Fondue, raclette et chocolat : la gastronomie suisse entre montagne et excellence
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La cuisine suisse est à l’image du pays : diverse, précise et réconfortante. Quatre langues nationales signifient quatre traditions culinaires qui se croisent et s’enrichissent. La Suisse romande apporte la fondue et la raclette, la Suisse alémanique les rösti et les Zürcher Geschnetzeltes, le Tessin le risotto et la polenta, les Grisons la viande séchée et la Nusstorte. Et au-dessus de tout, le chocolat — l’ambassadeur le plus universel de la Suisse.
La fondue et la raclette : rituels de montagne
La fondue est bien plus qu’un plat — c’est un rituel social. Le caquelon en fonte ou en céramique trône au centre de la table, le mélange de fromages (Gruyère et Vacherin fribourgeois pour la fondue moitié-moitié, Gruyère seul pour la fondue au Gruyère) fond doucement avec un soupçon de vin blanc et de kirsch, et chacun trempe son morceau de pain au bout d’une longue fourchette. La règle : celui qui perd son pain dans le caquelon paie la prochaine bouteille.
La raclette, originaire du Valais, est l’autre grand classique fromager. Traditionnellement, une demi-meule est exposée au feu et la partie fondante est raclée directement dans l’assiette, accompagnée de pommes de terre, cornichons et oignons au vinaigre. Les puristes insistent sur le fromage à raclette du Valais AOP, et le débat entre raclette au feu de bois et raclette électrique peut diviser une tablée aussi sûrement que la politique. Pour un digital nomad en Suisse hivernale, une soirée raclette entre amis est le bonheur absolu.
Le chocolat suisse : une religion nationale
La Suisse consomme plus de chocolat par habitant que n’importe quel autre pays au monde — environ 10 kg par personne et par an. Et ce n’est pas n’importe quel chocolat. Les maîtres chocolatiers suisses — Lindt, Sprüngli, Cailler, Läderach, Teuscher — ont inventé le conchage (qui donne au chocolat sa texture lisse), le chocolat au lait et le chocolat fourré. La visite de la Maison Cailler à Broc (canton de Fribourg) ou de la chocolaterie Lindt à Kilchberg (près de Zurich) est un pèlerinage obligatoire.
Au-delà des géants, la Suisse regorge de petits artisans chocolatiers qui produisent des merveilles. Les truffes de Sprüngli à Zurich, les pavés de Genève chez Auer, les créations de Durig à Lausanne : chaque ville a ses adresses secrètes. Et les Suisses ne se contentent pas de manger du chocolat — ils en boivent. Le chocolat chaud suisse, épais et crémeux, servi dans les cafés de montagne après une journée de ski ou de randonnée, est une expérience transcendante.