Une semaine à Tokyo : l’itinéraire idéal pour une première découverte
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Shibuya, Shinjuku, Kamakura, Skytree… J’ai testé cet itinéraire en mars 2026 et je vous raconte tout.
Tokyo, c’est la ville qui ne dort jamais — et pourtant, elle est étonnamment organisée. On débarque dans une mégalopole de 14 millions d’habitants, avec ses rues lumineuses, ses trains à l’heure à la seconde près, et ses quartiers qui changent radicalement de visage d’une station de métro à l’autre. En une semaine, j’ai essayé d’en voir le maximum sans courir : des ruelles d’Asakusa aux gratte-ciels de Shinjuku, en passant par la baie de Kamakura et les cerisiers en fleurs du parc Ueno.
Voici l’itinéraire complet pour un séjour équilibré entre culture, gastronomie et pop culture.
Où loger : l’option ryokan
Pour tout le séjour, j’ai choisi un ryokan — une auberge traditionnelle japonaise. Le mien s’appelle Kisoba, et c’est une vraie pépite : magnifiquement décoré, très bien équipé, avec un personnel accueillant et une atmosphère paisible qui contraste parfaitement avec l’énergie de la ville. L’hébergement est un peu loin du centre (du côté de la Skytree), mais le prix reste très intéressant à 55 €/nuit et la localisation est pratique pour explorer Asakusa à pied.
Mon conseil : oubliez les VTC à Tokyo, ils sont hors de prix. Le métro est de loin le moyen le plus efficace et économique pour se déplacer.
Jour 1 — Arrivée et Shibuya (25 mars)
Arrivée en début d’après-midi, le temps de rejoindre le ryokan en transport en commun et de poser les sacs.
Pour le premier dîner, direction Uobei Shibuya Dogenzaka Store, un restaurant de sushis sur tapis délicieux où tout se commande via une tablette. Les prix sont très intéressants et l’expérience est ludique — parfait pour une première immersion.
S’il vous reste un peu de place, testez absolument les taiyaki : des gaufres fourrées en forme de poisson qu’on trouve un peu partout dans la ville.
Finir la soirée dans les rues de Shibuya, c’est le meilleur moyen de prendre la température de Tokyo. Le fameux carrefour, les néons, la foule en mouvement perpétuel — vous êtes officiellement arrivé.
Jour 2 — Nakano et Shinjuku (26 mars)
Matinée à Nakano : balade dans la rue couverte de Nakano Broadway, un passage célèbre pour ses boutiques improbables — mangas rares, figurines vintage, objets de collection. C’est un petit paradis pour les fans de culture pop japonaise, loin de l’agitation touristique.
Déjeuner au Ramen Minowaya Nakano Main Branch, qui propose des ramens délicieux avec un accueil toujours chaleureux.
Après-midi à Shinjuku : l’un des quartiers les plus dynamiques de Tokyo. Levez la tête pour apercevoir la tête de Godzilla qui surgit entre les gratte-ciels, et repérez les écrans géants où le fameux chat en 3D sort de la publicité. C’est typiquement Tokyo — entre tradition et futurisme assumé.
Pour les fans de Pokémon : un détour par le Pokémon Center Tokyo DX s’impose, à condition de ne pas avoir peur de la foule.
Jour 3 — Omotesando, sumo et geishas (27 mars)
Petit déjeuner à Omotesando, un quartier chic et élégant qui contraste totalement avec Shinjuku et Shibuya. Plus calme, plus raffiné, avec une architecture soignée.
Matinée shopping : si vous aimez les beaux vêtements japonais faits main, le dernier étage de la Tokyu Plaza Omotesando Harajuku devrait vous ravir — même si votre portefeuille souffrira un peu.
Déjeuner à Mo-Mo Paradise Shibuya Koendori pour un généreux et délicieux shabu shabu.
Après-midi découverte de la culture sumo à Koto City, avec la possibilité de tester votre force contre eux — une expérience aussi drôle qu’instructive.
Soirée à Minato City : dîner en petit comité avec spectacle et activités menées par des geishas. Les discussions avec elles sont très enrichissantes pour mesurer le fossé culturel qui peut exister entre l’Occident et le Japon. C’est une expérience que je recommande vivement.

Jour 4 — Omakase, sakuras et Omoide Yokocho (28 mars)
Déjeuner à Kagurazaka au fameux omakase 神楽坂 しん (Kagurazaka Shin). C’est tenu par une famille, et le chef est maître sushi depuis plus de 40 ans. Il prépare devant vos yeux des bouchées qui redéfinissent littéralement les standards des sushis. L’expérience est inoubliable — prévoyez de réserver en avance, c’est obligatoire.

Après-midi au parc Ueno à la découverte des sakuras (cerisiers en fleurs). Fin mars, c’est le pic de la floraison. Malgré la foule, l’ambiance reste paisible et sous contrôle, ce qui permet de vraiment profiter du moment. Les paysages sont magnifiques. Le zoo d’Ueno juste à côté mérite le détour, avec une entrée très modeste à environ 3,50 €.

Dîner à Omoide Yokocho (Memory Lane), dans le quartier de Shinjuku. Ces petites ruelles bordées de minuscules restaurants où la cuisine déborde presque dans la rue — c’est l’un des coins les plus authentiques de Tokyo. La nourriture y est délicieuse et l’ambiance incontournable.
Jour 5 — Excursion à Kamakura (29 mars)
Pause urbaine avec une journée à Kamakura, ancienne capitale shogunale située au bord de la mer, à environ 1h de Tokyo en train (ligne JR Yokosuka depuis Shinagawa).
Premier arrêt : le Kotoku-in pour voir le Grand Bouddha (Daibutsu), assis en plein air depuis le XIIIᵉ siècle. On peut même entrer à l’intérieur du Bouddha pour quelques centaines de yens — un moment assez surréaliste.
Enchaînez avec le temple Hase-dera juste à côté, qui offre une vue superbe sur la baie et un joli jardin d’hortensias.
Déjeuner sur Komachi-dori, la rue principale — street food, sashimi, glaces au matcha.
Après-midi à la bambouseraie du Hokoku-ji. Elle est plus petite que celle d’Arashiyama à Kyoto, mais bien plus calme, avec un salon de thé en plein milieu qui permet de s’installer et de prendre le temps. Retour à Tokyo en fin de journée.
Jour 6 — Asakusa, Akihabara et Skytree (30 mars)
Puisque le ryokan est déjà du côté de la Skytree, autant en profiter. Direction Asakusa à pied ou en quelques arrêts de métro.
Visite du Senso-ji tôt le matin pour éviter la foule — c’est le plus ancien temple de Tokyo, et l’atmosphère au lever du jour est magique. La rue Nakamise-dori qui y mène regorge de stands de street food traditionnelle : ningyo-yaki, senbei, melon pan.
Déjeuner tempura dans le quartier — Daikokuya Tempura est une institution centenaire qui vaut largement le détour.
Après-midi à Akihabara, le paradis de la pop culture japonaise : jeux vidéo, mangas, animes, arcades rétro. Les nostalgiques iront au Super Potato pour retrouver des consoles et jeux vintage.
En fin de journée, montée à la Tokyo Skytree au coucher du soleil pour une vue à 360° sur la mégalopole. C’est à deux pas du ryokan, pratique pour rentrer ensuite.
Jour 7 — teamLab ou Toyosu (31 mars)
Le programme du dernier jour dépend de l’heure du vol retour :
- teamLab Planets à Toyosu si vous aimez les expériences immersives — art numérique, installations interactives, un vrai choc sensoriel. Réservez bien en avance, c’est pris d’assaut.
- Le marché de Toyosu (successeur du célèbre Tsukiji) pour un petit-déjeuner sushis frais, façon dernière folie.
Pour un dernier repas avant l’aéroport, le marché extérieur de Tsukiji (resté en place même après le déménagement) est parfait pour picorer : omelettes japonaises, oursins, brochettes de wagyu.
Mon itinéraire en un coup d’œil
| Jour | Quartier / Étape | Temps fort |
|---|---|---|
| 1 | Shibuya | Sushis tournants, néons |
| 2 | Nakano + Shinjuku | Godzilla, ramens, Pokémon |
| 3 | Omotesando + Minato | Shabu shabu, sumo, geishas |
| 4 | Kagurazaka + Ueno | Omakase, sakuras |
| 5 | Kamakura | Grand Bouddha, bambouseraie |
| 6 | Asakusa + Akihabara | Senso-ji, Skytree |
| 7 | Toyosu / Tsukiji | Sushis frais, teamLab |
Une semaine à Tokyo, c’est court mais suffisant pour en prendre plein les yeux. La ville est un mélange fascinant de tradition et de modernité extrême, où chaque quartier a sa propre identité. Entre les temples millénaires, les omakases d’exception, les arcades rétro et les cerisiers en fleurs, c’est un voyage qui marque durablement.
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Questions fréquentes — Une semaine à Tokyo
Combien de jours prévoir à Tokyo ?
Une semaine est un bon compromis pour voir les incontournables sans courir. Si vous avez plus de temps, ajoutez Kyoto ou Osaka pour compléter le tableau.
Comment se déplacer dans Tokyo ?
Le métro, sans hésiter. Prenez une carte Suica ou Pasmo à l'arrivée — rechargeable et utilisable dans tous les transports. Les VTC sont hors de prix.
Quelle est la meilleure période ?
Fin mars à début avril pour les cerisiers en fleurs (mais c'est aussi la période la plus fréquentée). Octobre-novembre pour les feuillages d'automne et un climat plus doux. Évitez juin-juillet qui sont humides.
Faut-il réserver les restaurants en avance ?
Pour les omakases haut de gamme comme Kagurazaka Shin, oui, c'est obligatoire et parfois plusieurs semaines à l'avance. Pour le reste, c'est plus flexible, mais les bons spots se remplissent vite le soir.
Parle-t-on anglais à Tokyo ?
Un peu, mais pas beaucoup. Les restaurants ont souvent des menus en anglais ou avec des photos. Google Translate en mode caméra est votre meilleur allié pour déchiffrer les kanjis.
