Rôle des protéines de choc thermique en pathologie humaine & lien avec le vaccin hépatite B OGM

jeudi 18 octobre 2007
par  Dr Marie-Hélène Groussac
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Le 13 octobre 2007,

Pour comprendre le rôle des protéines de choc thermique (HSP) en pathologie humaine, il faut donner quelques notions concernant ces HSP.

Ces HSP existent chez de nombreux êtres vivants, y compris les bactéries qui n’ont pas de noyau. Les bactéries, les champignons ou levures, les protozoaires sont des êtres composés d’une seule cellule. Le fait que les HSP, (chez l’Homme comme chez les Vertébrés, ont un rôle en partie similaire à celui des molécules HLA ou CMH en anglo-américain : human leucocyte antigen ou en français : complexe majeur d’histocompatibilité) et une morphologie parfois très proche, tout comme le fait que le rôle de la présentation d’antigènes est plus vaste, moins précis, moins sélectif, tendent à montrer que le système HLA dérive du précédent.

Un double système, HSP et HLA, est une sophistication qui intervient chez un être complexe avec un système immunitaire à plusieurs intervenants. Le premier système, celui des HSP, lorsqu’il présente au système immunitaire des fragments, il y a, parmi ceux-ci, des séquences d’acides aminés mais il existe aussi des fragments comportant autre chose que des acides aminés, éléments constitutifs des protéines. Ces fragments comportent des acides aminés liés à des corps gras ou lipides et d’autres liés à des glucides ou sucres complexes.

Qu’apporte le second système, celui des HLA ? Il présente des morceaux de peptides de moins de dix acides aminés, très spécifiques de la molécule présentoir qu’est la molécule HLA, dont c’est le seul rôle. Sont présentés uniquement des séquences d’acides aminés. Le système immunitaire organise une défense immunitaire contre tout ce qui porte ces types de fragments très précis avec deux types d’effecteurs, les cellules lymphocytaires T cytotoxiques, chargées d’attaquer les cellules porteuses de ce type de morceau et les lymphocytes B chargés de produire des immunoglobulines capables, eux aussi, de reconnaître ce fragment qu’il soit en surface d’une cellule ou libre ou sur un agent pathogène.

Tout ce système est bien connu et a été très étudié. A ce stade, la raison d’une double réponse est une différence entre des antigènes plus ou moins hétérogènes, par rapport aux composants de la matière vivante que sont les protéines, les glucides et les lipides, et des antigènes composés uniquement d’acides aminés. Mais, si une grande fonction des HSP, chez l’Homme, ressemble aux molécules HLA, elle nécessite un système immunitaire, différents organes et différents types de cellules chargées de différentes fonctions. Reste que les HSP existent aussi chez les êtres unicellulaires. On peut donc comprendre qu’elles ont aussi une fonction que l’on ne peut pas appeler immunitaire mais que l’on peut nommer défense cellulaire contre un agresseur potentiel. Cela signifie qu’il existe un embryon de système immunitaire même chez les êtres composés d’une seule cellule. La question suivante est : comment ces HSP reconnaissent l’agresseur potentiel, dans ces cas d’êtres aussi simples, et comment elles peuvent être agressées ?

Pour répondre à ces questions, d’autres notions sont nécessaires. Dans la nature, schématiquement, les bactéries s’opposent aux champignons ou levures : ce phénomène est connu au niveau de la flore intestinale où il existe de « bonnes » bactéries qui fonctionnent en symbiose avec l’intestin. De temps à autre, il existe des mycoses qui rendent plus ou moins malades et qui sont liées à une invasion de champignons dits pathogènes. C’est par exemple le cas après administration d’antibiotiques qui détruisent certaines bactéries. Ces antibiotiques ont été initialement découverts et produits par des champignons. Ces molécules servent à ce champignon à attaquer des bactéries. On a donc utilisé pour en faire un médicament un produit d’agression de bactéries produit par un champignon. Il existe de multiples exemples de phénomènes naturels d’interférences positives et négatives entre espèces différentes. Par exemple, la bactérie Agrobacterium tumefasciens peut déterminer des tumeurs végétales, des sortes de cancers végétaux : dans ce cas, la plante n’a pas une défense adéquate contre la bactérie. Un autre type de contact entre espèces différentes mettant en jeu ce système de défense primitive est réalisé par l’interface de certains champignons et de certaines plantes : la truffe par exemple, produite par un champignon poussant sur des racines de certains arbres, chênes essentiellement . Encore un autre exemple, utilisé par la médecine anthroposophique, c’est le gui poussant sur divers types d’arbres. Il existe une réaction de l’arbre contre le gui et réciproquement du gui sur l’arbre qui fait que le gui poussant sur un pommier contient des substances différentes de celles d’un gui poussant sur un chêne ou un sapin. Ces quelques exemples montrent que ces divers êtres possèdent une capacité de défense contre des agressions, qui sont diverses. Tous ces êtres vivants ont en commun des HSP, qui sont d’ailleurs très proches les unes des autres. Ce sont elles qui gèrent la défense que je qualifie de pré-immunitaire, défense que le Russe Metchnikov avait mis en évidence il y a plus de cent ans.

En dehors des molécules d’agression franche des champignons à l’égard des bactéries que sont les antibiotiques naturels, résultant d’une élaboration déjà sophistiquée, il existe aussi une reconnaissance plus douce, moins violemment pathogène, passant par autre chose que par des molécules élaborées spécifiquement. Lorsqu’il existe un statu quo, par exemple entre un arbre et un gui, les deux produisent localement des molécules de défense, d’alerte. Dans tous les cas, le système passe par les HSP.

Or, si notre tégument présente un rôle de défense mécanique, physique et immunitaire, il se trouve que les parois bactériennes comportent aussi une activité de défense mécanique, physique et pré-immunitaire : ce dernier rôle est en lien avec des peptides contenant des D-acides aminés. Le fait que des substances naturelles antibiotiques (par exemple, tyrocidines, gramicidines, polymyxines, bacitracines, actinomycines, etc..) comportent aussi un mélange de D-acides aminés et de L-acides aminés amène à évoquer un rôle particulier de ces D-acides aminés dans l’agressivité moléculaire. Ces substances sont produites par des champignons, ce qui montrent que ceux-ci fabriquent bien des D-acides aminés, sans parler des isomères tant des D- que des L-acides aminés. Ces quelques antibiotiques cités ont d’ailleurs une réputation de toxicité par voie interne, chez l’Homme, qui laisse augurer de la potentielle toxicité des D-acides aminés. Quant à celle des isomères physiques des L-acides aminés, le syndrome du tryptophane transgénique toxique montre bien qu’ils peuvent avoir le même type d’effets que les D-acidesaminés, qui sont des variants isomériques, eux aussi.

Le fait que, chez l’Homme, les HSP présentent des fragments peptidiques pouvant être liés, soit à des lipides, soit à des glucides, parmi lesquels des fragments de parois bactériennes laisse augurer qu’ils puissent être en charge des peptides comportant des acides aminés non conformes à l’espèce et donc toxiques.

Au total, des espèces différentes possèdent toutes un système pré-immunitaire ou immunitaires pour le espèces complexes, basé sur les molécules HSP, et qui permet de différencier un individu d’une espèce d’un individu d’une autre espèce, que ce soit dans le cadre d’une symbiose, c’est-à-dire d’une coopération, d’une opposition franche, d’une colonisation, d’une agression et d’une tentative de destruction. Ce qui permet de comprendre l’autre est, entre autres, le message que délivrent ces HSP et qui concerne la similitude des variants physiques isomériques des acides aminés des protéines. Ceci est valable dans tous les cas. Un autre type d’information concerne les sucres greffés sur les protéines que sont les radicaux glycosylés, absents chez les bactéries et différents pour chaque type d’espèce. Les parois qui protègent les bactéries comportent, elles aussi, des sucres mais ils sont très différents et sont, eux aussi, reconnus par les HSP.

Une fois les signaux intégrés, les HSP vont déclencher des réactions aboutissant à un comportement variable. Ainsi des variants isomériques non conformes à une espèce vont induire un message d’agression répercuté par les HSP. Idem pour des structures complexes non conformes à l’espèce, par exemple parois bactériennes qui contiennent, outre des variants isomériques d’acides aminés, des lipopolysaccharides ou LPS.

A l’opposé de cette reconnaissance d’un « ennemi » potentiel, il existe aussi une reconnaissance augurant de rapports « conviviaux », donnant lieu à une possible symbiose. Citons quelques exemple : la flore intestinale que nous possédons est logiquement constituées de bactéries utilisant les mêmes acides aminés que nous, idem pour les bactéries saprophytes de la peau. L’abeille a aussi sa flore intestinale adaptée avec une levure bien connue, Saccharomyces boulardii, utilisée en thérapeutique humaine mais ne s’adaptant pas cependant à l’Homme : toute administration colonise l’intestin humain pour une durée de 48 heures et pas plus. L’abeille n’est pas un Vertébré, elle n’a donc pas les mêmes variants physiques d’acides aminés. Sa levure lui est donc adaptée mais ne l’est pas à l’Homme. On peut penser qu’elle intervient par une stimulation de lymphocytes Tgamma/delta, où le rôle des HSP est prépondérant sur celui des HLA, laquelle va induire une défense immunitaire locale, via la production d’immunoglobulines locales IgA.
Autre exemple concernant l’abeille, la gelée royale aux propriétés « miraculeuses » comporte, entre autres, des acides aminés … conformes à cet insecte et non à l’Homme : de petites doses de gelée royale, qui amène des acides aminés non conformes, pourrait avoir un rôle de stimulation des HSP du tube digestif : très curieusement, les apiculteurs les recommandent dans les suites de stress…. pour relancer les HSP et une défense passant par ces molécules ? Il est logique que les lymphocytes comportant une fonction liée aux HSP se trouvent au niveau des zones de contact avec d’autres éléments vivants. L’organisme a prévu que l’on puisse absorber des cellules ou des êtres présentant des acides aminés variants et toxiques et il est logique que ces cellules spécialisées soient des sentinelles aux portes d’entrée potentielles. Cependant, par exemple, une intrusion par une bactérie porteuse de tels acides aminés, sa prolifération et des barrières défensives altérées peuvent engendrer des pathologies en lien avec ce mécanisme et de type syndrome du tryptophane transgénique.

Autre exemple, les affinités entre plantes reposent en partie sur des substances émises, dont des protéines. Autre exemple, les affinités entre certains insectes et certaines plantes, véritable symbiose, détruite actuellement par les pesticides. Faute de son partenaire insecte adéquat, la plante risque de disparaître. Il est à parier que les variants d’acides aminés puissent contrôler en partie cette coopération.

Concernant l’homme, si la flore saprophyte est symbiotique, il n’en va pas de même de certaines bactéries, par exemple salmonelles, pasteurelles, etc.., ni de certains champignons, ni de tout agent infectieux transmis par une espèce appartenant à la classe des Invertébrés. A l’intérieur d’un genre, il y a des différences de sorte que l’Homme a produit, avec le temps et de part le monde, par exemple, des boissons fermentées qui lui sont bénéfiques, avec de bonnes levures. A l’opposé, tout agent transmis par une piqûre d’insecte et s’étant reproduit sur cet insecte, l’a fait avec les acides aminés, variants spécifiques de l’insecte, donc partiellement différents de ceux du Vertébré et toxiques pour ce dernier. C’est le cas des agents du paludisme, des trypanosomes, mais aussi des virus transmis selon ce mode, fièvre jaune, par exemple. Outre le côté infectieux pastorien bien connu, il existe un autre effet qui est lié aux molécules toxiques. De sorte que, dans ces cas, c’est préférentiellement le système des HSP qui va intervenir, puisque l’étranger est suffisamment étranger pour que certains de ses constituants ne soient pas réutilisables sans entraîner de dégâts.

On peut tout de suite comprendre les mécanismes de pathogenèse qui découlent. En cas de rejet trop violent, c’est la mort des cellules impliquées voire la mort de l’hôte, qui a pour conséquence dans le premier cas de préserver l’hôte et dans le second cas de préserver l’espèce. On comprend aussi que certaines réactions de type allergique recrutent ce système des HSP. En cas d’absence de rejet, plusieurs possibilités sont envisageables. Si l’organisme ne peut rejeter au niveau de ses barrières naturelles ou de ses émonctoires l’acide aminé toxique, ce dernier peut poser un problème d’intégration anormale dans le métabolisme et peut réaliser sa toxicité au niveau des cellules cibles, mais il peut aussi être pris anormalement par d’autres molécules de type HSP, avec un rôle de protéine chaperon, et s’accumuler, se polymériser anormalement dans les cellules, comme cela se passe dans la maladie d’Alzheimer ou dans les maladies à prions.

Enfin, si dans la majorité des cas, la réponse est un dysfocntionnement ou une destruction cellulaire, parfois, c’est l’inverse, comme dans le cas de l’action d’Agrobacterium tumefasciens chez des plantes, comme dans le cas de l’action cancérigène de certaines bactéries chez l’Homme. Si la bactérie précédemment citée est tumorigène chez certaines plantes, elle a été utilisée comme immunostimulant anticancéreux chez l’Homme avec succès. L’action sur les HSP de la plante a été opposée à celle sur les HSP humaines. Un autre point intéressant concerne les expériences de Lakovsky à la Salpêtrière vers les années 1920 : en exposant le modèle de cette plante cancérisée par la bactérie à des champs electromagnétiques émis par son appareil, il obtint une guérison de la tumeur de la plante. Les résultats sur des tumeurs humaines furent variables. A-t’il agit en modifiant, en stimulant la défense par les HSP ? Quid de l’action des champs électro-magnétiques sur le système des HSP ?

Après ce survol sur le rôle des HSP, abordons des conséquences de certaines utilisations impliquant le recours par l’organisme au système des HSP.

Certaines maladies pourraient être, au moins partiellement car il y a toujours des facteurs variés en cause, consécutives à un agent mono ou pluricellulaire producteur d’un ou de plusieurs acides aminés toxiques : je pense à la sclérose latérale amyotrophique. Les lésions de grosse rate avec gros foie chez des enfants africains fortement impaludés, outre les éléments connus, pourraient relever d’un syndrome d’intoxication à un ou des acides aminés toxiques produits par les Plasmodium, sur un terrain de mauvaise gestion par les HSP. L’infection par l’hépatite B qui aggrave ces cas serait peut-être en cause au travers de la séquestration des HSP dans le noyau.

Autre exemple, les vaccins contre l’hépatite B produits sur la levure Saccharomycès cerevisae, rendue OGM, utilisent la voie moléculaire des HSP, ce que ne font pas les protéines du virus correspondant, pour deux raisons : elles sont synthétisées par l’hôte et conformes à l’espèce et il y a séquestration, dans le noyau cellulaire, de certaines HSP, ce qui induit l’utilisation préférentielle, au cours de l’immunisation, des molécules HLA. L’utilisation des HSP induit des phénomènes plus radicaux et donc plus de risques délétères pour l’organisme, sauf dans le cas contraire, anomalies de ces HSP et possibles inductions tumorales. De fait, il existe nettement plus de maladies par apoptose et plus de maladies neurologiques que dans la cas d’une immunisation naturelle.

Outre la réactivité propre des HSP et leur conséquences, il existe aussi un problème : le devenir de ces acides aminés toxiques après la dégradation de la protéine. Le cas de la vaccination est aussi source de problèmes de ce type car la protéine n’est pas amenée par des voies normales mais par injection : les barrières physiologiques, les cellules porteuses de HSP dévolues à la gestion de la protéine aux acides aminés toxiques et à son rejet sont tout simplement court-circuitées. Il s’en suit une apoptose, non pas au niveau du tube digestif, des muqueuses, de la peau, voire de certains émonctoires (hépatobiliaire, rénal), mais n’importe où dans l’organisme, soit près du site d’injection, soit dans différents organes ou tissus, ce, d’autant plus que ce sont les cellules souches qui sont touchées, au premier rang desquelles celles qui circulent. Il en résulte un dépôt d’acides aminés inutilisables et toxiques en même temps que les autres toxiques du vaccin (mercuriels, sels d’aluminium) : n’est-ce pas là le primum movens de la myofasciite à macrophages ?

Dans ce cas, outre le rôle toxique des acides aminés non conformes à l’espèce sur les HSP, il y a en plus un rôle toxique direct sur diverses cellules. C’est évidemment les cellules les plus isolées de l’organisme, les plus protégées, dont les cellules nerveuses, qui vont être paradoxalement les plus touchées, ce, du fait qu’il n’y a pas à proximité un système d’évacuation qui permet de rejeter ces acides aminés dangereux.

Docteur Marie-HélèneGROUSSAC


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