Citoyenneté toulousaine et parisienne

lundi 10 septembre 2007
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Contribution aux débats pour le prochain Conseil Municipal de Toulouse suivi d’un communiqué de la fédération DAL :

par Frédéric FONT
collectif citoyen du Volvestre.

Les SDF polluent nos espaces publics !

C’est déjà le sens du communiqué municipal diffusé aux Toulousains en début d’année à propos du mouvement des Don Quichotte.

Alors que par l’action citoyenne qu’ils ont mené, des Sans Domicile Fixe
ont tenté en vain de nous poser la question de la place de l’ humain dans la cité, la municipalité n’ a pas rempli ses engagements vis à vis d’une
population cumulant des difficultés sociales et parfois sanitaires. C’est
contraint par la justice que le maire et son adjointe ont dû trouver des
solutions de logement pour certaines inadaptées aux situations complexes que
certains peuvent vivre. Au lieu de poser le problème comme un problème de
société, les média et les acteurs politiques en place ont transformé cette
action en acte humanitaire pour les uns, en acte aggressif qui dérange la
tranquilité des habitants pour les autres.
C’est la pauvreté et la misère qui sont en soi aggressives et ce pour chacun
d’ entre nous, si tant est que nous ayons un coeur. Pas le SDF, pas le
mendiant !

La politique de la municipalité, par sa politique de stigmatisation des
personnes Sans Domicile Fixe ne fait qu’aggraver la situation de ces
personnes et accentue par là la fracture sociale chère pourtant à notre
précédent président de la république. En les traquant jusqu’à les emmener
régulièrement aux portes de la ville ( oui, oui ! ) ils rendent leurs
conditions d’existence encore plus difficile.

Mais la politique municipale est à resituer dans le cadre d’une politique
sécuritaire nationale et le développement d’une société de contrôle social
où la délation est encouragée, voire rendue obligatoire pour les
professionnel-le-s de l’aide médicale et sociale par exemple et ce au
détriment de leur action de prévention et d’aide qu’ils accomplissent auprès
de toutes les personnes et les familles en difficulté. ( loi de prévention
de la délinquance )
Les loyers augmentent, les remboursements des frais de santé baissent, les
prix des produits de première nécessité , l’ électricité, le gaz augmentent
alors que les salaires stagnent ou même baissent...
Alors que la précarité gagne du terrain," travailler plus pour gagner plus"
constitue dans un tel contexte une véritable provocation pour la plupart
d’entre nous si peu que l’on analyse la réalité quotidienne : Certain-e-s
aimeraient bien travailler et travailler plus pour accéder à une vie décente
mais dans cette société de la performance n’ en ont pas le pouvoir. D’autres
travaillent beaucoup au détriment parfois de leur santé, de leur famille et
du bien être de leurs enfants.

Il nous faut d’urgence nous mobiliser sur du long terme pour que "nos"
politiques mettent l’intéret général au centre de leur projet politique !
Il faut d’urgence redonner sa place à l’humain dans la cité.

Le 29 septembre il y aura, dans plusieurs villes en France et à Toulouse en
particulier, une mobilisation contre le projet de franchise médicale du
gouvernement qui aggrave encore plus les inégalités, qui plus est des
malades !

Il est temps que les citoyen-ne-s s’ organisent ensemble pour bâtir une
alternative à la situation actuelle qui est particulièrement insupportable
pour la plupart d’entre nous. Un projet politique respectueux de nos
différences et favorisant le bien être commun.
Redonner toute sa place à l’être humain dans la cité !

Collectif citoyen du Volvestre
Un autre monde est en marche.
Construisons le ici et maintenant


Droit au Logement - CDSL

Fédération Droit Au logement
24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98
fax 01 42 78 22 11
E-mail : fededal

COMMUNIQUÉ

Paris le 4 septembre 2007

Le grand nettoyage social avant la coupe du monde

La coupe du monde de rugby est une mauvaise nouvelle pour les sans abris
et les hébergés dans des hôtels.

Depuis cet été, les sans abris parisiens et sans doute ceux et celle
villes de province où se tiennent les matchs de la coupe du monde, sont
chassés de leur leiux habituels de résidence. Ils sont invités plus ou moins
gentiment par la police à démonter leur tente, et à disparaître du secteur.
Les récalcitrants se voient parfois infliger une amende de 135 €uros.
De même il aparaît évident que l’expulsion qui menace les familles qui
campent à Aubervilliers est liées à l’arrivée de cette compétition
internationale.
Les grandes opérations de police menées contre les roms ont le même
objectif : nettoyer le paysage de la misère sociale qui régne dans notre
pays avec l’aggravation de la crise du logement, et qui devient trop
visible.

Autre conséquence désastreuse : les sans logis hébergés dans des hôtels
parisiens sont priés de se trouver une autre place, de préférence en grande
banlieue, pour laisser la place à la marée des supporters et d’amateurs de
rugby attendue.

Nous dénonçons ce nettoyage social et nous sommes bien décidé à
rappeller la lutte des sans toit et des mal-logés.

Plutôt que d’envoyer la police, il est possible d’appliquer la loi de
réquisition, de mettre à disposition des logements sociaux vacants (250 000 HLM doivent être détruits d’ici 2012), ou de loger dans le parc locatif
privé les ménages en difficulté comme à Londres en attendant d’ériger les
logements sociaux que l’on nous promet tout les ans, tandis que la crise s’aggrave.

Avec le Comité des sans logis, et les associations du collectif "ni
foyer, ni hôtel, un logement !
", nous vous invitons à un :

Point Presse, mercredi 14h
au ministère de la crise du logement
24 rue de la Banque
Paris 2e - (Place de la Bourse)


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