Compléments sur l’affaire Godard

mercredi 19 mars 2008
par  Dr Marie-Hélène Groussac
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Le 06 mars 2008

COURANTS de MARÉE en MANCHE de 19H à 1H du matin et LOCALISATION DES ÉLÉMENTS DE « L’AFFAIRE GODARD »

Le 02 septembre 1999, le coucher du soleil est à 18H30 en heure universelle, en France, mesures effectuées à Paris. La France d’Est en Ouest couvre une tranche de 80% d’1/24, soit 48 minutes. Le soleil se couche avec 48 minutes d’avance à Strasbourg par rapport à la pointe Bretagne. On peut considérer qu’il se couche environ 22 minutes après l’horaire indiqué à hauteur de Saint-Brieuc, soit 18H52. La nuit vient donc environ 2 heures après, soit 20H45 environ. La lune se lève vers 22H19 la nuit du 02 au 03 et de 23H05 la nuit du 03 au 04, sur Paris, soit 22 minutes plus tard sur Saint-Brieuc, donc le 02 vers 22H41 et le 03 vers 23H27. Dernier quartier le 02, donc éclairage faible, une fois la lune levée, mais nuit noire avant.

L’assassinat pouvait avoir lieu, au mieux, entre 20H45 et 22H41 ou 23H27, selon qu’il s’est agit de la nuit du 02 ou du 03. Yves Godard avait fait 90Km en deux jours, soit 45Km par jour, soit 3Km/H avec un arrêt nocturne de 9 heures.

Je privilégie la nuit du 02 pour raison de localisation de la vedette des douanes, de la mallette, des crânes : ils ne sont pas allés très loin après avoir été vus par la vedette de la douane. Le fait que la tête et le pariétal du père ait été retrouvé avec le crâne de sa fille augure du fait qu’ils étaient l’un et l’autre debout sur le pont du bateau donc à portée de fusil. Camille avait 6 ans, ce qui implique qu’elle n’était pas encore couchée. On imagine facilement que le père ne couchait pas ses enfants tardivement sur un bateau, au contraire. Cela situe le crime entre 20H45 et 21H30, environ, sauf s’ils ont entendu un avion ou un bateau à moteur arriver et qu’ils se sont réveillés et levés, Marius, 4 ans, pouvant dormir plus profondément.

Dans la Manche, il existe 2 lignes de partage des courants, l’une en bleu et l’autre en rose.
En bleu, la ligne de partage des courants principale : elle remonte vers Calais-Douvres.

Vers 23H apparaît une ligne de partage des courants dans la baie de Saint-Brieuc qui marque l’apparition d’un changement de courant qui, initialement d’Est en Ouest, passe ensuite d’Ouest en Est, initialement près de la côte bretonne. Suite au premier déplacement de la masse d’eau dans la Manche, le niveau d’eau tend à s’élever entre côte bretonne et Cotentin. Cette élévation crée une pression qui nécessite une évacuation : d’où le contre-courant le long de la côte. Ce contre-courant tend à s’élargir peu à peu et il existe ensuite une seconde ligne de partage des courants marins. Il est possible que la lune intervienne dans cette évolution. Mais surtout, la masse d’eau accumulée entre Bretagne et Cotentin, plus haute que le reste, réalise une pression. Il est possible que, outre le courant qui démarre le long de la côte bretonne, existe un courant d’évacuation sous-marin.

On passe de 1 à 2 puis au chiffre suivant, d’heure en heure. Entre 1 et 7, il y a 6 heures. 1 correspond à 19H, heure légale et 7 à 1H du matin. Les chiffres 5 et 5bis, 6, 6bis, 7 et 7bis sont simultanés.
Les deux lignes de partage des courants évoluent en remontant vers Calais Douvres, donc la force globale des masses d’eau tend à se déplacer dans cette direction.

Des objets largués donc flottants vont avoir tendance à suivre le sens des courants, d’autant qu’il n’y avait pratiquement pas de vent.
Les objets radeau de survie et brassière ont été, selon toute logique, largués au même endroit. Ils vont donc suivre ce courant. On retrouve l’un au large de Cherbourg et l’autre vers l’île de Wight.
En observant les variations de courants de marée, c’est à partir de 22H que cela devient possible si le largage est effectué au large de Guernesey, plus près ils auraient pris la direction du Cotentin. De 23H à 1H du matin, théoriquement un largage plus près des côtes bretonnes pouvait « coller » avec les endroits où ils furent découverts et avec les courants de marée. Cependant, il n’est pas logique de trouver le radeau de survie vers l’île de Wight alors que l’alerte est donnée le 05 septembre lors de la découverte de l’annexe près de l’île de Batz, près de Roscoff.

Malgré le second courant le long de la côte, il n’est pas possible que l’annexe du bateau suive le courant de Paimpol à Roscoff en maximum deux jours et trois nuits (voire un jour et deux nuits si l’assassinat a eu lieu la nuit du 03 au 04). Il est totalement impossible que les trois objets aient dérivé dans des directions différentes, sans compter les localisations du sac de voyage et des os de Yves Godard.

La seule explication logique est que les tueurs ont tracté le Nick après l’assassinat, au large de Paimpol, en baie de Saint-Brieuc, et l’on emmené au large de Guernesey où le largage de la brassière et du radeau de survie a été effectué à un moment où les courants emmènent les objets vers Calais-Douvres. La distance approximative entre le lieu du crime et le largage des deux objets est de 75 à 80 Km. La distance entre ce lieu de largage et la localisation du sac de voyage, remonté dans un chalut est d’environ 160Km. S’il existe des courants sous-marins et si ce sac qui ne devait pas remonter a été véhiculé par ces courants, cela implique un largage vers 1H du matin. Cela implique aussi un trajet de moins de 4 heures mais de plus de 2heures 20. La vitesse est de 19Km/H minimum et de 33Km/H maximum. Elle est supérieure à la vitesse maximum du Nick, sauf s’il est tracté, ce qui signifie une intervention extérieure.

Il existe une autre possibilité, l’existence d’une zone de lestage du sac de voyage et des corps, distante de la zone de largage des objets flottants et située à 100Km environ à l’ouest, avant de revenir longer la côte bretonne en prenant le Raz-de-Sein. De 3H à 5H du matin, les courants permettent de passer facilement au large de la pointe du Conquet.

Le jour se lève à 5H11 le 03 et à 5H13 le 03, à Paris, 5H33 ou 5H35 à hauteur de Saint-Brieuc et 5H39 ou 5h41 à Brest. La pointe bretonne est la seule zone où l’on puisse faire disparaître un bateau, notamment au niveau de la presqu’île de Roscanvel. L’absence de morceaux montre qu’il a été escamoté. Pour ce faire, il fallait que le bateau ait disparu avant 5H30 du matin. Entre l’exécution et l’escamotage du bateau, cela laisse 9 heures 30 maximum et 7 heures 30 minimum.

Il y a environ 125Km de la zone de largage à Roscoff et de 135Km de Roscoff à Roscanvel, soit 260Km environ +80Km de Paimpol au large de Guernesey, soit 340Km entre 21H et 5H30 maximum, 22H30 et 5H minimum. La vitesse moyenne est comprise entre 36Km et 45Km. 45Km/H est la vitesse maximum de ce type d’embarcation tractée. Il est donc possible d’effectuer l’opération dans la nuit, à condition d’avoir une équipe performante, connaissant bien la mer et ayant préparé minutieusement l’opération criminelle, capable d’escamoter aussi le Nick. Les bateaux sont actuellement munis de GPS et sont donc suivis à la trace. Ce GPS, en principe prévu pour aider les embarcations, a pu être l’élément facilitateur du repérage depuis le départ de Saint-Malo, facilitant l’exécution.

Le synchronisme avec la mise à mort et la disparition du corps de Marie-France, la capacité d’escamoter ce corps, le dépôt de sang de Marie-France dans la fourgonnette de Yves stationnée sur le parking du port de plaisance de Saint-Malo signe les auteurs de ce massacre familial qui n’a rien à envier à la tuerie d’Auriol.

Docteur Marie-Hélène GROUSSAC

(extrait d’un article de Femme actuelle)

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Brèves

OGM : 8 mois ferme requis contre José Bové à Bordeaux

mercredi 27 août 2008

BORDEAUX - Le procureur de la République de Bordeaux a requis ce mercredi
huit mois de prison ferme et quatre ans de privation des droits civiques à
l’encontre de José Bové
, poursuivi avec 11 autres militants devant le
tribunal correctionnel pour une action anti-OGM menée en 2006 en Gironde.

Le représentant du ministère public Jérôme Bourrier a aussi requis 10 mois
de prison avec sursis contre Marc Giblet
, l’exploitant agricole chez qui
avait été menée en novembre 2006 cette action, à Luganos (Gironde), et qui
avait tiré à cette occasion un coup de feu en présence des militants
écologistes.

Six mois avec sursis ont été requis contre deux militants anti-OGM et
quatre mois avec sursis pour les neuf autres opposants aux organismes
génétiquement modifiés
.

Les plaidoiries de la défense interviendront jeudi.

(©AFP / 27 août 2008 22h18)

L’ONU interdite d’entrer dans les territoires palestiniens occupés

jeudi 17 juillet 2008

La "plus grande démocratie du Moyen-0rient", vient d’interdire à une délégation de l’ONU de se rendre dans les territoires occupés pour y enquêter sur les droits de l’Homme. Ce n’est pas la presse française qui nous l’apprend. Il faut dire qu’elle a d’autres chats à fouetter, ne serait-ce que pour suivre Ingrid Betancourt dans toutes les églises où elle est allée prier. D’ailleurs, des membres de l’ONU virés comme des malpropres, quoi d’extraordinaire ?

« Les autorités israéliennes ne nous ont pas permis de visiter les territoires palestiniens et n’ont donné aucune raison pour expliquer leur refus », a déclaré mardi, lors d’une conférence de presse à Amman, Prasad Kariyawasam, responsable d’un comité spécial de l’ONU, chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme des Palestiniens et des autres Arabes des territoires occupés par Israël.

On ne sait pas ce qu’en pensent leurs chefs. Ils ne sont pas très susceptibles apparemment. A moins qu’ils aient peur de passer pour antisémites...

europalestine.com

Rétention de sûreté : une peine infinie

dimanche 13 juillet 2008

A l’initiative de l’association pour une information alternative populaire éducative et citoyenne : A.I.A.P.E.C, le film "rétention de sûreté : une peine infinie" de Thomas LACOSTE sera projeté mercredi 16 Juillet à 2O H 3O. Cette soirée se déroulera au 44, rue dufour, au centre ville de MACON.
La peine de rétention de sûreté qui permet de laisser en prison des personnes ayant fini de purger leur peine, expliquée par huit intervenants : juristes, psychiatres, militants.
Une soirée d’actualité donc... Une année après la suppression de la "grâce présidentielle" qui permettait "d’alléger le nombre des détenus en prison " !

Daniel DERIOT