Les larmes de Aung San Suu Kyi, hier à Rangoon

lundi 24 septembre 2007
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Le Myannar : ex-Birmanie. Yangon, ex-Rangoon : ex-capitale de ce pays que nous avons au coeur.

Depuis plusieurs jours, on suit avec une émotion croissante les manifestations de bonzes bouddhistes contre la vie chère, qui osent défier la junte corrompue de Birmanie, laquelle a mis son peuple en esclavage (avec l’aide intéressée de quelques capitalistes français).

Que devient Aung San Suu Kyi, 62 ans, placée en résidence surveillée depuis tant d’années ?

Hier samedi, en écrivant sur Charles Piaget, j’écoutais le coeur serré la radio qui annonçait qu’un défilé de bonzes, fait inouï, a pu s’approcher sans être réprimé du domicile de la célèbre prix Nobel de la Paix à Rangoun.

C’est alors que Aung San Suu Kyi a pu sortir en compagnie de deux femmes pour saluer les bonzes manifestants. Scène incroyable. Il pleuvait. « Elle s’est mise à pleurer en saluant respectueusement les bonzes dont plusieurs ont éclaté aussi en sanglots. » (les journaux de ce dimanche matin.)

La presse souligne également que pour la première fois depuis leur mouvement de manifestations, les bonzes ont appelé la population à les rejoindre. Que va-t-il advenir maintenant ?

Des massacres ou bien une révolution ?

Rien ?

Voici venir une insurrection non-violente qui se réclame des idéaux démocratiques. C’est une cause qui laisse généralement insensible les dirigeants occidentaux (qu’ils soient de droite ou hélas de gauche, qui seuls s’intéressent aux terroristes et aux mafieux, prescripteurs ordinaires de marchés d’armes et de surveillance, exhausteurs de croissance financière).

Mais cette semaine qui vient, nul ne pourra rester indifférent à la Birmanie.


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