ABU GHRAIB

lundi 20 février 2006
par  Franca Maï
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...Ce sont les livres d’Histoire qui inventent cela pour faire peur aux enfants. L’homme n’est pas un animal, il possède un cerveau pour penser et un coeur pour aimer. Ce n’est pas lui qui tend un entonnoir dans la bouche des prisonniers avec un tuyau et qui leur tape dessus en défonçant des crânes, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ce n’est pas lui. Ce ne sont pas ses mains. Ce n’est pas lui qui torture à l’électricité et viole des adolescentes dans des villages d’harmonie. Ce n’est pas lui qui place des grenades dans le ventre ouvert des femmes pour qu’elles explosent en feux follets. Ce n’est pas lui, ce ne sont pas ses mains. Ce ne sont que des menteries. Et si mon corps tremble, c’est l’excitation. Je sais que je vais m’en sortir...

extrait Jean-Pôl & la môme caoutchouc.

- A quoi pensaient les soldats Américains dans la prison irakienne d’Abu Ghraib, lorsqu’ils torturaient et humiliaient leurs prisonniers ?

Ils riaient à gorge déployée en lançant des paris et en insultant des humains transformés en bestiaux.

- Etaient-ils bourrés, sous cocaïne, en montée d’adrénaline ?

- Se sentaient-ils pousser des ailes face à cette émulation collective tacitement orchestrée par leurs supérieurs et leur Président ?

- Se masturbaient-ils après ?

- Croyaient-ils pouvoir occulter impunément leurs horreurs, leurs ravages, leus sévices et leurs miroirs tendus comme l’usage le veut pour un mauvais film ?

Ils ont pris la mesure de leur cruauté, de leur sadisme et ils ont percuté la hideur incarnée. Cette révélation leur est implacablement fatale.

Il y a toujours un moment où le silence de la nuit pèse sur les épaules. Le silence qui rend fou. Tôt ou tard, il happe dans ses filets asphyxiants.

Les tortionnaires ne vivent jamais en paix et c’est le prix qu’ils paient jusqu’à leur mort.

C’est au détour d’un sourire ou d’une réunion de famille que leurs « oeuvres militaires héroïques » leur remontent à la gorge. Obsédantes et impitoyables. Toujours lorsqu’ils s’y attendent le moins.

Et ce jour-là, ils ne sont déjà plus vivants. Avec ou sans médailles.

Les victimes, elles, savent aimer et c’est cette force qui les sauve lorsqu’elles en réchappent.

par franca maï

http://www.francamai.net/francaMai.htm


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