USA, le bras de fer diplomatique arrive au Honduras

samedi 20 septembre 2008
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Le président du Honduras, Manuel Zelaya, a annoncé vendredi que son gouvernement "ajournait" la réception des lettres de créance du nouvel ambassadeur des États-Unis à Tegucigalpa, Hugo Llorens, prévue dans l’après-midi, en signe de solidarité avec la Bolivie pour "l’ingérence" américaine dans ce pays.

Dans ce qui montre une propagation régionale du bras de fer diplomatique avec Washington, Zelaya déclare, au cours d’une conférence de presse annonce la décision du Honduras quand au diplomate US :
"Nous pensons que... dans la défense des principes de la solidarité entre les pays, nous devons être avec la Bolivie et soulever une voix de protestation devant les nations du monde ».

L’ambassadeur des États-Unis au Honduras, Hugo Llorens, aurait dû être officiellement prêter serment ce vendredi après-midi.

Cette déclaration du président du Honduras fait suite à celles de ses homologues de Bolivie mercredi puis du Venezuela jeudi annonçant leurs décisions de renvoyer leurs ambassadeurs US…

Les États-Unis ont alors riposté, en ordonnant à leurs tours à ce que les ambassadeurs boliviens et vénézuélien se retirent de Washington.

Et puis, le Trésor américain a annoncé vendredi qu’il gelait les actifs de deux hauts responsables des services secrets et d’un ancien ministre du Venezuela, qu’il accuse "d’aide matérielle aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans leur trafic de drogue".

Le Trésor écrit que ses sanctions visent nommément Hugo Armando Carvajal Barrios, chef de la Direction des renseignements militaires vénézuéliens (DGIM) et Henry de Jesus Rangel, chef de la Direction des services de renseignements et de prévention vénézuéliens (DISIP).

Pendant ce temps, en Bolivie, le président Evo Morales tentait toujours de relancer le dialogue avec ses adversaires autonomistes, après avoir déclaré l’état de siège dans la petite région de Pando (nord) en proie à de graves violences ayant fait au moins huit morts depuis jeudi.

Cinq régions de Bolivie, pays de 10 millions d’habitants, sont secouées par des affrontements entre les partisans du président socialiste Evo Morales et des militants autonomistes, soutenus par les Etats Unis, opposés à ses projets de réforme constitutionnelle.

Depuis quatre jours, les manifestations anti-gouvernementales touchent cinq régions (sur les neuf que compte la Bolivie) : Santa Cruz (est), Tarija (sud), Beni et Pando au nord et Chuquisaca (sud-ouest), avec des barrages routiers, des pillages et des occupations de bâtiments publics.

Les gouverneurs de ces provinces s’opposent au président Evo Morales, dont le mandat a pourtant été largement ratifié en août par référendum avec près de 68% des suffrages. Ils rejettent depuis des mois son projet de constitution qu’ils jugent trop étatiste et centralisé et favorisant exagérément, à leurs yeux, les populations indigènes.

Morales a accusé le chef de la mission américaine à La Paz, Philip Goldberg, de soutenir l’opposition.
C’est justement cette escalade, l’escalade de la violence en Bolivie qui a entraîné une crise diplomatique régionale.

alterinfo


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