Corinne LEPAGE s’est ralliée à François BAYROU.

Mais où est le véritable levier d’une politique environnementale ?
mercredi 21 mars 2007
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Reçu de Agir Vite [1]

agirvite.free.fr

Communiqué-18 mars 2007

Sur les dix-neuf dernières années, les postes de ministres de l’environnement ont été occupés pendant quasiment onze ans par des écologistes faisant autorité : Brice LALONDE (4 ans), Corinne LEPAGE (2 ans), Dominique VOYNET (4 ans) relayée par Yves COCHET (10 mois).

Pendant ces 11 années d’exercice, ces personnalités successives ont été impuissantes à imposer les prises en compte des urgences environnementales : eau, air, diététique, produits toxiques, techniques toxiques (incinérateurs d’ordures), éco-taxes et fer-routage contre les gaz à effets de serre, incitations et subventions aux énergies renouvelables, principe pollueur-payeur (de fait, ce sont les pollués qui payent).

Chacune de leurs tentatives a été efficacement enrayées, à l’intérieur du Parlement, par l’action des lobbies sur le point d’être touchés dans leurs intérêts : FNSEA, industries agro-alimentaires, lobby routier et pétrolier, lobby de l’assainissement, lobby électro-nucléaire, etc.

Cette situation était la conséquence de la faiblesse numérique de la représentation écologiste à l’Assemblée Nationale. Dans ce système électoral diaboliquement bipolarisant, où ce sont les deux partis majoritaires qui décident, de fait, de la représentation législative des autres partis, le PS n’a jamais accordé (et n’accorde toujours pas) aux Verts ce qu’il consent, sans trop se faire prier, au PC [2] : un groupe de députés suffisamment nombreux pour être en mesure de peser sur les décisions d’une majorité de gauche, et donc du Parlement.

Le même constat d’impuissance peut être fait à propos de celui qui a été pendant des années le conseiller écologique « privé » de l’actuel Président de la République, Nicolas HULOT… Depuis quelques jours, la place que Corinne LEPAGE occupe auprès du candidat BAYROU est de la même nature. Il est arrivé trop souvent que les promesses n’ont engagé que ceux qui y ont cru.

Le véritable enjeu ne sera donc ni au Ministère de l’Environnement, ni à la Présidence, mais bien à l’Assemblée Nationale, car c’est elle qui a le dernier mot, par le vote des lois. Bien plus que la question des fonctions actuelles ou futures (éventuelles) de Corinne LEPAGE, se pose donc celle du nombre de circonscriptions gagnables que F.BAYROU se sera (ou non ??) engagé à réserver à des candidats députés de CAP21, le parti écologiste de Corinne LEPAGE. Et ce, avec l’accord de l’UDF ou en son nom, et avec son engagement à les soutenir ouvertement.

Le 28 novembre dernier, notre association a remis un constat analogue aux Verts [3] . Tirant la leçon de l’expérience calamiteuse de leur participation à la « majorité plurielle » (1997-2002) et des compromissions et perversions qu’elles entraînent pour leur parti, il leur a été écrit qu’il vaut mieux ne pas avoir de députés du tout (et préserver leur indépendance), que d’en mendier une pincée diluée dans une majorité sur laquelle il n’auront aucune prise.


[1Agir Vite est un groupe de pression en écologie politique, indépendant. L’adhésion est refusée aux membres des partis. L’association s’interdit statutairement de présenter des candidats à des élections.

[2Le poids des Verts dans les élections récentes a pourtant été de 40 à 55% plus élevé que celui du PC.


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