des (...)

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lundi 19 novembre 2007
par Ahcene Mariche
Femme
Pour moi, femme est une pierre précieuse
Dont la valeur est éternelle
On a beau couvrir son corps de soie hideuse
Ou l’enrouler dans une poussière telle
Qu’une fois nettoyée et vue à la veilleuse
Elle vous paraît à nouveau encore plus belle
Le passé ne m’intéresse guère
Nous avons tous notre histoire
Celui-ci, des mauvais jours a souffert
Celui-là, se lamente et rime sans vouloir
Tel jouit des chemins tracés avec repères
Tel autre, la vie semble être une pente, vas y croire
Innocents à la naissance, tels des feuilles blanches
Que de pages, à présent, sont remplies d’écritures,
Les mois et les ans se (...)

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dimanche 18 novembre 2007
par Benito
Esperanza
Une chanson triste
Un regard d’enfant
La vie qui résiste
L’éveil du printemps
La vie est un fleuve
Qu’on traverse à gué
Scintillent couleurs
Le sable mouillé
Le temps de comprendre
Le lent mouvement
Le pain sur la table
Le bruit du torrent
Sourire une larme
La course des jours
Un bruit de cascade
Soleil alentour
La terre une image
Sur papier glacé
Le flot le naufrage
La fin de l’été
Le temps passe vite
L’automne se meurt
Un espoir hésite
La course des heures
Secrets et murmures
Paroles d’enfant
Guérissent blessures
L’empreinte du temps
Vient le matin pâle
Dans le clair obscur
Le soleil dévoile
Le (...)

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samedi 17 novembre 2007
par Ahcene Mariche
Sois toi-même
Sois toi-même simplement,
Ne te mêle guère de la voisine.
Ne t’acharne point et évite l’émulation,
Qui veut se défouler, tambourine.
Tu connais qui t’a doté d’un nom
Quand il prête serment il ne le piétine.
Chacune est enfouie dans sa pèlerine,
Toi aussi, reconnais et protège ton bien.
Chacune s’identifie à sa racine,
Toi aussi respectes ce que tu détiens.
Elève-le vers des cimes qui culminent,
Que seul l’érudit atteindra.
Tant pis pour qui veut se dénuder
Ou celui qui dans la déchéance échoue.
Quant à toi, préserve bien ton respect,
Evite qu’on le traîne ou on le bafoue.
Les joncs n’engendrent guère de (...)

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vendredi 16 novembre 2007
par Catherine Declis
Musique du corps
Et sur l’arpège de la douleur
Au diapason et sans ferveur
Descendre les gammes de l’horreur
En douce musique qui monte au cœur
Le 20 mai 2007

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jeudi 15 novembre 2007
par Ahcene Mariche
Je veux te voir heureuse
Je veux te voir heureuse
Libérée de tous soucis
Avec tes amies épanouies
Rien ne te terrifie
La face contre le vent toute étourdie
Des ailes te soutenant de chaque côté
Laisse donc ton cœur prendre l’envol
la haut dans le ciel
De très haut tout sera net et si loin du sol
Tu verras tout ce qu’on t’a raconté si c’est réel
Ce qui est bon, tu en prendras soin tel un symbole
Et le reste tu le laisseras emporter par flots
Laisse tes jambes marcher à leur volonté
Abreuve tes yeux et étanche leur soif
Les oreilles toutes ouie
Verrouille ta langue au fond du palais
La réponse à toutes tes questions
Te sera (...)

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mercredi 14 novembre 2007
par Catherine Declis
Au tribunal de la douleur
Il est impossible qu’au tribunal de la douleur ne soient entendues nos lourdes plaintes.
La maladie est au boxe des accusés invisibles certes mais la cour devra bien un jour ouvrir son cœur
Reconnaître son erreur
Admettre la douleur en coupable de malheur
Et ce jour arrivera des cadeaux pleins les bras
Embrassade de bonheur partage de chaleur
Bientôt reconnaissance du simple mot souffrance
Eteignant notre errance qui perdra tout son sens
Et mes doigts douloureux se croisent et font des vœux
Avec la sympathie qui étouffera les cris
Non plus "souffrir avec" qui me rend le cœur sec
Mais (...)

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mardi 13 novembre 2007
par Ahcene Mariche
Jeune et magnanime
Si jeune que tu es, grande est ton importance
Douce tourterelle, beauté et magnificence
Si jeune que tu es, cœur grandiose
Sensible à volonté, pétale de rose
Si jeune que tu es, esprit large et immense
Dis moi, qu’est ce qui le hante, d’où son essence ?
Eveillée, idées géniales
Rose épanouie, jolies pétales
Erudite, et savante, rien d’égal
Nous sommes fiers de toi belle agate
Suis ton chemin, sans crainte
Même si demain cache des craintes
Vers son nid tu suivras le serpent
Sans crainte de morsure ou de sifflement
Ne reculant point et pas de découragement
A la tête un gnon lui assénant
Suivant ton (...)

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lundi 12 novembre 2007
par Benito
El hort
Il fait nuit sur la bohème
Sur la terre parfumée
Tombe la nuit souveraine
Sur le temps de nos années
Un enfant pleure l’absence
Ciel de vie chargé d’espoir
La nuit berce notre enfance
Le soleil dans un miroir
Un jardin toujours le même
Chante le printemps nouveau
Un enfant la nuit appelle
En mon cœur coulent sanglots
Benito 02-12-89

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samedi 10 novembre 2007
par Cristina Castello
« Le devoir de la Beauté »
Nous ne sommes nés ni pour fracas de missiles.
Ni pour des échos de voix non fraternelles.
Nous ne sommes nés pour des sommeils ravagés
Pour n’entendre ni pleurs d’enfants, de vieillards.
Non pour étouffer de larmes l’âme à coups de pleurs vers l’intérieur.
Nous ne sommes pas nés pour suffoquer l’abandon dans la gorge.
Nous sommes nés pour que la Vie soit éclat non pas vide ou néant.
Pour la soif, pour l’eau.
Les sons purs de la campagne
Permirent à Mahler d’expliquer la polyphonie.
Il pleut sur Buenos Aires.
J’écoute quelques solos de piano de Debussy.
Des mains se transmuant en Musique
Des (...)

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vendredi 9 novembre 2007
par Ahcene Mariche
La perle
Je suis très heureux d’accueillir Ahcène Mariche, poète Kabyle, sur altermonde. Sa présence, tout comme celle de Cristina Castello, fait qu’altermonde méritera de plus en plus sa nouvelle dénomination : altermonde sans frontière !
Bienvenue à Ahcène
Jean Dornac
La perle parmi d’autres prunelles
N’est que perle simple et ordinaire.
Prise sous un autre aspect circonstanciel,
Sa valeur augmente les enchères.
A l’image de chaque demoiselle,
Jugée à l’écart, elle paraît super.
Tous les épis rayonnent d’élégance
A travers le champ de blé.
Sauf celui qui se balance
Etant vide et léger.
Les femmes ont cette (...)

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lundi 5 novembre 2007
par Catherine Declis
Fibromyalgiquement parlant
Poisson sorti de l’eau ailes cassées d’un oiseau
Biche visée par chasseur la touchant droit au cœur
Inséparable perdu par sa moitié vaincue
Sur le deuil de la faune personne n’est aphone
Il est bien naturel qu’en un monde cruel
La souffrance d’autrui ne tombe dans l’oubli
Alors pourquoi gommer le mot humanité
Dès lors que quelqu’un tombe et quelqu’une succombe
On ne fait que passer sur une terre l’invité
Avec tout le respect nécessaire à la paix
Visitons ce jardin qui ne nous appartient
Et côtoyons la pierre à même titre que nos frères
Implorons la nature de toujours rester pure
La vie de cheminer (...)

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dimanche 4 novembre 2007
par Benito
Palabras
Est-il passé le temps
Où régnait la lumière
Où l’oiseau dans son nid
Chantait l’or de la vie
Où le nid sur la branche
Bercé par le vent tiède
Décrivait dans le ciel
Une courbe infinie
Est-il passé le temps
Où la nuit semblait tiède
Où le vert de l’été
Étalait sa couleur
Où le cœur tout rempli
Des rêves de la terre
Croyait pour un instant
Retenir le bonheur
Ce temps n’a pas de fin
Inconscients de nos rêves
Nous croyons découvrir
Toujours plus chaque jour
Ce temps n’a pas de fin
La nuit toujours est claire
L’or de la vie toujours
Est chanté par l’oiseau
Au miroir de l’été
S’est figée la lumière
Les sources de (...)

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vendredi 2 novembre 2007
par Benito
Bruits de vie
Une ombre qui passe
Un regard qui vit
Une saison lasse
Un enfant sourit
La ronde du monde
Un oiseau blotti
Reviennent colombes
Fleurit la prairie
Ainsi va la terre
Et le temps qui fuit
La source légère
La fleur et le fruit
Chante la clairière
Ruisseaux dispersés
La barque du rêve
La soif étanchée
S’enroulent les heures
Un air de violon
Musique légère
Le temps des moissons
Un enfant qui pleure
Un jour de printemps
Et la vie demeure
Caresse de vent
Une prairie verte
Le sentier mouillé
L’enfant qui va naître
L’espoir retrouvé
Benito (...)

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mercredi 31 octobre 2007
par Cristina Castello
Semences
Poème extrait du recueil « Soif »
Juste un petit mot pour accueillir Cristina.
Cristina est poète, elle nous en donne un bel exemple ci-dessous, mais elle est également journaliste. J’espère que vous, amis lecteurs, mesurez la chance que nous avons tous, à Altermonde, de recevoir un tel acte de reconnaissance et de compter parmi nous cette nouvelle magnifique plume...
Jean Dornac
Par Cristina Castello
Prisonnières. On va nous emprisonner. Elles et moi
Elles. Des milliers de milliers d’âmes sveltes
qui avec moi sont contrebandières
De valeurs. D’utopies possibles. D’art.
Art. Négation de la finitude humaine.
Vivre sans masque (...)

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mardi 30 octobre 2007
par Benito
Conscience
Peut-on rêver d’un autre monde
Sans le vouloir intensément
Peut-on bâtir une idée folle
Sans vouloir dépasser l’instant
L’instant qui tue
L’instant qui fige
Un monde clos dans le passé
Peut-on réclamer la justice
En ignorant la liberté
Peut-on s’habituer à la honte
Peut-on rester indifférent
Quand on massacre à notre porte
Un peuple entier et ses enfants
Peut-on fermer une frontière
Et laisser faire les soldats
Sans dénoncer le feu la haine
Au nom de la raison d’état
Benito (...)

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samedi 27 octobre 2007
par Benito
Charité
Una mano (une main)
Vacia (vide)
Que se tiende (qui se tend)
Herida (blessée)
Pero nu corazon (mais un cœur)
Lleno vivo (plein vivant)
Llora el niño (pleure l’enfant)
Una mano (une main)
Llena (pleine)
De plata (d’argent)
De oro (d’or)
De comida (de vivres)
Tendida (tendue)
Pero un corazon (mais un cœur)
Vacio (vide)
Asi va la vida (ainsi va la vie)
Benito 14-06-67

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vendredi 26 octobre 2007
par DonaQuichotta
Poème à ne pas lire à ton amour si tu veux qu’il reste avec toi
un poème débile de chez débile mais débile grave
Bé oué, ça m’arrive, j’écris des textes sérieux, des textes qui font pleurer, qui font rire, en bref qui veulent dire quelque chose ; mais là , j’avais envie de déconner, de me plonger dans la débilité profonde, histoire de me lâcher, histoire de partager aussi les rires...mais ce que je sais, c’est que c’est un..."poème à ne pas lire à ton amour si tu veux qu’il reste avec toi" !
Tu es le beurre dans mes spaghettis
Le basilic de ma sauce bolognaise
Car tu donnes du goût à ma vie
Avec toi aucun malaise
Tu es le sucre de mon yaourt
Tu es le fruit de ma compote
Tu es le gâteau de mon four
Le sel de ma vie (...)

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jeudi 25 octobre 2007
par Benito
Moisson
Quand reviendra la colombe
Dans le ciel de mon pays
S’ouvriront toutes les roses
Sourira l’enfant chéri
Quand reviendra la colombe
Tout sera rires et chansons
La vie sera différente
Les enfants rechanteront
Quand s’éteindra sur la terre
Le brasier de feu maudit
Reculera la misère
Disparaîtra le ciel gris
Quand reviendra la colombe
Dans le ciel de mon pays
Sera parsemée la terre
De blés d’or à l’infini
Benito 20-01-88

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mardi 23 octobre 2007
par Benito
Dénonciation
Au loin
Un homme marche
Marche et tombe
Au loin
Un bruit qui grandit
Un bruit
Tel un cri immense
La haine s’avance
Regardez-la venir
Je dénonce les crimes
Qui entraînent la haine
Je dénonce la haine
Qui propage les crimes
Tout près
Un enfant pleure pleure
La terre est un sanglot
Sous la voûte du ciel
Tout près
Des hommes marchent marchent
La terre est un tombeau
Sous le feu du soleil
Benito 22-01-67

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samedi 20 octobre 2007
par Benito
Movimiento (Mouvement)
Por los caminos(par les chemins)
Del sueño y del alba(du rêve et de l’aube)
Se mezclan sonrisas(se mêlent sourires)
Recuerdos palabras(souvenirs paroles) En el campo verde(dans le champ vert)
Un pajaro canta(un oiseau chante)
Camino escondido(chemin caché)
La tierra lejana(la terre lointaine) Por el caminito(par le petit chemin)
Un niño adelanta(un enfant avance)
Llega primavera(vient le printemps)
Sonrié la tarde(sourit l’après-midi) Recuerdos de vida(souvenirs de vie)
Sonrisas palabras(sourires paroles)
El canto del hombre(le chant de l’homme)
La sed de mañana (la soif du (...)

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jeudi 18 octobre 2007
par Benito
Despierto
Sous le ciel de la Provence
Coulent rivières d’argent
Passent rêves de l’enfance
Doux reflets du temps présent Un enfant cherche dans l’onde
Du ruisseau les cailloux d’or
Tourne ronde des secondes
Éveillant la vie qui dort Une cascade d’eau frîche
Dispersant les souvenirs
Un enfant qui s’émerveille
Sur la rive des désirs Reviennent les moments tendres
Un sanglot coule en mon cœur
Prendre le temps de comprendre
Un chemin couvert de fleurs La mémoire qui apporte
Souvenirs du temps passé
Songe des années qui passent
Bleu de ciel sur la forêt Benito (...)

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mardi 16 octobre 2007
par Benito
Tableau
Un chemin
Douce fontaine
Et le ciel
Écartelé
Clair de vie
Chante la terre
Un manège
Ensorcelé Sur ce temps
Où tout chavire
Sur le lac
Miroir d’été.
Un bateau
Rejoint la rive
Un moment
D’éternité Le ciel bleu
Chante colombe
En flots bleus
Coule le temps
Des enfants
Qui font la ronde
Tourne
La ronde du temps Un regard
Le monde change
Le chemin
Dans la prairie
Un regard
L’espoir qui danse
Le temps va
Le temps s’enfuit Rêve flou
Terre rebelle
Souvenir
Un arbre en fleurs
Un enfant
La vie nouvelle
Un sanglot
Berce mon cœur Benito (...)

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dimanche 14 octobre 2007
Vision
Le vent caresse de ses ailes
Les genêts d’or les myosotis
Au seuil de la saison nouvelle
Souffle le vent
Chante la vie Je revois le chemin de terre
La source bleue sous le soleil
Les tourbillons de la rivière
Un oiseau chante le réveil Passent le temps d’un murmure
Les mots de vie de la chanson
Les mots de vie
Mots qui rassurent
Le soleil dans la maison Mots de vie tissent l’histoire
Fleurit le refrain du jour
Un ciel bleu cloué d’étoiles
Un enfant chante l’amour Benito (...)

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vendredi 12 octobre 2007
par Benito
Guernica
Le soleil à la fenêtre
Les blés mûrs de la moisson
Coule vie
Chante rivière
Le soleil dans la prison Va la vie
Passe le rêve
Du ciel bleu surgit le bruit
Coups de feu
Terre déserte
Une étoile au fond du puits Benito 03-11-91

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mercredi 10 octobre 2007
par Benito
Quand viendra le temps
Un peu d’amour
Un peu de paix
La terre entière
Le réclame
Aux confins
De l’humanité
Le cri d’espoir
Est proclamé
L’avenir
Est d’espérer
La paix
Enfin universelle
La vie enfin
C’est d’espérer
Pour nos enfants
Qui veulent vivre
Beaucoup d’amour
Enfin la paix
La joie
De se sentir libres
Qui n’a de sens
Que dans la paix
Que sans cesse
Ils nous réclament
Vivre sa vie
Pour cette idée
Cela mérite
De la vivre A bas les armes
Les canons
Assez de sang
Finie l’histoire
Qu’on nous apprend
Dès tout petits
Que la guerre
Il faut la faire
Qu’il faut défendre
La patrie
Contre les uns (...)

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vendredi 5 octobre 2007
par Benito
Llamada
Une ombre
La terre Lumière de nuit Un ciel
La clairière L’éveil de la vie
N’entends-tu pas
L’appel de l’homme
Ne vois-tu pas
La vie blessée
Monter le cri
Plainte profonde
En longs sanglots
Inachevés Au fil du temps
Chante mémoire
Monte le cri
Des opprimés
Coule le sang
Prix dérisoire
Ce prix de vie
Toujours payé Unissant
Les voix du monde
Un espoir
A peine né
Cri de vie
Tourne la ronde
Du printemps
De nos années Benito (...)

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vendredi 28 septembre 2007
J’aurais du !
de Manon
Par le Comité « Libérez-les ! »
J’aurais du apprendre pour comprendre
" Lorsqu’ils ont arrêté les sans papiers
Je me suis tu, j’avais des papiers
Lorsqu’ils ont arrêté leurs soutiens
Je me suis tu, je n’étais pas concerné
Lorsqu’ils ont arrêtés les syndicalistes
Je me suis tu, je n’étais pas syndiqué
Lorsqu’ils ont arrêté les communistes
Je me suis tu, j’étais un peu sarkozyste
Lorsqu’ils ont arrêté les anticolonialistes
Je me suis tu, j’étais plutôt socialiste Lorsqu’ils ont arrêté les chômeurs
Je me suis tu, j’avais un labeur
Lorsqu’ils ont envoyé des jeunes à la guerre
Je me suis tu, je n’avais pas (...)

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mardi 25 septembre 2007
par Benito
Hay ( Il y a )
Hay (Il y a )
Hay las piedras del camino (Il y a les pierres du chemin)
Hay el sol de la manãna (Il y a le soleil du matin)
Hay la lluvia que da vidab (Il y a la pluie qui donne vie)
Hay la esperanza viva ( Il y a l’espoir vivant )
Hay la noche noche fria ( Il y a la nuit nuit froide )
Hay el llanto de los niños (Il y a la plainte des enfants)
Hay las penas escondidas ( Il y a les peines cachées )
Hay la verdad que se pierde ( Il y a la vérité qui se perd )
Hay el tiempo que se aleja ( Il y a le temps qui s’éloigne )
Que se aleja (qui s’éloigne )
Cada dia ( (...)

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samedi 22 septembre 2007
par Benito
Tierra querida
Le printemps est venu
Habiller de vert tendre
Les prairies les chemins
Où nous jouions enfants Dans la nuit rêve nu
Souvenir de clairière
Les étoiles s’en vont
Cri d’espoir contenu Le soleil s’est perdu
Sur la terre de glace
Va mon rêve vivant
Guetter le point du jour Un enfant endormi
Que le printemps abreuve
Souvenir d’un été
Que l’automne jaunit S’accrochent les saisons
Au fil du temps qui passe
Sur le chemin de vie
Les étoiles s’en vont Terre des souvenirs
Où s’enroulent nos rêves
Echeveau fin du temps
Toujours renouvelé Le printemps s’est posé
Sur le pré de (...)

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jeudi 20 septembre 2007
par Benito
Arrêt sur image
Le soleil arrêté
Sur les monts enneigés
S’attarde Un regard
Un appel
Un espoir
Que le temps
Efface Un sourire
Un sanglot
Un refrain
Que les mots
Inventent Un poème d’amour
Un moment de la vie
Qui passe Une chanson perdue
Une terre inconnue
En rêve Canevas de couleurs
Où les rires
Les pleurs
Se mêlent Rêve d’un autre temps
Que le temps lentement
Révèle La rivière bleutée
Où le flot du torrent
Se jette Chantent monts et forêts
Mélodie que le temps
Répète Une chanson perdue
Une terre inconnue
Des hommes En mon cœur les couleurs
De l’automne qui meurt
Se (...)

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mardi 18 septembre 2007
par Christian Durand
Tous les chemins mènent à Saint bertrand
J’ai parcouru un très long chemin et j’ai croisé toutes sortes de gens
Avec qui j’ai fait un petit bout de chemin la main dans la main
Caminando
La maison familiale était au bord d’un petit chemin rural
A l’école communale, mon impatience me conduisait au piquet
Le maitre n’y allait pas par quatre chemins
Tu n’iras pas loin ; tu finiras chemineau, ou pire
Car tous les chemins ne sont pas surs
Le chemin de fer conduisait à la ville illuminée
J’ai fini par me perdre en chemin, loin de Rome et de ses tentations
Les voies du seigneur sont impénétrables comme un maquis
Les chemins buissonniers (...)

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lundi 17 septembre 2007
par Benito
Couleurs
Un chemin dans la montagne
Route bleue du temps qui vient
Un refrain qui m’accompagne
Un espoir la vie revient
Cri d’enfant
La terre tremble
Rêve clair
Ciel du matin
Soif de vie
Joie de comprendre
L’odeur vive du jasmin
Le printemps à notre porte
Ronds dans l’eau
Souffle de vent
Mélodie que temps apporte
Du passé de nos quinze ans
Un refrain
La porte ouverte
Temps de vie cher à mon cœur
Le soleil à la fenêtre
Une plage de couleurs
Benito (...)

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vendredi 14 septembre 2007
par Benito
Impressions
Source perdue
Verte colline
Soleil du soir
Rêves épars
Rires d’enfant
Que l’on devine
Clair de matin
Lueur d’espoir Chaleur de vie
Monde qui change
Chante l’eau vive
Du torrent
Doux souvenir
Vague mouvante
Jour après jour
Vient le printemps Course éperdue
Temps éphémère
L’enfance nue
Soif de savoir
Source de vie
Terre étrangère
De l’autre côté du miroir
Benito
10-11-97

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samedi 1er septembre 2007
par Benito
J’ai mal à ma France
J’ai mal à ma France
J’ai mal à mon pays
Je sens trop de souffrance
Je sens trop de mépris
Il n’y a plus de rêves
Et toujours des discours
Que de gens en galère
Sans papiers sans logis
Les jours gris monotones
Sont le lot quotidien
On exploite des hommes
Et des enfants ont faim
La misère s’étale
Se dévoile au grand jour
Et la France qui gagne
S’enferme dans ses murs
Se protège se cache
Verrouille à double tour
La vraie vie est en cage
En sanglots redoublés
Montent des cris de rage
Des murs gris des cités
J’ai mal à ma France
J’ai mal à mon pays
Les médias se déchaînent
Frappent à (...)

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jeudi 30 août 2007
par Benito
Les yeux ouverts
Un chemin
Le temps qui passe
Souvenirs
Un bout de ciel
Un regard
Que vie efface
Un chemin
Au goût de miel
Sur la terre
Il fait bon vivre
Pour qui jamais
N’aura eu faim
Tourne
La page du livre
Luit le ciel
Clair du matin
Longs sont les jours
De l’attente
Une armée
De sans abris
Hante
Les bonnes consciences
Des dits grands
De ce pays
Rasant les murs
De nos villes
Défilé
De sans logis
Cherchent un endroit
Où survivre
Loin du froid
Loin de la nuit
Longs sont les jours
Monotones
Longs
Sont les matins d’hiver
Quand l’espoir
Vous abandonne
Tourne le monde
A l’envers
Défilés (...)

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mardi 28 août 2007
par Benito
Lagrimas
Un souvenir d’enfance heureuse
Berce ma vie au fil du temps
Un regard clair dans l’eau rieuse
Un souvenir rêve d’enfant
Au fil de l’eau de la rivière
File la vie file le temps
Un paradis plein de lumière
Sous le soleil du temps présent
Court le cabri dans la montagne
Au loin là-bas l’étoile luit
J’entends siffler la tramontane
En longs filets coule la vie
Un enfant dort et c’est dimanche
Rêve petit d’un monde beau
Court le cabri dans la montagne
Tournent manèges et chevaux
Une chanson terre de larmes
Qui me revient en quelques mots
Un doux refrain qui vient d’Espagne
Rêve petit d’un monde (...)

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dimanche 26 août 2007
par Benito
Libérons la parole
Une presse étouffée
Un débat orienté
La parole confisquée
Et la France ignorée
Salariés sous payés
Patrons décomplexés
Jeunesse sacrifiée
Réalité occultée
Chômeurs par milliers
De fraude suspectés
Sans papiers dénoncés
Pourchassés reconduits
Et la France trahie
Des médias achetés
épétant rabâchant
Matraquant à tout va
Cette France d’en bas
Jetant le discrédit
Sur ce peuple qui vit
Sur la peine le sang
De tous ces pauvres gens
Qui contournent déforment
Abêtissent et endorment
La résistance vive
D’une France captive
Qui censurent ou arrêtent
Ces paroles qu’on jette
Dans les rues à la tête
De (...)

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vendredi 24 août 2007
par Benito
Présence
Un cri
Un air de fête
Un bruit
Sursaut de vie
Un air
Terre défaite
Un rêve
Bien trop grand
Au loin
Coule tranquille
La vie
Avec le temps
Ici
Chante la grive
Surgit
Le temps présent
L’enfant
Le temps de vivre
Un bruit
Toujours plus fort
Un rêve
Qui délivre
Un bateau
Rentre au port
Regards
Couleurs changeantes
Couleurs
Le ciel en pleurs
Reflets
Terre vivante
L’espoir
Au fond du cœur
Benito 15-09-89

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mercredi 22 août 2007
par Benito
No volveran
On ne reverra plus les lilas et les roses
Le vert de la forêt où le ciel bleu se noie
La goutte de rosée que le matin dépose
Dans la nuit étoilée s’éteint le feu de bois
On ne reverra plus briller dans la fontaine
Ce soleil éclaté qui disparaît là-bas
Disparaît lentement emportant pêle-mêle
Paroles et chansons les murmures les voix
La vie rire d’enfant qui frappe à notre porte
Le ciel source de vie promesse de moisson
Mélodie de la vie que le printemps emporte
Plus loin que le soleil par delà l’horizon
On ne reverra plus la maison sous la neige
La prairie embaumée recouverte de fleurs
Les arbres (...)

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lundi 20 août 2007
par Benito
Saisons
Sous le ciel gris du temps
Vivent rêves étranges
Vivent rêves d’enfants
Sous le ciel gris du temps
En nos vertes années
Coulent douces fontaines
Coule le temps léger
En nos vertes années
En un chemin tout blanc
Sous un ciel gris de neige
Sourit un jeune enfant
En un chemin tout blanc
Et nos jours sont pareils
A la terre où nous sommes
Les refrains de chansons
A nos jours sont pareils
Une terre gelée
Sous un vent monotone
Une feuille envolée
Nostalgie de l’été
La chaleur d’un regard
Un enfant qui s’étonne
Bonheur du temps présent
La chaleur d’un regard
Rêve de liberté
Et déjà c’est (...)

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samedi 18 août 2007
par Benito
Espoir
Bleu de l’eau coule en mon cœur
Souvenir du temps qui passe
Paradis des jours meilleurs
Temps d’aimer la vie en face
Une route de couleurs
Un refrain qui nous entraîne
Mélodie cri de bonheur
Tombent les prisons les chaînes
Une fleur dans le jardin
Liberté vogue le rêve
Coups de feu dans le lointain
Pleurs d’enfants chagrin des mères
Et le monde va son train
Tourne la terre des hommes
Un pays qui meurt de faim
Une nation qui gaspille
Des hommes qui ne font rien
Et des êtres qu’on fusille
De quoi sera fait demain
Ecoutez la voix qui vibre
Temps compté des assassins
Reviendra le temps de (...)

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jeudi 16 août 2007
par Benito
Pour un autre monde…un peu meilleur
Le monde
Un village
Une boule d’espoir
Qui porte message
Lueur dans le noir
La terre est une île
Où des naufragés
Se battent survivent
Couleurs mélangées
Une voix s’élève
Paroles chansons.
Les hommes sont frères
Grandit la raison
La barque sur l’onde
Le temps suit son cours
Les matins du monde
Se ressemblent tous
Un refrain s’élève
Un air dans le vent
La chanson nouvelle
L’espoir au présent
Le monde
Un village
La terre
Un miroir
Un rêve qui passe
L’étoile du soir
Villages
Mirages Couleurs mélangées
Les hommes voyagent
Dans l’immensité
La vie de nos rêves
Le monde futur
La terre (...)

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dimanche 12 août 2007
par Benito
Rêve
De fausses notes en dérobades
De faux semblants en illusions
Ils nous rabâchent la morale
Menant à la dénonciation
D’un exploité
D’un camarade
D’un être humain
D’un compagnon
Ils comptent sur la lassitude
De la France dite d’en bas
Pour bousculer nos habitudes
Mettent en jeu tous les médias
Pour eux les fruits de la récolte
De la sueur des travailleurs
Pour nous la colère qui monte
Et qui grandit au fil des heures
Ils rêvent d’un monde très simple
Où les parias n’ont aucun droit
Où le patronat règne en maître
Un monde où les forts font la loi
Place au travail
Place au mérite
Il faut bosser (...)

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vendredi 10 août 2007
par Benito
Toujours
Toujours
Plus loin s’en va
L’eau vive
De la rive
Toujours
Le bruit des pas
La vie
Que l’on devine
La vie
Ciel du matin
Soleil
La délivrance
Regards
Un fleuve lent
La vie
Une présence
Toujours
Ici et là
Chansons
Monde qui change
Bouquets
Joie éclatée
De fleurs
Que l’on arrange
Toujours
Le ciel en pleurs
Couleur
De matin pâle
L’enfant
Le cri vivant
Le ciel
Cloué d’étoiles
Regrets
Soleil caché
Refrain
Tourne manège
La ronde
Des saisons
Moments
Que l’on protège
Toujours
Plus près de nous
Se montre
La misère
Une terre
Inconnue
Des hommes
Font la guerre
Le vert
D’une forêt (...)

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mardi 7 août 2007
par Benito
Souvenir
Je me souviens
L’aube légère
Le bruit de l’eau
Source de vie
Je me souviens
Les joies les peines
Bout de soleil
Dans le ciel gris
Un oiseau chante
Sur la branche
En longs sanglots
Souffle le vent
L’hiver a mis
Sa robe blanche
Comme il était beau
Le printemps
Les souvenirs
Passent et repassent
Sursaut de vie
Eclair de temps
Le temps s’en va
De guerre lasse
Tombe la pluie
Souffle le vent
Le temps s’en va
Vogue mon rêve
Au loin là-bas
Flotte un drapeau
Un souvenir
Que vie appelle
Tournent manèges
Et chevaux
Le temps de vivre
Une lumière
Un horizon
Rouge incendie
Maudit (...)

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dimanche 5 août 2007
par DonaQuichotta
A ma grand-mère maternelle
Y’a des familles qui se traînent des drames, des valises, des squelettes dans les placards....mais je crois toujours à la vertu d’un petit mot d’amour, à l’amour sincère. J’ai l’impression de me libérer d’un poids, ensuite c’est à la personne qui reçoit ce mot qui fait les choses ou qui ne les fait pas, qui comprend ou qui ne comprend pas. Mais j’ai fait le premier pas, et ce n’est plus à moi de jouer. Seuls la sincérité et l’amour entre les personnes comptent.
J’aurais voulu, grand-mère,
Passer plus de temps auprès de toi
J’aurais voulu, grand-mère,
Partager tant de choses, toi et moi
Mais la vie nous a (...)

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samedi 4 août 2007
par Benito
Clichés
La terre lointaine
La vie qui nous lie
S’éveille le rêve
S’arrête folie
Le soleil s’attarde
Sur le pré fleuri
Un mur se lézarde
Ciel rouge incendie
La fleur éphémère
Le lent mouvement
Le ciel gris s’éclaire
L’empreinte du temps
Chemins de mémoire
S’habillent couleurs
Le vin sur la table
La ronde des heures
Pensées fugitives
Senteurs de forêt
L’enfance captive
Le temps arrêté
Chemins de la terre
Ruisseaux déployés
Berce la rivière
Nos jeunes années
Une ombre une trace
La fraîcheur du soir
Que le temps efface
L’envers du miroir
Des pas sur le sable
Le sable mouillé
Et passe la vague
Des pas (...)

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vendredi 3 août 2007
par DonaQuichotta
Histoire d’amour
Bon, c’est juste histoire de rire, parce que j’ai rencontré des pigeons auxquels je donnais surtout des cacahouètes, alors pourquoi pas se fendre la poire ? Et chez les humains, n’y-a-t-il point des "pigeons" avec de l’esprit comme une cacahouète ? Et puis, ça met un peu de rire dans un monde de larmes.
Le Roi des cacahouètes
Était fort amoureux
D’une jolie pigeonnette
Au plumage gris-bleu
Par amour pour elle
Il se laissa mûrir
Pour cette demoiselle
Il se laissa cueillir
Sans dire un seul mot
Il se laissa griller
Et souffrit tous les maux
En se faisant saler
Il eu tous les courages
Car il (...)

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jeudi 2 août 2007
par Jacques Migaud
Le monde est fou
Israël serait-il le cinquante et unième
Des états qui composent l’empire américain ?
L’oncle Sam lui octroie environ un cinquième
De son aide étrangère aux états souverains.
Trois milliards de dollars* et pour chaque habitant,
Cinq cent dollars en plus, merci tonton Samy.
En plus pour la mitraille, ils sont de bons amis
Pour mater les voisins ces suppôts de satan.
Ecoutez les penser,
Ils veulent que tuer.
Ne les laissez pas faire ces putains d’onusiens,
Ils veulent nous faire passer pour des bons à rien.
Repoussez la motion des sordides français
Qui ne veulent pas qu’on tue ces traîtres (...)

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mercredi 1er août 2007
par Benito
Impressions
La magie des mots
Nous mène
Par des routes des chemins
D’aussi loin qu’il m’en souvienne
L’oiseau chantait le matin
Une forme une montagne
Une saison d’arbres en fleurs
Un pays peuplé d’étoiles
Un oiseau chante en mon cœur
Terre nue
Coule rivière
Berce temps
Le souvenir
Chante la saison nouvelle
Sur la route des désirs
Le bonheur
Insaisissable
Cri d’espoir
Toujours présent
Des mots simples.. des mots tendres
Fleurit
Le désert vivant
Coule flot
Chante rivière
Bruits de vie
Et clapotis
Vogue
La barque du rêve
Cri d’enfant
Chante la vie
Benito (...)

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dimanche 29 juillet 2007
par Benito
Attendre et voir
Attendre
Savoir attendre
Et voir
La vie qui vient
La vie qui va
Comprendre
Pouvoir comprendre
Ce monde
Ou nous vivons
Ecouter doucement
Le bruit de la maison
Contempler tendrement
Le réveil d’un enfant
La vie qui vient
La vie qui va
La nuit s’en va
Déjà
Un rayon de soleil
C’est déjà le réveil
S’étire la maison
S’éveille la chanson
S’en va la nuit
S’en vient le jour
Le temps s’enfuit
Vit notre amour
Benito 20-10-84

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jeudi 26 juillet 2007
par Benito
Nostalgie
Nostalgie T’en souvient-il toujours
Du temps de notre enfance
Quand nous laissions au bord
De l’onde nos souliers
Pour arrêter gamins
Le cours de la Durance
Nous alignions dans l’eau
Des monceaux de galets
La truite s’enfuyait
Dans l’onde transparente
La cigale chantait
Au plus fort de l’été
C’était le temps rêvé
Le beau temps des vacances
Et nous savions qu’un jour
Tout devait s’arrêter
Dès qu’un jour est fini
Un autre recommence
Ainsi chante l’enfant
Dans le lit du ruisseau
Ainsi danse la vie
Ainsi passe la chance
Le temps passe et toujours
Il m’en souvient du temps
Ou nous étions (...)

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lundi 23 juillet 2007
par Benito
Démocratie
Le peuple vit
Le peuple bouge
Monte le cri
Des opprimés
Un cri de vie
Dans le ciel rouge
Rouge du sang
Des torturés
Démocratie
Terre sauvage
J’écris ton nom
Sur les pavés
Mots de la vie
Que temps efface
En souvenir
Du mois de mai
Benito 18-02-99

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vendredi 20 juillet 2007
par Benito
Monarchie républicaine…
Ils se taillent
A leur mesure
Un public
Décomplexé
Et corrigent
Leurs bavures
Par médias
Interposés
Déroulent
Le tapis rouge
Se baladent
En jet privé
Les peuples
Ils n’en ont cure
Ils dépensent
Sans compter
Ils font tout
Toujours très vite
Interviews
Bien balancées
Leurs images
Médiatiques
Anesthésiant
Les pensées
Court-circuitent
La justice
Font la chasse
Aux sans papiers
Au moyen
D’une police
Bête
Mais disciplinée
Vivent comme
Des monarques
Promulguent
Décrets et lois
Qui les rendent
Intouchables
De ceux de la France
D’en-bas
Ils se montrent
Se pavanent
Sourient
En (...)

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mercredi 18 juillet 2007
par DonaQuichotta
Poème pour T.N
En réponse à l’article sur altermonde-levillage.com "Désespoir d’une mineure isolée maintenue en zone d’attente", j’ai donc écrit ce poème. J’ai également affiché ce texte sur mon blog politique chris2breizhcorsica.over-blog.com et puisque c’est de la poésie, je dois l’afficher sur lezard2chris.over-blog.com.
Sans papiers et sans logements
Dites-moi qui c’est qui ment
Qui refuse sa protection
A une mineure en prostitution ?
Qui a décidé ainsi
Qu’elle seule avait menti ?
Ses déclarations de tortures
Et de viols sont des forfaitures
Qu’elle seule est parjure ?
Mais pourquoi ce médecin
Ne veut rien (...)

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mardi 17 juillet 2007
par Benito
La piedra
Une pierre est tombée
Sur la route d’argile
Flaque de sang séché
Sur la terre jaunie
Une pierre a frappé
Que la vie est fragile
Sur le chemin de vie
Une pierre a tué
Monde fou
Cri dément
Hystérie collective
S’est enchaîné le temps
Au monde halluciné
Une pierre a frappé
Sur la route d’argile
Sur la terre jaunie
Flaque de sang séché
Benito 08-10-90

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samedi 14 juillet 2007
par Benito
Je rêve
Je rêve un monde serein
Ou l’enfant n’aura plus faim
Ou tomberont les prisons
Un monde plein de chansons
Le temps passe
Ciel de vie
L’oiseau bleu
Jette son cri
Les blés murs
A l’infini
Tourne la roue
De la vie
Un soleil décoloré
Dans le gris
De nos années
Chante l’oiseau
Le refrain
Fleur de vie
Dans le jardin
Au bord du ciel
étoilé
La fontaine
Des regrets
Fait couler
Larmes de vie
Sur la terre
De l’oubli
Un ciel bleu
Source d’eau pure
Et guérissent
Les blessures
Crissent pierres
Du chemin
Souvenir
Des jours anciens
Je rêve un monde serein
Ou l’enfant n’aura plus faim
Ou (...)

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jeudi 12 juillet 2007
par Benito
Message
Quand les saisons
Qui font le monde
Ne seront plus
Que souvenirs
Quand la musique
Au cœur de l’homme
N’éveillera
Plus de désirs
Quand les regards
Terre sauvage
Ne seront plus
Tous différents
Ignoreront
Les joies les peines
Réalité
Du temps présent
Quand le discours
Toujours le même
Sera la seule
Explication
Quand des robots
Devenus maîtres
Répéteront
L’état de droit
Quand l’amitié
Au cœur de l’homme
Ne sera plus
Ne sera pas
Il restera
Toujours un homme
L’espoir au cœur
Qui survivra
Benito (...)

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mercredi 11 juillet 2007
par Benito
Sarkoland
La chanson des blés
La terre qui tremble
L’enfant délaissé
Le pain sur la table
Le poids des années
Spectacle magique
La vie épargnée
Paroles tragiques
Une source claire
Chante le printemps
La terre s’éclaire
Bonheur de l’instant
Etre
Paraître
Sembler avoir été
Croire connaître
Un monde écartelé
La route sinueuse
L’avenir incertain
Un fossé se creuse
Un espoir lointain
Tant de lignes
Effacées
Tant de mots
Non prononcés
La vie passe
La roue tourne
Que de lois
Que l’on contourne
Tout s’efface
Et mon cœur saigne
L’argent file
Et l’ordre règne
Les cours flambent
A la bourse
Le profit (...)

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dimanche 8 juillet 2007
par Benito
Génocide
Un bruit sourd
Une main
Un sanglot
Et plus rien
Un chemin
Tout tracé
Et des morts
Par milliers
Un enfant
Un appel
Un regard
Qui supplie
Le soldat
Un fusil
On massacre
La vie
Un peuple révolté
Un espoir
Ecrasé
Une course
Sans fin
Le chemin
De la faim
Vérité
Qu’on oublie
Liberté
Qu’on trahit
Partout
Les mêmes mots
La vie
Un long sanglot
Un chemin parfumé
Dans l’éventail des arbres
Un murmure de vent
Sur la verte prairie
Chante le vent léger
Dans les champs de lavande
Mélodie des couleurs
Chante le temps de vie
Un enfant qui se meurt
Une terre qui tremble
Un regard (...)

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jeudi 5 juillet 2007
par Benito
Quiétude
Tu verras la fleur qui s’ouvre
Tu verras le blé jauni
Bleu de nuit que ciel recouvre
Et que temps berce sans bruit
Tu verras la vie future
Les rives d’or les myosotis
Les chemins gris couverts de brume
Clairs de soleil rouge incendie
Tu entendras chanter la terre
Par-dessus les bois les monts
Souffler le vent qui vient d’Espagne
Mélodie conter la chanson
Et fleuriront pays de neige
Sur la montagne ensoleillée
Tournent les chevaux du manège
La terre colle à mes souliers
Un souvenir de feuilles mortes
Dans l’air du soir un tourbillon
Souffle de vie frappe à ma porte
Il fait si bon (...)

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mardi 3 juillet 2007
par Benito
Recuerdos
A la fontaine de l’absence
Les ronds dans l’eau toujours se font
Un monde vit de transparence
Et le ciel bleu dans l’eau se fond
En longs flots bleus coulent les rêves
Un souvenir à peine né
Et d’aussi loin qu’il m’en souvienne
Souffle le vent
Chantent les blés
Coule le temps
La vie qui passe
Vient l’eau du ciel
Source égarée
L’enfant sourit
Rêve d’espace
La terre colle
A mes souliers
C’était le temps
Des heures tendres
Moments de vie
Que temps défait
La liberté
Etait à prendre
Doux souvenirs
Vertes années
Onde de vie
Berce magique
Les doux moments
Les courts instants
Le réveil vient (...)

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samedi 30 juin 2007
par Benito
Basta ya
Au nom de l’idéal de la terre des hommes
On fait se massacrer des milliers d’innocents
Pour un ordre mondial qui se moque du monde
On se bat pour le droit des multinationales
Peuples du monde entier des pays qu’on dit libres
Arrêtez la tuerie dites non aux soldats
Assez de sang versé et de guerres inutiles
Battez-vous pour la vie arrêtez les combats
Avant vous des soldats voulaient faire de même
Mettre au pas cadencé pour mille ans de bonheur
Les peuples les nations par la guerre inhumaine
Souvenez-vous de ça vous les faiseurs de mort
Votre droit pour cent ans voyez ou ça vous mène
Un (...)

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jeudi 28 juin 2007
par Benito
Au rythme lent du chant du monde
Au rythme lent du chant du monde
Passent les jours de notre vie
Passent les heures les secondes
Un bout de clair dans le ciel gris
Un souvenir la terre en fête
Monde irréel l’enfant sourit
Souffle de vie que rien n’arrête
Sur le chemin de nos folies
Au rythme lent du chant du monde
Tournent paroles et chansons
Ondes de vie que joie inonde
Dans la chaleur de la maison
Le ciel est bleu tourne manège
Eclair de temps sursaut de vie
En gros flocons tombe la neige
Blanche est la terre et bleue la nuit
Au rythme lent du chant du monde
Le temps s’en va le temps s’enfuit
Monte l’espoir (...)

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lundi 25 juin 2007
par Benito
Indifférence
Un enfant joue à la guerre
Un enfant désespéré
Le futur part en arrière
Monde clos le temps pressé
Monde fou
Terre qui change
Devenir
Désillusions
Un enfant parmi les hommes
Le soleil dans la prison
La vérité qui étonne
Un ciel clair
Démesuré
Toi qui porte le nom d’homme
La mémoire est en danger
S’accumulent différences
Sont parties vertes années
Liberté d’indifférence
Bas degré de liberté
Dans ce monde
Il fait bon vivre
Pour qui ne manque de rien
Pour qui fait des bénéfices
Licencie les crève la faim
On dira
L’histoire passe
C’était un autre sujet
Un discours
Et la loi passe
La vérité (...)

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samedi 23 juin 2007
par Benito
Bavure
Il a tiré
A bout portant
Pour faire peur
Trembler peut-être
Pour plaisanter
Passer le temps
Ç’aurait pu être
Ton enfant
Il a tiré
A fait semblant
Ne savait pas
C’était un piège
Il a fait ça
Tout bêtement
Ç’aurait pu être
Ton enfant
Faut circuler
Y a rien à voir
Oublier ça
C’était un rêve
Y a pas d’bavure
Y a pas d’lézard
Faut circuler
Y a rien à voir
Benito 23-12-97

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jeudi 21 juin 2007
par Benito
Sarajevo
Un cœur qui bat
La vie qui vibre
Le ciel en pleurs
Chante raison
Un rêve fou
Des hommes libres
Cèdent les murs
De la prison
Chemin du temps
Des heures lentes
Fleurit la vie
De toutes parts
Ondes de vent
Lueur présente
Un chemin bleu
Dans le brouillard
Un coup de feu
Sur la colline
Le sang versé
La peur du noir
On se bat
Dans les champs de ruine
La liberté
Dans le miroir
La vérité
La vie qui vibre
L’enfant qui naît
Le froid la faim
Demain sera
Le pays libre
Au rendez-vous
Du genre humain
Benito (...)

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lundi 18 juin 2007
par Benito
Exode
Larmes de ciel
La terre pleure
Siècle défait
Ciel obscurci
Au loin là-bas
La vie appelle
Souffle l’espoir
Sur le pays
Un monde vit
Sous le mensonge
Sont revenus
Les jours sans vie
Jour après jour
La nuit s’allonge
Et tout à coup
Tout devient gris
Chemins errants
De toutes sortes
_Jour après jour
La vie se bat
Un cri d’enfant
Que vent emporte
La liberté
Est un combat
Larmes de ciel
La terre pleure
Larmes de ciel
Larmes de sang
Un cri d’enfant
La vie demeure
Surgit l’espoir
Du temps présent
Le jour s’en va
La nuit s’éclaire
Larmes de ciel
Dans le ciel gris
Une lueur
Rêve (...)

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samedi 16 juin 2007
par Benito
Esas palabras
Ces mots qu’on murmure
Ces mots qui rassurent
Guérissent blessures
Referment les plaies
Ces mots qu’on fredonne
Un matin d’automne
Sans le faire exprès
Ces mots qu’on caresse
Qu’on boit et qu’on laisse
Ces mots oubliés
Ces mots de souffrance
Qui chantent et qui dansent
Quand passe la chance
Quand vient délivrance
Qu’on rêve éveillé
Ces mots qui reviennent
Qui brisent nos chaînes
Ces mots déchaînés
Qui chantent murmurent
De vie qui rassurent
Qui brisent les murs
Qui crient liberté
Ces mots qui se jettent
Qu’on crie à tue tête
Ces mots étranglés
Ces mots de délire
De rage d’écrire
Qu’on (...)

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jeudi 14 juin 2007
par Benito
Al reves (A l’envers)
Siècle fou
Monde imbécile
Tout est monté de travers
On s’accroche
On accumule
On est tous
Beaucoup trop fiers
Toujours plus
Ecraser l’autre
Ignorer.
Les sentiments
Accuser
Sans avoir honte
Dénoncer
Faire semblant
La télé
Qui déraisonne
Qui nous ment effrontément
Qui confisque
La parole
Et qui joue
Avec l’argent
Un avenir
Qu’on imagine tout différent
Un rêve fou
Un avenir
L’envie de vivre
De rattraper
Ce temps perdu
Le monde marche
Sur la tête
Pleurent les mots
De la chanson
On met le feu
A la planète
Des innocents
Sont en prison
Partout le calme
Ou le vacarme
Cités (...)

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mardi 12 juin 2007
par Benito
Eteignez la télé
Passe le rêve inachevé
Dans la lumière d’un été
Passe le temps le temps compté
Passe la vie et ses regrets
Il ne faut pas désespérer
D’un avenir qu’on voit en rêve
et si le temps nous est compté
Rendons moins tristes leurs années
A ces enfants de la misère
Fils de chômeurs à peine nés
Tous embarqués dans la galère
Pour une vie à supporter
La condition n’est pas fatale
Les profiteurs et l’argent roi
Les exploiteurs et leur morale
N’auront pas toujours tous les droits
Et c’est le chant d’un peuple libre
Qui ne veut plus être enchaîné
Qui réclame le droit de vivre
Dans le travail la dignité
Sourds et (...)

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lundi 11 juin 2007
par Benito
El cant que no para mai
Vous avez déclenché la guerre
Allumé le grand incendie
Ravivé les vieilles querelles
Des peuples j’ai pris le parti
Cris de vie dissipent mensonges
Les enfants du peuple irakien
Chaque jour meurent sous les bombes
C’est ça le rêve américain
Occident tu montres l’exemple
Droit de mort sur l’espoir vivant
Dans les rues des villes de France
Crions fort la paix maintenant
Ça suffit arrêtez la guerre
Ça va bien ça suffit comme ça
Crosse en l’air fichons tout par terre
Vous ne m’aurez pas cette fois
Votre droit messieurs de la haute
Sonne faux sonne différent
Le peuple demande des comptes
Votre (...)

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dimanche 10 juin 2007
par DonaQuichotta
Programme électoral
Source de l’idée : les élections diverses et variées de l’année 2007.
Bon, je voulais dire aussi : faut être fou pour vouloir le pouvoir, non ?
je me défoule donc avec mes papiers et mes stylos crayons.... ahhh la vache ça fait du bien ! je me suis demandé ce que je pourrais bien promettre si je faisais campagne pour être élue... et j’ai donc concocté un programme.
bonne lecture.
Je promets,
Je promets,
Je promets tout ce que vous voulez !
Je commence déjà ma campagne,
Une bataille douce...et à poigne,
Le respect entre adversaires ?
Mais...ils font tous leurs coups par-derrière !
Je ne vais tout de même pas me laisser faire !
Qu’ils se garent de ma colère !
Je (...)

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samedi 9 juin 2007
par Benito
Les prisons
Les prisons sont toujours pleines
Dans ce monde ou nous vivons
Ce sont nos amis nos frères
Qu’on y a jetés dedans
Des enfants de la misère
Des immigrés des voleurs
Tous des enfants de la terre
Des innocents des chômeurs
Ils ont vendu de la drogue
Ils ont volé ils ont cassé
Beaucoup d’entre eux sont des gosses
Qui n’ont connu que la rue
Les trottoirs de la révolte
Les tenailles de la faim
Les taudis la peur la honte
Les cailloux sur leur chemin
Ils ont cassé des vitrines
Et pillé des magasins
Tous des gosses sans famille
Ou qu’on a laissé tomber
Ils ont pris ce qui leur reste
Pour qu’on (...)

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vendredi 8 juin 2007
par DonaQuichotta
A tous mes vieux amis et toutes mes vieilles amies.
Et donc à tous ceux et celles qu’on traite de vieux pots
Il y a des personnes, parce qu’elles sont plus âgées que nous, nous nous permettons de les mal-traiter. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la jeunesse passe vite, trop vite... et qu’on se retrouve âgé avant de l’avoir réalisé. J’ai 34 ans cette année.... et ne suis pas d’accord avec le fait que les "vieux" sont inutiles. D’abord parce qu’ils ont vécu avant nous, donc ont une certaine connaissance du monde, de la vie, et des choses à enseigner et à transmettre aux générations en pleine croissance ; ces personnes-là sont la mémoire du monde, peu importe en fait si on est ou pas d’accord avec leurs (...)

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jeudi 7 juin 2007
par Benito
Tien An Men
Une pensée pour tous ceux tombés à Tien An Men
Quand la vie aura chassé
Les odeurs de feuilles mortes
Quand le soldat égaré
Aura refermé la porte
Quand les cris ne seront plus
Mélangés aux flots de larmes
Quand le sang aura séché
Sur la place des colombes
Un peuple
Un pays
Etudiant
Mon ami
Quand les mots ne seront plus
Ceux que prône la violence
Quand le jour se lèvera
Sur un siècle qui s’achève
Quand l’oiseau rechantera
Souvenir de la tendresse
Quand le fleuve coulera
Flot de bleu course tranquille
Un peuple
Un pays
Etudiant
Mon ami
Quand l’ivresse de la vie
Gagnera le cœur des hommes (...)

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mercredi 6 juin 2007
par DonaQuichotta
Petit mot d’amour à ma mère
J’ai écrit ce poème le soir du 26 mai 2007... ne me demande pas pourquoi à cette date-là, cher lecteur, ne me demande pas pourquoi tout s’est agencé d’un coup, pourquoi j’ai commencé et achevé ce poème en à peine une heure et demie... Peut-être parce que ce que j’avais à dire était en gestation depuis longtemps ? Peut-être parce que je cherchais comment dire certaines choses ? Peut-être aussi parce que la date de la fête des mères approchait, et que même si ça a été institué sous le régime de Vichy, il y a quand même une signification sentimentale très forte, et c’est le moment qui déclenche certaines réactions, (...)

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mardi 5 juin 2007
par DonaQuichotta
JOYEUX NOËL
Chant d’espoir
Bah tiens, je l’avais oublié celui-là... rassure-toi, cher lecteur, il ne sent pas la naphtaline, mais il y eu un risque. Figure-toi que j’ai acheté un cahier pour recopier mes poèmes achevés, pour les mettre au propre, et j’ai fouillé donc dans mes archives, d’autant plus que c’est ma façon de préparer "Poètes à Paris" ; si tu veux en savoir plus, va ici : monsite.wanadoo.fr/poetesaparis et tu comprendras certaines choses.
"Joyeux Noël", parce que je l’ai écrit le 13 décembre 2006, parce que je sentais la cata politique approcher, parce que j’ai des amis très malades, emprisonnés, etc... parce que les (...)

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dimanche 3 juin 2007
par Yvette Graffeuil
J’en appelle à toi, ma France
Contre ceux dont le fantasme est un fauteuil Elyséen
Superbe est la mascarade et les acteurs prêts à t’abattre
Ont revêtu pour un temps la peau d’agneau farce et attrapes
Gardant le masque aujourd’hui pour te faire plier demain.
Ces hommes nouveaux qu’on dépoussière
A coup de slogans rénovés,
Sont ceux d’hier et d’avant-hier,
Sont ceux qu’on retrouve aujourd’hui,
A rechercher des alibis
Pour tes lendemains déprimés.
J’en appelle à toi, ma France.
Contre ceux qui te nomment, contre ceux qui t’appellent
La France qui bouge, la France qui gagne
Celle des actionnaires qui ripaillent
Prêt à te vendre (...)

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samedi 2 juin 2007
par Benito
Raz le bol
Que reste-t-il à la jeunesse
Que reste-il à nos enfants
Une montagne de promesses
Et le chômage pour longtemps
Qu’avez-vous fait de cette terre
Qu’avez-vous fait de nos espoirs
Ou chaque jour grandit la haine
Brûle la vie le soleil noir
Des hommes vont, des hommes viennent
On s’entretue pour dix fois rien
Ici là-bas le froid, la guerre
On glorifie les assassins
Des sans papiers que l’on fabrique
Des sans logis, des sans boulots
Et des parodies de justice
Dans les huis clos des tribunaux
Terre de fous, monde imbécile
Ou tout ne marche qu’à l’envers
Ou la délation est de mise
Ou l’on (...)

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mardi 29 mai 2007
par Jean Dornac
Aimer, quelle folie !
Ce poème qui ne s’attache à aucune forme classique, une sorte de poésie « sauvage », je le dédie à toutes celles et tous ceux qui aiment en dépit des souffrances passées ou actuelles, à toutes celles et ceux qui veulent continuer à aimer malgré tout…
A ceux qui ont été trahis en amour ; à ceux qui ont perdu une fille, un fils ; à ceux que la maladie broie… à tous ceux qui souffrent parce qu’ils ont su et savent toujours aimer…
Aimer, quoi de plus beau ?
Aimer, quoi de plus doux ?
Mais, aimer, c’est aussi épouser la souffrance,
C’est parfois prendre le risque de la folie,
C’est, quelquefois, embrasser la (...)

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lundi 28 mai 2007
par DonaQuichotta
A mon ami "Jean le Don Quichotte"
Sur la mailing-list RESF, j’ai rencontré Jean... ô lecteur, tu sais qui c’est bien sûr si tu visites Altermonde-levillage.com depuis un certain temps, mais je m’arrête là pour les indices. Ce n’est pas du cirage de pompes, c’est seulement la rencontre de deux personnes devenues amies par l’esprit et le coeur, c’est mon sentiment que je dis ici, d’ailleurs si je n’aimais pas cette personne je n’aurais rien dit, ça ne servirait à rien. Autant plutôt se concentrer sur les belles choses que la vie nous offre en cadeau, il y a bien assez de mauvais coups qu’elle nous fait dans le dos, pour ne pas disperser (...)

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vendredi 25 mai 2007
par Benito
Lettre à un bavard
Que sais-tu de la misère
Que sais-tu des travailleurs
Toi qui parle toi qui parle
Que sais-tu de nos malheurs
Toi qui parle toi qui parle
Connais-tu la peur du noir
Toi qui parle toi qui parle
Les moments de désespoir
As-tu connu la galère
As-tu été sans logis
Toi qui parle toi qui parle
Que connais-tu de la vie
Les enfants que l’on t’enlève
As-tu connu ça aussi
T’a-t-on vidé de ta boite
Pris les clés de ton gourbi
As-tu connu la misère
Les taudis le froid la faim
As-tu connu la matraque
Et les jours végétariens
Ras-le-bol de ta musique
Arrête un peu la radio
Toi qui parle toi qui (...)

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vendredi 25 mai 2007
par Benito
Lettre à un bavard
Que sais-tu de la misère
Que sais-tu des travailleurs
Toi qui parle toi qui parle
Que sais-tu de nos malheurs
Toi qui parle toi qui parle
Connais-tu la peur du noir
Toi qui parle toi qui parle
Les moments de désespoir
As-tu connu la galère
As-tu été sans logis
Toi qui parle toi qui parle
Que connais-tu de la vie
Les enfants que l’on t’enlève
As-tu connu ça aussi
T’a-t-on vidé de ta boite
Pris les clés de ton gourbi
As-tu connu la misère
Les taudis le froid la faim
As-tu connu la matraque
Et les jours végétariens
Ras-le-bol de ta musique
Arrête un peu la radio
Toi qui parle toi qui (...)

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jeudi 24 mai 2007
par Benito
HAY
proposé par Christine Mirété
Il y a
La vie qui chante
Le rêve fou
Le temps qui vient
Le ciel du soir
L’ombre changeante
Les espoirs
De lendemains
Il y a
Le doux murmure
Du ruisseau
Le feu éteint
Les souvenirs
Qui rassurent
Les cailloux bleus
Du chemin
Il y a
Les habitudes
Le temps défait
L’or amassé
Le tintamarre
Des voitures
La vie qui git
Sous les pavés
Il y a
La démesure
Les beaux discours
Mea culpa
La liberté
Qu’on mesure
A pas comptés
Sonne le glas
Il y a
Cette insolence
Les champions
De l’hypocrisie
Qui veulent
Redonner confiance
Temps dépassé
Espoir trahi
Il y a
Ceux qu’on déplace
Ceux (...)

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lundi 21 mai 2007
par DonaQuichotta
Nous, Citoyens du Monde
(ou coup de gueule des quelques personnes encore humaines et lucides)
C’est une étrange coïncidence que je veuille publier ce poême aujourd’hui ; car je l’avais écrit le 17 mars 2006, et je viens de penser — si , si ça m’arrive— que je le postais dans un contexte bien particulier ; c’est à dire après le résultat décevant des élections présidentielles et aussi, après la création de postes et de ministres.... Et surtout, je m’insurge contre la création du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement ; beurk...comme si les immigrés, les pas-peaux-blanches-et-pas-français n’étaient pas des êtres humains.
Il y aurait - et il y a- certes (...)

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dimanche 29 avril 2007
par Christine MIRETE
MA RAGE A MOI
Comment dire ce qui m’arrive aujourd’hui ?
Je suis en colère ;
J’ai la haine ;
J’ai la rage ;
Et jamais je n’ai ressenti
Cette soif de vivre,
Ce besoin d’être libre,
Aussi intensément que maintenant.
Vaccinez-vous, vaccinez-moi,
Je vais mordre !
Mordre pour tout,
Mordre pour rien,
Mordre pour le plaisir
De me défouler,
De me débarrasser
De ce qui pour moi est un boulet,
Pour les autres un beau cadeau ;
Je ne dis plus "oui" d’une toute petite voix,
Je hurle NON !
Je veux danser,
Je veux bouger,
Je veux bosser,
Ma colère se transforme en énergie,
Je ne veux plus rester ici,
Mon (...)

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mardi 24 avril 2007
par Christine MIRETE
Lettre à Madame la Mort
Ô visiteur, tu connais maintenant Annette, qui nous a quitté si brutalement et si absurdement ce 15 mars 2007 ; si non, va sur mon article intitulé "Pour Annette" ; ces deux textes magnifiques me consolent un peu de la perte de mon amie, mais ce sont les mots des autres.
Je ne pensais pas que mes mots à moi viendraient si vite, juste le 15 avril, pile un mois après ce départ que personne n’a voulu, ni préparé, mais que tous ceux et toutes celles qui l’aimaient sont obligés d’accepter et de vivre avec ce drame, avec cette perte ; les mots sont arrivés si vite...mais ce n’est pas parce que je suis (...)

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jeudi 19 avril 2007
par Christine MIRETE
Question de prestige
J’ai mal à ma côte atlantique
Mal à ma méditerranée
La gangrène s’y est installée
J’ai mal au côté médiatique
Qui ne veut pas en faire parler
Sauf quelques-uns sur des milliers
Les oiseaux heureux de la vie
Qui me réjouissaient de leurs cris
Sont venus mourir ici
Que voulez-vous donc que j’en dise
Où est la question de prestige ?
Que voulez-vous donc que j’en dise
Où est la question de prestige ?
Y’a plus de crabes, il n’y a plus rien
Nuages et sables ont l’air crétin
Le ciel pleure du soir au matin
Oui, ce jour-là j’ai vu l’oiseau
Mourir dans un dernier sursaut
Ce matin-là, il faisait beau
Il (...)

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lundi 16 avril 2007
par Christine MIRETE
Je suis riche !
J’ai fait connaissance de Christine au travers de son combat au sein de RESF. Mais j’ai découvert également son talent d’écrivain, de poète, pour tout dire d’artiste. Elle a accepté que je publie quelques-uns de ses poèmes. Je suis très heureux de pouvoir vous les proposer.
Jean Dornac
Je suis riche de joies,
Je suis riche de peines,
Je suis riche de musiques,
D’amours et de haines,
Je suis riche.
Mais voilà, je n’ai pas un sou à moi,
Je marche, je vais, je vis,
Je grogne, je pleure, je ris, je vis.
Je suis riche du sang qui coule dans mes veines ;
Je suis riche de mes racines,
De ma culture et (...)

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lundi 19 février 2007
par El Houssine
À José et à ses camarades
José, camarades, il faut bien oser
Défier la droite et la gauche rosée
Outils des maniaques du fisc aisé
Dont l’alternance donne la nausée
Les serviles du fric tels des sosies
Promoteurs du chaos généralisé
Mènent le monde vers sa perte
En attisant les guerres et les dettes
Ces serviteurs fiables du capital
Se déclarent pour le changement
D’aucuns se fascisent simplement
D’autres fanent la rose et ses pétales
Ensemble, ils rejettent leurs origines
En adaptent leur sort à ces cantines
Que les pères fondateurs refusèrent
Au risque du sacrifice et de la misère
Le destin en a convenu de la sorte (...)

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dimanche 4 février 2007
voilà
Reçu de Maritza
Être captif, là n’est pas la question
Il s’agit de ne pas se rendre
Voilà.
Je suis dans la clarté qui s’avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d’espoir
Un sentier s’en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l’infirmerie
Je ne sens pas l’odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s’ouvrir quelque part
Être captif, là n’est pas la question
Il s’agit de ne pas se rendre
Voilà.
Nazim Hikmat
Source : (...)

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dimanche 4 février 2007
par El Houssine
Le malade de l’escalade
Un ignare voulait se faire empereur
Des néocons l’ont endoctriné si fort
Qu’il avait pris la chose bien à cœur
Se croyant d’ores et déjà conquistador
Il scruta le globe d’un air moqueur,
Traça des lignes de partage d’abord
Pour désigner les zones riches en or
Que les sociétés des néocons adorent
Il attendit d’avoir son Pearl Harbor
Pour lancer sa guerre contre la terreur
C’est une croisade pleine de rancoeur
Qui fait frémir le dedans et le dehors
Il versa trop de mensonges, de leurres
Pour amadouer son peuple en pleurs
Pour ses fils mobilisés et morts ailleurs
Dans ce brave Vietnam de l’autre (...)

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mardi 30 janvier 2007
par Renaud Valence
La chasse au jeune délinquant
(d’après la chasse à l’enfant) à la manière de Jacques Prévert
Voyous, sauvageons, racailles,
Par-dessus les HLM on voit filer les nuages,
Tout autour des barres d’immeubles,
Et un bout de ciel au-dessus des étages
Voyous, sauvageons, racailles,
Qu’est ce que c’est que ces hurlements
Voyous, sauvageons, racailles,
C’est la police. Pour votre sécurité honnêtes gens,
Nous faisons la chasse aux jeunes délinquants.
Hier, ils se sont révoltés dans cet enclavement
Les keufs les ont arrêtés, questionnés, soupçonnés évidemment,
Puis relâchés, faute de place, faute de preuve, provisoirement.
Voyous, sauvageons, racailles,
En voyant les flics ils se sont barrés,
Et (...)

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samedi 13 janvier 2007
par El Houssine
Que faire ?
Cette question tracasse les humains
Qui s’apitoient sur leurs lendemains
Les temps ont changé, il faut le dire
L’heure n’est plus à la joie, au sourire
Finis les acquis de l’Etat–Providence
Finie la vie dans la dignité, la décence
Finie l’ère des passions, de l’insolence
Finies les épopées de la noble militance
Les prédateurs ont aiguisé leurs crocs
Ils ne manient qu’une batterie de chocs
Qui leur sont utiles pour faire table rase
Sur ce qu’ont conquis ces gens de la base
Ils s’adonnent facilement au chantage
Travailler à leur gré ou ça déménage
Point de grèves ou de revendications
Sinon le (...)

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vendredi 29 décembre 2006
par michel1955
Triste Noël , Poème pour Marie-Georges
Triste Noël
Que tu nous offres Marie-Georges
Mais quelle ordure ce père Noël !
Non je ne veux pas croire
Que tu sois celle
Qui est responsable Marie-Georges
De notre désespoir !
Je ne veux pas le croire
Que de Ségolène
Tu veuilles être Ministre
Que pour cela de notre espoir
Tu veuilles faire rendre gorge
Vois comme nous sommes tristes
De laisser au FN
Toutes ces voix
Non Marie
Ce ne peut être toi
Qui sera du parti
La fosssoyeur
Écoute notre cri
Qui donc te manipule ?
Qui donc nous couvre de ridicule ?
D’où vient cet égoisme
Ces magouilles d’appareil
Qui n’ont nul pareil
Pour (...)

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samedi 23 décembre 2006
par Marilza de Melo Foucher
Mon moi
Ô Moi imparfait
Mon Moi complexe
Toujours dialectique
Entre l’Être et l’Avoir
Ô Moi errant
Navigateur inconscient
Perdu dans des labyrinthes
Pour des archétypes différents
Dans l’autre je me cherche
Mon miroir s’est brisé
Suis-je l’envers de Moi-même ?
A peine genre humain…
Rebelle et rêveur.
Marilza de Melo Foucher
Nov - 2006

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jeudi 14 décembre 2006
par El Houssine
La râclée
Le boucher Bush a bien reçu une raclée
C’est une bonne punition pour ce cinglé
Qui ne mérite autre chose que d’être giflé
Pour qu’il sache ce qu’il vaut, se le rappeler
Cet ignare et ce raté en affaires, cet appelé
A préféré sauver sa peau et s’en aller
Pour se payer le luxe de vivre au palais
Au lieu d’aller risquer sa vie et s’enrôler
Les noirs, portoricains et blancs bien « lais »
Cette poudre à canons dans les démêlés
Ne sont pas à la hauteur du fils d’un ailé
Descendant d’un nazi et d’un riche pelé
Pendant que ces recrues se font harceler
Il s’enivre trop et autant que cela lui plait
Il devient un (...)

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mercredi 13 décembre 2006
par Jacques Migaud
Féerie de l’hiver
Quand la froidure s’installe sous la lune d’argent
Le spectacle au matin promet d’être féerique.
Un artiste verrier doté de mains magiques,
Aurait-il mis en œuvre ses merveilleux talents.
Le spectacle est grandiose, et les arbres se penchent
En signe de respect pour l’artiste génial
Qui a ciselé, sculpté, habillé de cristal
Leurs branches dégarnies et mordues par le vent.
La nuit s’en est allée en jetant ses étoiles
Qui brillent à foison dans toutes les frondaisons,
Qui craquent sous les pieds comme de minces tessons.
Même le ciel étincelle telle l’œuvre sur la toile.
Quand la nature nous montre (...)

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mardi 12 décembre 2006
par Pascal
Tu es déjà libre
Pascal / actuellement professeur de français en Chine, je m’apprête à partir en Thailande pour participer à un chantier d’auto-éco-construction
Que dire de celui qui de ses deux yeux ne voit plus ?
Qui en écoutant n’entend plus, en touchant ne sent plus,
Que faire de sa peau, de son temps, de sa vie ?
Quand d’autres s’en chargent pour lui...
Que dire de ceux qui en si petit nombre nous dupent ?
Qui en parlant plus fort imposent leur histoire,
Qu’advient-il au reste d’entre nous ?
Quand eux-seuls restent dans les mémoires.
Que ton esprit souffre de frustration ! Il gémit,
L’aliénation façonne ta liberté, sa maladie...
Attends-tu seulement que ton estomac crie
Pour reprendre ce qui t’a été pris (...)

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vendredi 8 décembre 2006
par Jacques Migaud
Parcours initiatique
La cour de mon enfance triangle initiatique
Ancra dans ma mémoire ses valeurs symboliques
D’un coté c’est le rail, longues lignes de fer
Destination mystiques paradis ou enfer
A l’opposé l’asphalte, le chemin de la sueur
La route qui mène chaque jour du repos au labeur
Et pour clore le tout l’espace liberté
Un immense terrain vague qui reste à défricher
Le rail et puis l’asphalte restèrent l’inconnu
J’étais trop insouciant pour découvrir leurs buts
Il sera temps plus tard. La première chose à voir
L’espace de liberté s’imposa comme devoir.
Défricher, déchiffrer, gagner sa liberté
Avancer, (...)

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samedi 2 décembre 2006
par sousmarinvert
Scorpion prozac’tiviste et Grenouille décroassante
Comprenne qui voudra...
Scorpion prozac’tiviste et grenouille décroassante
Scorpion prozac’tiviste hésitait au bord d’une rivière
Car il était curieux de la rive au-delà.
Grenouille Décroassante qui passait par-là
Fut aussitôt l’objet d’une ardente prière.
Passe-moi, je te prie, sur la rive opposée
Et je n’userai pas de mon bel aiguillon :
Je veux pouvoir scruter de nouveaux horizons
La profondeur de l’eau m’empêche de passer.
Car enfin, si un autre monde est possible,
Nous nous devons tous de tenter
Au moins une fois de nous rassembler
Sauf à laisser régner sur nous les pénibles
Le batracien (...)

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mardi 28 novembre 2006
par El Houssine
La main dans la main
Ami, donne moi ta main, il faut qu’on s’aide
Agir tous ensemble, c’est là notre remède
Ils nous cernent de toutes parts, ces vautours
Qui crissent puissamment à qui le tour
Ami, ce qui nous attend est un destin similaire
Faisons de notre solidarité une chose ordinaire
Les rapaces se rejoignent dans leur prédation
Ils chassent leurs proies en parfaite sommation
Ami, pourquoi faut - il qu’on disperse nos rangs ?
Qu’on se mue en précaires, en SDF et en errants
Les prédateurs ligués se moquent de ces humains
Qui subissent leur diktat et avalent leurs venins
Ami, notre situation va de mal en pire (...)

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dimanche 26 novembre 2006
par Jacques Migaud
Niveau zéro, politiquement incorrect.
Pourquoi sont-ils élus tous ces politicards
En principe pour le bien de la population
En fait on leur demande de gérer not’pognon
Comme père de famille qui n’serait pas roublard.
La première chose qu’ils font, ils pillent l’escarcelle
Salaire, 20000 euros c’est déjà pas banal
5000 Euros de net, minimum syndical, _Et le reste pour les frais et payer l’personnel.
Tu vois ça commence mal, j’ai déjà plus confiance
Puis ils partagent la manne, non, qu’à même pas entre eux
Ils répartissent comme ça, comme dit l’mac des finances
Y parait les ministres parfois se battent entre eux
En fait ils distribuent le (...)

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mercredi 22 novembre 2006
Le canard boîteux
Un fameux chasseur de primes qui boite
Cela ne veut-il pas dire qu’il dérate ?
En ratant ses cibles, il tire sur les faucons
Qui l’ont soutenu dans tous ses boucans
Le texan a une claudication intermittente
Il ne tient plus sur sa droite affligeante
Déroutée et remise à son bas et vrai niveau
Qu’elle mérite et assume et qu’elle vaut
Ses réflexes lui jouent de mauvais tours
Il ne dégaine plus que contre son pourtour
Il ne tient plus si en équilibre comme avant
Parce qu’il manque d’aides et de paravents
Le cowboy naguère vulgaire et intraitable
Accepte de cohabiter avec ses ennemis jurés
Qu’il (...)

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mercredi 22 novembre 2006
par El Houssine
Le canard boîteux
Un fameux chasseur de primes qui boite
Cela ne veut-il pas dire qu’il dérate ?
En ratant ses cibles, il tire sur les faucons
Qui l’ont soutenu dans tous ses boucans
Le texan a une claudication intermittente
Il ne tient plus sur sa droite affligeante
Déroutée et remise à son bas et vrai niveau
Qu’elle mérite et assume et qu’elle vaut
Ses réflexes lui jouent de mauvais tours
Il ne dégaine plus que contre son pourtour
Il ne tient plus si en équilibre comme avant
Parce qu’il manque d’aides et de paravents
Le cowboy naguère vulgaire et intraitable
Accepte de cohabiter avec ses ennemis jurés
Qu’il (...)

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jeudi 16 novembre 2006
par El Houssine
Beit Hanoun
Beit Hanoun, assiégée par les nuages d’automne,
Pleure ses martyrs tués par les barbares sionistes
En quelques jours, ces hordes sauvages fascistes
Ont martyrisé les humains, les arbres en cette zone
Chaque jour apporte son lot de morts et de blessés
Tombés sous les tirs de cette armée lâche au Liban
Qui, pour se venger de son échec retentissant,
Mène ses viles campagnes pour ses plaies panser
Tôt ce matin du huit novembre deux milles six
Des familles palestiniennes sont déchiquetées
Les soldats sionistes partent fort bien acquittés
De leur entraînement pour multiplier les sévices
Dix neufs (...)

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jeudi 16 novembre 2006
par El Houssine
Beit Hanoun
Par EL HOUSSINE
Beit Hanoun, assiégée par les nuages d’automne,
Pleure ses martyrs tués par les barbares sionistes
En quelques jours, ces hordes sauvages fascistes
Ont martyrisé les humains, les arbres en cette zone
Chaque jour apporte son lot de morts et de blessés
Tombés sous les tirs de cette armée lâche au Liban
Qui, pour se venger de son échec retentissant,
Mène ses viles campagnes pour ses plaies panser
Tôt ce matin du huit novembre deux milles six
Des familles palestiniennes sont déchiquetées
Les soldats sionistes partent fort bien acquittés
De leur entraînement pour multiplier les sévices (...)

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dimanche 12 novembre 2006
par El Houssine
Sauve qui peut
Qui aurait pu croire que la horde des faucons
Se retrouve si bien déchiquetée qu’elle recule
Pour laisser passer la tempête en invoquant
Des causes en phase avec le contexte actuel
Des faucons, pris pour des boucs émissaires,
Sont lamentablement chassés par le vil Bush
Celui qui tenait à ses piètres cruels janissaires
Est contraint d’abandonner ses frères de souche
Rumsfeld, le premier a goûté à cette ingratitude
Sitôt l’issue des élections connue, Bush le démit
De ses fonctions comme une vermine ennemie
Pour terminer son règne avec moins de lassitude
D’autres vautours feront les frais de cette (...)

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jeudi 9 novembre 2006
par Jacques Migaud
Banlieues
Dans la banlieue y’a des loubards
Qui jouent aux loups derrière le bar
Sont pas méchants ces p’tits gars là
Pourvu qu’les keufs les embêtent pas
Mais si tu touches à un d’leurs potes
Ils te mettent la gueule en compote
Z’aiment pas les tires aux gyrophares
Qui traînent le soir auprès des squares
Sont pas tous blancs bleus les cocos
Y’en a qui rêvent d’être gigolos
Ils fument bien aussi des pétards
Pour affirmer leur étendard.
Certains ont tâté d’la zonzon
Parait qu’ils faisaient trop les cons
En fait c’est le manque de pognon
Qui les emmène voir les matons.
Donne leur un taf pas mal payé
Et tu (...)

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mercredi 8 novembre 2006
par Jacques Migaud
Idéal
On entend des conseils à longueur de journée
Du genre, si j’étais vous, je ferais comme cela
Les donneurs de leçons, veulent donner le la
Mais je n’écoute pas, j’suis insubordonné.
Je sais vous allez dire, il faut raison garder
Mais qui donc a raison, les donneurs de leçons
Ou les gentils garçons, voila la vraie question.
Moi je laisse à chacun le droit de s’exprimer.
Pourquoi donc interdire au nom de la raison
Le droit de s’exprimer en toute liberté.
Si les mots respectent bien de l’autre l’intégrité
Les avis qui diffèrent méritent confrontation.
C’est de nos divergences que viendra la richesse (...)

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samedi 4 novembre 2006
par El Houssine
La bourse et la vie
Par EL HOUSSINE
Quand les temps deviennent sombres et cupides
Par la faute de ces fripouilles hautement avares
Que les goûts et plaisirs deviennent si insipides
Car ces marchands écoulent leurs vilains bazars
Que s’agitent à l’horizon des nuages de fumée
Qu’elles ne fument plus pour la paix le calumet
Il faut s’élever contre le sort fixé par ces conards
Si, par malheur, leur commerce devient florissant
Leur avidité va s’aiguiser pour grossir leurs rentes
Ils feront encore accroître leurs produits abrutissants
Pour augmenter les gains et amplifier leurs ventes
Ceci arrange leurs desseins mercantiles (...)

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jeudi 2 novembre 2006
Combien encore ?
Combien de vies fraîches écloses fauchées ?
Combien d’âmes droites outragées ?
Combien de corps brisés ?
De dignités bafouées, d’espérances anéanties, d’avenirs ruinés ?
Combien de vies dévastées, de consciences mutilées ?
Mutilés, écrasés, broyés, anéanties, violés, foulées aux pieds...par le fer et le feu, par l’opacité glaciale du silence complice.
Combien sur l’autel d’une « civilisation » au visage d’acier ?
Combien dans l’Orient si proche ?
Et combien sur toute la planète ?
A. B. juste un humain parmi les (...)

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mardi 31 octobre 2006
par El Houssine
Ces saisons...
Par EL HOUSSINE
L’automne, l’hiver, le printemps et l’été
Ces saisons naturelles avaient leur gaieté
Elles réglaient le train de vie des humains
Des plantes, des animaux et des poussins
L’automne coiffe des arbres les feuillages
Il s’annonce par les vents et les orages
Les sols jonchés de feuilles en tapis sains
Sont utiles aux cultures, aux maraîchages
Cet hiver froid, pluvieux et enneigé
Ravit les paysans et les enfants engourdis
Les uns joyeux, des pâturages, des potagers
Les autres jouant et sculptant bien enhardis
Le printemps de la liberté, de la verdure
Conjugue le romantisme à la révolte (...)

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dimanche 22 octobre 2006
par Jacques Migaud
Le parano d’la maison blanche
Président tortionnaire, il nous les fera toutes,
J’ai lu bien peu de choses pour condamner l’infâme.
Le monde serait-il déjà dans la déroute
Pour ne pas réagir, pas infliger de blâme.
J’ai même entendu un certain Luc Ferry
Qui prenait sa défense sur la chaîne LCI,
Disant que l’occupant du vieux bureau ovale
Signait en transparence cette loi fédérale.(*)
Il guigne sûrement une place de caniche
Ce nouveau philosophe qui raisonne en potiche.
Ils sont devenus fous d’être aussi complaisants,
Ou alors ils sont cons, mais vraiment pas plaisants.
Nos spécialistes à nous, ceux des corvées de bois
Vont (...)

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samedi 21 octobre 2006
par El Houssine
Ces rivages ...
Par EL HOUSSINE
Il était une fois un humble humain du Sud
Qui menait une vie très misérable et rude
Un jour, il entama un voyage vers le Nord
Car, parait-il, c’est là la clé de ses remords
Il ramassa toutes ses maigres économies
Il remplit un sac de vêtements, d’aliments
Il fit un dernier tour dans le village aimé
Pour lui dire adieu et à tous ses habitants
Il quitta le taudis natal pour un long périple
Qui le conduira, comme rêvé, à ce paradis
Il savait qu’il courait des dangers terribles
Ceci ne lui faisait pas peur, il était si enhardi
Il devait traverser bien des pays avant la mer
Qui, pour ces (...)

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vendredi 20 octobre 2006
par Jacques Migaud
Colère
Soixante milliards d’humains, dont une grande partie
Qui sont des crève-la-faim, les autres ne font rien
Je suis hélas de ceux qui donnent du pain aux chiens
Qui gaspillent même l’eau qui manque aux démunis.
Une terre qui laisse mourir presque tous ses enfants
Mérite-t-elle le respect que l’on doit d’habitude
Montrer à une mère ayant noble attitude
Ou doit-on la maudire pour son comportement
J’achète ma conscience par un don, une obole
La terre tremble en Turquie, je donne là aussi
Famine en Éthiopie, sécheresse au mali
Pas un endroit au monde n’a le triste monopole
Eh alors, les nantis, (...)

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jeudi 19 octobre 2006
par Jacques Migaud
Voter, mais pour qui ???
Qui de Sego Domi ou encore Lolo
Gagnera le gros lot de ce charmant trio,
La première est royale, surtout pour le rien dire,
Elle ne connait pas tout dit-elle pour séduire.
Le second au perchoir d’un ton professoral
Nous dit qu’il n’est pas flou pour finir son oral.
Le seul vrai socialo, serait donc le Lolo
Qui propose de faire une aumône aux prolos.
Ah ! Qu’ils savent bien dire, moi je, moi je, moi je
Mais à qui parlent-ils avec tout ces moi je
Sego aux aristos et Lolo aux prolos
Domi parle aux nantis, pas tous socialos.
Ils disent qu’ils vont aider un peu les miséreux
Ça ne mange pas (...)

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mardi 10 octobre 2006
par Jacques Migaud
Justice
Tout au fond du couloir, tu es là tu attends
Pourtant tu clames fort que tu es innocent.
Ton espoir subsiste, bien qu’ils t’aient condamné,
Ces juges américains qui continuent de tuer.
Vous êtes si nombreux aux couloirs de la mort
A attendre une grâce ou bien un coup du sort.
Mais sont-ils inhumains ces juges américains
Pour condamner à mort tous ces êtres humains.
Bien sûr, les fautes sont lourdes, souvent impardonnables,
Ils ont tué, violé, des femmes, des enfants
Des pauvres créatures, toujours des innocents,
Il convient de punir, mais en peines mesurables.
Je ne croirai jamais qu’une mort (...)

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lundi 9 octobre 2006
par El Houssine
Retour à la raison
Par EL HOUSSINE
Il faut très bien penser avant de lancer
Nous ont appris nos maîtres à penser
Car nous vivons dans un monde insensé
A cause de ces fripouilles au fric amassé
Il faut dire qu’elles nous ont cadenassés
A force de leurs lois sécuritaires corsées
Elles nous font au fur et à mesure danser
Elles nous dressent de force au pas cadencé
Leur jugeote ne vise que les postes avancés
Le quadrillage du globe est leur panacée
Nul n’échappera au contrôle bien agencé
Les peuples et les nations seront classés
Leurs maîtres - mots modernes et nuancés
Causent l’amnésie à ces formatés coincés
Dans leur (...)

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mardi 3 octobre 2006
par El Houssine
Le sinistre et les sans papiers
Par EL HOUSSINE
Comme c’est étrange cette chasse à l’étranger
Que mène ce sinistre, un descendant rongé
Par la haine des fils d’immigrés comme lui
Qui, à cause de la misère et autres, ont fui
Leurs pays d’origine vers d’autres cieux
Hospitaliers en aspirant à un avenir radieux
Dans cette France terre de refuge et d’asile
Eclairant de ses Lumières ce monde débile
Où règnent ces racistes inhumains et futiles
Qui font fi des valeurs humaines intangibles
C’est fou comme ce gars renie ses origines
Ce fils de fuyards de ces anciens régimes
Fonde son pouvoir sur la haine intestine
De ces humbles sujets et leurs (...)

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dimanche 1er octobre 2006
par Jacques Migaud
Ne tente pas le diable...
Faut-il dire de Allah, c’est un mauvais chrétien
Pour être vilipendé ou bien jeté aux chiens.
Le terme est impur en parlant du prophète
A cause d’un adjectif ou bien d’un épithète.
La puissance des mots serait-elle mortelle
Pour mettre une fatwa sur un pauvre écrivain
Il donne son avis dans la presse officielle
Pour être reconnu ou bien gagner son pain.
Mais moi qui ne suis rien puis-je parler de tout
En terme bien choisis en mots passe partout
Puis-je dire à Allah Vishnou ou Jéhovah
Je n’aime pas la bible le coran la torah.
Eh oui, j’aime la paix et j’ignore les dieux
Que font-ils là-haut (...)

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samedi 30 septembre 2006
par El Houssine
Le maniaque des chiffres
Par EL HOUSSINE
Un maniaque des chiffres fait ses comptes
Il ordonne et dicte des objectifs chiffrés
Il n’a que faire de la « démission » avérée
Il estime l’efficacité en nombre de descentes
Les rafles et ce qu’elles rapportent est l’indic
D’un travail sérieux, efficace et bien rentable
Les personnes interpellées et donc coupables
Sont jugées et internées de façon mécanique
En cas de plusieurs jugements d’innocence
La démission des juges devient manifeste
Les quelques internements qu’ils émettent
Mettent en évidence leur forte indulgence
Au lieu de se fier aux magistrats, il en appelle
A un autre (...)

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dimanche 17 septembre 2006
par El Houssine
Délires d’ « empereurs »
Par EL HOUSSINE
Où va le monde, s’interrogent les humains
Le sens de l’humanité dérape du bon chemin
Les riches le deviennent par le vol et la rente
Les peuples se muent en laissés - pour - compte
Les « empereurs » se prennent pour des anges
Leurs coeurs de pierres, la haine les démange
L’air du temps n’est plus que pour la revanche
Cette vengeance a besoin des armées blanches
Les nations comme les travailleurs les assaillent
Ils ne supportent pas leur vie hors de leurs tenailles
Leur dernier cri est que tout le monde s’aligne
Derrière les maîtres du monde, ces êtres indignes
Ils cumulent les (...)

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vendredi 15 septembre 2006
par Jacques Migaud
Banlieusards, Campagnards
Je vous plains banlieusards, solitaires dans vos tours
Solitaire campagnard, moi je parle aux oiseaux
La nature qui m’entoure, le plus beau des cadeaux
Mais toi dans ta bâtisse, ta nature c’est une cour.
Même tes arbres sont tristes, ils oublient de grandir
Chez nous quand l’arbre meurt, ce n’est que de vieillesse
Les tiens périssent déjà, d’une grande tristesse
Aussi ne luttent-ils pas, ils se laissent dépérir.
Même quand ma vie est triste elle n’est que comédie
En regardant la tienne je n’vois que tragédie
Quand tu croises les gens, ils ne sourient jamais
Chez moi ils parlent et crient comme (...)

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lundi 11 septembre 2006
par Jacques Migaud
11 Septembre en trois dates...
Pour certains c’est un jour aux relents diaboliques
Pour d’autres c’est une date qui reste symbolique
N’oublions pas non plus la mort d’Allende
Cible des américains Pinochet et sa bande.
11 septembre 1906
Il y’a tout juste cent ans, en mille neuf cent six
Un homme se leva pour bannir l’injustice
Le satyâgraha [1] venait de voir le jour
La désobéissance civile à toujours cours
11 septembre 1973
Pinochet s’alliait aux chers américains
Pour renverser un homme élu républicain
Ils tuèrent Allende et dans un bain de sang
Quatre mille hommes succombèrent officiellement.
11septembre 2001
Trois mille (...)

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lundi 11 septembre 2006
par El Houssine
Mise à l’écart
Par EL HOUSSINE
Blair s’est transformé en blaireau
En voulant imiter et jouer au héros
C’est un ami fidèle de son maître
Il le suit partout même pour paître
Il va le voir jusque dans son ranch
Où il dispense le dressage et le punch
Ces cours découpés en maintes tranches
Nécessitent du gazon et des planches
Son coach l’entraîne avec rigueur
Le caniche s’emballe et il s’épanche
Il obéit aux ordres de son entraîneur
Il se dépense trop lors de ces manches
Après ces séances, ce qui est fait est fait
Il s’aligne du côté de Bush de façon franche
Il aboie aussitôt que son coach déclenche
Ses agressions contre le « (...)

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samedi 9 septembre 2006
par Jacques Migaud
Sans jamais perdre ses valeurs
Avoir des goûts et des couleurs
Sans jamais perdre ses valeurs.
Une maison qui fait des vagues
Et les journalistes divaguent.
Pourquoi vouloir coller Bové
Dans une grotte pas éclairée,
Rappelez vous, bande d’enfoirés,
Pour l’ombre il a déjà donné.
A Villeneuve-lès-Maguelone
Il avait un quatre mètre carré,
Avec des matons des matonnes
Difficile d’y bien respirer.
J’aime bien la maison de José,
Même si ce n’est celle d’un berger.
Le causse n’est pas défiguré,
Laissons le bois se patiner.
Si tu regardes un peu plus loin,
Au d’ssus d’Millau ni plus ni moins.
L’viaduc qui n’a rien d’écolo
N’as pas (...)

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vendredi 8 septembre 2006
par Jacques Migaud
Mon âme pour un bulletin
Les politiques sont-ils des enfants de putains
Prêts à vendre leurs âmes pour un petit bull’tin
A droite comme à gauche quand vient le temps du vote
Même les pires lascars au près d’eux ont la côte
Un ministre de France s’allie à un rappeur
Celui de l’intérieur au Gynéco docteur.
Le premier flic de France ne saurait-il pas lire
Ce que Doc. Gynéco écrit dans ses délires
Lisez mieux Sarkozy
Ce que des flics il dit :
« La France est un pays de flics
A tous les coins de rue y’en a 100
Pour faire régner l’ordre public,
Ils assassinent impunément » (*)
A quel diable avez-vous donc vendu votre âme
Pour (...)

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vendredi 1er septembre 2006
par Jacques Migaud
Mes grands hommes
Gandhi et Luther King, Che Guevara, Massoud,
Autant de héros morts dans l’ultime baroud.
Ils voulaient libérer l’humain de l’oppression
Faisant au nom d’un peuple une révolution.
Avoir pour seule croyance l’envie de liberté
Serait donc mortel, serait donc pécher.
Qui sont les vrais tueurs, par qui sont ils payés,
Est-ce chez les décideurs que nous devons chercher ?
Il ne fait pas bon d’être de preux libérateurs
Lorsque l’on touche aux biens de sombres dictateurs.
Il ne fait pas bon d’être pacifiste dans l’âme
Si l’on met en péril d’odieux profits infâmes.
Vouloir le bien d’un peuple, une idée (...)

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mercredi 30 août 2006
par Jacques Migaud
Ah ce pouvoir...
Imaginez un peu un village gaulois
Où il fallait trouver celui qui serait roi.
Ça, c’était l’habitude, mais veine ou bien déveine,
Une femme du village voulait être la reine.
Lorsque l’on demandait à certains villageois
Entre une reine un roi quel serait donc leurs choix,
C’était l’indécision, à qui donner sa voix ?
Il y avait un partage entre serfs et bourgeois.
Les uns dirent que les rois n’avaient rien fait de bon,
Qu’une reine pouvait porter le pantalon.
C’était bien délicat le choix d’un candidat,
Ils étaient trop nombreux à vouloir le mandat.
L’échéance approchait, il restait peu de temps (...)

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lundi 28 août 2006
par Marilza de Melo Foucher
Vélocité du temps - vains sentiments
A l’intérieur du village virtuel j’ai perdu la boussole du temps,
De la France au Brésil je navigue solitaire via satellite,
Il suffit d’allumer l’ordinateur et le facteur sur l’écran apparaît.
Je lis des lettres d’amis, de la famille et autres nouvelles.
Je reçois beaucoup d’informations ainsi que les horribles habituelles.
J’accompagne tout ce qui se passe dans le monde,
J’interviens dans des débats sans bouger de chez moi !
Cependant, je me sens encore étrangère dans ce village global.
On sonne à la porte et je sors ouvrir
Mon facteur, souriant, me dit un grand bon jour.
Et il dit tout content (...)

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dimanche 27 août 2006
par El Houssine
Bush, persona non grata
Par EL HOUSSINE
Dans une oasis de paix, d’amitié et de calme
Vivent des humains pacifiques sans arme
Ils mènent une vie paisible et sans vacarme
Ils vont aider leurs prochains avec charme
Le gang Bush atterrit sur cette terre inconnue
Sans crier gare à ses traditions bien connues
Ses membres veulent faire partie de cette cité
Ils visent à faire main - basse sur cette entité
Les humains ayant eu ou ?e de cette intrusion
Se réunissent pour discuter de la question
Ces mecs aux gueules de bandits les dérangent
Ils n’inspirent pas confiance, ces êtres étranges
Ils se mettent d’accord sur le procédé à (...)

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vendredi 25 août 2006
par Jacques Migaud
L’héca-thon-be...
Je me fais du sushi, non je veux dire souci
Pour le petit poisson qu’on appelle le thon.
Quand on le met en boite, il ne dit pas merci.
Faut-il pour le sauver un nouveau Téléthon ?
« Petit poisson deviendra grand
Pourvu que dieu lui prête vie* »
Mais avec l’homme, ce pauvre gland
Il s’agit pour lui de survie.
A tout ceux qui ne veulent que sa disparition,
Imaginer qu’un jour de nouveaux prédateurs
Fassent de nous un mets prisé dans les gueule-thon*
Nous serions les premiers à bien thon-itruer*.
Si les poissons étaient, comme les phoques beaux,
On entendrait gémir même Brigitte Bardot.
Mais (...)

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mercredi 16 août 2006
par El Houssine
Le trio BBO
Par EL HOUSSINE
Le trio BBO forme une « sainte alliance »
Il ne jure que par la force armée et la puissance
Il est la vraie source de toutes les nuisances
Il est rongé par la destructivité, la vengeance
Le monde subit les folies meurtrières de ce trio
Qui mène ses aventures guerrières avec « brio »
Les pays attaqués se transforment en décombres
Quant aux morts, on ne connaît pas leur nombre
En hypocrites, ils se disent défenseurs de liberté
Leur but n’est autre que d’exporter la démocratie
Ils combattent le mal pour le bien de l’humanité
Ils s’attendent trop bien qu’on dirait des sosies
Bush, leur (...)

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mardi 15 août 2006
par Jacques Migaud
Info ou intox...
Et si l’on nous mentait pour noyer le poisson,
C’est avec du liquide que l’on fait du poison.
Mais, Scotland yard veille, la reine peut dormir
Et Blair peut continuer d’bronzer sans réagir.
Le terrorisme dort tout au fond des flacons
Que les méchants emportent avec eux dans l’avion.
Il faut croire que Tony se trompe de bouteille,
Le tueur de l’été dans les pubs sommeille.
Le poison de l’été, ç’est peut-être de l’eau
Associée au pastis à l’heure de l’apéro.
Ou bien, c’est du whisky maquillé en orange
Qui fait d’un bon Jekyll, un Hyde qui n’est pas ange.
Quand le feu vous menace, il faut un contre feu, (...)

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dimanche 6 août 2006
par Jacques Migaud
Vies volées.
J’avais si bien fermé les rideaux de mes yeux,
Pour ne plus voir la mort de ces pauvres malheureux,
Qui chaque heure sur l’écran de ma télé voyeuse
Venaient comme des fantômes dire leur fin miséreuse.
Impossible d’effacer l’image de leur misère,
Même les paupières closes j’entendais leurs prières.
Ils s’étaient installés tout au cœur de mon âme
Pour me faire partager l’ampleur de leur drame.
Et je m’en voulais fort, tant j’étais impuissant.
J’étais là, sans rien faire face à leur dignité,
Leurs vies ne pouvaient pas dev’nir insignifiante.
Pour eux, j’avais envie de pleurer de crier.
Catastrophe naturelle, (...)

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vendredi 4 août 2006
par Jacques Migaud
Le médecin qui voulait être plombier
Il peut se révéler très utile de rappeler ponctuellement et surtout actuellement à quel niveau d’exigence morale et humaniste se situe l’éthique du serment d’Hippocrate. (Michel Berthelot)
Docteur j’ai pas d’argent, pouvez vous me soigner ?
Impossible cher ami, ordre du ministère
Pour guérir à présent, il va falloir payer
Car le trou d’la sécu est tout sauf un mystère.
Je ne dois plus soigner pauvres et grabataires,
Il me reste les riches et les imaginaires.
Et puis mon pauvre ami, je ne gagne plus ma vie,
Médecin aujourd’hui c’est presque d’la survie.
Ah si j’étais plombier, ma vie serait prospère,
Avec le prix du cuivre, ils vont faire de l’or.
Alors que moi mon yacht, je le vends aux enchères
Le ministre ce radin surveille son trésor.
Cueillez donc en chemin des feuilles pour (...)

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jeudi 3 août 2006
par El Houssine
On déplore...
Par EL HOUSSINE
Les bushers mettent le monde à feu et à sang
Les gouvernants complices et agaçants
Semblent gagnés par la défaite et égarés
Les victimes versent les larmes sans arrêt
Les scènes de la mort se répètent sans cesse
Elles sentent l’odeur de la charogne pourrie
Installés sur les amas de cadavres et de scories
Les charognards s’en délectent tous avec délice
L’on entend par ces temps noirs et endeuillés
Certains gémissements émanant de sieurs atterrés
Par la vue de ces silhouettes mortes et enterrées
Qui déplorent ces mutilations bien entaillées
Ils laissent les bouchers terminer leurs massacres (...)

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jeudi 3 août 2006
par Mohamed Mouras
Le problème c’est le choix
Par Mohamed Mouras
Le problème c’est le choix, ne te figure pas que tu puisses échapper à ça
Le choix, c’est la seule vraie loi, la seule qu’on ne contourne pas
La vie est faite de carrefours et d’intersections
Ne crois pas que toute ta vie tu prendras des bifurcations
Beaucoup croient qu’ils n’y à que des bons et des mauvais choix
La vérité est que cette vie nous à dans son bon droit
Elle nous impose des vrais et des faux choix,
Je lui ai dit que je n’aimais pas ça, la vie a eu l’air de s’en foutre
Comme Jésus de sa première croix
Elle m’a dit Moïse, Jésus ou Mohamed, personne n’aura de (...)

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lundi 31 juillet 2006
par El Houssine
Les tueurs d’enfants
Par EL HOUSSINE
Kana, ce village paisible et martyrisé
Attend de se remettre de ses blessures
La soldatesque sioniste à coup sûr
Ne veut pas qu’elles soient cicatrisées
Les sionistes « rafraîchissent » la mémoire
Des habitants de Kana encore sous le choc
Des boucheries passées dans ce territoire
Ils décident de les enterrer sous les rocs
Endoloris par les tueries d’il y a dix ans
Ces gens meurtris par la perte des leurs
Tués par les sionistes par dizaines d’ailleurs
Furent bombardés et massacrés sans raison
De petites âmes réfugiées et innocentes
Sont endormies dans un abri de fortune
Les sionistes (...)

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lundi 31 juillet 2006
par Jacques Migaud
La tarte était royale
Ne me ramenez plus Ségolène s’il vous plait
Ces tonnes de chabichous de votre cher Poitou
Je préfère au fromage une tarte voila tout,
Une tarte à la fraise c’est ce qui me plairait.
François, soyez sérieux quand on s’appelle Hollande
On ne peut pas bouder un fromage aussi fin
Que mon cher chabichou, et puis je me demande
Pourquoi donc une tarte ? Ce n’est pas très malin.
Voulez vous donc qu’à force je sente le vieux bouc
Et qu’on dise de moi, Hollande n’est qu’un plouc
Quand vous à La Rochelle vous déguster la tarte
Vous ne m’invitez pas à manger à la carte.
Il suffit donc monsieur le premier (...)

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samedi 29 juillet 2006
par Mohamed Mouras
Je pleure
Par Mohamed Mouras
Je pleure...
Je pleure parce que les pleurs de nos mères, de nos sœurs
N’atteignent pas leurs cœurs
Je pleure...
Je pleure parce que je ne sais plus qui leur confia nos malheurs
Ils ont vite compris que cela ferait leur bonheur
Je pleure...
Je pleure parce qu’ils n’apprennent rien de leurs erreurs
Et veulent nous faire admettre que nous en sommes les auteurs
J’ai vomi...
Parce qu’aujourd’hui le ministre s’est penché sur la mamie
Et lui a dit les mots que tous avaient oubliés en 2003...
...devant les caméras...
Une pensée arabe dit que celui qui souhaite faire (...)

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mardi 25 juillet 2006
par Jacques Migaud
Ma terre imaginaire
Laisse moi imaginer un monde ou la lumière
Ne brillerait sur terre que pour les âmes fières
Le soleil ne luirait que pour les pacifistes
Et les êtres au cœur pur, mêmes parfois utopistes.
Les tyrans, les méchants, les dictateurs sans cœur
Vivraient éternellement dans un monde de ténèbres.
Je n’imagine pour eux que des instants funèbres _Dominés seulement par la peur, les rancoeurs.
Pour toi qui es sincère, qui respecte la femme,
Qui exècre le dogme et prône la tolérance,
Ton monde sera un havre de paix et de confiance
Comme l’exemple à suivre pour demeurer indemne.
Quand à toi le malfrat, le sans (...)

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dimanche 23 juillet 2006
par El Houssine
Busheries sionistes
Par EL HOUSSINE
Les hordes barbares détruisent et tuent
Sous l’œil complice de régimes foutus
En véritables vassaux de leurs seigneurs
Néocons et sionistes malades de l’horreur
Des régimes arabes vendus se font les échos
Des versions sionistes en vrais bourricots
En guise d’aumône, leurs « amis intimes »
Leur verseront quelques maigres centimes
Des médias acquis aux thèses sionistes
Défendent abusivement les actions bellicistes
Ils s’arment d’œillères pour centrer la vue
Sur les coupables présumés et leurs abus
Pour avoir osé enlever des soldats israéliens
Il faut punir tous les libanais et palestiniens (...)

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dimanche 23 juillet 2006
par Jacques Migaud
Faute professionnelle ( la pomme )
Préambule : ma seule intention, vous divertir en vous racontant une histoire à ma manière
Serions nous si mauvais, qu’il nous faille tant de temps
Pour faire un seul enfant. L’éternel en son temps,
Lui, en une seule journée réussit son soufflé.
Et pour parfaire l’ouvrage ajouta dulcinée.
L’était un peu macho quand l’Eve il fabriqua
Juste bonne pour épouse, Adam lui commandera.
Et qui fit donc alors la première connerie,
Ben, Eve évidement, dans la pomme elle mordit.
L’avait pas tout prévu, le magicien en chef,
Je te donne un jardin, t’y travaille derechef,
Tu vas faire des petits pour t’aider au (...)

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samedi 22 juillet 2006
par Mohamed Mouras
Si j’osais...
Par Mohamed Mouras
Je ne suis pas un blasphémateur
En conséquence et même si ca me déchire le cœur
Je ne tiendrais pas Le Suprême pour responsable de nos erreurs
Si j’osais...
Je n’ose plus regarder les informations de peur de m’emporter
Je n’ose plus regarder cette communication parce que je suis écœuré
Je n’ose plus...
Je n’ose plus être arabe parce que je suis coupable avant d’avoir été jugé
Je n’ose plus sortir parce que sur mon front le mot coupable est gravé
Je n’ose plus...
Je n’ose plus parler d’espoir parce que j’en ai marre de me faire avoir
Je n’ose plus me montrer fort, à tort (...)

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jeudi 20 juillet 2006
par Jacques Migaud
Je ne suis rien qu’un homme...
Donnez moi une bombe qui tue celui d’en face,
A lui, juste des pierres, j’en couvrirais sa tombe.
J’ai la haine pour lui et pour ceux de sa race,
Il me faut les détruire, en faire une hécatombe.
Donnez moi une ceinture, elle sera fulgurante,
De l’aut’côté du mur dans un ultime éclair,
Je porterais la mort dans un amas de chairs.
Je marquerais ma terre d’une trace sanglante.
Oubliez donc vos bombes,
Oubliez donc vos pierres.
Il y a trop de tombes
Recouvertes de lierre
Asseyez vous ensembles
Pour faire un autre monde.
Un monde qui rassemble
Et qui chasse l’immonde.
Je ne suis rien pour (...)

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mardi 18 juillet 2006
par Jacques Migaud
La paix, un cadeau pour les enfants
Je suis sachez le bien, ni pro ni même anti,
Que ce soit pour mes frères qu’on nomme palestiniens,
Et mes frères aussi, qui sont israéliens.
Qu’ils cessent la querelle qui les anéantit.
Pourquoi faire la guerre pour des arpents de terre ?
Plutôt qu’une muraille je préfère un parterre
Où l’on cultiverait les fleurs de la raison,
Juste pour les partager dans la même passion.
Au cœur de Berlin, les hommes avaient construit
Un grand mur qu’on nomma le mur de la honte.*
Vingt huit années plus tard, des jeunes l’ont détruit
Pour enterrer la honte, écrire un nouveau conte.
Pourquoi sur cette terre dont (...)

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lundi 17 juillet 2006
par Jean Dornac
Œuvre d’assassins
Ils se disent soldats, fiers défenseurs de leur pays...
Mais ils ne sont que barbares, destructeurs sans conscience !
Ils disent, bouches en cœur, être en légitime défense,
Mais visent les civils pour mieux voler leur vie...
Ils attaquent, sans sommation, un peuple sans armes ;
Tsahal ne sait semer que mort et larmes...
Ils prétendaient rendre vert un vaste désert,
Mais ce sont des tombes qu’ils offrent en dessert !
Qu’a donc fait le Liban pour payer si cher ?
Le simple fait d’exister fait de son sang des rivières...
Pour quelques lignes dans un vieux manuscrit,
Israël considère que tout (...)

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lundi 17 juillet 2006
par Jacques Migaud
Un milliard d’enfants en péril (*)
Ça va toi, oui, et ton gamin est ce qu’il va bien ?
Quand je lis le journal, j’ai les boules ce matin,
Un milliard de gamins dans l’monde sont en péril.
Mais oui tu as compris, j’suis pas encore débile.
Plus d’un milliard de gosses, dans l’monde sont en danger.
Va t’on se bouger l’cul, là derrière nos claviers ?
Sommes nous tous de la race des privilégiés.
Je ne sais pas pour toi, mais moi ça m’fait gerber.
Tu sais, il faudrait peu, pour que tout aille mieux.
Si les riches du monde, réduisaient juste un peu,
Les dépenses d’armement de cinq pour cent pas plus,
Alors d’la pauvreté, on ne parlerait (...)

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dimanche 16 juillet 2006
par El Houssine
Et la vie continue ...
Par EL HOUSSINE
Les petites gens de ce monde vivotent
Elles meurent à petits feux sans fanfares
Les riches savourent la vie et complotent
Pour voler les biens humains sans crier gare
Ainsi va le monde dominé par les sauvages
Qui ne pensent qu’à s’enrichir et plier bagages
Leurs chantages répétitifs accentuent le chômage
Des diplômés et de ces manœuvres en stage
L’embauche devient synonyme de l’esclavage
Pas de syndicat, pas de protestation sont l’adage
Acceptes les directives du patron sinon dégages
En cas de conflit, c’est l’usine qui déménage
Les ouvriers n’entrent pas en ligne de compte
La (...)

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samedi 15 juillet 2006
par Patrick Mignard
Demain, dès l’aube...
Demain dès l’aube, à l’heure ou sonne la police
Je m’en irai, vois-tu je suis un sans papiers
Centre de rétention, la main sur la valise
Je ne puis demeurer je vais être expulsé.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni les flics inhumains obéissants aux ordres
Ni le « préfet-Papon » qui les leur a donné
Et quand je partirai j’aurai envie de mordre
Surtout que dans l’avion, je serai menottée.
Victor Hugo / La (...)

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mercredi 12 juillet 2006
par Patrick Mignard
Honneur aux faucheurs volontaires.
Un bel été tout chaud, en plein cœur de la nuit,
Un carré d’OGM connaissait des ennuis.
Des ombres se glissaient, s’agitaient dans le champ,
Cassaient sans hésiter chacun de nouveaux plants.
Les tiges de maïs craquaient sous les chaussures
Et le groupe avançait calmement, en mesure.
Le rythme soutenu précisait la distance
Qui sépare les plants à l’heure des semences.
Le ciel se dégageait et toujours la cadence
Pouvait se maintenir dans la plus grande aisance.
Nul ne se retournait sur les tiges brisées
Qui gisaient, dérisoires, sous la voûte étoilée.
Chacun dans son silence, concentré sur l’action, (...)

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mardi 11 juillet 2006
par Jacques Migaud
Terre et demain...
Boule de pierre et de terre intérieur en fusion
Oui c’est ça notre terre, objet de la passion
Originelle et pure, elle devait être merveille
Pourquoi en avoir fait cette horrible poubelle
L’homme se croit constructeur, il n’est que ravageur
Mais pourquoi n’a t il pas l’esprit d’un créateur
Donnez lui un sanctuaire, il en fait un désert
Où il couvre de béton tout espace un peu vert
Son vrai dieu c’est l’argent pas la quête du temps
Il court des chimères, mais tiendra t’il longtemps
Il pollue l’atmosphère mais il n’en a que faire
Restera t’il encore quelques chose pour nous plaire
Ils préparent (...)

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lundi 10 juillet 2006
par El Houssine
Ferme et inhumain
Par EL HOUSSINE
Le présidentiable affectionne le ton insolent
Il ne connaît d’autres accents que le violent
Il conçoit le pays comme sa chasse gardée
Il fixe l’évolution de la population sans tarder
C’est à lui seul que revient de comptabiliser
Les sans-papiers à refouler et à régulariser
Que quelqu’un empiète sur ses attributions
Il intervient vite pour maîtriser la situation
Il se précipite pour mettre les points sur les i
C’est le réflexe du type à l’immigration choisie
Il répète toujours qu’il persiste et qu’il signe
Ceci ne surprend pas les gamins et les gamines
Ces enfants sont nés et scolarisés en (...)

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dimanche 9 juillet 2006
par El Houssine
La carotte et le bâton
Par EL HOUSSINE
La carotte, ce légume naturel et nutritif
Est riche en nutriments et en vitamines
Les réacs en usent comme remède palliatif
Pour appâter ceux qui crèvent de famine
Le bâton, cet outil effrayant et répressif
S’abat sur les peuples colonisés et en haillons
C’est là la clé que tous les pouvoirs oppressifs
Utilisent pour mater les sociétés et nations
La carotte soulage les régimes de la réaction
Lors des périodes de crise et de rébellion
Elle leur permet de reprendre le souffle
En attendant que les révoltes s’essoufflent
Place, dés lors, aux campagnes punitives
Orchestrées à l’aide des (...)

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samedi 8 juillet 2006
par Jacques Migaud
La coupe est pleine
On n’a pas tout les jours vingt ans, belle vérité
Pour moi c’est aujourd’hui, de quoi ai-je hérité
Le sida, le chômage,
La guerre et ses dommages,
Des déchets inusables,
Une planète pitoyable.
J’ai bien l’ANPE
Pour signer l’CPE,
Et ce contrat ma foi,
J’pourrais l’signer cinq fois
Si l’bos a décidé
Tous les ans d’me virer.
Tiens, j’oubliais aussi
J’dois p’t’être dire merci ?
Toute cette viande pourrie,
Les poulets en batt’rie,
La vache folle carnivore,
Pour l’assiette quel décor.
Des légumes génétiques
Et leur goût de mastic.
Tu veux que j’en rajoute,
Ou alors ça t’en coûte.
T’as même failli élire (...)

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vendredi 7 juillet 2006
par Jacques Migaud
Liberté bafouée
L’as-tu vu à New York la dame au poing levé
Elle leur montre la voie à l’aide de son flambeau
Mais ce parfait idiot, planqué dans son bureau
N’a vraiment rien compris au mot de liberté
Pour lui la liberté, c’est celle de guerroyer
Guerroyer, bien au chaud, de son bureau ovale
Contre ce qu’il appelle : Satan, l’axe du mal
Pour lui la liberté à pour nom pétroliers
Halliburton, Chevron ou bien encore Exon
Financiers de campagne d’un Bush nouveau tueur
Attendent avec espoir, le retour de leurs fonds
Peu importe les morts, le fric n’a pas d’odeur.
Afghanistan, Irak, nouveaux eldorados
Du pétrole (...)

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jeudi 29 juin 2006
par El Houssine
Intérêt général oblige
Par EL HOUSSINE
Unissez - vous, soyez raisonnables
N’offrez pas le pays aux présidentiables
Serviteurs du capital et fans des purges
C’est l’intérêt de la nation qui l’exige
Cette mascarade n’a qu’assez duré
Sous les couleurs brune et rose altéré
Les profils similaires aux commandes
Profitent aux riches castes gourmandes
Les citoyens ne font guère la différence
Entre les politiques aux libérales nuances
Tant que cet état de misère et d’indigence
Se propage dans la société et les balance
Précarisés par les libéraux se disant de gauche
Qui surenchérissent les ultralibéraux de droite
Ils se cantonnent dans (...)

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mercredi 28 juin 2006
par Jacques Migaud
L’esprit Clair.
Je voudrais faire un vœu qu’Alzheimer m’ignore
Ne touche pas mes neurones, toi le crabe qui dévore.
Comment imaginer pour les miens d’être pesant
Avec une âme morte mais un corps bien vivant
Si j’arrive à comprendre que le mal s’installe
Je n’attendrais plus guère pour clore enfin la malle
Je chercherais la baie qu’on nomme des trépassés
Pour faire le grand saut vers les fonds bleus foncés.
Ne criez pas au loup, nous irons tous un jour
Qu’importe si je devance l’appel de quelques jours
J’aurais bien eu ma part de bon comme de mauvais
La mort c’est juste la fin, faut bien sauter la haie.
Ce n’est (...)

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mardi 27 juin 2006
par Jacques Migaud
Les pierres guerrières
Je hais toutes ces pierres, obélisques plantés
Au coeur de nos villages qui parlent des tués.
Emblèmes sacralisants les guerres meurtrières,
Ne devraient-ils pas dire, paix sur la terre entière.
Est-ce que ce mot nu, ment ? gravé sur cette pierre
Qui dit avec l’enfant « Maudite soit la guerre »
Non, qu’elle soit maudite puisqu’elle a pris nos pères
Et que longtemps après elle fait pleurer nos mères.
Trente six milles monuments, comme des phallus dressés
Qui jamais ne remettent en cause la sale guerre.
Ils s’ornent de canons et de soldats armés,
Mais les signes de paix, on ne les y voit guère. (...)

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lundi 26 juin 2006
par Jacques Migaud
Les noces sanglantes de Kakarak
Petit jour blafard, des écharpes de brume
Enveloppent la dune, la sentinelle surveille.
J’ai perdu le sommeil, le cerveau comme la dune
Engoncé dans les brumes d’une trop longue veille.
Je regarde les ruines de ce village afghan,
Ou toute une famille, à répandu son sang.
Les obus sont tombés dans ce désert perdu
Tuant des innocents au nom de la vertu.
Ce n’était que des hommes, des femmes et des enfants
Qui fêtaient le mariage d’un homme de leur clan.
Respectant la coutume, ils mitraillaient le ciel
Quand un déluge de feu produit l’irrationnel.
Des centaines de blessés, et puis autant de (...)

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samedi 24 juin 2006
par Jacques Migaud
Pomme de discorde.
Le ver dans la pomme, non, la pomme dans le ver.
Je vous parle de la pomme car sa côte a haussée,
AOC oui bien sûr, pardonnez mes travers
D’ailleurs la pomme au vert elle va être croquée.
De se faire cueillir au sortir de l’été
Est une étape écrite dans sa courte destinée.
Si elle est détachée par une douce main,
Elle aura comme fin de combler une faim.
Pour celles qui sont tombées, pas besoin de minerve,
Celles la sont maltraitées comme des mets avariés,
Elles sont jetées, martyrisées finalement écrasées
Comme un fruit à la con, il faut que le con serve.
Allez prenez une pomme, c’est de la chimie (...)

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jeudi 22 juin 2006
par Jacques Migaud
Terre et mer morte.
Paysans de la terre, paysans de la mer
Serez-vous encore là dans cinq ou dix années.
L’un creuse son sillon de sa lame de fer
L’autre tire le filet de mailles entrecroisées.
Quand l’un creusait la terre au pas de son cheval
L’autre fendait l’écume par le vent dans les voiles.
Le premier tout le jour soignait son capital
Le second travaillait souvent sous les étoiles.
Mais tous deux respectaient, un la terre l’autre la mer
D’ailleurs il l’appelait du nom de notre mère.
Qu’en est-il aujourd’hui de cette époque bénie
Ils n’ont plus de répits dans la course aux profits.
Alors ils pillent la terre et (...)

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dimanche 18 juin 2006
par Jacques Migaud
Sur la trace des justes
Sarkozy tu seras pour l’histoire le bourreau
Qui aura par sa loi condamné l’apatride
Parce qu’ils n’avaient pas, le nom, la bonne peau,
L’histoire class’ra ton nom au rang des ethnocides.
Tu ferais bien d’aller lire sur ce mur les noms
Dédié à ceux qu’on nomme du simple mot des justes*
Ils abritaient les juifs traqués par des démons
Qui appliquaient sans foi une loi trop injuste.
Alors vas y tu peux me mettre dans tes prisons,
J’abriterai sans peur l’enfant persécuté,
Parce qu’il s’appelle Ahmed, n’est pas né à Vierzon.
Peu m’importe si ta loi me fait embastiller,
Ma France n’est pas la tienne, (...)

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vendredi 16 juin 2006
par El Houssine
Drôle d’humanité
Par EL HOUSSINE
Le monde ressemble à un village
Les humains y vivent en voisinage
Les marchandises se font la course
Le fric court des banques aux bourses
Les frontières s’ouvrent au négoce
Fisc et biens s’y infiltrent avec aisance
Sans droits de douanes ni quittance
A la grande joie des riches féroces
Le libre échange, cette icône, est sacré
C’est ce dont les capitalistes ont juré
Nul n’est sensé toucher à ce cher trésor
Bienfaiteur pour le dedans et le dehors
En lieu et place du protectionnisme
Mieux vaut épouser l’ultralibéralisme
Avec moins d’Etat et moins de lois
Pour laisser libre cours au non (...)

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mercredi 14 juin 2006
par Jacques Migaud
La vérité sort de la bouche des enfants.
La vérité sort de la bouche des enfants,
Et qu’ont-ils dit lors de leur dernier parlement*
Nos frères et nos sœurs, chez nous ou bien ailleurs
Sont bien souvent trop jeunes pour de durs labeurs.
Députés, sénateurs, ministres, gouvernement
Écoutez la leçon de ce jeune parlement.
Ils disent d’une même voix, soyez tous solidaires
Où vous serez coupables d’infanticides primaires.
Vous hochez tous la tête en signe d’assentiment,
Mais vous dites que j’ai tort et même que je mens.
Qu’ils ne veulent qu’un logo, juste un signalement,
Pour dire n’achetez pas, c’est fait par un enfant.
Avez-vous une (...)

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lundi 12 juin 2006
par Yves ACARD
Fécondation
Par ces douces effluves, les abeilles alertées,
Sonnent le rassemblement, préparent leur armée.
Tout ce charivari met la ruche en émoi,
Les ouvrières s’invitent à ce festin de roi.
Tout au fond des corolles et pétales ouverts,
Se dressent étamines et pétales offerts.
Si la brise parfois y dépose des spores,
La nature a besoin des abeilles en renfort.
Dans un bain de pollen plongent les butineuses,
Ouvrières dévouées, auxiliaires courageuses.
Du nectar elles s’enivrent jusqu’à devenir folles,
Et d’une fleur à l’autre dansent la farandole.
Chargées de leur butin et saluant la reine,
Garnissent les (...)

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dimanche 11 juin 2006
par Jacques Migaud
Tezou.
Un drôle de nom bizarre pour un si p’tit engin
Depuis quelques années indispensable lien
Symbole d’indépendance comme cadeau aux gamins
Espion réel pourtant pour suivre leur chemin.
Oui j’vous entends déjà vous êtes en train d’vous dire
Le voila de nouveau parti dans ses délires
Eh non, écoutez-moi, ou mieux écoutez-le
Vous entendrez « tezou » tout au creux de l’oreille
Un drôle de mot barbare à en perdre le fil
D’ailleurs le cherchez pas car lui il n’en a pas
Et pourtant il le tisse, Ariane n’en revient pas.
J’vous donne la solution, faut pas que j’me défile
J’vous pas’rais un coup d’fil de mon (...)

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jeudi 8 juin 2006
par El Houssine
L’union fait la force
Par EL HOUSSINE
Quand souffle le vent de la réac
Que les présidentiables en vrac
De droite et de gauche putschistes
Epousent les thèses fascistes
La sécurité se militarise
La mise sous tutelle est la devise
Des parents et des allocutions
Pour punir les fils « trublions »
Dans cette ambiance chaotique
La gauche libérale se prosterne
La droite extrême se consterne
Pour faire aux fascistes la mimique
Tant qu’il y a de la vie
Il y a de l’espoir
La survie et la joie de vie
Emplissent villes et terroirs
Elles chassent tous les désespoirs
Elles bouchent les trous noirs
Qui assaillent les mémoires
Des (...)

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mardi 6 juin 2006
par Mohamed Mouras
Merci Grand Corps Malade
Par Mohamed Mouras
Ce texte m’a été inspiré en écoutant cet auteur de « slam ». Je ne peux que vous le recommander. Un grand homme qui fait honneur à la langue française.
Je ne te hais pas Nicholas
Je ne peux plus me le permettre
Mettre des mots sur ma haine ma déjà couté une décennie à m’en remettre
Je ne te hais pas Nicholas
Même si tu dois bien avouer que tu fais tout pour ça
Après tout que sommes-nous pour toi si ce n’est quelques proies
Je ne te hais pas Nicholas
Il serait pourtant si facile de laisser la voix libre à la source des passions
Mais ce serait jouer dans ta cour de récréation (...)

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mardi 6 juin 2006
par Jacques Migaud
C’est l’hôpital qui se moque de la Charité *
Je ne sais pas vous, mais moi si, j’en ai un peu ras le bol d’entendre dire que les syndicats chez nous sont faibles. Ces paroles sont souvent prononcées par des hommes politiques, mais qu’ils balayent un peu devant leurs portes.
Ou en sont ils, eux, de leurs adhésions (qu’ils cachent leurs chiffres qui doivent être trop misérables) et qu’ont-ils fait pour que les salariés se syndiquent en masse, aucune loi n’est favorable à l’augmentation des effectifs des syndicats, au contraire bien des syndiqués et en particulier les élus, délégués du personnel, des comités d’entreprise ou encore les conseillés aux (...)

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dimanche 4 juin 2006
par Jacques Migaud
Balle...trap
Une télé, trois cents chaînes
Pour voir ses propres chaînes
Ici une p’tite balle jaune
Qui vole sur la terre rouge
Comme un soleil qui bouge
Sur l’arène sans faune
Une flaque de sang
Sous le flanc d’un enfant
Percé par une balle
D’une guerre trop sale.
Vingt trois bonhommes bleus
Tapant dans une balle
Pour faire bander un peu
Les exclus de la salle.
Un gosse au ventre rond
Rempli d’air comme une balle
La je touche le fond
Je vomis sur les dalles.
J’ai jeté la télé
Sans oublier mes chaînes
Je préfère respirer
A l’ombre du vieux (...)

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vendredi 2 juin 2006
par Jacques Migaud
Alors, c’est lui ou elle...
Alors ce sera qui, peut-être bien Voynet
Alors ce sera qui, peut-être bien Cochet
Ou alors ce sera peut-être bien Coynet
Ou enfin ce sera peut-être bien Vochet.
Ils sont pas murs les verts et j’en souris encore
En les voyant compter qui de Voynet Cochet
Gagnera la primaire, aura le plus gros score.
Ça laisse un goût amer en pensant au sujet.
L’écologie est un sujet bien trop sérieux
Pour la laisser entre les mains de gens envieux
Incapables de savoir, lequel devra chausser
Les bottes de chevalier pour les représenter.
La faute à l’ambition, ils veulent tout deux gagner,
Pas pour (...)

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jeudi 1er juin 2006
par Jacques Migaud
Tu es ou ???
Si toi tu ne sais pas, certains le savent pour toi,
Et ils te suivent, ou que tu ailles ou que tu sois.
Ton petit téléphone, ta carte de crédit,
Ils savent à qui tu parles, même ce que tu dis.
Ils te suivent au restau, quand chauffe le plastique
De ta carte de crédit ce bel outil magique.
Ils savent que l’autre jour dans une lingerie,
Tu n’as pas résisté à ces dentelles fleuries.
Ils t’ont même vu hier sur ce site cochon,
Alors que tu surfais tout seul dans ton salon.
Eh oui, ils sont partout et leurs grandes oreilles,
Te surveillent peut-être au fond de ton sommeil.
Mais ce n’est qu’un (...)

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mercredi 31 mai 2006
par Jacques Migaud
Non, non , non... Non mais alors...
Il y’a un an déjà, on leur a dit basta,
Votre constitution, nous on ne la veut pas.
Parmi les candidats, combien acceptent enfin
De changer la chanson et surtout le refrain.
Lesquels sont prêts à dire, oui vous aviez raison
Lors du référendum de voter pour le non.
Ils étaient les perdants il y a tout juste un an,
Le non est toujours non, même écrit en verlan.
Mais, écoutez les donc aujourd’hui comme hier,
Nous dire qu’à cause de nous et du vote d’hier,
L’Europe est moribonde, la France est son cancer.
Le non métastasique serait cause de l’enfer.
Mais voila, ça r’commence, ils ont besoin de nous. (...)

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mardi 30 mai 2006
par El Houssine
A la rescousse des copains
Par EL HOUSSINE
L’élu d’exception à l’esprit sportif
N’oublie pas ses coquins de copains
Il renouvelle sa confiance à certains
Il amnistie les uns aux emplois fictifs
L’amitié, voyez-vous, ça se paye
La renommée de la France ça égaye
Le pauvre perdra son poste au CIO
Celui qui a gagné sa médaille avec brio
Son service en course rendu à la patrie
Lui vaut d’être ministre et député du parti
Même en cas de coups montés en coulisses
Et, aussi, de brouille avec la justice
L’élu d’exception reste aux aguets
Il attend, patiemment, le moment propice
Pour régler l’affaire et entrer en lice
Pour sortir son ami du (...)

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lundi 29 mai 2006
par Jacques Migaud
L’homme neuf
Et si pour une fois on changeait d’candidat,
On en trouv’rait un bon, non pas un scélérat.
Un qui écouterait, un qui nous défendrait,
Qui bosserait pour tous sans commettre de forfaits.
Un homme ou une femme, un réel, pas un clone
Pas de ceux qui se prennent déjà pour des icônes.
D’eux, il nous faut surtout, ne plus rien espérer,
Leur passé nous éclaire, qu’ils changent de métier.
Ils ou elles savent dire : j’aime la politique,
Et si vous m’élisez ce sera fantastique.
Fantastique pour qui, pour l’élu pas pour nous,
Une fois au pouvoir, ce s’ra, démerdez vous.
De droite comme de gauche, depuis (...)

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dimanche 28 mai 2006
par Jacques Migaud
La grâce du Parrain
Le Président se fout encore de la justice
En graciant un gredin, mais que fait la police ?
Du coté d’l’Elysée, le règne tire à sa fin,
Mais avant de partir on blanchit le coquin.
Ah bien sûr, il est vrai avant d’être gredin,
Il a servit la France sur cent dix mètres seul’ment.
Mais avec sa médaille et un beau parchemin,
La Sicra* lui a fait un contrat complaisant.
Toucher un bon salaire tout en ne faisant rien,
Telle est donc la méthode pour être homme de bien.
Soit les entrepreneurs sont piètres gestionnaires,
Ou bien à leurs clients ils ne veulent pas déplaire.
A qui profite le crime, oh (...)

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samedi 27 mai 2006
par Jacques Migaud
Le prix de la paix
Faut-il faire des courbettes à d’infâmes dictateurs
Qui dégoulinent encore du sang d’leurs détracteurs
Pour vendre des voitures, des trains ou des avions.
A quoi pensez-vous donc ? Foutues nos illusions.
Monsieur le président, au nom de la nation
Vous n’avez pas pouvoir d’être si inconséquent.
Patrie des droits de l’homme conquis difficilement,
La France vous regarde et juge vos décisions.
La place Tiananmen est-elle seulement pour vous
Un lieu de promenade pour l’étudiant chinois ?
C’est bizarre, ils sont peu ceux qui pensent comme vous,
Beaucoup ont des images montrant l’abus des lois.
Et le (...)

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vendredi 26 mai 2006
par Jacques Migaud
Pacifistes debouts, non aux guerres
Peut on dire vraiment
Que la race est humaine
Je vois sur mon écran
Que la guerre et la haine
La misère du monde
Fait bien rire les grands
Dans leurs discours immondes
Nous sommes mécréants
L’intérêt qu’ils nous portent
N’est que pour notre argent
La guerre frappe à la porte
Et au moyen orient
Pacifistes debout
Ils sont devenus fous
L’Anglais L’Américain
Débitent leur baratin
Les enfants sous les bombes
Sont si près de la tombe
Bush et Blair assassins
Se partage le butin
Il faut se réveiller
Pour crier c’est assez
Et entendre pour toujours
Seul le chant de (...)

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jeudi 25 mai 2006
par Jacques Migaud
Le plaisir de dire non.
On veut nous faire marcher comme de gentils moutons,
J’ai toujours refusé l’uniformisation.
Je dois avoir un gène qui ne sait dire que non,
Qui me dis défends toi, fais ta révolution.
Je n’avais pas compris et j’ai tourné en rond,
J’ai des problèmes pour prendre la balle juste au rebond.
J’avoue, pour réfléchir, j’ai pas toujours l’aplomb. _Peut-être mon cerveau n’est pas plus gros qu’un plomb.
On m’a dit travaille dur pour être considéré,
Une tâche impossible pour quelqu’un d’insensé.
J’voulais convaincre personne de mon utilité,
Vouloir à tout prix vivre, j’avais pas demandé.
Je suis donc devenu (...)

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mercredi 24 mai 2006
par Yves ACARD
Jardin d’Eden
Tels des fantômes blancs, des volutes de fumée,
S’élèvent dans l’azur, hors de la cheminée,
Pareils à des cygnes qui déploieraient leurs ailes,
Et prendraient leur élan pour monter jusqu’au ciel.
Devant cette bicoque une petit pré planté,
Comme le jardin des dieux, de beaux arbres fruitiers.
Pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers, cognassiers,
Pêchers, abricotiers, mûriers et groseilliers.
Aphrodite la tête couronnée de violettes,
A semé sous ses pas de jolies pâquerettes.
Jouant à la roulette sur un beau tapis vert,
Le hasard saupoudre boutons d’or et primevères.
Crocus, narcisses, tulipes, dès le (...)

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lundi 22 mai 2006
par Jacques Migaud
L’homme ce fornicateur...
Lorsque Dan Brown écrit dans le code Da Vinci
Que Jésus était homme et donc fornicateur,
La curie lui répond, vous n’êtes qu’un menteur,
Urbi et orbi il ne peut être ainsi.
Mais alors, dites moi, qui était donc Jésus,
Un homme, un agent double comme l’était Janus.
S’il aidait la putain à devenir grande,
Il ne se sentait bien qu’au milieu de sa bande.
Exit la concubine de la table sacrée,
Les femmes dans les soirées n’étaient pas invitées.
L’étaient un peu machos, Jésus et ses copains,
Ou alors ils étaient ... Non, je ne dirai rien.
Ça n’a plus d’importance, il y a si longtemps,
Et puis si l’on regarde (...)

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mercredi 17 mai 2006
par El Houssine
La dictature de la rumeur
Par EL HOUSSINE
L’élu d’exception a le verbe rarissime
Il n’intervient qu’aux moments ultimes
Pour enfoncer encore son premier ministre
Déjà empêtré dans des rouages sinistres
Il se dit choqué par les calomnies
Emanant de parts connues et indéfinies
Ces rumeurs sont de mauvaise foi
Alors que la république, c’est la loi
Pour lui, la justice doit suivre son cours
En toute sérénité et le plus vite possible
Pour rendre l’affaire claire et plausible
Il lui revient seul de juger sans détours
Que c’est joli d’entendre de tels propos
De saintes - nitouches mues en victimes
Ne connaissant aucune minute de repos (...)

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mardi 16 mai 2006
par Jacques Migaud
Censure et punition
Quand les gens d’armes sont venus
J’avoue j’ai été très déçu
Ils m’ont dit vous avez failli
Certaines personnes vous on trahi
Qui sont ces gens et qu’ont-ils dit
Aurais je donc des ennemis ?
Je n’ai fait de mal à personne
Si j’ai froissé qu’on me pardonne
Vous avez écrit des satyres
Ce n’est pas tout il y a pire
Quand vous parlez du président
Vous dites que Satan l’attend
Pour ne plus que vous écriviez
Vous allez être condamné
Et pour ne pas que vous parliez
La langue les mains seront coupées
Mais comme nous sommes magnanimes
Que la justice nous anime
Ecrivez un dernier papier
Pour dire combien (...)

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dimanche 14 mai 2006
par Jacques Migaud
Les chiffres vérités
Au secours les matheux, ils ne savent plus compter
Qu’ils s’agissent de chômeurs ou de manifestants
Les comptes sont jamais justes, c’est à désespérer
Ceux qui font l’inventaire sont saouls ou mal voyants.
Nos élites nationales quand elles comptent les humains
Minimisent les chiffres et d’un geste de la main
Nous disent circuler, il n’y a rien à voir.
Ils sont pas très à l’aise, les mecs du pouvoir.
Quand c’est pour les manifs, les chiffres sont minorés,
Pour leurs augmentations, c’est majo.. majoré.
Les chiffres du chômage, sont vraiment bidonnés,
Quand c’est pour les promesses, la c’est (...)

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samedi 13 mai 2006
par Yves ACARD
Nuages
Les abeilles besognent pour la communauté,
Mais travaillent également pour toute l’humanité.
Accrochant les maillons des chaînes de la vie,
Elles sont les artisans d’une bonne écologie.
Hélas, l’homme est passé, cupide et orgueilleux,
Rapace il va détruire ce pays merveilleux.
Le respect de la vie, de toute forme de vie,
Ne pèse pas bien lourd, seules comptent ses envies.
C’est au nom du progrès et surtout du profit,
Que les substances chimiques saturent les épis.
Les traitements répétés polluent gravement les sols,
Et gavent de poison les fleurs de tournesol.
_Beaucoup d’insectes absorbent tous (...)

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jeudi 11 mai 2006
par Jacques Migaud
Alexandrins maudits.
Alexandrins maudits, vous me bouffez la vie.
Déjà que vous squattez jusqu’aux draps de mon lit,
J’aimerais de temps à autre, lorsque j’en ai envie
Que vous me laissiez seul, franchement ça suffit.
Je parle à l’épicière, en vers et non en prose
Lorsque je lui demande du sucre ou du glucose.
Elle regarde de travers, demande de quoi je cause
Et elle me donne du sel avant de faire une pause.
Quand à la boulangère, si je commande une miche,
Je ne sais pas pourquoi elle fait ses yeux de biche.
Surtout quand elle me file dans les bras un bâtard,
Je ne comprends plus rien, ce n’est pas un hasard.
Et (...)

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mardi 9 mai 2006
par Jacques Migaud
Je t’aime moi non plus.
Ras l’bol monsieur jacquot,
Ils en veulent à ma peau.
Il y’a même Montebourg
Qui n’est pas de Strasbourg
Qui a, à l’assemblée
Le jour de la télé
Demandé que j’m’en aille
En clair et même en braille.
Tu sais bien Galouzeau,
Il n’y’a rien de nouveau.
La république impose
Quand ça sent pas la rose,
Qu’on fasse tomber la tête
D’un homme même poète.
Ils ont choisit la tienne,
Tu vas sauver la mienne.
Allez, faut pas t’en faire,
Tu dois juste te taire,
Et puis question cass’roles
C’est parfois même drôle.
Regarde ma destinée,
J’ai gagné l’Elysée
Malgré toutes mes magouilles
Ce n’est pas moi (...)

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mardi 9 mai 2006
par Jacques Migaud
Je t’aime moi non plus.
Ras l’bol monsieur jacquot,
Ils en veulent à ma peau.
Il y’a même Montebourg
Qui n’est pas de Strasbourg
Qui a, à l’assemblée
Le jour de la télé
Demandé que j’m’en aille
En clair et même en braille.
Tu sais bien Galouzeau,
Il n’y’a rien de nouveau.
La république impose
Quand ça sent pas la rose,
Qu’on fasse tomber la tête
D’un homme même poète.
Ils ont choisit la tienne,
Tu vas sauver la mienne.
Allez, faut pas t’en faire,
Tu dois juste te taire,
Et puis question cass’roles
C’est parfois même drôle.
Regarde ma destinée,
J’ai gagné l’Elysée
Malgré toutes mes magouilles
Ce n’est pas moi (...)

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lundi 8 mai 2006
par El Houssine
J’y suis, j’y reste...
Par EL HOUSSINE
Ces numéros, des précédents ils commettent
Ces « nobles » de droite que d’abus ils y mettent
Les scandales, ils en font encore de nouveaux
Et font fi des protestations à tous les niveaux
Qu’ils soient obligés de baisser les bras
Cet échec ne leur crée aucun embarras
Que leurs initiatives s’avèrent illégales
Ils persistent dans cette voie immorale
Que les barbouzes les montrent des doigts
Quand la guerre entre frères ennemis éclate
Au grand jour et qu’elle devient très béate
Ils crient que de maux commis à leurs endroits
Quand la haine entre eux est à son apothéose
Que l’hypocrisie dépasse (...)

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lundi 8 mai 2006
par Jacques Migaud
La certitude, c’est la mort de l’esprit.
J’ai rencontré deux hommes et j’ai voulu comprendre
L’un semblait sûr de lui, ne voulant rien entendre
L’autre fronçait les sourcils, mais il semblait soucieux
Lequel parmi ces deux était le plus sérieux.
Le premier parlait fort imposant son avis
Usant de citations pas toujours judicieuses
Et alors il riait d’un air bête : lou ravi
Quêtant l’approbation d’une façon prétentieuse.
Le second parlait peu, il donnait son avis
Sans pour cela vouloir imposer ses idées
Ses échanges étaient doux comme on fait entre amis
Une chose était certaine, il savait écouter.
Si vous deviez nommer le sage et l’imbécile (...)

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dimanche 7 mai 2006
par Jacques Migaud
Pour que tu vives Ahmed...
Un petit bout qui meurt à l’autre bout du monde
Parce que la pauvreté comme une bête immonde
A décidé là bas, qu’il n’y’aurait pas d’après
Pour ce petit garçon né trop loin du progrès.
Il nous faut réagir pour faire battre son cœur
Afin qu’il puisse grandir avec frères et sœurs.
Des hommes et des ailes ont gommé les frontières
Pour sauver cet enfant d’une mort outrancière.
Comme un ange gardien qui déploierait ses ailes,
Aviation Sans Frontières et son bel oiseau blanc
T’emmèneront Ahmed par les cieux sur ses ailes
Jusqu’à l’hôpital blanc pour que tu deviennes grand.
Tu seras dix millième à prendre ce (...)

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samedi 6 mai 2006
par Yves ACARD
Nid douillet
Sur le petit chemin bordé de très vieux chênes,
Rimaille le poète pour sa douce Chimène.
En ce coin de verdure se niche sa chaumine,
Sertie comme un diamant au flan de la colline.
Qu’il y fait bon loger dans cette humble chaumière !
Portant un beau chapeau tout de chaumes couvert.
Aux aurores Phébus irise les carreaux,
De toutes les fenêtres ou miroitent les bouleaux.
Leurs petits volets bleus restent toujours ouverts,
Pour que la nuit la lune, le lit d’amour éclaire.
C’est pour sa Colombine qu’elle inspire Pierrot,
Quand il compose pour elle son plus joli morceau.
Eros et Cupidon, complices (...)

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vendredi 5 mai 2006
par El Houssine
Le corbeau et les requins
Par EL HOUSSINE
Mystérieux corbeau dans un recoin caché
Adressait au juge courriers et messages
Fameux requin dans son poste retranché
Demandait sur l’affaire tous les éclairages
Il semble que sur ordre du chef de file
Le numéro un sollicita l’aide en aigrefin
Des barbouzes dans ces moments utiles
Pour passer les vies des mecs au crible fin
De l’argent aurait traversé les frontières
Pour se jeter au milieu des eaux usées
Du torrent embelli mais donnant la nausée
Il appartiendrait au prétendant, ce compère
La haine réciproque entre les numéros un et deux
Les oblige à s’échanger des coups illicites (...)

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jeudi 4 mai 2006
par TAGOR
Le renard déguisé en corbeau
Un beau jour un ministre de poids
En charge de l’intérieur ou de l’économie,
Voire un peu des deux à la fois,
Reçu en son vaste logis un sien ami
Magnat de l’industrie et habile financier,
Accusé par d’obscurs limiers
De blanchir, après moult détours,
De l’argent sale en Luxembourg.
Que me dites vous là ! S’écria le ministre
Ainsi vous figurez sur les listes sinistres
De la banque Clearstream
Et voilà votre crime ?
Je ne vois qu’une issue à cette fâcheuse affaire :
Brouiller les cartes judiciaires.
Envoyons derechef une autre liste aux juges
Assez mal imitée afin qu’elle ne les (...)

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mercredi 3 mai 2006
par Marilza de Melo Foucher
Le Printemps
L’hiver a dit adieu
Le soleil est apparu
Le ciel gris est devenu bleu
Le sol gelé s’est réchauffé
La nature se réveille de son sommeil hivernal
La beauté éclot dans mon jardin floral
D’une beauté appliquée
Mon jardin s’habille de printemps
Je contemple cette œuvre naturelle
Ornée comme une toile de Monet
Et moi, frustrée de ne savoir peindre,
Je ne peux qu’observer les fleurs bourgeonner du sol
Je vole en quête de « création »
Sans bruit l’improvisation poétique surgit
De la sonorité des mots fleurissent des sentiments
Que les poètes me pardonnent si je ne sais pas faire des vers
En réalité je vis (...)

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mardi 2 mai 2006
par Yves ACARD
Nature
Longeant l’étroit sentier, ourlé de blancs bouleaux,
Joli filet d’argent, murmure le ruisseau,
L’onde pure gazouille entre les pierres lisses,
Et d’un remous à l’autre dansent les écrevisses.
Au bord de la prairie bavardent quelques charmes,
Mais sans ami un saule verse un torrent de larmes.
Domaine des pinsons, les rouges églantines,
Complètent le décor des blanches aubépines.
Ce pays des dryades est l’arche de Noé,
Des essences de bois que l’homme y a planté.
Un bosquet de charmilles côtoie les châtaigniers,
Noyers, hêtres, platanes et les grands marronniers.
Tout en haut de leurs cimes (...)

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lundi 1er mai 2006
par Jacques Migaud
Les cités infernales.
Platon le disait bien, vingt mille âmes suffisent
Pour faire qu’une ville, soit vraiment idéale.
C’était il y a longtemps, depuis quel changement
Place aux mégalopoles, les cités infernales.
Trente millions de vivants, plutôt de survivants
Pour la plus grande d’entre elles, entassement cruel.
Va pas être belle la vie, pour les petits enfants,
Les bonnes places seront chères, imaginez les duels.
Pourtant si l’on demande à l’homme qu’elle est sa quête
C’est pairidaeza* le mot qu’il vous dira
Eh oui le paradis, l’homme ne demande que ça
D’ailleurs pour le comprendre pas besoin d’une enquête
Donnez à (...)

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samedi 29 avril 2006
par Jacques Migaud
Le complot d’la place Beauvau
Certains peuvent penser qu’à Beauvau deux je dors,
Ils se trompent, j’y construis pourtant un beau veau d’or.
Quand Galouzeau pour moi, travaille d’arrache pied
En s’y prenant il faut bien dire comme un pied,
Je sens bien que je me rapproche de l’Elysée.
Je n’ai plus rien à faire, qu’à laisser mijoter
L’poète de Matignon est cryogenisé.
Je vais ratisser large, j’vais m’extrém’droitiser.
Je vais faire une grande loi pour bouter l’immigré
Hors de nos frontières sans faire de simagrées.
A Le Pen, de Villiers, j’ai piqué les idées
Pour faire grimper ma côte de sept ou huit degrés.
Et quand au grand (...)

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jeudi 27 avril 2006
par Jacques Migaud
La peste venue d’ailleurs.
Remember Tchernobyl, le plus gros des mensonges
Le nucléaire n’est pas ce cancer qui ronge.
Dormez bien braves gens, ils veillent nos gabelous,
L’atome à la frontière, non ce n’est pas pour nous.
Eh ! Oui, ça marche ainsi dans nos contrés à nous,
Pour rentrer sur nos terres, faut pas être voyous.
Que ce soit un atome ou même un courant d’air,
Le visa vaut aussi pour un nuage nucléaire.
Et puis, rappelez vous ceux qui parlaient ainsi,
Des chercheurs renommés et des ministres aussi.
Tu vois, pour mieux fourger leurs centrales infernales,
Ils disent sans sourcilier, il n’y a pas danger.
Manquent (...)

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mercredi 26 avril 2006
par Jacques Migaud
Les morts vivants.
Sous un soleil plombé, il traîne sa misère
Havresac alourdit par des années galères
Pourtant dans ses yeux clairs il reste une lumière
Qui laissent imaginer une fureur entière.
D’où viens-tu camarade serais-ce de la guerre
Reviens-tu en héros ou en triste vaincu
Je sens bien à ton air triste comme les pierres
Tu as gagné la guerre mais ton âme est perdue
Tu l’as laissée là-bas sur ce lieu de tuerie
Dans la chair et le sang de tes frères des deux clans
Ils servent de pitance aux corbeaux croassant
Nettoyeurs sans pitié de cette boucherie.
Va pauvre camarade tu n’es point le coupable,
Ceux qui (...)

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lundi 24 avril 2006
par El Houssine
Bush s’en va-t-en guerre
Par EL HOUSSINE
Bush le louche a soif de feu et de sang
Ameute ses troupes pour mater les persans
Par ces frappes « intelligentes » préventives
Que de morts et de dégâts en perspective
Pour un mec à la gâchette facile filant ses cibles
A l’alcool, aux drogues comme des bagatelles
Ayant pris goût aux primes des duels mortels
Fumer le calumet de la paix est impossible
Déserteur très connu des champs de bataille
Du Vietnam où les mobilisés morts en pagaille
Hantent le pouvoir des faucons états - uniens
leur léguant l’inoubliable syndrome vietnamien
Lâche en période de guerre pour la patrie
Lance son (...)

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dimanche 23 avril 2006
Le singe, la fourmi, le héron et le rat
Reçu de Cardabelle
A la demande d’autorisation de publication sur altermonde, l’auteur à fait la demande suivante à Cardabelle, demande que je satisfais évidemment volontiers :
Vous le pouvez, sous une réserve : En indiquant que cette autorisation ne signifie aucunement que l’auteur de la fable partage en aucune manière les idées défendues sur ce site (pour l’avoir parcouru, je puis dire que c’est même le contraire)
Je vous remercie néanmoins d’avoir sollicité cette autorisation ; une élégance que d’autres n’ont pas eue.
* * *
Fable de Jules de dinersroom.free.fr moralement édifiante !...
Un singe passait en sa (...)

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dimanche 23 avril 2006
par Jacques Migaud
Non lieu.
Il a tué ma mère, les flics me dirent de lui
Le chauffeur, un mec bien, d’ailleurs il est chercheur
C’est au CNRS qu’il occupe ses heures.
Son job c’est de chercher pour le bonheur d’autrui.
Oui, mais maman est morte, tuée par ce chauffard
A plus de vingt cinq mètres du choc elle est r’tombée
Elle survivait encore, toute désarticulée.
Elle ne faisait pas d’mal sur son passage clouté.
Bien sur CNRS n’avait pas picolé,
Il se fumait un joint qu’il venait de rouler.
C’est à cause du soleil qu’il leur a expliqué
Il n’a rien vu venir, il a à peine freiné.
J’voudrais qu’tu saches maman
Si jamais ton (...)

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vendredi 21 avril 2006
par El Houssine
Cet étrange discours
Par EL HOUSSINE
Oyez citoyens du monde ce langage insolite
Cher aux capitalistes sauvages et à leurs acolytes
Voilà la Terre enfin globalisée et sans frontières
A la joie des businessmen aux actions boursières
Tout un chacun, disent - ils, en tirera la richesse
En entrepreneur il cumulera ses titres de noblesse
Car point de liberté individuelle sans libre marché
Véritable démocratie par le jeu des sous empochés
L’individu dévorant toutes sortes de marchandises
Sera investi de la souveraineté du consommateur
Considéré et flatté comme client - roi à la hauteur
Ses sous = votes classeront les rangs du (...)

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jeudi 20 avril 2006
par Jacques Migaud
Election, piège à cons
Au fait, comment vous dites avant les élections
Ah oui on a raison, mais faut voter pour vous
Vous ferez ce qu’il faut, il y a des solutions
Mais seul votre parti s’occupe vraiment de nous
Oui c’est ça mon p’tit pote, prend nous bien pour des cons
Vous dites tous la même chose en f’sant la chasse aux voix
Et dés qu’tu s’ras élu tu nous feras marron
Ce n’est pas de ta faute mais c’est la faute aux lois
C’est ça q’tu nous diras, on l’connait ton blabla
De droite ou bien de gauche tous pourris j’te dis moi
Il y a qu’une chose qui compte pour tes potes et pour toi
D’aller à l’assemblée pour y glander (...)

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lundi 17 avril 2006
par Jacques Migaud
Décrépitude.
Ils sont venus de loin, mais d’où le sait-on bien
Pour peupler la planète où il n’y avait rien
Enfin quand je dis rien, il y avait à manger
Des fruits, des plantes et puis, même un peu de gibier.
Au début c’était bien, faut dire que vu leur nombre
C’était assez facile de trouver un coin d’ombre
Ils vivaient de cueillette, le jardin était vaste
Ils formaient des tribus, des clans même des castes.
Ils ne trouvèrent pas mieux qu’inventer la discorde,
C’est bien une histoire d’hommes de tirer sur la corde.
Souvent pour des broutilles, un bout de territoire
Ou quelques tisons rouges, même de l’eau à (...)

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samedi 15 avril 2006
par Jacques Migaud
Nature, dis moi.
Nature, dis moi.
Quel est donc le message que tu veux nous laisser.
Serait-il dans les branches de ce vieil olivier,
Dans les rochers meurtris qui bordent ce sentier
Ou dans le cœur des fleurs que le vent fait danser.
Nature.
Raconte moi l’époque des bêtes monstrueuses
Et cette grande explosion qui fut leur tueuse.
Ta régénération comme l’hydre renaît des cendres
Et les milliers d’espèces, j’aimerais bien comprendre.
Nature.
Raconte moi surtout le premier homme vivant,
Le père de nos pères était-il un géant.
Raconte moi aussi comment la première dame
A pu peupler la terre et engendrer tant (...)

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vendredi 14 avril 2006
par Jacques Migaud
Citoyen de la terre.
Quand j’ai pointé le nez pour découvrir le monde
On m’a dit bienvenu puisque tu es Breton
Mais où est la Bretagne sur la jolie mappemonde
C’est pas inscrit breton ou bien encore gascon
Puisque tu es Breton, tu es donc Français.
Ah oui, je l’ai trouvée, une tâche minuscule
Là sur ce planisphère, ça me semble ridicule.
Ne serions nous que ça, incroyable mais vrai.
Oui mais, tu dois savoir, tu es Européen.
Oui, je dois bien l’admettre, la tâche est bien plus grande,
Mais je suis bien déçu, l’Europe c’est presque rien.
Je voulais d’un pays qui soit beaucoup plus grand.
D’ailleurs ne dit on pas tu es (...)

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jeudi 13 avril 2006
par Jacques Migaud
La récession.
Ce n’est pas nécessaire de revenir en arrière
De ranger le tracteur pour retrouver l’araire.
De la à accepter des coups d’pieds au derrière
Juste au nom d’un progrès qui ne peut que déplaire.
Ils peuvent toujours y croire
Du fond de leurs prétoires.
Alors, lorsque le Galopin de vieille peau
Fait voter une loi juste pour les hobereaux
Et envoie au turbin des gosses de quatorze ans
Où fait bosser la nuit des mômes de quinze ans.
Il doit être nostalgique
D’un germinal tragique.
Du sombre CPE nous avons eu la peau,
Il reste le CNE qui n’est pas un cadeau.
En plus ; un CTP il promet de nous faire (...)

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mercredi 12 avril 2006
par Jacques Migaud
Cours camarade, le vieux monde est derrière toi.
Que veulent-ils nous faire croire tous ces politicards
Que sans eux nous serions au fin fond d’un placard
Et qu’ils ont le pouvoir de nous sortir du noir
Je ne sais pas pour vous, moi j’ai fini d’y croire.
Depuis plus de trente ans je regarde le pouvoir
Il y a eu De Gaulle, Pompidou et Giscard
Le dernier mangeait même chez l’citoyen le soir
Puis ce fut Mitterrand et Chirac le brisquard
Pas un pour rach’ter l’autre, une belle bande de roublards
Et nous autres dans l’affaire nous sommes les pigeons
Justes bons à gober les promesses les flonflons
D’avant les élections. On mérite bien (...)

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lundi 10 avril 2006
par Jacques Migaud
Génération sacrifiée
Les années quatre vingt, tu viens d’avoir vingt ans
Une maladie nouvelle envahie la planète
Quatre lettres de feu, peste du nouvel an
Pour l’amour c’est couvert protége toi minette.
Tes études c’est longtemps, allez encore dix ans
Le boulot c’est peut-être, si tu cherches longtemps
La retraite c’est râpée, attend soixante dix ans
Mais tu coûteras pas cher tu sera p’têtre morte avant.
T’as appris les grandes guerres, on disait plus jamais
Mais au journal le soir, on ne parle que de ça.
La bouffe, c’est d’pire en pire, qualité au rabais
Poulet à la dioxine et hormones à tout va.
Vraiment tout fout (...)

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dimanche 9 avril 2006
par Jean Dornac
Chanson pour l’immigré, le réfugié, le sans papiers...
Tu es un étranger, un ami, un vrai frère...
Tu cherchais le bon miel, le droit de vivre en paix,
Surtout la liberté qu’on chante de concert,
En France, sous le ciel, qu’il fasse beau ou frais...
Tu m’as écrit un jour ton choix des droits de l’homme ;
Tu sortais de prison, et tu cherchais un gîte...
Tu avais de l’amour pour mon pays, en somme...
Mais garde ta raison, vois ce qui nous agite...
Ecoute ce qu’ils disent...
Tu n’es qu’un étranger, tout juste un « bon à rien »,
Tu viens nous étrangler, tu es juste un « vaurien »....
A-t-on idée, ma foi, de n’être pas Français,
Comme nous, purs (...)

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samedi 8 avril 2006
par Jacques Migaud
Réforme oui, recul non...
On n’entend dire partout : ah ! Ces drôles de Français
ls refusent les réformes, et toujours disent, jamais.
Pourquoi sont-ils ainsi, quel est donc leur secret
Il faut pour les comprendre un exemple concret.
Un restaurant propose du canard au navet
Quand celui d’à côté propose que le navet
Les tarifs sont les mêmes lequel dois-je choisir ?
Vous dites quel fada, sans canard pas d’plaisir.
Oui, vous avez raison, c’est comme pour les réformes,
On repousse toujours celles, qui ôtent le pain d’la bouche.
Elles ne sont pas réformes, mais contraintes uniformes
Et ne méritent qu’une chose, être mises (...)

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jeudi 6 avril 2006
par Jacques Migaud
L’ENAlphabête.
Un petit texte pour dénoncer la connerie des décomptes des manifestants...
Ça fait longtemps déjà que nos chers gouvernants,
Quand ils font le bilan pour nombres de nos enfants
Nous disent : c’est un drame, ils ne savent plus lire,
Ne savent pas compter et encore moins écrire.
Mais qu’ont-ils fait pour eux depuis plus de vingt ans,
Ils font leur cinéma pour dire que rien ne va
Et au moment d’agir, ils restent les bras ballants.
Peut-être apprennent-ils ça, à Sciences PO ou l’ENA.
Quant à dire que les jeunes ne savent pas compter.
Leurs manières d’estimer les présents qui défilent
Dans nos rues (...)

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mardi 4 avril 2006
Poème sans titre...
Mais pas sans raison...
Voici quelques mots tracés de façon très impromptue, pendant une halte, assis au pied d’un arbre, dans les forêts montagneuses du Chiapas...
Derrière la fenêtre
je comprends que tout est différent
Peut-être la nuit là
Et le jour ici
Ou le jour là
Et la nuit ici
Mais je sais bien
Que derrière la fenêtre
Tout est différent
Mais, enfin,
Cela n’importe plus
Parce que je sais
Que je ne suis plus
Qu’une fenêtre
Alors, ne regardez moi
Regardez pour moi
Ce qui est dans moi,
Les indiens.
Regardez pour moi,
Ce qui est dehors moi,
C’est-à-dire,
Toi
Sous-Commandant Marcos le 4 mars (...)

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lundi 3 avril 2006
par El Houssine
Une bonne combine
Par EL HOUSSINE
La patronne des patrons saluant et flattant le message
Se félicite de cette « combinaison » aux multiples avantages
Pour le peuple les conditions d’embauche « rassurantes »
Ainsi que la « simplification » pour les capitalistes dilettantes
Les ultralibéraux se disant morts de peur d’embaucher
Attendaient patiemment de recouvrer leur liberté flexible
Tant l’exploitation sans entraves des citoyens est leur cible
Sans crier gare aux critiques, aux grèves et sans broncher
L’élu d’exception en ignorant les jeunes et les salariés
Se jette corps et âme dans les bras de ses amis sorciers
Magnats (...)

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lundi 3 avril 2006
par Jacques Migaud
Chirac Président Estropié
Quand les neuf vieux sages, dans leur tour d’ivoire
S’enferment pour décider si le dernier devoir
De Villepin vaut autant qu’une brève de comptoir
Qui mérite d’être conté dans les journaux du soir.
Ces vieux ne sont plus neufs, que savent-ils des jeunes,
Eux aussi doivent vouloir que pour souper ils jeûnent.
Alors, ils ont jugé le Contrat Pour Exclus
Conforme en précisant qu’il n’y’avait pas d’abus.
Et, pour ne pas vexer les employeurs friqués,
Pour les licenciements, ils n’ont rien exigé.
Si les jeunes veulent savoir pourquoi ils sont virés,
Ils seront renseignés seul’ment s’ils vont plaider. (...)

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dimanche 2 avril 2006
par Jacques Migaud
Changer le monde
Refaire le monde, vaste programme s’il en est un
Il va falloir faire vite nos années sont comptées
Le monde nous appartient, à tous, donc à chacun
Tiens, j’apporte ma pierre, ou dois je la poser.
Rappelles toi ma mie, l’état de la planète
Que nous avons trouvé, cadeau de nos ancêtres.
Ne trouves tu pas aussi, qu’il s’est bien dégradé ?
De le voir si pollué, j’ai envie de pleurer.
Et puis, pour nos enfants et nos petits enfants,
Nous n’avons pas le droit d’rester les bras ballants.
Allez, on r’trousse nos manches pour se mettre à la tache
Plutôt que de cacher la merde sous une bâche.
Des gestes au (...)

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vendredi 31 mars 2006
par El Houssine
Une rupture nauséabonde
Par EL HOUSSINE
Le présidentiable, en campagne, annonce les couleurs
En tribun à Douai, il explique la rupture et la méthode
Il met en exergue ses subterfuges qu’il croît à la mode
En haussant et baissant le ton de la voix et sa teneur
Il appartient à un système à bout de souffle dit -il
Avec le dauphin, il est solidaire mais pas dépendant
Si la nécessité oblige à la cohésion des chefs de files
La différence est un gage de salut pour le prétendant
Ferme et n’abdiquant pas sur les principes individuels
Il transmet ses recettes aux néo - recrues dans son bercail
Les voyous doivent être appelés et traités (...)

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vendredi 31 mars 2006
par Jacques Migaud
Ni dieux, ni maîtres.
Je n’avais rien à dire, j’ai rien à déclarer,
Je n’ai que quelques mots pour pouvoir déclamer
Que la vertu n’est pas au vice le contre poids,
C’est pourquoi je me moque éperdument des lois.
L’utopie est ma foi, je n’ai ni dieux ni maîtres
Je condamne le mauvais et j’admire le beau
J’admire un cœur vaillant mais je honni le traître
Je défends l’opprimé qu’on traite pire qu’un veau.
Je cultive la haine envers le capital
Et ses tristes servants aux maniéres de chacal
Qui n’ont que pour seul dieu le pouvoir et l’argent
Et pour y parvenir deviennent même violents.
Mon pays c’est l’amour et l’amitié mêlés, (...)

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mercredi 29 mars 2006
par Jacques Migaud
Aux couards anonymes
Le courage a un nom, il a même un visage
Et tout ceux qui aboient derrière l’anonymat
Peuvent être comparés aux corbeaux de village.
Je leur ot’rais le droit au moindre alinéa.
Ah ! Monsieur Jean Dornac vous êtes bien trop bon
De laisser la parole à ces odieux poltrons.
Vous ne vous cachez pas derrière une cagoule
Pour dénoncer les hommes et leurs tristes magouilles.
Eux ne proposent rien, leur but est de détruire
Cette nouvelle société que vous voulez construire.
Ils pratiquaient ainsi jadis pour dénoncer
Auprès de l’occupant l’innocent opprimé.
Si j’avais monsieur Jean le pouvoir de sévir (...)

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mardi 28 mars 2006
par Jacques Migaud
Les pourvoyeurs du désespoir.
Si certains ont connu les trente glorieuses,
Tous nous avons vécu les trente calamiteuses.
Vers quel destin tragique, nos hommes politiques
Nous entraînent avec leurs promesses angéliques.
Ils nous ont tout promis pendant plus de trente ans,
La sortie du tunnel, une Europe formidable.
Ils nous ont dit, serrer votre ceinture d’un cran,
Faites quelques efforts ils seront profitables.
On les a écoutés, pas sans tirer la langue,
Il y’en à même certains qui devenaient exsangues.
Coluche a même dû faire les restaus du cœur
En voyant crever d’faim nos frères et nos sœurs.
Les uns après les autres, (...)

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dimanche 26 mars 2006
par Jacques Migaud
Le poids des mots, le choc des dessins.
J’ai tant de choses à dire mais ne sais comment faire,
Mes mots peuvent blesser dois-je les dire ou les taire.
Quand je suis solitaire devant une feuille blanche
Ma plume est mon pinceau, non pas une arme blanche.
Liberté d’expression, de dire ou bien d’écrire,
Les mots peuvent prêter à pleurer à sourire.
Peut-on, doit-on tout dire sous prétexte d’être libre,
Il faut savoir dire stop pour garder l’équilibre.
Le peintre, l’écrivain ou le dessinateur
Doivent-ils modérer pinceaux plumes ou marqueurs.
Même si je crie bien fort, ma plume est libertaire,
Elle ne doit pas se faire tueuse involontaire. (...)

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samedi 25 mars 2006
par Jacques Migaud
Le président serait-il autiste ?
Chirac avait nommé le baudet du Poitou
Pour réduire la fracture, mais si souvenez vous.
Mais, la pente était raide pour le bon gros toutou,
Finalement le bonhomme c’est bien foutu de nous.
On ne peut demander à un homme qui prétend
Que « Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints »*
De faire de notre France le pays qu’on attend.
Marianne venait de perdre le Raffarin con-joint.
Pour trouver à la môme un nouveau prétendant,
La tâche était ardue pour chichi président.
Pas question d’mettre Sarko, l’ancien Balladurien
Qui visait un peu trop l’hôtel élyséen.
Il ne lui restait plus qu’à (...)

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vendredi 24 mars 2006
par Jacques Migaud
Désobéissance salutaire.
Marre de ces ordres idiots, surtout des obéir
Mais obéir à quoi, mais obéir à qui
Moi je n’ai qu’une envie celle de désobéir
Je n’dirais pas amen à ces nouveaux marquis.
Comment peut on agir quand on est sans moyens,
Doit-on laisser polluer tous les biens mitoyens ?
On doit toujours déjouer la balle de l’assassin,
Au lieu d’attendre qu’elle vienne vous crever l’intestin.
« Déboulonneurs » de pub, faucheurs volontaires,
Vos combats sont pour moi des actes salutaires.
D’ailleurs, à Orléans ou encore à Versailles,
Les magistrats ont dit vous n’êtes pas racailles.
Relaxe pour les faucheurs ont dit les (...)

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jeudi 23 mars 2006
par Jacques Migaud
I have a dream
C’était en soixante trois, le pasteur Luther King
Prononçait ces mots la, pour nous dire son rêve
Je ne suis pas pasteur ni Luther ni « the King »
Et pourtant il m’arrive moi aussi quand je rêve,
De penser comme lui que les hommes sont frères.
Je rêve l’abolition des nations, des frontières,
Ces tristes cicatrices seulement imaginaires.
Les oiseaux eux ignorent, ces marques légendaires.
Lignes sur un planisphère, invisibles sur la terre
Faut-il pour les voir, chausser ses yeux de verre.
Non, je les imagine rouges du sang de nos pères,
Amovibles en fonction de l’histoire et des guerres.
Bien (...)

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mercredi 22 mars 2006
par Jacques Migaud
Evolution...
Quand je vois les humains de toutes les nations,
Je peux en toute logique, me poser la question
Qui divise les savants : Picq, Coppens et Brunet
Et qui depuis Darwin reste encore un secret.
Du singe, serions nous les tristes descendants ?
Je dis tristes il est vrai, sans être méprisant
Car si du singe nous sommes les petits enfants
Certains sont agressifs d’autres ont de doux penchants
Certains sont chimpanzés, d’autres des bonobos.
Les premiers sont toujours querelleurs excités
Les seconds aiment la paix plus que l’imbroglio. Après ces mutations, rien n’a vraiment changé.
Toumaï* « (...)

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mardi 21 mars 2006
par Franca Maï
Cyril Ferez : L’homme assis
Certains medias se font l’écho d’un alcoolisme important de la victime. Je ne sais pas ce qu’il en est. Mais, je ne peux m’empêcher de ressentir comme un relent de manipulation très lourd... Cela tombe tout de même un peu bien, face aux multiples exactions policière (CRS et BAC) imposées aux manifestants, samedi passé, pour ne parler que de ce jour-là...
Aussi, pour ma part, j’attends des preuves de telles affirmations, mais des preuves fournies par des organismes réellement indépendants des pouvoirs politiques et des forces de répression. Pour l’heure, en ce qui me concerne, je reste sur le communiqué (...)

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dimanche 19 mars 2006
par Jacques Migaud
Il faut tous les virer....
Aviaire ou CPE, duquel faut-il parler
Pour faire oublier l’autre. Des poulets, il s’en fout
Et pour le CPE il ne veut pas céder,
C’est pas des p’tits merdeux qui vont commander tout.
Dans la majorité, ils sont bien partagés
Mais pour une seule raison c’est leur réélection
La populace gronde elle est même rassemblée
Dans les rues de leurs villes, de leurs circonscriptions.
Mais il y a deux couillons qui sont vraiment bornés
Villepin à Matignon, Jacquot à l’Elysée
Le premier ne sait pas ce qu’est une élection
Le second se prépare à faire son baluchon.
Sarkosy s’frotte les mains, il veut s’faire (...)

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mercredi 15 mars 2006
par Jacques Migaud
Abus d’pouvoir.
Ils se disaient contents bien qu’ils faisaient la gueule
Les pros du Oui battus par des sombres vauriens
Ils dirent c’est évident que le Non était veule
Et que leurs partisans eux ne comprenaient rien.
La défaite est amère pour cette élite planquée
Leurs rêves de pouvoir étaient bien ébranlés
Ils s’en remettront vite avant d’aller chercher
De nouveau les suffrages d’électeurs arriérés.
Et puis ils oublieront cette constitution
Prétendant même sans honte que le Non était bon
Qu’il fortifiait l’Europe au giron des nations
Apportant au traité des améliorations.
Vous parlent ils seulement au sujet de (...)

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dimanche 12 mars 2006
par El Houssine
Vil CPE
Par EL HOUSSINE
CPE arborescence de vils pins
Amas d’archiducs avilis en fruitiers à côns
Néocons sans coeurs et sans chagrins
Avides d’argent et vides de sentiments
Inhumains travestis en chevelues cantatrices
Laquais de leurs seigneurs adorant les bénéfices
Louant leurs humbles services et leurs sévices
En vue d’asservir les jeunes dès l’âge de vingt six
Voilà les besognes des ministres pseudo - poètes
Instigateurs des Contrats Pièges pour l’Esclavage
Larcins usant des bâtons et à doubles facettes
Pour assouvir leurs financiers ratissages
Impassibles devant la vie des SDF et des précaires (...)

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vendredi 10 mars 2006
par Jacques Migaud
A feu et à sang : Pourquoi ?
Les riches détruisent la terre sans cesser d’la polluer,
Les pauvres c’est les cités en les faisant brûler.
Les riches dépensent leur fric, sans même le compter,
Les pauvres en fin de mois n’ont plus rien à manger.
Ils brûlent, ils cassent, ils pillent, Peugeot se frotte les mains,
Faudra les remplacer toutes ces bagnoles demain.
Et les vitres cassées qu’il faudra bien changer,
C’est en grande partie, les pauvres qui vont payer.
Et le petit roquet n’arrête pas d’aboyer,
Il ne veut surtout pas qu’on puisse l’oublier.
Il met le feu aux poudres, surtout d’vant les télés.
Oui, nous avons compris, il (...)

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lundi 6 mars 2006
Sans issue
De Jean-Marie Gerbault
La dernière route ouverte
c’est celle des verticales
à la hauteur du prisme et de l’opium.
Là, tous les songes mêlés
font une ombre légère
que déplace le jour
comme une corde indolente où grimpent les fakirs.
Des constructions d’hommes,
des pyramides vivantes
se hissent dangereusement
le long de ce rayon qui les porte à l’extase
et se courbe en lianes exténuées.
Un tir à feux croisés
lance un homme par minute
sur une trajectoire tendue vers son déclin.
Ici la précision cesse d’être l’axiome
On ne demande qu’un œil naïf
et l’écorce du vent
pour éprouver la résistance algébrique du (...)

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samedi 4 mars 2006
par Jacques Migaud
Terroristes ou résistants
Sont-ils des terroristes ou bien des résistants
Chaque jour l’Irak paie le prix du sang
Qui sont les responsables, peuple ou bien occupants
Le sang est toujours rouge peu importe le camp.
Combien faudra t’il donc aligner de cadavres
Pour installer enfin de la paix un vrai havre
En France ils luttaient contre l’allemand maudit
On les disait alors résistants à l’ennemi.
Occupation horrible d’envahisseurs odieux
Ils étaient résistants et luttaient de leur mieux
Meurtriers sympathiques, ils furent décorés
Certains furent même élus en tant que députés
Aujourd’hui en Irak pour les américains
Ils (...)

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vendredi 3 mars 2006
par Jacques Migaud
Rencontre au sommet.
Dis moi mon Galouzeau,
Que m’annonces-tu de beau ?
Il me semble à ta mine
Qu’une chose te chagrine.
Ah ! Oui monsieur Jacquot,
Je me suis fais tancer
Par la mère Bachelot
Qui voulait me plumer.
Elle voulait que j’rembourse
Ses tailleurs pieds de poule
Plus cotés à la bourse
Depuis qu’la grippe déboule.
Et puis monsieur Jacquot,
J’en peux plus de manger
Même au p’tit déjeuner
Toutes ces poules au pot.
Ah ! mon pauvre Galouzeau,
Viens donc voir mes fourneaux
Poulet, caille ou canard
Ici c’est pas l’panard.
Ils m’ont même interdit
Ma bonne tête de veau.
Tu sais, je suis maudit
Jusque dans (...)

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jeudi 2 mars 2006
par Franca Maï
Joëlle Aubron s’est envolée
Elle avait été libérée pour raison de santé (cancer) le 16 juin 2004
Mes pensées en ces jours de tristesse vont vers la famille, les proches et les amis de Joëlle Aubron.
Tous ceux qui l’ont connue, croisée, appréciée et qui derrière le « monstre » que la justice tente de nous mémoriser -pour apaiser les consciences revanchardes des justiciers de pacotille-, ont découvert une femme avec ses doutes, ses luttes, ses questionnements, ses larmes, ses rires et ses chemins de traverse. Tous ceux qui ont eu la chance de comprendre ce que clairvoyance sur un monde en décrépitude veut dire.
Malgré des années en quartier d’isolement, d’humiliations et de maladie, cette femme de (...)

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mardi 28 février 2006
par Jacques Migaud
Déluge de feu.
Explosion de lumière et flammes de l’enfer
C’est ainsi qu’ils choisissent de quitter notre terre
Hélas ils associent à l’ultime voyage
De pauvres innocents dans un odieux carnage.
Mais quel est donc ce dieu qui les inspire si fort
Qu’ils acceptent sans peur de se donner la mort.
Emportant avec eux dans un déluge de feu
Les chairs déchirées des victimes de l’enjeu.
Quelle est donc cette foi qui franchit les frontières
Laissant dans son sillage les larmes la misère
Frappant à tout endroit les peuples de la terre
Trains de banlieues, chemins de fer et tours de verre
Pourquoi obéissent-ils à des (...)

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lundi 27 février 2006
par Jacques Migaud
Au nom de la paix.
Mon cœur bat encore, pourtant mes frères meurent,
Il ne reste que des ombres pour meubler le décor.
Quand le progrès avance, ce sont les mères qui pleurent
Leur tribut à la guerre compte déjà trop de morts.
Mes ancêtres ont porté leurs chairs face aux canons,
Pour qu’au nom de la paix, aux guerres nous disions non.
Sacrifices inutiles, avaient-ils raison ?
Peut-être auraient-ils dû choisir la désertion.
L’holocauste sanglant n’est pas qu’une page d’histoire,
Les morts s’ajoutent aux autres, un chiffre chaque soir.
J’ai envie de crier, stop, il faut arrêter,
Ne faites pas du monde un immense (...)

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dimanche 26 février 2006
par Jacques Migaud
Sans colère.
J’ai cru sentir en moi monter cette colère
Comme une vague monstrueuse qui soulève la mer
J’étais prêt à hurler, à crier, à gueuler
Contre cette injustice qui venait me frapper.
Pourtant je n’ai rien dis, ma colère est tombée,
A quoi me servait donc d’être ainsi énervé.
J’avais toutes les raisons, sauf une, évidement
Personne ne m’entendait en cet instant présent.
J’aurais donc été seul à subir ma colère
Pourquoi, à un seul mal rajouter une misère.
Nous sommes bien trop souvent nos propres tortionnaires,
Lorsqu’on se martyrise d‘une manière suicidaire.
Souvent pour une broutille, une contrariété
On (...)

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dimanche 26 février 2006
par Jacques Migaud
Le mot, l’arme parfaite.
Quand Don Quichotte chassait dans la blanche Castille
Pour vaincre les démons, pour Dulcinée sa belle
C’était un chevalier sous une plume habile
Mais son masque comique cachait un vrai rebelle.
Les métaphores sont riches pour dire l’ignominie
Cervantès épingla l’Espagne des bandits
La Fontaine lui joua d’une grande ménagerie
Comprenne qui voudra des maudits par mots dits
Qu’importe la manière pour dénoncer les fourbes
Les mots prennent des formes et épousent les courbes
Si le but est atteint sans tragédie guerrière
Les mots font aussi mal qu’un bon coup de rapière.
Les tyrans ne sont pas à (...)

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dimanche 26 février 2006
Tableau
reçu de Gélinotte
j’ai vu cet homme, courbé, tremblant
attaché par un rythme infernal à son marteau piqueur.
Ne ris pas, tu le connais cet homme,
il s’appelle Rachid, Mohamed, Ben... quelque chose,
ton voisin de palier, celui qui a la peau brune.
Celui à qui on a tout pris :
son passé colonisé, son présent immigré,
son futur sans espoir.
Celui qu’on a parqué dans des banlieues livides
et qui s’est laissé prendre.
La misère, chez lui, la misère sordide
l’a jeté dans les bras du monde occidental.
lourd est son dos et lourde est sa couleur.
Pas facile à porter, arabe, beur,
ferme ta gueule,
tiens le (...)

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vendredi 24 février 2006
par Jacques Migaud
Il faut tuer la haine....
Hommage au poème de J. Dornac : "Pour que fleurisse la vie...."
De la guerre à la paix légère est la frontière
De l’amour à la haine où donc est la lisière.
La guerre aime la haine, y trouve son terreau
Quand l’amour et la paix sont le gant et la peau.
Pourquoi donc les amants qui s’aimaient le matin
Tuent l’amour le soir comme d’odieux assassins.
Souvent c’est par les mots que grandissent les maux,
Qu’ils soient dits ou écrits, ils sont parfois l’étau,
Qui mord les sentiments et saigne l’âme à blanc
Aussi sûre que la balle qui vous perce le flanc.
Et puis il y a les hommes, jaloux et mécréants
Qui n’aiment du bonheur, que celui des romans.
Ils usent de (...)

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vendredi 24 février 2006
par Jean Dornac
Non-violence... Pour que fleurisse la vie...
À tous les amoureux de la vie, de la paix, de la fraternité et de l’entente entre individus comme entre peuples. À tous ceux qui, depuis l’origine de la vie, ont tout sacrifié pour repousser toute violence ; aux combattants de la non-violence...
Comment s’imaginer vivre et mourir sans elle ?
C’est assez pour penser lorsque l’on est rebelle,
Que sans elle on n’est rien, qu’elle est notre nature,
Que l’humain est un chien, rien d’autre que brisure...
Cela revient à dire aux enfants de tout temps,
Que l’on soit plèbe ou sire, athée ou bien croyant,
Qu’en dépit des douleurs, ou sous les coups de (...)

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jeudi 23 février 2006
par Jacques Migaud
Justice injuste.
Serions nous le pays des barreaux fer forgés
Des prisons insalubres, cellules surpeuplées
Bien sûr ceux qui y vivent ou plutôt y survivent
Ne sont guère blancs bleus puisqu’ils y sont présents.
Délinquants, violeurs, voleurs ou assassins
Ils doivent payer leur dette quelque soit leurs larcins
Mais doit-on pour cela les traiter pire que bêtes
Certains préfèrent la mort leur ultime requête
Les juges ont dit vingt ans, une peine incompressible
Sauf pour mourir libre, c’est devenu possible
Les élus ont voté cette loi un peu humaine
Mais qu’en font donc les juges de cette loi souveraine
Elle est (...)

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mardi 21 février 2006
par Jacques Migaud
Mais c’est quoi cette justice ?
L’Italie, c’est Rome, Naples et puis encore Venise
Roméo et Juliette, les belles histoires d’amour
Non ce n’est plus tout ça, la botte semble en crise
Leurs juges deviennent fous jusqu’à la haute cour.
Quand cinq vieux juges en cour de cassation
Relaxent un délinquant menteur et violeur
Sous prétextes que la dame portant un pantalon
Aurait de fait aidé l’action de l’agresseur.
Mesdames en Italie le d’jean est interdit
Ou si vous êtes violée vous l’aurez mérité
Les juges absoudraient-ils les pires des bandits ?
Ils prétendent même qu’un viol peut aussi s’excuser.
Un adulte pédophile forçant une (...)

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dimanche 19 février 2006
par Jacques Migaud
CNE, CPE, l’Elysée c’est pour moi
En réfléchissant bien le monsieur de Villepin
Se dit peut être en vers, je le tiens mon destin.
Il me faut plein d’euros pour gagner l’Élysée,
Et comme dis le jacquot, cherche ceux qui ont le blé.
L’oseille c’est au MEDEF que je peux la trouver,
Je dois faire ce qu’ils veulent pour mieux les contenter.
J’vais leur faire des contrats, ils me diront merci,
Un CNE par là, un CPE par ci.
Et puis pour les chômeurs, pas besoin de karcher,
Il faut qu’l’ANPE les rayes par liste entière.
Comme dit la Parisot, plus de code du travail,
En mai je le supprime et j’assure mon bail.
En plus comme le chômage va (...)

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dimanche 19 février 2006
L’appel du joueur de flute
Je ne sais lequel de vous deux lira le premier ce mot ...
Par Luc Comeau Montasse
J’ignore également vers qui je préfèrerais que cela soit ...
Toi Maman ?
Je vois déjà les larmes déborder tes yeux
Toi Papa ?
C’est alors la colère qui doit déformer l’ensemble des lignes de ton visage !
Un peu partout autour de vous les cris et les lamentations vont naître
si ce n’est pas déjà le cas.
Oui nous avons décidé de partir, c’est à dire de sortir.
Bien sur vous allez tous penser à une folie collective de vos enfants,
Peut-être voyez-vous là une action suicidaire, analogue à celles qui se produisaient « de (...)

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jeudi 16 février 2006
par Jacques Migaud
L’Amérique devient grotesque.
Ecrit en réponse à l’article : "Bové interdit aux USA de Buch" et transferé en Poème pour altermonde par mes soins - Jean Ruhlmann
Ah mon pauvre José, serais tu terroriste
Pour te faire refouler par les américains
A moins que tu figures en rouge sur une liste
Que Bush aurait fournie à ses hommes de main
Peut-être ta moustache est un peu trop gauloise
Pour le cow-boy texan qui craint fort que tu croises
Ceux qui chez lui dénoncent ses méthodes guerrières
Ou bien des opposants aux recettes financières.
Eh oui pauvre José, touche pas à leur pognon
Qu’il s’agisse d’OGM ou du fric de la guerre
Toi qui défends sans failles les pauvres de la terre
Tu n’es pas bienvenu dans leur monde de félons.
Peu importe mon ami rentre donc à (...)

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mardi 14 février 2006
Trois mots
J’ai tenu à fêter la Saint Valentin... Mais, pas la fête commerciale qu’elle est devenue ; pas comme une fête de "macho", ce qu’elle est trop souvent. Non, simplement être heureux que des femmes et des hommes se rencontrent toujours, puis s’aiment... même si, parfois, l’échec est au bout avec son lot de douleurs insupportables.
Sans amour pourtant, que resterait-il de nous ?... Pour cette fête, Jacques nous offre ce très beau poème...
Jean Dornac
Trois mots
Veux tu que je t’écrive un poème de trois mots,
Juste pour toi mon amour, un mot, deux mots, trois mots.
Te dire qui je suis, qui tu es, qui (...)

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vendredi 10 février 2006
par Jean Dornac
Comme un goût de cynisme...
Le noble Galouzeau de Villepin, du haut de sa splendeur, icône d’un monde dépassé, celui des profiteurs, qui par un triste hasard nous revient, terrasse le droit des travailleurs... D’autres comme Sarkozy, ricanent de bonheur, en vue de leur futur pouvoir, que le peuple déjà, soit enchaîné...
Mais tient-on longtemps en laisse un peuple baigné par les révolutions ? Laissons-les rêver, eux qui, dans mon poème, incarnent ce malfaisant pouvoir, eux qui, sans vouloir le reconnaître, arment si puissamment nos esprits pour la révolte.
Saurons-nous faire autrement que d’user de violence ? De cela, je le crois, (...)

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jeudi 9 février 2006
par Jacques Migaud
Je traverse les allées du marché, et je la vois....
Je traverse les allées du marché, et je la vois....
Deux paniers dans les mains
Du marché elle revient
Lui marche trois pas derrière
Matant d’autres derrières
J’ai envie de lui dire
Je n’ose, je vais l’écrire.... Toi aussi tu as :
Le droit de revivre.
Quand je te vois les bras, chargés de victuailles
Harassée sans porteur et ployant sous la charge,
Laisse moi, je vais t’aider avant que tu défailles
Car tu n’es pas Causette œuvrant de long en large.
Quel est donc le bourreau qui te fait tant trimer ?
Serait-il de la race des infâmes Tenardiers,
A moins qu’il ne s’agisse d’un vil aventurier.
Ne (...)

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mardi 7 février 2006
par Jean Dornac
J’étais en prison...
A tous ceux que l’on enferme en prison, coupabes ou innocents ; ils ne sont pas des bêtes d’abattoirs. Quelle est donc cette Justice qui ne sait que se venger ? ...
Pour mieux parer aux peurs, garder leurs patrimoines,
Nos fins législateurs, imitant les saints moines,
Ont créé des cachots fermés à double tour.
Qu’il fasse froid ou beau, c’est brûlant comme un four.
Ils pouvaient pardonner, soigner les prévenus...
Seul punir est aisé au cœur des parvenus.
Le voleur, l’assassin, valant bien moins qu’un rat,
Ils leur cassent les reins dans leurs cages à judas...
Ils tiennent au châtiment, infligé (...)

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dimanche 5 février 2006
par Jacques Migaud
Pauvre France, ta justice devient de pire en pire
Comment décrire en quelques lignes une si lourde histoire, comment entendre ces confidences parfois mêmes corporatistes faites devant la commission de l’assemblée nationale sans penser que bons nombres d’innocents vivent peut-être les mêmes affres dans les geôles de la république. Y aura-t-il une ou des solutions qui viendront rendre plus équitable notre justice, l’espoir fait vivre mais la confiance manque. Les échéances électorales sont sûrement plus préoccupantes pour nos politiques que l’avenir des acquittés d’Outreau ou le devenir des innocents qui crient leurs innocences du fond de leurs cellules. (...)

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samedi 4 février 2006
par Jacques Migaud
Casting géant à Ploërmel.
Qui n’a pas en mémoire le mystérieux slogan
« Souriez vous êtes filmé », par derrière par devant.
Les potentats locaux, en mal de sensations,
A Ploërmel on fait un Loft nouvelle version.
Encore mieux que Spielberg, c’est en terre celtique
Qu’ils installent leur studio cinématographique.
Grands moyens, nouveaux genres, mais aucun scénario,
Juste quelques gogos filmés incognito.
Que de scènes croustillantes pour voir à la veillée,
Celle de madame Grenouille qui à la nuit tombée
En capotes anglaises vient s’approvisionner
Pour protéger le vit de monsieur le curé.
C’est encore ce notable sous son (...)

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vendredi 3 février 2006
par Jacques Migaud
Sexisme
Jacques voulait ajouter ce poème dans les réactions au mien (intitulé Femmes...), publié hier. Mais je le trouve tellement beau, tellement fort, que je lui ai demandé l’autorisation de le publier afin que vous soyez plus nombreux à en bénéficier. Il a accepté...
Jean Dornac
Je lisais ce dimanche sous une grande signature
Une chronique du temps parlant d’homo phobie.
Le sexisme prendrait place, parmi les interdits
Sexisme condamné en bout de procédure.
J’vais préparer mon sac pour aller en prison,
Cette fois, j’vais récolter une vraie condamnation.
La femme ne sera, jamais l’égale de l’homme
Propos (...)

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jeudi 2 février 2006
par Jean Dornac
Femmes...
Pour toutes les femmes ; pout toutes celles d’aujourd’hui, d’hier et de demain...
Femmes brisées, salies, abîmées par les hommes,
Femmes objets de plaisir, pauvres bêtes de somme,
Femmes trop incomprises, esclave des sadiques,
Femmes vite accusées de n’être qu’impudiques...
Oh femmes, pourrez-vous pardonner à ces hommes,
De n’avoir pas compris le poids de votre essence ?
De n’avoir pas compris votre beauté en somme ?
De n’avoir pas compris qu’ils ne sont que nuisance ?
Sous le rude symbole du pouvoir de nos pères,
Ils ont fermé vos bouches et vous ont mutilées !
Vous n’êtes que denrées, à vil prix (...)

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mercredi 1er février 2006
par Jacques Migaud
Dégelés royales.
Je crois profondément à la militance par la poésie. Nos grands ancêtres, en la matière, nous ont montré la voie. Faut-il rappeler Victor Hugo, Lamartine et tant d’autres, même s’ils sont inatteignables ?
C’est avec joie que j’accueille Jacques Migaud dans l’équipe d’altermonde.
Jean Dornac
Maya, ton pollen pue, ou donc as-tu été,
Sur quelle fleur pourrie, as-tu donc butiné ?
Va me jeter tout ça en dehors de la ruche,
Tu veux tuer la reine, mon dieu que tu es cruche.
Je ne suis point coupable, j’ai butiné les fleurs
Près du champ de maïs, c’est vrai que leurs senteurs
Etaient un peu bizarres, j’en (...)

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samedi 28 janvier 2006
par Jean Dornac
Abîme et ténèbres...
Dire les souffrances des peuples exploités, des êtres brisés, sous forme de poème, est un acte de résistance indéniable. Ce n’est que l’une des formes de notre combat, mais elle manquerait si elle n’existait pas...
* * *
Qu’est donc un poème, sinon le ressenti d’une âme ? Nul ne sait vraiment s’il est poète lui-même, seul le lecteur le dira, loin des Académies, des élites et des experts... Certains, pourtant, trouveront beaux ces textes portés par les sentiments profonds de ceux qui les écrivent. D’autres détesteront la forme ou le fond, la forme et le fond, parfois... C’est ainsi ; c’est la diversité de la (...)

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mardi 24 janvier 2006
par Jean Dornac
Conte de la « peau-lisse »
Lorsqu’on ne peut s’exprimer sans se trouver en danger, on peut toujours raconter des contes... Quant au prix à payer par l’impertinent, c’est une tout autre histoire...
* * *
Un ministre agité, un petit prédateur,
Pour se faire valoir, inventa la peau-lisse.
Et sur un ton hautain, face « au peuple menteur »,
Il imposa la dame au parfum de réglisse.
Va, tendre peau-lisse, partout tu es chez toi !
Et moi qui t’aie créée, je dis : « Tu es le droit ! »
La racaille des lieux, tu dois la nettoyer ;
Au nom de mon pouvoir, tu devras la briser !
Cette dame ravie partit sur les trottoirs.
Mais le peuple (...)

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samedi 21 janvier 2006
par Marine
L’ESPOIR RECOMPENSE
Pour ouvrir cette journée, commençons par la beauté, la tendresse et l’espérance... Oui, un nouveau monde est possible, puisse la poésie être sa plus belle fleur...
Jean Dornac
par Marine
Dans l’enchanteresse lignée
D’écrits récemment publiés,
La preuve, vais oser apporter
D’un espoir bien récompensé.
Pour trouver l’amour partagé,
Combien de chemins à croiser
Et de traverses à emprunter,
L’espoir en écharpe porté.
De décennies en décennies,
Oh que oui, j’ai perdu ma vie !
Dans des amours infinies
Qui n’ont jamais aboutis.
Parfois grand fut le désespoir,
Surtout quand survenait le soir ;
De terreaux (...)

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vendredi 20 janvier 2006
"Résistance" de M.Darwish
Adaptés de l’arabe par Marcel Charbonnier
le 3 décembre 1997
(publiés sur le site : www.countrylink.com )
A propos de résistance
Si l’olivier se souvenait de celui qui l’a planté
Alors, l’huile serait larmes !
Ah, sagesse de nos anciens,
Puissions-nous te faire de notre chair un bouclier !
Hélas, la plaine du vent
Ne donne pas de récolte aux esclaves du vent !
Nous extirperons
Les épines et les peines... avec nos propres paupières.
Jusqu’à quand porterons-nous le fardeau de notre honte et notre croix
Cependant que la planète tourne... ?
De l’olivier nous demeurerons la verdure,
Et nous formerons (...)

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jeudi 19 janvier 2006
"Réagir" de M. Darwish
Adaptés de l’arabe par Marcel Charbonnier
le 3 décembre 1997
(publiés sur le site : www.countrylink.com )
Réagir !
Ô, ma Patrie ! Le fer de mes chaînes m’enseigne
La violence des aigles et la délicatesse de l’optimisme !
J’ignorais qu’une tempête et un festival de cascades
Verraient le jour sous notre peau.
Ils ont obscurci ma cellule :
Le soleil de mille flambeaux a illuminé mon âme...
Ils ont inscrit le numéro de ma carte sur les murs :
Un champ d’épis ondoyants s’est mis à y croître...
Ils ont dessiné sur les murs le portrait de mon assassin mais
Les ombres de cheveux nattés en ont effacé les (...)

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dimanche 15 janvier 2006
par Jean Dornac
Deux vies ôtées
En hommage aux deux enfants tués au cours du Paris-Dakar 2006
Deux vies, des petits, des innocents, à la peau noire ont payé le prix...
Le prix de la bêtise ; le prix de l’orgueil des riches et des anciens colons...
Deux vies si précieuses sont perdues ; elles n’égayeront plus le monde...
Leurs regards ne se poseront plus sur l’inconnu...
Et le monde est plus pauvre du manque de leurs vies...
Deux vies, rien que de pauvres esclaves, d’un continent maudit,
Ont été fauchées par les machines des hommes blancs, ces fous motorisés,
Qui se croient importants par le vrombissement des moteurs ;
Qui se (...)

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mercredi 11 janvier 2006
par Patrick Mignard
Après la bataille
Sarko, petit ministre au sourire si faux,
Suivi des CRS qu’il place au plus haut,
Pour sa démagogie et sa petite taille
Parcourait la banlieue le soir d’une bataille. La rue incendiée sur qui tombait la nuit
Il lui sembla, dans l’ombre, entendre un faible bruit.
C’était une « racaille » des bandes en déroute, Qui se traînait blessée au milieu de la route. Râlant, brisée, livide et morte plus qu’à moitié,
Et qui disait - « Nique ta mère, les flics et même la société ».
Sarko congestionné tendit aux CRS
La matraque pendue qu’il avait sur les fesses
Et dit - « Tiens, donne un coup à cette sale peste (...)

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mercredi 4 janvier 2006
Poème de Raja Chemayel
La poésie n’a pas de frontière et touche les coeurs sensibles, même lorsque son sujet est politique ou tragique...
Jean Dornac
par Raja Chemayel, le 30 décembre 2005
rggh@jkki.us
Que nous apportera 2006 ?
Du pétrole moins cher,
Pompé dans quelques démocraties-minute
D’importation, pas chères ?
Allons-nous finir par ressembler à ceci :
« rien que la démocratie »
ou plus simplement à cette
Démocratie sur le Nil,
Ou à cette autre, sur les collines
D’Amman ??
Ou à celle d’Ahmed Chalabi ??
Et pourquoi pas une
Démocratie style Taliban ??
Nos voiles tomberont-ils
Pour dévoiler ce que nous savions déjà tous,
Ou (...)

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mardi 20 décembre 2005
par Marilza de Melo Foucher
L’obstination de l‘utopie
Aucun chemin ne sera inaccessible aux utopistes.
Remplis ta valise de désirs infinis
De rêves partagés
Ils deviendront réalité
En additionnant les rêves, affronte les défis
Pour y arriver,
Tu passeras par de nombreux chemins,
Tu trébucheras sur bon nombre de pierres,
Car le jour n’est pas seulement fait de soleil...
Tu rencontreras d’abruptes chemins
Le terrain certainement sera aride.
Tu traverseras le désert...
Entre-temps, sur les chemins de pierres,
De bonnes surprises t’attendent
De l’aridité de la terre naissent de magnifiques cactus...
La brise de l’aurore vient toujours caresser (...)

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mardi 8 novembre 2005
par Patrick Mignard
L’expiation
Ca brûlait. La banlieue enfumée n’était pas à la fête,
Pour la première fois Sarko baissait la tête.
Il était arrivé pour causer crânement
Il laisse maintenant Aulnay- sous -Bois fumant
Ca brûlait. Les jeunes des banlieues fondaient en avalanches
Face à des CRS suppléant les Pervenches
Ne reconnaissant plus ni valeurs ni drapeau
Ni cette République aujourd’hui en lambeaux.
On ne distinguait plus de la ville le centre.
Ca brûlait. Tout avait la couleur de la cendre.
Pour de vaines promesses tant de fois répétées
Des jeunes désabusés les plombs avaient pété.
Par dizaines et centaines, ils s’en (...)

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lundi 29 mars 2004
par Patrick Mignard
La légende de Chiraquie
LA CONSCIENCE... « apolitique »
Lorsque se retrouvant affalé sur ses fesses,
Enchevêtré, lié par ses vaines promesses,
Chirac se fut enfui de devant Sarkosy
Il se trouva soudain atrocement saisi
Au bas de l’escalier, de l’Hotel Matignon
Son chef de cabinet qui tenait son veston :
« Réveilles-toi Jacquot, les élections approchent »
Celui-ci assommé, les yeux bordés de poches,
Dirigea son regard vers le sommet des toits,
Et aperçu un œil tel celui d’un putois,
Qui semblait le fixer dans l’ombre, méchamment.
« C’est encore Sarko » hurla-t-il tout tremblant
Il manda son valet, ravala sa nausée
Et se (...)

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jeudi 5 février 2004
par Andy Lalba
La Vie Est Formidable
Deux mille quatre est là . Léger, imperturbable,
Le Monde n’est qu’Amour. Jeune et insouciant,
Les cheveux dans le vent, et son oeil pétillant
Il reste à contempler l’écume sur le sable !
Pour lui le Paradis ne tient pas de la fable ;
Pas plus qu’il ne tiendrait de quelconque expédient !
Ce n’est qu’un fait acquis : Phénomène amplifiant
Quand vous réalisez combien il est palpable !
Lorsqu’au jour périssant il pose son cartable
Il n’a pas à subir le gaz asphyxiant,
Le bruit, la puanteur et les inconvénients
Des gens civilisés. Ici, l’eau est potable !
S’en faire pour demain serait chose (...)

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dimanche 25 janvier 2004
par Edith Hélias
L’Arbre de Vie et d’Amour
Je suis seule face à ma vie de richesse et d’amour au soleil de l’automne, ce silence est bienfaisant pour moi. J’aime ce calme doux de cette nature dorée par les feuilles aux teintes multicolores que mon fauteuil écrase quand je me promène sur ce tapis de mousse si soyeux.
Journée de repos pour cette existence aux rêves romantiques où mes amis tiennent une place si particulière. Ils sont le refrain de mes songes, le moteur de ma vie. La vraie étoile est si fragile au milieu d’une galaxie. J’apprécie notre complicité car elle est source d’une riche émotion et caresse mon coeur par une eau limpide de (...)

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dimanche 28 décembre 2003
par Marilza de Melo Foucher
Fin d’année
Toujours en fin d’année, d’étranges sensations m’envahissent
Je ressens inquiétude, tristesse, espérance, joie, nostalgie
Un singulier mélange d’émotions.
J’ai presque cette manie d’auditeur de faire le bilan
Le bilan de ce monde dans lequel je vis, un bilan de vie
Pesant les points négatifs et les points positifs,
Surgit alors cette question de savoir si l’impossible est la loi du miracle,
Et si la foi transporte réellement des montagnes...
Et moi, que fais-je de mon existentiel ?
Qu’emporterai-je dans mon bagage de vie en 2004 ?
Certainement, j’emporterai cette obsession des êtres utopiques, (...)

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dimanche 28 décembre 2003
par Edith Hélias
A toi mon Ange
A toi mon Ange
La vie nous prend des êtres chers
Pour combler le ciel d’étoiles éternelles
Afin d’épouser l’univers clair
De nos pensées les plus belles.
La voûte Céleste nous anime le coeur
De nos songes tristes et demeurent
En nos âmes en douceur
Pour se recueillir avec ferveur.
Sur le chemin des astres, je suis là
Et je t’aime comme une amie sage
Qui connaît ta peine et t’embrasse
Pour t’aider dans cette vague.
Je t’aide de mon mieux par ma force
Et je te donne un bouquet d’amitié en or
Qui va t’encourager pour aller au port
De la guérison de tes sentiments (...)

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samedi 27 décembre 2003
par Marilza de Melo Foucher
Les statuts de l’Homme
Thiago de Mello, l’auteur, est un ancien diplomate et poète connu en Amérique latine. Il a été un grand ami de Pablo Neruda, diplomate, lui aussi. Dans les années 50/60 la diplomatie en Amérique latine a été exercée par des poètes et grands écrivains...
Je pense que Thiago sera content de voir d’autres utopiques comme lui engagé dans la construction d’un nouveau monde.
Marilza
Article 1er. Il est décrété que maintenant la vérité a de la valeur, que maintenant la vie a de la valeur et que, en nous donnant les mains nous travaillerons tous pour la vraie vie.
Article 2. Il est décrété que tous les jours de la (...)

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mercredi 19 novembre 2003
par Edith Hélias
La poète de Dieu
Je suis là et j’écris pour toi mon Dieu
Je t’aime plus que ma vie mon Dieu.
Tu me rends le sourire avec ton ciel bleu
Et ton soleil brillant sur les blés silencieux.
Malgré le silence de cette nuit si calme
Je te sens au plus profond de mon âme.
Mon être se réjouit de cette larme
Qui coule sur ma joue avec une telle flamme.
Je crois en Toi, tu es l’Amour divin.
Tu es l’Unique, le Glorieux dans la nuée sans fin,
De la beauté d’une nature dont tu as fait le dessin.
Le voile se déchire et tu apparais en rêve séraphin.
La colombe me transforme en une fée de paix,
Pour aimer les êtres sans (...)

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vendredi 14 novembre 2003
par Edith Hélias
Ma lumière d’espérance
Poème d’Edith HELIAS, un auteur sans doute trop discret puisque je ne peux pas vous en dire plus à l’heure actuelle... Je ne désespère pas que cela viendra...
A la veillée une larme coulait sur ma joue,
Douce et amère comme une belle source
D’où jaillissent les aubes majestueuses du jour.
Je frémis en pensant aux joies enfouis dans la cour
Où la lumière touche une embellie d’automne,
Telle la caresse du vent sur mon amitié en partance
Je sens une douleur sourde sur mon corps.
Qui me fait songer au temps effeuillé sur les racines du temps !
Cette épreuve est un souvenir cuisant dans des instants (...)

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